La Côte-d’Ivoire a cette particularité d’un pays «voyou» où les scandales se succèdent sans que les auteurs ne soient sanctionnés.  Pendant que des millions de compatriotes tirent le diable par la queue chaque jour, de supposes hauts cadres de la Fonction et leurs complices se tapent des milliards volés dans les comptes publics sans qu’une seule sanction ne soit prise.

Du moins, tant que le truand à col blanc est du bon camp politique.

On peut citer pêle-mêle l’affaire du FER fonds d’entretien routier,  l’AGEFOP, et désormais celle du ministère de la Construction.

Encore plus troublant, ni les supposés bailleurs de fonds [UE, USA, BAD etc], ni les prêteurs [FMI, BM, France etc], n’exigent des enquêtes et des sanctions.

Une autre affaire de détournements de trop

Dans cette affaire de corruption au Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, dirigé par Bruno Nabagné Koné [depuis de très longues années], le rôle du ministre et « beau-frère » du président soulève des questions légitimes.

Étant à la tête du ministère, il est difficile d’imaginer qu’un dossier impliquant des sommes aussi colossales de plus de 100 milliards de FCFA, puisse se produire sans tout au moins sa connaissance.

Certains se demandent s’il était informé de ces pratiques illicites, et s’il était, comment aurait-il pu rester indifférent ou ne pas agir ?

Et l’Autorité elle-même dirigée par l’ex juge à Dimbokro, Zoro Epiphne, champion auto-proclamé de la transparence, pourquoi ce silence ?

Et quand les cadres en question, ont été épinglés par l’Autorité pour la Bonne Gouvernance, quelles sont les mesures prises par le ministre ?

Hervé Coulibaly

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