Affaire ‘’escroquerie 4 milliards FCFA‘’/Sur les traces du “Colis”: Paris,Luxembourg,Dubaï, Bamako,Abidjan.

Kodjo Victor Claude Alain, citoyen ivoirien, Conseiller en investissements et expert financier rencontre Kome Cesse, alors qu’il était Directeur de mission à Deloitte, une multinationale de Conseil. C’est ainsi qu’il a aidé celui-ci dans l’obtention du financement de l’hôtel Radisson Blu Bamako et dans le suivi de ses relations avec le groupe Rezidor, propriétaire de la marque Radisson Blu.

Avril 2017, lors d’une rencontre à l’hôtel Tiama à Abidjan, Kome Cesse fait part à Kodjo Alain de son besoin de financement de 100 millions d’euros pour la restructuration de sa dette et pour la rénovation de ses hôtels ; ainsi que la construction d’un centre commercial.

Le 27 avril 2017 précisément, à Paris, à Kodjo Alain présente Komé Cesse à Gah Yemonli Arsène, actuel Maire de la Commune de Bangolo, en relation d’affaires avec des organismes de financement à Dubaï.

Kodjo Alain, Komé Cesse et Gah Arsène se retrouvent le 27 avril 2017 à l’hôtel Sheraton aéroport à Paris où ils décident des modalités de la rémunération de l’opération.

Au cours de cette rencontre, vu l’importance du montant, Gah Arsène a propose de rencontrer plutôt des banquiers du Luxembourg dont l’un des propriétaires était présent à Paris pour des soins dont il connaissait très bien son beau-fils, un certain Ibrahim Barry.

Le 28 avril 2017, une rencontre de présentation a lieu, à l’hôtel Scribe à Paris (8 Rue Scribe, 75009 Paris), avec Claude Atlas (banquier du Luxembourg) et son gendre Ibrahim Barry. Kome Cesse présente, à cette rencontre, ses besoins et décide d’une autre rencontre au Luxembourg. Deux semaines après, ils se rendent au Luxembourg, logés à l’hôtel « four Seasons ». Après une rencontre, le même jour avec Claude Atlas, Kome Cesse se rend seul, le lendemain, à la banque, d’après lui, sur la demande du banquier, arguant de ce qu’il voulait discuter en tête-à-tête avec le banquier financier. Bien que trouvant cette attitude curieuse, à l’effet de donner la chance à l’opération d’aboutir pour le bonheur de toutes les parties prenantes, Gah Arsène et Kodjo Alain ont souscrit sa démarche.

A l’issue du meeting, de Kome Cesse informait les intermédiaires d’un accord de financement trouvé avec le banquier à hauteur de 50 000 000 d’euro. Et cette somme lui sera livrée à Bamako par avion privé en espèces pour lequel il devait participer au frais à hauteur de 300.000 euros. Pour preuve, il envoie aux deux intermédiaires, par mail le passeport et le Swift de celui à qui il a transféré 100.000 euros (une avance) pour sa contribution comme le préconisait leur accord. S’inquiétant pour leurs commissions parce que n’étant pas coutumier de ce genre d’opérations, Kome Cesse a assuré en avoir l’habitude. De ce fait, il faudrait lui faire confiance.

L’avion bloqué à Dubaï et les plaintes

Dans l’attente, Kome Cesse informe Gah Arsène que l’avion était bloqué à Dubaï et qu’il fallait que ce dernier s’y rende pour savoir ce qu’il se passait. Gah Arsène se rend, ainsi, à Dubaï rencontrer les convoyeurs qui l’informent que les autorités avaient confisqué le Jet qui transportait les fonds d’un montant de 200.000.000 d’euro et non 50.000.000 d’euro.

Gah Arsène signifie son mécontentement à Kome Cesse qui avait volontairement ou pas omis de dire la totalité du mon montant était de 200.000.000 d’euro. Pour continuer l’opération, les convoyeurs demandent 1.000.000 d’euro à Kome Cesse qui fait remettre 800.000€ à Dubaï et 200.000€ à Abidjan. Gah Arsène revint à Abidjan.

Alors qu’ils sont dans l’attente des fonds, prenant pour prétexte que les informations en sa possession lui donnaient de savoir que le montant de l’opération n’était pas disponible à l’endroit indiqué pour la récupération à la date convenue, Kome Cesse porte plainte contre Gah Arsène pour escroquerie portant sur la somme de 1 200 000 000 Francs CFA, somme correspondant aux frais de l’opération.

Quant à Kodjo Alain, devant sa protestation du refus de toute transaction d’argent sans qu’il ne soit témoin, parce qu’ayant des doutes, Kome Cesse a prend l’engagement que rien ne se ferait désormais sans sa présence. Il prend même un billet d’avion à son nom. Mais contre toute attente, annule le billet la veille du départ pour Dubaï par le patron de Radisson bleu.

Selon Kome Cesse, avec l’aide du Gouvernement du Mali, il avait entamé des démarches personnelles et parallèles pour récupérer l’argent. Mais il finit par annoncer finalement aux intermédiaires que l’argent est bloqué au Qatar à cause des conflits entre ce pays et les Emirats Arabes. Tantôt, il disait que l’argent avait disparu ; tantôt que les fonds étaient bloqués.

Des tractations souterraines

En novembre 2017, Kome Cesse traine Gah Arsène devant la police économique pour escroquerie ; arguant que tout cela serait un montage orchestré par Gah Arsène. Et que le colis n’existait pas malgré le manifeste de vol. Les deux intermédiaires sont entendus par la police économique. Un plan savamment orchestré par le patron du Radisson Blu Abidjan _Bamako puisqu’il avait détourné les ‘’colis’’ au Qatar où il a ses entrées avec l’aide l’ambassadeur du Mali et du ministre turc des finances

Retournés en France, les deux intermédiaires demandent à Kome Cesse de les rejoindre pour investiguer au Luxembourg sur l’argent disparu. Chose qu’il refuse, menaçant même de mort toute personne qui irait au Luxembourg quand il a su que Gah Arsène avait déjà entrepris des recherches avec ses avocats pour retrouver la Banque où il s’était rendu tout seul.

De graves contre-vérités de Komé Cessé, Patron de Radisson Blu…

L’enfant du village de Koira, au Mali, Kome Cesse, finalement, présente des excuses aux deux intermédiaires en janvier 2018 à Paris et dépêche une personnalité (le Vice-Président Ali Touré) en France pour demander de sursoir à une plainte contre lui et leur promet de les laisser investiguer pour récupérer ce qu’il a dépensé tout en maintenant sa position sur la non réalité de la transaction.

Mais peu de temps après, les deux intermédiaires ont été informés par Kome Cesse qu’il était en possession des ‘’colis’’ au Qatar où il a de puissantes relations et qu’il avait besoin de Ibrahim Barry – le gendre du banquier luxembourgeois- pour les récupérer puisque lesdits « colis » seraient enregistrés à son nom et celui d’Ibrahim Barry. Les banquiers auraient refusé et voulaient récupérer leur argent ayant appris que Kome Cesse entreprenait des démarches parallèles, avec l’aide du Gouvernement Malien, pour récupérer les ‘’colis’’. Chose surprenante, Kome Cesse niait toujours, devant ses intermédiaires, avoir les colis. Alors qu’il avait reconnu les détenir au Qatar et avait demandé leur aide pour avoir une procuration d’Ibrahim Barry avant de se rétracter et les conduire à la police économique. Il informe, finalement, ses intermédiaires courant janvier 2018 qu’il est allé chercher les « colis » avec un avion privé (sans jamais aviser ni les intermédiaires, ni les banquiers) et qu’il les a ramenés à Abidjan. Mais qu’ayant cassé les coffres, il a découvert que ce sont des photocopies de billets, c’est-à-dire, de faux billets de banques. Il soutient que ce sont ces mêmes billets qu’il aurait vu dans la banque.

Devant les protestations de Gah Arsène et Kodjo Alain, il leur a envoyé des images et des vidéos qui ont été transmis aux banquiers qui ont contredit formellement Kome Cesse en disant que ce ne sont ni leurs caisses, ni leur argent. Ils disent avoir bel et bien transmis la somme de 200 millions d’euros. De retour à Abidjan, Kome Cesse montré à Kodjo Alain, dans le coffre de son bureau du Radisson de l’aéroport d’Abidjan, des photocopies de billets qu’il dit avoir trouvé dans les coffres, qu’il n’a du reste, pas présenté.  Pourquoi ne retourne-t-il pas à la banque où il dit avoir pris de faux billets. Où sont-ils ?  Il conseille à Kodjo Alain de laisser tomber l’affaire. Et que c’est lui qui aurait perdu 6 millions d’euros. Mais Kodjo Alain va continuer de réclamer donc le paiement de ses commissions car, pour lui et au regard de tout ce qui précède, Kome Cesse a certainement récupéré l’argent.

De l’arrestation de Alain Kodjo à sa libération

Par le moyen de certains partenaires de Kodjo Alain à Abidjan, il est contacté par le Colonel Koné Zakaria courant juin 2018 qui dit avoir été chargé d’une médiation avec Kome Cesse par ses partenaires locaux. Il dit avoir contacté Kome Cesse qui est prêt à payer ses honoraires à Abidjan et qu’il se porterait garant de sa sécurité. Kodjo Alain se rend à Abidjan le 26 juin 2018 en toute confiance. Rendez-vous pris au bureau du Colonel à l’ancien camp d’Akouédo pour le 29 juin 2018. Une fois, là-bas, Kome Cesse se présente et demande à Kodjo Alain de l’accompagner à sa banque.  En cours de chemin, le véhicule transportant Kodjo Alain est arrêté par la gendarmerie qui le conduit directement au tribunal du Plateau. Sur place, un mandat d’arrêt est émis. L’enfant de Koira, au Mali, Kome Cesse, avec l’aide du colonel Zakaria, a donc tendu un piège à Kodjo Alain.

Après, un tour à la section de recherche où il se voit signifier un mandat daté de ce même jour, le 29 juin 2018. Sans jamais avoir été auditionné, ni convoqué auparavant, il est ramené au parquet où le juge du 7ème cabinet lui signifie sa mise sous mandat de dépôt car inculpé pour « complicité d’escroquerie, sans avoir pris une part prépondérante ».  S’engage dès lors une bataille judiciaire qui va durer 3 ans.

Finalement, le 24 juin 2021, la Cour de Cassation a rejeté l’appel du procureur général et a ordonné la mise en liberté de monsieur Kodjo pour détention illégale.  Monsieur Kodjo a été libéré le 3 juillet 2021 ; soit 3 ans et 3 jours de détention injuste.

Arsène Gah, maire de Bangolo, victime ou coupable

Arsène Gah, maire de Bangolo en litige depuis plusieurs années sur un montant excédant le milliard de FCFA avec Kome Cesse a été interpellé à l’aéroport Felix Houphouët Boigny alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour la ville de Paris – France, 23 Avril 2024. Une affaire de financement de 200 000 000 d’euro qui aurait mal tourné, soit plus de 130 000 000 000 Francs CFA introduit sur le territoire ivoirien sans passer par un circuit légal, notamment par le truchement d’une banque ivoirienne.  Une telle somme d’argent pouvait-elle rentrer par ce canal en Côte d’Ivoire sans que les prescriptions du législateur en matière de financement et de lutte contre le blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme ne soient violées ?

La lettre de l’avocat Ministre de la Justice

Excédé, Jean Serge Gbougnon, l’avocatArsène Gah, écrit auMinistre de la Justice de Côte d’Ivoire, garde des Sceaux et des Droits de l’Homme de la Côte d’Ivoire.

Aux termes des pertinentes dispositions de l’article 99 du code de procédure pénale ivoirien :

« ‘’ L’inculpé ou son conseil peut obtenir du juge d’instruction, la délivrance à ses frais, par le greffier, des copies d’actes et des pièces du dossier. Toutefois, si la communication d’une pièce du dossier est de nature à mettre en péril la manifestation de la vérité, le juge d’instruction peut la refuser. Dans ce cas, il rend une ordonnance motivée, susceptible d’appel devant la chambre d’instruction. ‘’ Il s’infère de cette disposition que s’il en fait la demande, l’inculpé ou son conseil peut se voir communiquer l’entier dossier de l’instruction. Sauf pour le juge d’instruction à le leur refuser par ordonnance motivée s’il estime que la communication des pièces peut mettre en péril la manifestation de la vérité. En application à ce texte, j’ai en date du    20 janvier 2021 fait parvenir un courrier à la juge d’instruction du 11eme cabinet en charge de l’affaire, un courrier dont le contenu l’informe de ma constitution au soin des intérêts de Monsieur GAH YEMONLI ARSENE et sollicite que les pièces du dossier me soient communiquées.  Au mépris de cette démarche, jusqu’à ce jour, je ne suis toujours pas rentré en possession des pièces dûment demandées, malgré mes incessantes relances physiques auprès du greffier qui dit ne pas avoir eu la validation du Magistrat Instructeur.

Une telle attitude ne saurait être tolérée quand l’on sait que le juge ne doit se dédouaner de l’autorité de la loi dans l’exercice de ses fonctions. Cette attitude laisse entrevoir une justice partiale à la solde des plus puissants au détriment des plus faibles. Cette remarque est d’autant plus fondée, que malgré l’origine douteuse de ce qui constitue le corps même du litige, la procédure se poursuit sans qu’aucun acteur judiciaire ne demande à rentrer en possession des fonds problématiques. Or le plaignant n’a pas manqué d’affirmer lors de son interrogatoire du 24 novembre 2020 que : « les caisses ont été présentées au Tribunal et plus précisément au juge d’instruction ».

Comment une instruction réelle de l’affaire peut se faire sans que ce qui sert de fondement au délit reproché à mon client ne soit réellement identifié ? Comment peut-on informer valablement sans être en possession de l’élément sans lequel le délit n’aurait pas droit de cité ?

Mon client serait-il accusé d’escroquerie si les billets taxés de faux étaient en réalité de bons billets de banque ? Les réponses à ces multiples interrogations ne peuvent qu’être négatives. Elucider l’affaire sans une once d’injustice, c’est avant tout permettre à l’inculpé de prouver l’authenticité des billets querellés. Or sans en être en possession, l’établissement d’une telle preuve est difficile. Il y a lieu de faire cesser une telle voie de fait qui ne repose sur aucun fondement juridique et qui va à l’encontre des bons intérêts de mon client.

Monsieur le garde des sceaux, en votre qualité de garant de la bonne marche de la justice ivoirienne, vous avez courant Décembre 2020, par une note, dénoncé le mauvais comportement des magistrats qui se refusent à appliquer fidèlement la loi. Les répétitives injustices et inégalités dans le traitement de la procédure subies par mon client sont la preuve palpable que vos lamentations étaient plus que fondées. La Côte D’Ivoire est un état de droit qui ne saurait s’amouracher de petits arrangements orchestrés entre amis pour nuire aux plus faibles qui ont plus que jamais besoin de justice vraie et équitable. Le garant de la bonne marche de la justice que vous êtes est sollicité pour que force reste à la loi dans la procédure qui oppose mon client au ministère public. De la sorte, votre intervention à l’effet que la loi soit appliquée dans toute sa splendeur serait opportune. Et vous rendrez un immense service à la justice. Dans l’intervalle, Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, mes distinguées salutations. »

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