L’ex-première dame ivoirienne, Simone Ehivet Gbagbo a estimé mercredi dans une déclaration, que la décision des autorités ivoiriennes d’engager l’armée ivoirienne dans l’intervention militaire de la CEDEAO au Niger

 » transgresse la constitution  ».

 » Le président Alassane Ouattara a décidé au cours d’une réunion du Conseil national de Sécurité tenue le 02 août 2023, d’engager l’armée ivoirienne dans l’intervention militaire de la CEDEAO contre la République du Niger. Cette décision transgresse la constitution ivoirienne qui dispose en son article 104 : la déclaration de guerre est autorisée par le parlement. En cas de désaccord entre les deux chambres, la décision appartient à l’Assemblée nationale  », a soutenu Mme Gbagbo qui préside également le Mouvement des générations capables ( MGC).

De son avis, le chef de l’Etat aurait dû obtenir l’accord préalable du parlement avant d’engager le pays dans  » cette guerre ».

 » Je demande qu’à aucun moment l’armée de Côte d’Ivoire ne soit utilisée ni par l’Etat ivoirien, ni par la CEDEAO pour mener une guerre au Niger contre l’armée nigérienne et le peuple nigérien », a souhaité L’ex-première dame ivoirienne.

Par ailleurs, la présidente du MGC a estimé que les sanctions prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest ( CEDEAO) contre le Niger sont  » illégales  ».

 » Je réaffirme ici que les sanctions prises contre le peuple frère du Niger sont illégales car aucune règle de la CEDEAO et de l’UEMOA ne les justifie. Ces sanctions à caractère purement politique sont iniques et peuvent être qualifiées de crimes contre l’humanité  », a dit Mme Gbagbo dans cette déclaration.

Selon elle, ces sanctions de la CEDEAO apparaissent comme une mise en garde contre toute volonté des peuples africains à lutter pour leur souveraineté.

Pour Mme Gbagbo, ces sanctions confortent aussi la majorité de l’opinion africaine dans le sentiment que la CEDEAO et l’UEMOA sont instrumentalisées par les chefs d’Etat pour protéger et perpétuer leurs régimes et leurs intérêts.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a pris une série de sanctions politiques et économiques contre le Niger après le coup d’État survenu dans ce pays le 26 juillet dernier.

L’organisation sous-régionale envisage également de mener une intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel dans ce pays.

L.Barro

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