Catégorie : POLITIQUE

  • Cybercriminalité/rumeur d’arrestation de Bictogo: Alain Toussaint, son conseiller en communication, saisit la Police

    Cybercriminalité/rumeur d’arrestation de Bictogo: Alain Toussaint, son conseiller en communication, saisit la Police

    Le conseiller en communication d’Adama Bictogo, député-maire de Yopougon et ancien président de l’Assemblée nationale, Alain Toussaint, a annoncé, mercredi 11 février 2026, avoir saisi la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC).

    Cette initiative intervient après la diffusion, sur les réseaux sociaux, de fausses informations évoquant l’arrestation ou l’enlèvement de l’homme politique.

    Lire aussi: ADAMA BICTOGO « ENLEVÉ PAR DES ENCAGOULÉS » : VOICI TOUTE LA VÉRITÉ

    Un proche collaborateur d’Adama Bictogo affirme que les auteurs de ces publications pourraient être identifiés. « Ces dernières années, plusieurs individus pensant pouvoir se dissimuler derrière de fausses rumeurs diffusées en ligne ont été démasqués grâce aux moyens technologiques dont dispose la PLCC. Nous sommes confiants quant à l’aboutissement de cette plainte et à l’identification des personnes impliquées », a-t-il déclaré.

  • ADAMA BICTOGO « ENLEVÉ PAR DES ENCAGOULÉS » : VOICI TOUTE LA VÉRITÉ

    ADAMA BICTOGO « ENLEVÉ PAR DES ENCAGOULÉS » : VOICI TOUTE LA VÉRITÉ

    Des informations circulant sur les réseaux sociaux dans la soirée du mardi 10 février 2026 ont fait état de l’interpellation d’Adama Bictogo, ex-président de l’Assemblée nationale, par des individus encagoulés.

    Le groupe SNEDAÏ, dont il est le fondateur, est actuellement secoué par une affaire de détournement de fonds.

    L’origine de la rumeur

    L’information a été diffusée par un certain Moussa Sanou, présenté comme ressortissant du Burkina Faso, à en croire la photo d’illustration de son profil Facebook. Selon ce dernier, qui cite un communiqué signé de Me Kouamé Fulgence, qu’il présente comme l’avocat de M. Bictogo, l’ancien président de l’Assemblée nationale aurait été « enlevé par des personnes encagoulées ».

    « Nous, Kouamé Fulgence, avocat de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Son Excellence Adama Bictogo, venons par la présente porter à la connaissance de l’opinion publique que notre client a été enlevé hier soir par des individus armés et encagoulés », peut-on lire dans le communiqué.

    Selon le document, les faits se dérouleraient aux environs de 20 heures au domicile de l’homme d’affaires et homme politique ivoirien. « Alors que notre client se trouvait à son domicile, des individus armés et encagoulés ont fait irruption dans la résidence, neutralisé les gardes de sécurité et emmené notre client sans aucune explication », poursuit le communiqué.

     Il ajoute qu’après « l’enlèvement de notre client, les mêmes individus armés et encagoulés ont procédé à une perquisition de la maison, emportant avec eux des biens de valeur, notamment des documents importants, des bijoux et des sommes d’argent ».

    Démenti formel

    Joint par Linfodrome afin de confirmer ou d’infirmer cette information, Alain Toussaint, proche collaborateur de M. Bictogo, a formellement démenti la rumeur. « C’est une fake news », nous a-t-il répondu. Une autre source jointe, a également dementi l’information selon laquelle l’ancien président de l’Assemblée nationale aurait été visité par des personnes encagoulées.

    Mieux, selon son entourage, M. Bictogo, qui occupe également les fonctions de premier magistrat de la commune de Yopougon, la plus grande du district d’Abidjan, prépare activement la première réunion du Conseil municipal, prévue pour ce vendredi 13, avec les adjoints au maire et les conseillers municipaux.

    Rebondissement dans l’affaire SNEDAÏ

    La rumeur portant sur l’arrestation de M. Bictogo intervient dans un contexte marqué par un nouveau rebondissement dans l’affaire de détournement de fonds qui ébranle le groupe SNEDAÏ. 

    Récemment, N’Da Kouamé, ex-directeur administratif et financier et principal accusé dans cette affaire, a rompu le silence. Depuis l’étranger, il dénonce une machination visant à le présenter comme l’unique responsable.

    Je refuse d’être ce nom brandi pour éviter de remonter la chaîne de responsabilité

    « Le cœur du problème est là. Ce problème n’est pas celui d’un homme, mais celui d’une gouvernance. Et lorsqu’une gouvernance est familiale, elle a souvent deux réflexes : verrouiller et désigner un visage coupable. Je refuse d’être ce nom brandi pour éviter de remonter la chaîne de responsabilité », at-il déclaré dans un entretien accordé à Financial Afrik.

    Depuis son exil, il réclame par ailleurs les conditions d’un procès juste et équitable. « Qu’on me laisse répondre dans un cadre équitable et contradictoire », at-il demandé en vue d’un éventuel retour au pays.

    Jean Kelly KOUASSI

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE MAÎTRE KOUAME FULGENCE

    AVOCAT DE LA RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

    Nous, Kouame Fulgence, avocat de l’ancien président de l’Assemblée nationale Son Excellence ADAMA BICTOGO, venons par la présente porter à la connaissance de l’opinion publique que notre client a été enlevé hier soir par des individus armés et encagoulés.

    Les faits se sont déroulés aux environs de 20h00, heure locale, alors que notre client se trouvait à son domicile. Les individus armés et encagoulés ont fait irruption dans la résidence, ont neutralisé les gardes de sécurité et ont emmené notre client sans aucune explication.

    Après l’enlèvement de notre client, les mêmes individus armés et encagoulés ont procédé à une perquisition de la maison, emportant avec eux des biens de valeur, notamment des documents importants, des bijoux et des sommes d’argent.

    Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cet enlèvement odieux et ce pillage de biens privés, qui constituent une atteinte grave aux droits de l’homme et à la propriété privée.

    Nous demandons aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures nécessaires pour localiser notre client, le libérer immédiatement et récupérer les biens volés.

    Nous rappelons que notre client est un citoyen respectueux des lois et des institutions de la République et qu’il n’a jamais été impliqué dans aucune activité illégale.

    Nous appelons l’opinion publique à rester vigilante et à exiger des autorités la transparence et la diligence dans l’enquête sur cet enlèvement et ce pillage.

    Nous sommes convaincus que la lumière sera faite sur cette affaire et que notre client sera libéré dans les plus brefs délais.

    MAÎTRE KOUAME FULGENCE

    AVOCAT DE LA RÉPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

    Fait à Abidjan le 10 février 2026

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    Affaire Bictogo « emmené par des hommes encagoulés »: le démenti formel d’Alain Toussaint

    Une information largement relayée sur les réseaux sociaux depuis cette nuit, évoquait l’enlèvement de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, par des individus armés et encagoulés.

    Le message, attribué à un prétendu avocat du nom de Kouamé Fulgence, affirmait :
    « Nous, Kouamé Fulgence, avocat de l’ancien président de l’Assemblée nationale Son Excellence Adama Bictogo, venons par la présente porter à la connaissance de l’opinion publique que notre client a été enlevé hier soir par des individus armés et encagoulés. »

    Face à la gravité de ces allégations, nous avons contacté Alain Toussaint, proche collaborateur de M. Bictogo, afin de confirmer ou d’infirmer cette information. Sa réponse est sans équivoque :

    « C’est une fake news », a-t-il déclaré.

    Une autre source jointe par nos soins a également démenti formellement toute intervention de personnes encagoulées au domicile ou auprès de l’ancien président de l’Assemblée nationale.

    Mieux encore, selon M. Toussaint, Adama Bictogo — également maire de la commune de Yopougon, la plus grande du district d’Abidjan — poursuit normalement ses activités. Il prépare activement la première réunion du Conseil municipal de l’année, prévue ce vendredi 13, en concertation avec ses adjoints et les conseillers municipaux.

    À ce stade, aucun élément officiel ne vient étayer la rumeur d’un quelconque enlèvement.

    Cette nouvelle affaire illustre une fois de plus la rapidité avec laquelle des informations non vérifiées peuvent circuler et semer la confusion dans l’opinion publique Côte d’Ivoire.

  • Côte d’Ivoire : l’avenir de Tidjane Thiam à la tête du PDCI de plus en plus incertain

    Côte d’Ivoire : l’avenir de Tidjane Thiam à la tête du PDCI de plus en plus incertain

    Malgré une victoire judiciaire obtenue le 5 février au tribunal d’Abidjan-Plateau, Tidjane Thiam ne semble pas sorti de la zone de turbulence. Au contraire, la contestation interne au sein du PDCI-RDA s’intensifie et prend désormais un visage public.

    Valérie Yapo sonne la charge

    Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi à Abidjan, Valérie Yapo, cadre du parti, a explicitement demandé le départ de Tidjane Thiam de la présidence du PDCI. Appelant à une « prise de conscience collective », elle a exhorté responsables et militants à regarder en face la situation du parti, qu’elle juge préoccupante.

    Cette sortie n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un climat de fronde qui gagne plusieurs figures de premier plan. Maurice Kacou Guikahué, Jean-Louis Billon, Thierry Tanoh, Ehouo Jacques, député-maire du Plateau, Jean-Marc Yacé — député-maire de Cocody — ou encore Emmou Sylvestre, député-maire de Port-Bouët, font partie des cadres réputés critiques à l’égard de la gouvernance actuelle.

    Une fronde parlementaire inédite

    Le malaise a pris une tournure institutionnelle inédite : les trois élus d’Abidjan (Yacé, Emmou et Ehouo) ont refusé de siéger au sein du groupe parlementaire du PDCI, dont la présidence a été confiée à l’avocat Blessy, présenté comme proche de Tidjane Thiam.

    Un fait rarissime dans l’histoire du vieux parti. Jamais, depuis l’avènement du multipartisme, des députés PDCI n’avaient décliné leur appartenance au groupe parlementaire de leur propre formation politique. Ce geste symbolique marque un seuil dans la contestation et accentue la pression sur la direction.

    Une légitimité fragilisée

    La victoire judiciaire du 5 février — obtenue après le retrait surprise des requérants qui contestaient le 9ᵉ congrès extraordinaire — apparaît désormais comme un sursis plutôt qu’un apaisement. Officiellement, l’affaire est close. Officieusement, les lignes de fracture se multiplient.

    Plusieurs griefs sont formulés en interne :

    • Une longue absence du territoire national, que beaucoup de militants peinent à comprendre dans un contexte de recomposition politique ;
    • La débâcle aux dernières législatives, où le PDCI a perdu près de la moitié de ses députés ;
    • Un déficit de concertation et d’ancrage local, reproché à une direction jugée trop centralisée.

    À cela s’ajoute un débat plus délicat : Tidjane Thiam ne remplissait pas initialement certains critères d’éligibilité interne et aurait été coopté en raison de son ascendance liée à la famille Houphouët-Boigny et de son image d’homme d’affaires international supposé multimilliardaire. Mais dans la pratique, certains cadres l’accusent de ne pas soutenir financièrement le parti à la hauteur des attentes.

    Entre héritage et rupture

    Depuis la disparition d’Henri Konan Bédié, le PDCI traverse une transition identitaire. Le parti, historiquement structuré autour de réseaux territoriaux puissants et d’un leadership paternaliste, se cherche une nouvelle matrice.

    Thiam incarne-t-il une modernisation nécessaire ou une greffe inachevée ?

    Son profil technocratique et international rassure une partie des élites urbaines et de la diaspora. Mais il peine à fédérer l’appareil militant traditionnel, notamment dans les bastions historiques.

    Le risque d’implosion maîtrisé

    Des médiations discrètes seraient en cours pour éviter une fracture ouverte à l’approche des prochaines échéances électorales. Mais la multiplication des prises de position publiques montre que le débat est désormais sorti du huis clos.

    Le retrait de la plainte judiciaire a évité une crise formelle. Il n’a pas réglé la crise politique.

    À court terme, Tidjane Thiam demeure président du PDCI.
    À moyen terme, sa survie politique dépendra de sa capacité à :

    • réconcilier les différentes sensibilités internes,
    • reconstruire une dynamique électorale crédible,
    • et clarifier sa présence et son engagement sur le terrain ivoirien.Voyage en Côte d’Ivoire

    Au PDCI, la question n’est plus juridique. Elle est existentielle.

    Et elle pourrait redéfinir l’équilibre de l’opposition ivoirienne à l’horizon 2030.

  • Côte d’Ivoire : le gouvernement rejette fermement les accusations du général Tiani contre le Président Ouattara

    Côte d’Ivoire : le gouvernement rejette fermement les accusations du général Tiani contre le Président Ouattara

    Le gouvernement ivoirien a manifesté son mécontentement ce mercredi 04 février 2026 face aux accusations formulées par le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger, à l’encontre du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara.

    S’exprimant au terme du Conseil des ministres présidé par le Chef de l’État au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a livré une réaction ferme, dénonçant des propos jugés infondés et attentatoires à l’image des institutions ivoiriennes.

    « Nous refusons, de quelque façon que ce soit, que l’image de celui qui incarne l’État de Côte d’Ivoire soit brocardée », a déclaré Amadou Coulibaly devant la presse.

    Le ministre de la Communication a souligné que la Côte d’Ivoire ne saurait tolérer des accusations qu’il qualifie de « fantaisistes », portées sans preuves contre le président du peuple ivoirien, qui demeure une figure centrale de la stabilité institutionnelle et diplomatique du pays.

    Dans un contexte régional marqué par des tensions diplomatiques entre certains pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) et plusieurs États de la CEDEAO, le porte-parole du gouvernement ivoirien a tenu à réaffirmer la position de principe d’Abidjan. « Nous n’accepterons plus jamais que le nom du Chef de l’État soit mêlé à ces accusations fantaisistes et non fondées », a-t-il martelé.

    Amadou Coulibaly a insisté sur le respect dû aux chefs d’États et aux institutions, appelant à la responsabilité dans les prises de parole publiques, surtout dans un environnement sous-régional déjà fragilisé par des crises sécuritaires et politiques.

    Sans entrer dans une escalade verbale, le gouvernement ivoirien a affirmé sa volonté de préserver la dignité de l’État et de défendre l’honneur de ses institutions face à toute tentative de dénigrement. Il réitère par ailleurs son attachement au dialogue, à la coopération régionale et au respect mutuel entre États souverains. Dans ce sens le 

    Ministère d’État, Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a convoqué l’Ambassadeur de la République du Niger en Côte d’Ivoire ce vendredi 30 janvier 2026.

    Au cours de l’entretien, le Gouvernement ivoirien a exprimé sa vive indignation et a condamné avec la plus grande fermeté ces déclarations, estimant qu’elles contreviennent aux usages et principes fondamentaux de la diplomatie.

    Dans ce contexte, une Note de protestation formelle a été remise à l’Ambassadeur du Niger, afin qu’elle soit transmise aux plus hautes autorités de son pays.

  • Alassane Ouattara explique la promotion de Téné Birahima, nommé vice-Premier ministre

    Alassane Ouattara explique la promotion de Téné Birahima, nommé vice-Premier ministre

    Le président ivoirien Alassane Ouattara a levé, jeudi 29 janvier 2026, une partie du voile sur les raisons ayant conduit à la promotion de son frère cadet, Téné Birahima Ouattara, au poste inédit de vice-Premier ministre, ministre de la Défense. Une nomination qui a suscité de vifs débats sur la scène politique nationale.

    S’exprimant à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux du Nouvel An avec les Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), le chef de l’État a justifié cette décision par « l’excellence du travail » accomplie par Téné Birahima Ouattara à la tête du ministère de la Défense depuis 2021.

    Une première

    Cette promotion est intervenue lors de la formation du gouvernement dit « Mambé 2 », marquée par la création, pour la première fois sous Alassane Ouattara, du poste de vice-Premier ministre.« J’aimerais saluer l’excellent encadrement de nos forces de défense et de sécurité qui sont aujourd’hui admirées et respectées au-delà de nos frontières », a déclaré le président ivoirien.

    Il a étendu son appréciation à l’ensemble des forces de sécurité et aux corps paramilitaires pour leur « dévouement sans faille au service de la patrie et des institutions de la République ». « C’est pour tous ces excellents résultats que le ministre de la Défense a été promu vice-Premier ministre, ministre de la Défense », a-t-il insisté.

    La nomination de Téné Birahima Ouattara à ce poste stratégique n’a cependant pas fait l’unanimité. Dans l’opposition, l’ancien ministre Ahoua Don Mello a dénoncé une configuration assimilable à « deux capitaines dans un même bateau », estimant qu’elle pourrait générer des tensions au sommet de l’exécutif. L’ex-président Laurent Gbagbo a, pour sa part, exprimé ce qu’il qualifie de « gestion patrimoniale » de l’État.

    C’est me faire trop d’honneur. On n’en est pas encore là

    Face aux spéculations, le principal intéressé se veut mesuré. Peu après l’annonce de sa promotion, Téné Birahima Ouattara a déclaré sur ses réseaux sociaux que cet « honneur » l’engageait à travailler « avec loyauté, responsabilité et dévouement, au service de l’État et des populations ivoiriennes ». Interrogé sur les rumeurs faisant de lui un potentiel successeur à l’horizon de la présidentielle de 2030, il a temporisé : « C’est me faire trop d’honneur. On n’en est pas encore là », a-t-il répondu à la presse dans l’édition du Conseil des ministres du 25 janvier.

    Transmission générationnelle

    À 84 ans, Alassane Ouattara, réélu fin 2025 pour un quatrième quinquennat qu’il a présenté comme le dernier, affirme vouloir placer ce mandat sous le signe de la « transmission générationnelle ». Dans son entourage, on insiste davantage sur la recherche d’une plus grande efficacité gouvernementale que sur des calculs successeurs. Le président a d’ailleurs exhorté la nouvelle équipe, largement reconduite, à faire preuve de « plus d’ardeur et de dévouement ».

    Concrètement, le nouveau vice-Premier ministre conserve le portefeuille de la Défense tout en voyant son champ d’action s’élargir. Il sera amené à coordonner certains dossiers stratégiques et à représenter le gouvernement lors de missions officielles, sous l’autorité du Premier ministre Robert Beugré Mambé.

    Ancien ministre des Affaires présidentielles (2012-2021), Téné Birahima Ouattara est reconnu pour sa connaissance approfondie des questions sécuritaires, dans un contexte régional marqué par des menaces persistantes. Depuis son arrivée à la Défense, il a engagé une réforme visant à rajeunir et professionnaliser l’armée, fragilisée par des mutineries avant 2021.

    Originaire du nord du pays, président de la région du Tchologo, ancien maire et député de Kong, il a récemment renforcé sa visibilité politique en étant élu député de la commune d’Abobo, à Abidjan. Un parcours qui continue d’alimenter l’attention et les débats au sein du microcosme politique ivoirien.

  • Accusations de Tiani : Abidjan durcit le ton, Kaba Nialé convoque l’ambassadrice du Niger

    Accusations de Tiani : Abidjan durcit le ton, Kaba Nialé convoque l’ambassadrice du Niger

    À peine installée, Kaba Nialé adopte une posture ferme face aux accusations répétées du Niger après les tirs à Niamey, rompant avec la retenue observée par ses prédécesseurs.

    À peine installée à la tête du ministère d’État, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Kaba Nialé a donné le ton. Contrairement à la posture prudente observée jusqu’ici par Abidjan face aux accusations répétées du Niger, la nouvelle cheffe de la diplomatie ivoirienne a opté pour une réponse officielle et ferme.

    Contexte sécuritaire à Niamey

    La réaction ivoirienne fait suite aux tirs entendus dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. La zone visée abrite la base aérienne 101, le quartier général de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) ainsi qu’une cargaison d’uranium sous haute surveillance. Les forces de défense et de sécurité nigériennes, appuyées par des partenaires russes, affirment avoir neutralisé les assaillants. L’attaque a été revendiquée ce vendredi par l’organisation terroriste État islamique.

    La junte indique que quatre militaires ont été blessés, que vingt assaillants ont été neutralisés, dont « un Français », et que plusieurs autres ont été arrêtés.

    Dans la foulée, le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahmane Tiani, a publiquement accusé la Côte d’Ivoire, la France et le Bénin d’être à l’origine de cette attaque présumée. Des accusations rejetées sans ambiguïté par Abidjan.

    Une diplomatie ivoirienne ferme

    Ce vendredi 30 janvier 2026, l’ambassadrice du Niger a été convoquée au cabinet de la ministre d’État. Au cours de l’entretien, le gouvernement ivoirien a exprimé sa « vive indignation » et condamné « avec la plus grande fermeté » les déclarations de Niamey. Selon le communiqué officiel, ces propos « contreviennent aux usages diplomatiques » et portent « une atteinte grave à l’honneur et à la dignité du Chef de l’État, ainsi qu’au peuple ivoirien ». Une note de protestation formelle a été remise à l’ambassadrice pour transmission aux autorités nigériennes. Abidjan affirme rester attentif à la suite de cette démarche et se réserve « le droit de tirer toutes les conséquences qui s’imposent » si les accusations persistent.

    Jusqu’ici, Abidjan s’était surtout inscrit dans une logique de retenue, préférant ignorer ou minimiser les accusations répétées de Niamey depuis le coup d’État de juillet 2023. La convocation officielle de l’ambassadrice marque donc un changement de méthode, sans pour autant rompre avec les canaux diplomatiques.

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    Au Niger la junte accuse la Côte-d’Ivoire, le Bénin et la France, après l’attaque de l’aéroport de Niamey

    Au Niger, le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, a accusé la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire d’avoir « sponsorisé » l’attaque menée dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Selon les autorités militaires, vingt assaillants ont été tués, dont « un Français », et onze autres arrêtés, tandis que quatre soldats nigériens ont été blessés.

    Le général Tiani a publiquement remercié la Russie pour son appui militaire, saluant l’intervention des partenaires russes dans la défense du site stratégique, qui abrite notamment une base aérienne, une base de drones et le quartier général de la force conjointe Niger–Burkina Faso–Mali.

    L’attaque, non revendiquée à ce stade, a également endommagé des aéronefs civils, dont des avions des compagnies Asky et Air Côte d’Ivoire. Des images satellites montrent des zones brûlées à proximité de la piste.

    Si la junte évoque une opération de « mercenaires télécommandés », plusieurs observateurs estiment que la piste jihadiste demeure la plus crédible, dans un contexte de forte pression des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique au Sahel autour de Niamey.

    Cet épisode intervient dans un climat de tensions diplomatiques persistantes entre le Niger et plusieurs pays occidentaux, sur fond de rapprochement avec la Russie et de bras de fer autour de l’uranium nigérien.

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    Niger : « 20 mercenaires neutralisés lors d’une attaque contre la Base aérienne de Niamey » (Communiqué)

    Dans un communiqué rendu public le 29 janvier 2026, le Ministère de la Défense nationale du Niger informe qu’une attaque terroriste a été menée dans la nuit du 28 au 29 janvier contre la Base aérienne 101 de Niamey, site emblématique d’où les forces françaises ont quitté le pays en novembre 2023.

    Aux environs de 00h20, un groupe de mercenaires circulant à moto, phares éteints, a lancé un assaut d’environ trente minutes contre la base. Le dispositif de sécurité, renforcé par les forces de défense et de sécurité de Niamey, a réussi à repousser cette attaque, malgré des blessures infligées à quatre militaires et des dégâts matériels, notamment un incendie dans un stock de munitions.

    ‎Le communiqué précise que lors de leur retraite, les assaillants ont tiré sur trois aéronefs civils, dont deux de la compagnie Askaï, sans faire état de victimes parmi les civils. La riposte combinée a permis la neutralisation de vingt mercenaires et l’arrestation de onze autres, la majorité étant grièvement blessée.

    ‎‎Un important matériel de guerre et plusieurs motocyclettes ont été saisis. Le Ministre d’État, Ministre de la Défense nationale, le Général d’Armée Salifou Mody, adresse ses félicitations aux forces armées pour leur courage et assure la population que la situation est maîtrisée.

    ‎‎Il invite également les citoyens à signaler tout comportement suspect et remercie la population de Niamey pour son soutien spontané pendant cette épreuve.

    ‎‎Bruno Bayala

  • Armées ivoiriennes : des forces « mieux équipées et mieux structurées », selon Lassina Doumbia

    Armées ivoiriennes : des forces « mieux équipées et mieux structurées », selon Lassina Doumbia

    Ouattara exprime la reconnaissance de la Nation aux Forces de défense et de sécurité

    À l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel An, tenue ce jeudi à Abidjan, le Président de la République, Alassane Ouattara, a exprimé sa satisfaction et la reconnaissance de la Nation tout entière aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour leur professionnalisme.

    e chef d’état-major général des armées ivoiriennes, le général Lassina Doumbia, a pour sa part affirmé que les forces de défense et de sécurité sont désormais mieux équipées et mieux structurées, soulignant les efforts engagés ces dernières années pour renforcer les capacités opérationnelles des armées.

    Le chef de l’État a salué le travail remarquable accompli par les FDS, ainsi que les sacrifices consentis au quotidien pour assurer la sécurité des populations, la protection des intérêts vitaux de la Nation et la préservation de la paix et de la stabilité en Côte d’Ivoire.

  • Pour l’histoire et pour l’avenir: les notes de plaidoirie de Maître Kouadio N’Dry Claver dans l’affaire Ministère public c/ Monsieur JFK

    Pour l’histoire et pour l’avenir: les notes de plaidoirie de Maître Kouadio N’Dry Claver dans l’affaire Ministère public c/ Monsieur JFK

    Notes de plaidoirie de Maître Kouadio N’Dry Claver dans l’affaire Ministère public c/ Monsieur JFK (Audience du 26 janvier 2026, Tribunal du Plateau)

    Madame la présidente
    Mesdames et messieurs du tribunal,

    Nous sommes à un procès cet après-midi qui restera un des faits marquants de l’année 2026. Nous avons l’habitude de plaider dans cette salle.
    Elle n’est pas aussi bondée de monde que ce jour.
    Le fait est qu’il y a un prévenu pas comme les autres qui comparait devant votre tribunal. Je regarde dans l’assemblée et je vois qu’elle est composée en majorité de jeunes qui sont venus soutenir un des leurs qui fait face à la justice. Les jeunes veulent savoir ce que vous allez décider dans cette affaire Ministère Public contre Jean François KOUASSI, « le président des jeunes ».

    Je voudrai vous le dire maintenant. En rentrant dans cette salle, je ne me suis pas fait d’illusion sur la posture des magistrats du Parquet. Au sens des dispositions qui protègent les droits de l’homme, notamment le droit à la liberté, les magistrats du parquet ne doivent pas être considérés comme des autorités judiciaires en raison de leur soumission hiérarchique au ministère de la Justice et donc de l’exécutif, contrairement aux juges du siège qui sont indépendants.
    Toute notre espérance est portée sur vous les magistrats assis qui avez le pouvoir et le devoir de protéger nos libertés.

    Vous devez décider dans cette affaire sans tremblement afin de donner la limite à la machine répressive de l’état qui accélère dans sa volonté de restreindre notre droit fondamental à la liberté d’expression.
    Dans le cours de cette instance, Madame la représentante du Ministère Public a dit deux choses sur lesquelles nous sommes d’accord. Elle a dit que cette affaire se rapporte à la liberté d’expression. C’est vrai, je suis d’accord avec elle. Elle a dit aussi que nous sommes dans un état de droit. Oui c’est vrai en théorie.
    Voici les deux choses sur lesquelles nous sommes d’accord. Le reste de son réquisitoire nous divise.

    On a parlé de l’état de droit. En théorie. Cela veut dire que dans les faits, cet état ne doit pas être gouverné par nos émotions mais par la loi.
    Dans l’affaire de Jean François KOUASSI, ce que nous vous demandons, c’est d’appliquer la loi.
    Pour que force reste à la loi, je voudrai ici convoquer une décision qui a été rendue le 24 novembre 2017 par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples dans l’affaire « Ingabire Victoire Umuhoza c. République du Rwanda ». Cette décision qui va constituer le socle de ma plaidoirie est une référence en matière de liberté d’expression.

    Après avoir fixé ce cadre, nous le confronterons aux faits dans l’affaire de Jean François KOUASSI pour que la décision judiciaire que vous allez rendre soit respectueuse des engagements internationaux de l’état de Côte d’Ivoire qui a ratifié la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et le Pacte International relatif aux Droits civils et Politiques.

    I- UNE DECISION DE REFERENCE

    L’arrêt « Ingabire Victoire Umuhoza c. République du Rwanda » est une affaire très importante en ce qui concerne sa portée. Et aucun tribunal qui doit connaitre des faits de ce genre ne devrait ignorer les motivations de cet arrêt qui a tranché ce contentieux qui portait entre autres, sur la question de la liberté d’expression.

    A) RAPPEL TRES BREF DES FAITS

    Les faits concernent une personnalité publique du Rwanda qui a été condamnée par les juridictions nationales. Après l’épuisement des voies de recours, elle saisit la CADHP pour violations de plusieurs de ses droits de l’homme et de ses libertés fondamentales dont son droit à la liberté d’expression.
    La requérante soutient qu’elle a été condamnée pour minimisation du génocide alors que les opinions qu’elle avait exprimées lors de son discours au Mémorial du génocide de Kigali portaient sur la gestion du pouvoir, le partage des ressources, l’administration de la justice, l’histoire du pays et l’attaque qui a coûté sa vie à l’ancien président de la République.
    La requérante se défend en affirmant qu’elle n’a eu aucune intention de minimiser et de banaliser le génocide ou de pratiquer l’idéologie du génocide et que le droit d’exprimer ses opinions est protégé par la constitution rwandaise et d’autres instruments internationaux.
    Elle demande à la Cour de sanctionner le Rwanda qui a violé ses droits de l’homme notamment son droit à la liberté d’expression.
    La CADHP répond à sa requête de la manière suivante.

    B) LES MOTIVATIONS DE L’ARRÊT

    Je ne veux pas trahir le texte de l’arrêt. Je reproduis l’extrait qui nous concerne.
    « Le deuxième groupe de déclarations faites par la requérante contient des critiques sévères à l’encontre du gouvernement et des fonctionnaires, notamment des déclarations selon lesquelles le pouvoir politique est « dominé par une petite clique » qui a « une structure secrète parallèle du pouvoir autour du président Kagame, la DRM [Direction des renseignements militaires], la milice de défense locale, … le pouvoir judiciaire et les branches exécutives du gouvernement »; et déclarant qu’elle est prête à lutter contre « le joug [de la peur], la pauvreté, la faim, la tyrannie, les servitudes, la corruption, le système injuste des tribunaux Gacaca, la répression, la peine d’emprisonnement pour travaux d’intérêt général (TIG), les raisons qui poussent les gens à fuir le pays, l’inégalité, l’expropriation, le sans-abrisme, le manque d’amour-propre et le meurtre par la torture».
    La Cour relève que certaines de ces remarques peuvent être offensantes et susceptibles de discréditer l’intégrité des agents publics et des institutions de l’État aux yeux des citoyens. Cependant, ces déclarations sont prévisibles dans une société démocratique et devraient donc être tolérées, surtout lorsqu’elles proviennent d’une personnalité publique comme la requérante. En raison de leur nature et de leurs statuts, les institutions gouvernementales et les fonctionnaires ne peuvent être à l’abri de critiques, quand bien même elles seraient offensantes ; et un haut degré de tolérance est attendu d’eux lorsqu’ils sont la cible de telles critiques de la part de personnalités politiques de l’opposition. Un examen de ces déclarations ne peut raisonnablement être considéré comme susceptible « d’inciter à la discorde » ; de créer des « divisions entre les populations » ou de « menacer la sécurité de l’État ». En fait, même si ces déclarations ont été faites à différents moments avant que la requérante ne soit incarcérée pour le même motif, rien n’indique que ces déclarations aient provoqué des troubles, le soulèvement des populations ou toute autre menace particulière à la sécurité de l’État ou à l’ordre public. Compte tenu de ce qui précède, la Cour estime que la déclaration de culpabilité et la peine prononcées contre la requérante pour avoir fait ces déclarations au Mémorial du génocide de Kigali et à d’autres occasions n’étaient pas nécessaires dans une société démocratique. Même si la Cour venait à admettre qu’il était nécessaire d’imposer des restrictions à de telles déclarations, la peine prononcée contre la requérante n’était pas proportionnelle aux buts légitimes que la déclaration de culpabilité et la peine visent à atteindre.
    À cet égard, la Cour relève que l’État défendeur aurait pu adopter d’autres mesures moins restrictives pour atteindre les mêmes objectifs.
    La Cour conclut donc à la violation de l’article 9 (2) de la Charte et de l’article 19 du PIDCP ».

    II- APPLICATION A L’AFFAIRE MINISTERE PUBLIC CONTRE JFK

    Madame la Présidente, la justice est notre quête commune. Magistrats et avocats. C’est ce pourquoi nous avons prêté serment en des termes différents mais avec un même but.
    Cet arrêt de référence rendu par la CADHP est la lumière qui nous éclaire tous sur l’étendue de la liberté d’expression reconnue à tout homme par les instruments juridiques internationaux. Il interprète de façon vivante les textes internationaux relatifs au droit à la liberté d’expression.
    Cet arrêt doit nourrir les décisions que vous êtes appelés à prononcer dans les confrontations entre le citoyen qui veut jouir de sa liberté d’expression et l’état qui veut la restreindre sous le prétexte, souvent fallacieux, d’une atteinte à l’ordre public.
    C’est ici que votre titre de gardiens des libertés prend tout son sens. C’est pour que vous soyez forts dans cette mission de protection du citoyen que le peuple vous a fait passer d’une autorité judiciaire à un pouvoir judiciaire à côté des pouvoirs législatif et exécutif.
    Et la question qui est posée ici et à laquelle vous devez répondre sans tremblement est celle-ci : pouvez-vous retenir Monsieur Jean François Kouassi dans les liens de la prévention pour trouble à l’ordre public, pour dénonciation calomnieuse, pour invective et propos outrageants par le biais d’un système d’information et pour divulgation de fausses nouvelles en considérant les propos qu’il a tenus et qui sont incriminés ?
    Telle est la question qui est posée à votre tribunal.

    A) Sur l’infraction d’atteinte à l’ordre public

    Nous avons tous écouté l’arrêt rendu par la CADHP. La Côte d’Ivoire, contrairement à une idée répandue ne s’est pas retirée de cette juridiction internationale. Elle a seulement retiré sa déclaration spéciale de compétence qui permettait à chaque citoyen de saisir directement la CADHP.
    Monsieur Jean François KOUASSI a-t-il porté atteinte à l’ordre public par un « trouble grave » comme l’exige l’article 179 du code pénal ivoirien ?
    Vous l’avez écouté et il a dit : « Je suis un leader d’opinion et à ce titre, je dénonce les tares de la société. Ce jeudi 08 janvier 2026, je me suis rendu à la fonction publique muni d’une pancarte pour rappeler et appeler à la responsabilité collective sur la transparence de la gestion de la chose publique.
    J’y suis rendu également pour faire un message à travers les écriteaux de la pancarte que je possédais, conformément à la liberté d’expression que me confère la constitution ainsi que l’exigence qu’elle fait à toute autorité investie du pouvoir public.
    Ce message est adressé à X personne. Je m’adresse à tous ceux qui sont investis du pouvoir public et chargés de gérer les affaires de l’état en toute transparence. J’estime que la fonction publique est le ministère de tutelle de l’administration ivoirienne. Dès lors, j’y suis rendu pour véhiculer mon message ».
    Madame la présidente, Mesdames et Messieurs du tribunal de quel trouble à l’ordre public parle-t-on ? Le législateur exige « un trouble grave ».
    Une seule personne qui prend une pancarte sur laquelle elle inscrit un écriteau et qui se met devant le ministère de la fonction publique et qui passe un message pour appeler l’administration a une plus grande transparence dans l’organisation des concours, quel est le mal qu’elle commet ?
    Mon client vous l’a dit : il est respectueux des institutions de la République et de l’ordre public. Il pouvait appeler les jeunes à manifester. Il ne l’a pas fait. Il s’est rendu seul à la fonction publique pour porter ce message afin que les choses changent.
    Il veut que le fils du paysan ait la même chance de réussite que celui de l’homme politique. Il n’est pas d’accord que l’accès à la fonction publique soit réservé à des membres d’un parti politique. Il n’est pas d’accord qu’on puisse réserver l’accès à la fonction publique à des membres d’une région particulière de la Côte d’Ivoire. Jean François n’est pas d’accord. Et nous sommes d’avis avec lui.
    Nous ne pouvons jamais être d’accord avec cette politique d’exclusion. Nous ne pouvons jamais être d’accord avec « des concours clandestins ». Nous ne pouvons jamais être d’accord avec ces choses dans notre pays.
    Au moins ça, nous pouvons au moins être libre de le dire. Nous ne pouvons pas être d’accord avec ça aujourd’hui. Nous ne pouvons pas être d’accord avec ça demain. Nous ne serons jamais d’accord avec ces choses-là. Jamais. Madame la juge, je sais que vous-même, vous n’êtes pas d’accord.
    Pour avoir dénoncé les conditions de recrutement de 400 douaniers dont on ignore tout de leur processus de sélection, commet-on un délit ?
    Dans un état démocratique, c’est légal de critiquer les actions du gouvernement et des fonctionnaires. C’est légal et ce n’est pas une atteinte à l’ordre public.
    L’ordre public n’est pas une notion juridique valise inventée pour empêcher nos droits fondamentaux. Notre client a le droit de s’exprimer. Il a le droit de critiquer les actions du gouvernement.
    Mais on ne comprend plus rien dans ce pays. Tu éternues, on t’arrête pour atteinte à l’ordre public. Tu affirmes une chose pour critiquer la gestion des affaires de l’état, on t’arrête pour trouble à l’ordre public.
    Mais notre liberté d’expression doit-elle se résumer à ceci :
    – La Côte d’Ivoire est le plus beau pays du monde ;
    – La Côte d’Ivoire, c’est 0% de corruption ;
    – La Côte d’Ivoire, c’est seulement l’excellence et le mérite qui constituent les critères de promotion professionnelle …
    Madame la présidente, Mesdames et Messieurs du tribunal, si vous étendez l’ordre public sans le limiter, il n’y aura plus de droits fondamentaux à exprimer. La CADHP dit que « ces déclarations sont prévisibles dans une société démocratique et devraient donc être tolérées, surtout lorsqu’elles proviennent d’une personnalité publique comme la requérante. En raison de leur nature et de leurs statuts, les institutions gouvernementales et les fonctionnaires ne peuvent être à l’abri de critiques, quand bien même elles seraient offensantes ; et un haut degré de tolérance est attendu d’eux lorsqu’ils sont la cible de telles critiques de la part de personnalités politiques de l’opposition ».
    Si la liberté d’expression se limite à chanter les louanges des dirigeants politiques, il n’y a pas de liberté d’expression parce qu’il n’y aurait pas dans cette hypothèse de liberté de pensée et de liberté d’opinion.
    Or, l’on a inscrit ces droits dans notre constitution. Si ces droits fondamentaux n’existent pas en réalité, disons tous à Monsieur Jean François KOUASSI que la société l’a trompé en lui faisant croire qu’il avait un droit à la liberté d’expression.
    Dans une société démocratique, nous avons le droit de critiquer les actions du gouvernement même lorsque ces critiques sont dures.
    Nous avons aussi le choix d’opter pour un régime autoritaire. Le débat aurait été autre. Mais si nous sommes dans une démocratie, nous avons le droit à la liberté d’expression.
    Dans cette affaire, il n’y a aucun « trouble grave » à l’ordre public. C’est ceux qui sont allés chercher Monsieur Jean François KOUASSI qui ont troublé l’ordre public. Pas notre client.
    Vous pouvez pour la présente affaire, reprendre les mots de l’arrêt de la CADHP et dire que « rien n’indique que ces déclarations aient provoqué des troubles, le soulèvement des populations ou toute autre menace particulière à la sécurité de l’État ou à l’ordre public ».
    De quel trouble à l’ordre public parle-t-on ? Il n’y a eu aucun trouble à l’ordre public.
    Veuillez en conséquence déclarer Monsieur Jean François KOUASSI non-coupable du délit de trouble à l’ordre public et le renvoyer des fins de cette poursuite sans peine ni dépens.

    B) Sur l’infraction de dénonciation calomnieuse

    Sur cette infraction, je ne passerai pas assez de temps parce qu’il manque pour qu’elle soit constituée un élément à savoir que la dénonciation calomnieuse pour être retenue doit être faite auprès d’une autorité administrative, judiciaire ou auprès d’un employeur ayant donc un pouvoir disciplinaire. Monsieur Jean François KOUASSI n’a rien fait de tout ça.
    Veuillez en conséquence déclarer Monsieur Jean François KOUASSI non-coupable du délit de dénonciation calomnieuse et le renvoyer des fins de cette poursuite sans peine ni dépens.

    C) Les délits d’invective et de propos outrageants d’une part et de divulgation de fausses nouvelles d’autre part

    Madame la présidente, Mesdames et Messieurs honorables juges du tribunal.
    Ces infractions ne sont pas constituées.
    Premièrement, il n’y a aucun propos outrageant dans notre cas d’espèce. Il y a eu des critiques élevées par un jeune citoyen qui a le droit de dire à nos dirigeants politiques qu’il y a de la dérive dans leur gouvernance. Ce n’est pas un propos outrageant. Il n’y a rien d’outrageant en parlant de corruption dans les concours organisés en Côte d’Ivoire.
    Deuxièmement, il n’y a pas de divulgation de fausses nouvelles dans cette affaire. L’affaire du recrutement des 400 douaniers n’est pas une fausse nouvelle. C’est réel.
    Le Directeur Général de la fonction publique a fait une conférence de presse. Il n’a jamais dit que cette affaire était fausse. C’est lorsqu’on invente le fait qu’il pourrait avoir un problème. Mais dire ce qui a existé, ce n’est pas une fausse nouvelle puisque le recrutement des 400 douaniers est factuellement vrai.
    La discussion porte sur les modalités du recrutement. C’est une question qui touche la régularité. Mais le fait n’est pas faux. Il n’y a pas de fausse nouvelle. La nouvelle est vraie.
    Ce n’est pas mon client qui doit apporter la preuve de la régularité du concours. C’est l’administration qui doit nous convaincre que la rumeur sur ce point n’est pas fondée.
    Est-ce qu’on a besoin de poursuivre quelqu’un pour ça ?
    Mais, l’administration n’a pas été capable de clarifier les points d’ombre dans cette affaire. Qu’est-ce qui est faux ?
    Entre la suspension de la publication en 2024 et la formation annoncée par l’administration, qu’est-ce qui s’est passé ? C’est pourquoi notre client dit qu’il s’agit d’un recrutement occulte. Où se trouve la fausse nouvelle ?
    Il y a des personnes retenues qui n’ont jamais été agents à la douane. Comment on peut accepter des choses comme ça ? Ce n’est pas acceptable du tout dans un pays qui parle de l’égalité d’accès à la fonction publique.
    Ces infractions ne sont pas constituées.

    CONCLUSION

    Madame la présidente, Mesdames et Messieurs du tribunal, je vais terminer mon propos.
    Je retiens une chose, Monsieur Jean François KOUASSI a parlé pour chaque enfant de la Côte d’Ivoire. Il a parlé même pour chaque parent. Il a dit ce que chacun murmure dans le cœur sur la corruption qui gangrène la chaine des examens et des concours en Côte d’Ivoire. C’est une réalité. C’est un fait.
    Et ces jeunes qui sont venus nombreux veulent savoir ce qui va être décidé. Ils attendent que la justice de leur pays leur dise si elle est d’accord avec de telles pratiques qui ferment la porte de l’emploi à ces milliers d’enfants de pauvres qui ont eu leur diplôme mais qui ne connaissent aucun homme politique pour favoriser leur accès à un emploi public.
    Quand on a entendu un haut responsable de notre administration dire lors d’un meeting que l’opposition ne donne pas d’emploi, on l’entend amèrement comme un message qui n’est pas à tenir et qui n’est pas acceptable dans un état démocratique.
    Quand un citoyen, faisant usage de son droit à la liberté d’expression dénonce de telles pratiques, commet-il un délit ?
    C’est à vous de le dire à tous ces jeunes qui sont dans cette salle.
    KNC

  • A’Salfo, candidat manqué au ministère de la Culture selon Africa Intelligence

    A’Salfo, candidat manqué au ministère de la Culture selon Africa Intelligence

    Africa Intelligence révèle qu’A’Salfo, leader de Magic System, aurait visé le ministère de la Culture dans le remaniement Mambé II, mais le poste est resté à Françoise Remarck.

    Dans le remaniement du gouvernement Mambé II dévoilé le 23 janvier, Africa Intelligence révèle qu’A’Salfo, leader du groupe Magic System, aurait lorgné le ministère de la Culture.

    Selon le média spécialisé, le chanteur aurait mené une campagne discrète pour obtenir le portefeuille, mais le poste est finalement resté entre les mains de Françoise Remarck, appréciée du couple présidentiel et protégée par Téné Birahima Ouattara, vice-premier ministre.

    Un artiste engagé 

    Salif Traoré, plus connu sous le nom d’A’Salfo, est un chanteur et homme de culture ivoirien né le 15 décembre 1975 à Abidjan.

    À la tête du célèbre groupe de Zouglou Magic System, mondialement reconnu pour des tubes comme Premier Gaou, Bouger Bouger ou Magic in the Air, il est également le fondateur et commissaire général du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), un événement majeur qui soutient la construction d’écoles et de centres de santé en Côte d’Ivoire.

    Engagé sur le plan international, il est ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO depuis 2012, œuvrant pour la paix et l’éducation par la culture. Parallèlement, à travers sa structure Gaou Productions, il accompagne de jeunes talents et joue un rôle important dans l’industrie musicale africaine.

    Aujourd’hui, A’Salfo est considéré comme l’une des figures les plus influentes du continent africain, alliant succès artistique et impact social. Pour l’instant, il n’a pas commenté cette information, et son entourage dément les rumeurs concernant ses ambitions ministérielles.

  • PDCI: Yapo Calice inculpé pour trouble à l’ordre public, diffamation et tribalisme, procès fixé au 20 février 2026

    PDCI: Yapo Calice inculpé pour trouble à l’ordre public, diffamation et tribalisme, procès fixé au 20 février 2026

    Le Secrétaire Exécutif en Chef du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA), Yapo Yapo Calice, a été inculpé pour trouble à l’ordre public, diffamation et tribalisme à l’issue de son audition par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau. L’information a été rendue publique à travers un communiqué officiel du Directeur de Cabinet du Président du PDCI-RDA, Alain Cocauthrey, transmis ce mercredi 28 janvier 2026.

    Selon le communiqué, Yapo Yapo Calice avait répondu à une convocation des autorités judiciaires le mardi 27 janvier 2026. Il a été longuement auditionné à la Préfecture de Police d’Abidjan avant d’être placé en garde à vue. Le lendemain, mercredi 28 janvier, il a été présenté au Parquet, où il a été entendu par le Procureur de la République.

    Laissé en liberté dans l’attente de son procès

    À l’issue de cette audience, Yapo Calice a été officiellement inculpé des chefs d’accusation de trouble à l’ordre public, diffamation et tribalisme. Toutefois, il a été laissé en liberté dans l’attente de son procès, fixé au vendredi 20 février 2026.

    Dans son communiqué, la direction du PDCI-RDA informe ses militantes et militants, ainsi que l’opinion nationale et internationale, du déroulement de cette procédure judiciaire. Le parti souligne qu’il suit de près l’évolution du dossier, qu’il considère comme sensible, au regard du contexte politique national et de la position stratégique occupée par Yapo Calice au sein de l’appareil du parti.

    Le PDCI-RDA a lancé un appel solennel à ses militants et sympathisants à faire preuve de calme, de retenue et de sérénité

    Face à cette situation, le PDCI-RDA a lancé un appel solennel à ses militants et sympathisants à faire preuve de calme, de retenue et de sérénité. La direction du parti insiste sur la nécessité d’éviter toute réaction susceptible d’aggraver les tensions ou de troubler l’ordre public.

    « Dans l’intervalle, le PDCI-RDA appelle l’ensemble de ses militantes et militants au calme, à la retenue et à la sérénité », précise le communiqué, qui réaffirme l’attachement du parti au respect des lois de la République et aux valeurs de paix.

    Tidjane Thiam suit personnellement ce dossier

    Le Président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, suit personnellement ce dossier. Dans le même communiqué, il exprime sa reconnaissance envers les conseils juridiques de Yapo Calice pour leur engagement, tout en saluant la mobilisation et le soutien des militants du parti. Il invite ces derniers à rester mobilisés, mais dans un cadre strictement légal et conforme aux principes démocratiques.

    « Le Président Tidjane Thiam remercie et félicite les Conseils du Ministre Yapo Calice ainsi que les militantes et les militants pour leur soutien et les invite à demeurer mobilisés, dans le strict respect des lois de la République et des valeurs de paix qui fondent notre engagement politique », souligne le texte.

    Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par une forte sensibilité

    Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par une forte sensibilité, lors des récentes échéances électorales et dans un climat où les discours publics sont scrutés de près par les autorités et l’opinion. Les accusations de tribalisme, en particulier, constituent un sujet délicat dans un pays soucieux de préserver la cohésion nationale et l’unité sociale.

    En attendant la tenue du procès prévue le 20 février 2026, le PDCI-RDA assure qu’il restera attentif à l’évolution de la situation et qu’il tiendra ses militants informés en temps opportun.

    Cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques importantes, tant sur la stratégie du parti que sur le débat public national, alors que les acteurs politiques sont appelés à privilégier la responsabilité, la modération et le respect des institutions républicaines.

  • Abou BAMBA, nouveau ministre de l’environnement et de la Transition écologique: La compétence environnementale accède enfin au sommet de l’État

    Abou BAMBA, nouveau ministre de l’environnement et de la Transition écologique: La compétence environnementale accède enfin au sommet de l’État

    La nomination de Monsieur Abou Bamba au poste de Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique marque un tournant significatif dans la gouvernance environnementale de notre pays. Elle vient consacrer non pas un hasard politique, mais un parcours bâti sur la rigueur, l’expertise et l’engagement concret pour un développement durable réel et inclusif.

    Ancien Coordonnateur du programme Abidjan Legacy Program, Abou Bamba n’est pas un novice parachuté dans les arcanes écologiques. Il est un homme de terrain, rompu aux réalités urbaines, climatiques et sociales. Il connaît les fractures environnementales de nos villes, les vulnérabilités des quartiers, les urgences liées à la résilience climatique, à la gestion des déchets, à la protection des écosystèmes et à l’adaptation aux changements climatiques.

    Abou Bamba est un économiste de l’environnement ivoirien, avec une riche carrière de plus de 30 ans dans le domaine de l’environnement et du développement durable. Il a commencé sa carrière dans les années 90 en tant que conseiller à la Banque Mondiale dans le cadre de l’élaboration des Plans Nationaux d’Actions Environnementales (PNAE) dans les pays Africains au sud du Sahara. Il a ensuite rejoint les bâtiments de la Banque Africaine de Développement dans le cadre du Réseau pour l’Environnement et le Développement Durable en Afrique pour la formulation des politiques environnementales dans les pays africains après la Conférence de Rio (1992) dont il a assuré la coordination opérationnelle.

    Sa carrière internationale le conduira ensuite à Gland, en Suisse, où pendant près d’une dizaine d’années il exercera en tant que Coordinateur pour l’Afrique de la Convention sur les Zones Humides d’Importance Internationales (Convention de Ramsar-UNESCO), pour le compte de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN).

    Sa trajectoire professionnelle inspire ainsi confiance. Elle témoigne d’une compréhension fine des mécanismes internationaux de la transition écologique, mais aussi d’une capacité à traduire ces concepts en actions concrètes sur le terrain. Car le défi de l’environnement aujourd’hui n’est plus seulement scientifique : il est social, économique et politique. Il s’agit de concilier croissance, inclusion sociale et protection des ressources naturelles. Un équilibre délicat que le nouveau ministre semble maîtriser.

    Grand défenseur du concept de développement durable, Abou Bamba porte une vision moderne : celle d’une économie verte créatrice d’emplois, d’une urbanisation résiliente, d’une gouvernance environnementale participative et d’une citoyenneté écologique renforcée. Cette vision est précieuse dans un contexte africain marqué par la pression démographique, l’urbanisation rapide et la vulnérabilité climatique.

    Sa nomination envoie également un message fort à la jeunesse, aux experts environnementaux et aux acteurs de la société civile : la compétence peut encore être reconnue, l’expertise peut encore ouvrir les portes du pouvoir décisionnel. C’est un signal d’espoir dans un environnement politique souvent dominé par les calculs partisans.
    Certes, les défis sont immenses : pollution urbaine, déforestation, érosion côtière, insalubrité, stress hydrique, changement climatique. Mais l’arrivée d’un profil technique et visionnaire à la tête du ministère de l’Environnement offre une opportunité historique de rupture avec les politiques cosmétiques et les effets d’annonce.

    Abou Bamba n’hérite pas seulement d’un portefeuille ministériel. Il hérite d’une responsabilité générationnelle : celle de bâtir une transition écologique africaine, adaptée à nos réalités, juste socialement et économiquement viable. En saluant sa nomination, la nation ne célèbre pas seulement un homme. Elle nourrit l’espoir d’un ministère désormais guidé par la compétence, l’innovation et la responsabilité écologique.

    Abou Bamba est titulaire d’un diplôme d’administrateur maritime et des ports du Conservatoire Nationale des Arts et Métiers (CNAM) Le Havre, France, d’un Masters es Sciences en économie et gestion (option économie de l’environnement et du développement durable) de l’Université du Québec, Canada, d’un diplôme de gestion durable de l’environnement de l’Université de Californie à Berkeley, USA, ainsi que plusieurs certificats en économie politique de l’environnement obtenus à l’Institut de Développement Économique de la Banque Mondiale à Washington D.C.

    Il est auteur de plusieurs études sur les questions environnementales et de développement durable et a reçu plusieurs prix et distinctions académiques dont le prix d’excellence de l’Université du Québec, le prix d’excellence du ministère des Sciences et de l’Enseignement supérieur du gouvernement du Québec, la Bourse de la Francophonie…

    Hermann Aboa

  • Côte d’Ivoire : le gouvernement Mambé II marqué par la sortie d’Adjoumani

    Côte d’Ivoire : le gouvernement Mambé II marqué par la sortie d’Adjoumani

    Le deuxième gouvernement du Premier ministre Robert Beugré Mambé est marqué par le départ du ministre Adjoumani, emporté par l’affaire du cacao. Téné Birahima Ouattara est nommé vice-Premier ministre, tandis que Nialé Kaba prend la tête du ministère des Affaires étrangères.

    Dans l’ensemble, il n’y a pas de bouleversement majeur : la quasi-totalité des ministres est reconduite, avec seulement deux nouvelles entrées au sein de l’équipe gouvernementale.

    Premier ministre, Chef du gouvernement
    Robert Beugré Mambé

    Vice-Premier ministre, ministre de la Défense
    Téné Birahima Ouattara

    Ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration
    Anne Désirée Ouloto

    Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale
    Nialé Kaba

    Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme
    Jean Sansan Kambilé

    Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité
    Général Vagondo Diomand

    Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget
    Adama Coulibaly

    Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie
    Mamadou Sangafowa Coulibaly

    Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières
    Bruno Nabagné Koné

    Ministre des Transports et des Affaires maritimes
    Amadou Koné

    Ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité
    Amédé Koffi Kouakou

    Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Porte-parole adjoint du gouvernement
    Mamadou Touré

    Ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle
    Pierre Dimba

    Ministre de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie
    Moussa Sanogo

    Ministre des Ressources animales et halieutiques
    Sidi Tiémoko Touré

    Ministre du Patrimoine, du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques
    Mariatou Koné

    Ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement
    Amadou Coulibaly

    Ministre des Eaux et Forêts
    Jacques Assahoré Konan

    Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat
    Ibrahim Kalil Konaté

    Ministre du Tourisme et des Loisirs
    Siandou Fofana

    Ministre du Plan et du Développement
    Souleymane Diarrassouba

    Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
    Adama Diawara

    Ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle
    Adama Kamara

    Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique
    N’Guessan Koffi

    Ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier
    Yacouba H. Sié

    Ministre de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté
    Myss Belmonde Dogo

    Ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique
    Djibril Ouattara

    Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant
    Nassénéba Touré

    Ministre de la Culture et de la Francophonie
    Françoise Remarck

    Ministre des Sports
    Adjé Silas Metch

    Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique
    Abou Bamba

  • En Côte d’Ivoire, un gouvernement remanié à minima et de profonds réajustements

    En Côte d’Ivoire, un gouvernement remanié à minima et de profonds réajustements

    Au lendemain de la reconduction de Robert Beugré Mambé au poste de Premier ministre, le nouveau gouvernement ivoirien a été rendu public vendredi 24 janvier.

    S’il s’agit probablement d’un remaniement à minima, la nouvelle équipe marque néanmoins des changements notables par rapport à la configuration précédente, avec plusieurs départs, des permutations stratégiques et l’arrivée de nouveaux visages à des postes clés.

    Ceux qui conserve leur poste

    Dans ce nouvel attelage, plusieurs figures conservent leurs portefeuilles. Téné Birahima Ouattara, frère cadet du chef de l’État, est promu vice-Premier ministre tout en restant à la tête du ministère de la Défense. Pierre N’Gou Dimba demeure ministre de la Santé, tandis qu’Anne Désirée Ouloto conserve son rang de ministre d’État en charge de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration.

    La continuité est également de mise au ministère de la Jeunesse, dirigé par Mamadou Touré, ainsi qu’aux Ressources halieutiques avec Sidi Touré. Amadou Koné est reconduit aux Transports, Jean Sansan Kambilé reste à la Justice et Vagondo Diomandé conserve le portefeuille de l’Intérieur et de la Sécurité.

    Profonds bouleversements

    En parallèle, le remaniement se distingue par de profonds bouleversements. Bruno Koné, jusque-là ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, prend désormais les rênes du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, en remplacement de Kobé Kouassi Adjoumani, écarté du gouvernement. Amédée Kouakou quitte le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier pour celui de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité. Il cède son ancien poste à Hien Sié, jusque-là directeur général du Port autonome d’Abidjan.

    Autre changement majeur : Mariétou Koné le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation pour prendre la tête du ministère du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques

    Autre changement majeur : Mariétou Koné le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation pour prendre la tête du ministère du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques. Le secteur de l’éducation nationale et de l’enseignement technique est désormais confié à N’Guessan Koffi. De son côté, Souleymane Diarrasouba quitte le Commerce et l’Industrie pour être nommé ministre du Plan et du Développement.

    La nouvelle équipe gouvernementale compte par ailleurs quatre ministres délégués. Ce sont Jean-Louis Moulot, ministre délégué à l’Enseignement technique, Bernard Comoé, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, Adama Dosso, délégué auprès du ministre des Affaires étrangère, Celestin Serey Doh, délégué auprès du ministre des Transport.

    Au chapitre des Affaires étrangères, Kaba Nialé atterri à ce poste stratégique, en remplacement d’Adom Kacou Houadja, qui quitte le gouvernement. Parmi les autres ministres sortants figurent Laurent Tchagba, précédemment aux Eaux et Forêts, et Bouaké Fofana, en charge de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

    6 femmes

    Sur le plan de la représentation féminine, le nouveau gouvernement reste marqué par une faible présence des femmes. Sur la trentaine  de portefeuilles ministériels, seuls six sont confiés à des femmes, dont Nassénéba Touré, placée au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Miss Belmonde Dogo, à la Cohésion nationale et à la lutte contre la Pauvrété et Anne Désirée Ouloto à la Fonction publique, Françoise Remarck, ministère de la Culture, Nialé Kaba et Mariétou Koné.

    Ce remaniement intervient après la décision du président Alassane Ouattara, le 8 janvier dernier, de mettre fin aux fonctions du Premier ministre et de l’ensemble des membres du gouvernement, ouvrant ainsi la voie à une recomposition destinée à répondre aux nouveaux enjeux politiques, économiques et sociaux du pays.


  • Patrick Achi élu sans surprise président de l’Assemblée nationale avec 85% des voix

    Patrick Achi élu sans surprise président de l’Assemblée nationale avec 85% des voix

    Son élection était attendue depuis que le Président de la République, Alassane Ouattara, l’avait désigné comme candidat du RHDP au perchoir. Sans surprise donc, Patrick Achi a été élu président de l’Assemblée nationale à l’issue du vote intervenu lors de la première session de la nouvelle législature. Le candidat du parti au pouvoir s’est imposé face à Yao Yao Lazard, député PDCI-RDA de Buyo, dans un scrutin marqué par une forte mobilisation des élus.

    Sur les 253 députés que compte l’actuelle législature, les 253 ont pris part au vote, témoignant de l’importance accordée à cette élection inaugurale. Le scrutin s’est déroulé sous la présidence du doyen d’âge, Mamadou Diawara, conformément aux usages parlementaires.

    Au terme du dépouillement, Patrick Achi a recueilli 215 voix, soit 85 % des suffrages exprimés, contre 36 voix (14,23 %) pour son adversaire Yao Yao Lazard. Deux bulletins ont été déclarés nuls ou blancs.

    Initialement, trois candidatures avaient été annoncées. Toutefois, Gnonka Ange, député indépendant, a finalement retiré sa candidature, laissant en lice deux prétendants officiellement validés : Patrick Achi (RHDP) et Yao Yao Lazard (PDCI-RDA).

    Dans son adresse à l’hémicycle, le candidat du PDCI-RDA a défendu une ligne politique claire : faire de l’Assemblée nationale une institution véritablement indépendante, refusant qu’elle soit une « caisse de résonance de l’Exécutif ». Il a également insisté sur la protection de l’immunité parlementaire et le respect des prérogatives des députés.

    De son côté, la candidature de Patrick Achi a été officiellement présentée par le ministre Mamadou Touré, qui a mis en avant le parcours  politique et administratif de l’ancien Premier ministre. Ministre à plusieurs reprises depuis 2011, ancien président de conseil régional, Patrick Achi est décrit comme un homme d’expérience, rompu aux exigences de l’action publique.

    La séance a également été marquée par la présence remarquée du président sortant, Adama Bictogo, député de Yopougon, symbole de la continuité institutionnelle au sein de l’hémicycle.

    Par ailleurs, des observations ont été formulées par certains élus, notamment Blessy, concernant la situation de plusieurs directeurs généraux d’entreprises publiques (Port autonome d’Abidjan, Côte d’Ivoire Énergies, entre autres), estimant qu’une dizaine d’entre eux ne devraient pas siéger, au regard des incompatibilités prévues par la loi.

    Selon le doyen d’âge, les députés concernés disposent d’un délai de huit jours pour choisir entre leur fonction administrative et leur mandat parlementaire.

    Avec l’élection de Patrick Achi, l’Assemblée nationale ouvre ainsi une nouvelle page de sa vie institutionnelle, dans un contexte où les enjeux d’indépendance, de gouvernance et d’équilibre des pouvoirs demeurent au cœur du débat politique.

    Il convient de rappeler que les élections législatives du 27 décembre dernier ont été boycottées par le PPA-CI de Laurent Gbagbo, qui estimait que les conditions d’une élection transparente et équitable n’étaient pas réunies.

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    Patrick Achi élu président de l’Assemblée nationale : Un parcours d’État entre expertise technique, gouvernance et engagement politique

    L’honorable Patrick Achi a été élu, ce samedi 17 janvier 2026, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

    Jusqu’à son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, Patrick Achi occupait les fonctions de ministre d’État, conseiller spécial du Président de la République et ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, poste qu’il a exercé de mars 2021 à octobre 2023.

    Avant cette étape majeure de sa carrière, il a été Secrétaire général de la Présidence de la République et Secrétaire exécutif du Conseil national de politique économique de 2017 à 2021. À ce titre, il a activement contribué à l’élaboration du Plan stratégique de développement « Vision 2030 » porté par Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. De 2000 à 2016, Patrick Achi a également servi comme ministre des Infrastructures économiques, avec pour mission le développement des infrastructures essentielles du pays.

    Son parcours professionnel débute dans le secteur privé, au sein du département conseil du cabinet international Arthur Andersen, où il a exercé pendant dix ans, dont cinq en France et cinq en Côte d’Ivoire. Il intègre ensuite la fonction publique en 1998 comme conseiller auprès du Premier ministre Seydou Diarra. À ce poste, il pilote la réforme du secteur cacaoyer et intervient, en 1999, comme conseiller du ministre de l’Énergie dans le cadre de la réforme du secteur électrique.

    Sur le plan international et académique, Patrick Achi a récemment exercé comme conférencier-enseignant à la Kennedy School of Government de l’Université Harvard. Il a également été désigné membre d’une équipe de trois conseillers externes auprès du Président de la Banque mondiale et de la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la réforme de ces deux institutions à l’horizon 2050.

    Sur le plan politique, il est député au Parlement ivoirien depuis 2011 et Président du Conseil régional de La Mé depuis 2013. Membre du Présidium du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), il a également présidé le congrès du parti en 2025.

    Patrick Achi est titulaire d’un master en gestion de l’Université de Stanford, d’un master en génie électrique de l’École supérieure d’électricité de Paris, d’une maîtrise en physique de l’Université de Cocody à Abidjan, ainsi que d’un certificat en économie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est diplômé du baccalauréat scientifique (Bac C) obtenu au lycée classique d’Abidjan.

  • Assemblée nationale : le message émouvant d’Adama Bictogo avant son départ

    Assemblée nationale : le message émouvant d’Adama Bictogo avant son départ

    Adama Bictogo a livré un message émouvant au personnel de l’administration de l’Assemblée nationale avant son départ de la présidence de l’institution qu’il a dirigée de 2022 à 2025.

    Après trois années passées à la tête de l’Assemblée nationale, le président Adama Bictogo quitte le perchoir.

    Rencontre avec le personnel administratif

    À la veille de son départ, le député fraîchement élu de la commune de Yopougon a eu une rencontre avec le personnel administratif de l’institution. Il a, à l’occasion, livré un message émouvant empreint de reconnaissance à l’ensemble de son auditoire pour la qualité de leur collaboration.

    « Aujourd’hui, le président de la République, président du parti, a désigné une autre personnalité pour mettre en œuvre une autre de ses missions. Moi, j’ai terminé ma mission », a déclaré le président sortant lors d’une rencontre avec les agents de l’administration parlementaire.

    Le choix du président Alassane Ouattara pour présider à la destinée de l’institution parlementaire pour cette nouvelle législature s’est porté sur Patrick Achi, ancien Premier ministre et figure du parti présidentiel, à l’issue d’une réunion du présidium qui a eu lieu, jeudi dernier. Conscient de la nature politique et collective de cette décision, Adama Bictogo a exprimé sa confiance envers celui appelé à lui succéder au perchoir.

    Celui qui vient, au-delà d’être du même parti, c’est un frère. Je reste convaincu et persuadé que non seulement vous serez à la hauteur, mais que vous saurez l’accompagner dans les objectifs qu’il va s’assigner lui-même

    « Celui qui vient, au-delà d’être du même parti, c’est un frère. Je reste convaincu et persuadé que non seulement vous serez à la hauteur, mais que vous saurez l’accompagner dans les objectifs qu’il va s’assigner lui-même », a-t-il affirmé, appelant ses hôtes à faire bloc autour du prochain président de l’Assemblée nationale.

    Adama Bictogo a également évoqué, non sans émotion, les moments forts de son passage à la tête de l’institution parlementaire. Il a souligné la qualité des relations humaines tissées au fil de son mandat. « Je pars avec le sentiment d’avoir passé de très bons moments avec vous. « Cela restera gravé dans ma mémoire », a-t-il confié, précisant avec solennité l’instant de ses adieux : « 16 janvier 2026 à 16 h 34, j’étais en train de vous dire au revoir à Mesdames et Messieurs les membres du personnel de l’administration de notre institution. »

    Dans son allocution, le président sortant n’a pas manqué de remercier l’ensemble des collaborateurs pour leur engagement et leur disponibilité. « Merci à vous tous pour l’affection que vous m’avez témoignée, merci pour votre disponibilité », a-t-il déclaré, sous les applaudissements.

    Élu président de l’Assemblée nationale en 2022, Adama Bictogo quitte ses fonctions à l’issue d’une législature marquée par d’importants enjeux politiques et institutionnels. Son message d’adieu, empreint de sobriété et de loyauté, sonne comme un appel à la stabilité et à la continuité au moment où l’Hémicycle s’apprête à élire son nouveau président. L’ouverture de la séance inaugurale qui marquera cette élection est prévue pour ce samedi 17 janvier 2026.

  • Assemblée nationale : Les députés convoqués pour l’élection du nouveau président ce samedi 17 janvier 2026

    Assemblée nationale : Les députés convoqués pour l’élection du nouveau président ce samedi 17 janvier 2026

    La nouvelle Assemblée nationale de Côte d’Ivoire entre officiellement en fonction. Les députés élus lors des législatives du 27 décembre 2025 sont convoqués, ce samedi 17 janvier 2026 à Abidjan, pour la séance inaugurale de la 3ᵉ législature de la 3ᵉ République, marquée par l’élection du président de l’institution.

    La scène politique ivoirienne s’apprête à franchir une étape décisive avec l’installation officielle de la nouvelle Assemblée nationale. Dans un communiqué en date du 15 janvier 2026, le Secrétariat général de l’Assemblée nationale informe de la convocation des députés élus à l’issue du scrutin législatif du 27 décembre 2025.

    La séance inaugurale de la 3ᵉ législature de la 3ᵉ République se tiendra le samedi 17 janvier 2026, à partir de 09 heures, au Palais de l’Assemblée nationale, à Abidjan. Elle sera présidée par le doyen d’âge de l’institution, Monsieur Mamadou Diawara, conformément aux usages parlementaires.

    Selon le communiqué, l’ordre du jour de cette première séance est exclusivement consacré à l’élection du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Un moment clé qui marquera la mise en place des instances dirigeantes de l’institution et donnera le ton de la nouvelle législature.

    Le Secrétariat général invite, par ailleurs, Mesdames et Messieurs les députés à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer leur présence effective à cette séance solennelle, déterminante pour le bon fonctionnement de la démocratie parlementaire.

    Cette rencontre inaugurale intervient dans un contexte politique majeur, alors que les attentes sont fortes quant au rôle que jouera la nouvelle Assemblée nationale dans le renforcement de la gouvernance démocratique, du contrôle de l’action gouvernementale et de la représentation des populations ivoiriennes.

  • Présidence de l’Assemblée nationale / Bictogo out ! Tabouret perdu pour le  »Diamant noir », le père des tabourets

    Présidence de l’Assemblée nationale / Bictogo out ! Tabouret perdu pour le  »Diamant noir », le père des tabourets

    La configuration de la nouvelle assemblée nationale de Côte d’Ivoire sous le 4e mandat d’Alassane Ouattara se dessine. Après une réunion au palais présidentiel ce jeudi, on connaît désormais le choix du président du Rhdp quant au futur président de l’institution largement dominée par le parti présidentiel. Selon des informations sorties du conclave de la case, l’ancien Premier ministre Patrick Achi sera au perchoir au détriment d’Adama Bictogo qui n’aura eu que trois petites années pour écrire sa page après le décès d’Amadou Soumahoro. Il n’y aura ni Téné Birahima, ni Adjoumani Kobénan que des spéculations sciemment entretenues donnaient comme les choix d’Alassane Ouattara. L’homme du 11 avril 2011 vient encore d’administrer là, une belle feinte à tous ceux qui croient connaître ses réflexes quant à ses choix dont il demeure le maître.

    C’est Adama Bictogo qui doit se poser mille et une questions ce soir après ce cataclysme. Il y a quelques jours en arrière, à la clôture de la session de l’Assemblée nationale le 31 décembre 2025, l’homme se gargarisait du travail qu’il a abattu au regard de la comptabilité des lois votées sous son magistère. Le bilan en chiffres, flatteur, sous d’autres cieux et en d’autres circonstances le feraient pressentir pour rempiler selon l’adage  »on ne change pas une équipe qui gagne ». Bictogo tout au long de son cheminement s’était forgé un capital sympathie au sein de l’hémicycle devenant l’homme du milieu, l’homme de tous les camps pour qui il n’y avait plus de cloisons étanches entre les obédiences politiques. Avec son bilan élogieux, il est congédié.

    Livres politiques

    C’est la chute du théoricien des tabourets. L’homme qui inventa dans la foulée des déboires de l’ancien Pan Guillaume Soro tombé en disgrâce près de Ouattara, la fameuse formule du tabouret (politique).  »Si tu n’es pas Rhdp, tu libères le tabouret », criait-il à l’poque, à ceux qui du Pdci et des proches de Guillaume Soro exprimaient des divergences de vue avec le Rhdp parti politique unifié tel que le concevait le chef de l’exécutif. On était en 2020. Bictogo fut alors récompensé après beaucoup de débauche d’énergie par le succulent poste de Président de l’Assemblée nationale après la disparition d’un autre cacique du Rhdp, le ministre Amadou Soumahoro.

    Que s’est-il passé dans ce nouveau jeu de chaises musicales pour que Bictogo y lâche du lest ? On dira que le président Alassane Ouattara est le chef du parti et il sait ce qu’il fait. Soit, mais Bictogo exprimait à mots couverts son désir de continuer. Pour rien au monde il ne pouvait lâcher ce perchoir qui lui permettait quand même de se faire des amitiés et de se construire une trajectoire pour des ambitions présidentielles futures. Ce soir il s’interroge. Et son monde avec lui.  »Qu’ai-je fait au président ? »

    SD à Abidjan

  • Côte d’Ivoire: Patrick Achi, pièce maîtresse pour préparer l’ascension de Téné Brahima Ouattara au perchoir

    Côte d’Ivoire: Patrick Achi, pièce maîtresse pour préparer l’ascension de Téné Brahima Ouattara au perchoir

    C’est une manœuvre politique de très haut niveau qui se dessine au sommet de l’État ivoirien. Selon nos informations, Patrick Achi a été choisi par le président Alassane Ouattara pour conduire une séquence institutionnelle décisive : préparer, par des réformes constitutionnelles ciblées, l’élévation de Téné Brahima Ouattara à la présidence de l’Assemblée nationale, faisant de ce dernier le dauphin constitutionnel du régime.

    L’ancien Premier ministre devrait ainsi succéder à Adama Bictogo au perchoir. L’élection est annoncée pour ce samedi 17 janvier.

    Un choix stratégique du chef de l’État

    L’annonce aurait été faite le 15 janvier à Abidjan, lors d’une réunion du présidium du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Alassane Ouattara aurait personnellement désigné Patrick Achi comme candidat du parti au pouvoir à la présidence de l’Assemblée nationale, poste stratégique dans l’architecture institutionnelle ivoirienne.

    Ce choix n’est pas anodin. Technocrate aguerri, fin connaisseur des rouages de l’État et homme de confiance du chef de l’État, Patrick Achi apparaît comme le profil idéal pour piloter une phase de réajustement institutionnel sensible, à forte portée politique.

    Une Assemblée nationale verrouillée par le RHDP

    Cette recomposition intervient dans un contexte de domination parlementaire quasi totale du RHDP. Deux mois après la large réélection d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 25 octobre 2025, le parti présidentiel a confirmé son hégémonie lors des législatives du 27 décembre, remportant 197 sièges sur 255, soit une progression notable par rapport à la précédente législature.

    À ce socle solide pourraient s’ajouter certains des 23 députés indépendants élus, renforçant encore la capacité du pouvoir à faire adopter d’éventuelles réformes constitutionnelles ou organiques.

    Patrick Achi, l’homme du système Ouattara

    Écarté de la primature en octobre 2023 au profit de Robert Beugré Mambé, Patrick Achi n’a jamais quitté le premier cercle du pouvoir. Ancien secrétaire général de la présidence, il a poursuivi une carrière internationale comme consultant pour la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), tout en dispensant des cours à l’université de Harvard.

    Début 2025, il a été rappelé au cœur du dispositif présidentiel comme ministre d’État, conseiller spécial du président, confirmant la confiance intacte que lui accorde Alassane Ouattara. Transfuge du PDCI, Patrick Achi est par ailleurs député et président du conseil régional de la Mé.

    Vers une succession constitutionnellement balisée ?

    Dans l’ordre constitutionnel ivoirien, le président de l’Assemblée nationale occupe une position centrale dans la chaîne de succession. En plaçant un fidèle stratège au perchoir, puis en préparant l’accession de Téné Brahima Ouattara à cette fonction, le régime pourrait ainsi sécuriser une transition politique maîtrisée, tout en respectant formellement le cadre institutionnel.

    Si elle se confirme, cette opération marquerait une nouvelle étape dans la consolidation du système Ouattara, où la technocratie, le contrôle parlementaire et l’ingénierie constitutionnelle s’articulent au service d’une succession soigneusement préparée.

  • Assemblée nationale : Alassane Ouattara choisi Patrick Achi pour remplacer Adama Bictogo

    Assemblée nationale : Alassane Ouattara choisi Patrick Achi pour remplacer Adama Bictogo

    Patrick Achi, ancien Premier ministre ivoirien, est pressenti pour la présidence de l’Assemblée nationale, en remplacement du sortant Adama Bictogo.

    C’est Jeune Afrique qui livre l’information dans une parution en date du jeudi 15 janvier 2025. Selon le média français, le natif de la Mé a été désigné par le président Alassane Ouattara à l’issue d’une réunion du présidium du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), en présence des principaux dirigeants du parti.

    Continuité politique

    Patrick Achi succédera donc à Adama Bictogo, qui occupait cette fonction depuis 2022. Ce choix s’inscrit dans la continuité politique du parti au pouvoir. Deux mois après la réélection d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le RHDP a conforté sa domination lors des législatives du 27 décembre, remportant 197 sièges sur 255, soit une trentaine de plus que dans l’Assemblée précédente.

    Le parti a également conquis 44 nouvelles circonscriptions, renforçant son contrôle de l’hémicycle. Les 23 indépendants élus pourraient, selon les analystes, jouer un rôle stratégique dans les discussions parlementaires à venir.

    Patrick Achi, ancien Premier ministre et figure expérimentée de l’exécutif ivoirien, bénéficie d’une longue expérience dans la gestion gouvernementale et les affaires économiques. Premier ministre de Côte d’Ivoire entre 2021 et 2023, le natif de la Mé a été remplacé par Robert Beugré Mambé au lendemain des élections locales de septembre 2023, largement remportées par le RHDP.

    Auparavant secrétaire général de la présidence, il avait rejoint une équipe de consultants pour la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), tout en assurant des cours pendant un semestre à l’université américaine de Harvard. Il avait été nommé début 2025 ministre d’État, conseiller spécial à la présidence.

    Ce technocrate, transfuge du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été élu député dans sa région de la Mé, qu’il préside. Sa désignation comme choix du parti à la présidence de l’Assemblée nationale, pour remplacer Adama Bictogo, s’inscrit dans une logique de continuité politique et de stabilité de l’institution, tout en consolidant l’influence du RHDP au sein du Parlement.

  • Assemblée nationale : La convocation à la séance inaugurale du 16 janvier annulée

    Assemblée nationale : La convocation à la séance inaugurale du 16 janvier annulée

    L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a annoncé, ce mardi 13 janvier 2026, l’annulation pure et simple de la convocation des députés élus à l’issue des élections législatives du 27 décembre 2025 à la séance inaugurale initialement prévue pour le vendredi 16 janvier 2026 à 9 heures.

    Dans un communiqué officiel signé du doyen d’âge, Mamadou Diawara, il est précisé que le communiqué N°001/AN/SG en date du 13 janvier 2026, qui convoquait les parlementaires à cette première séance solennelle, est désormais « nul et de nul effet ». Aucune autre précision n’a, pour l’heure, été donnée quant aux raisons ayant motivé cette décision ni sur la nouvelle date de convocation.

    Cette annonce intervient dans un contexte institutionnel sensible, marqué par l’installation progressive de la nouvelle législature issue des dernières élections. La séance inaugurale constitue une étape cruciale dans la vie parlementaire, puisqu’elle marque officiellement l’entrée en fonction des députés et ouvre la voie à la mise en place des instances dirigeantes de l’Assemblée nationale.

    L’annulation de cette convocation suscite déjà de nombreuses interrogations au sein de la classe politique et de l’opinion publique, d’autant plus qu’elle est intervenue à seulement quelques jours de la date initialement retenue. Plusieurs observateurs estiment qu’une nouvelle communication officielle sera nécessaire afin de clarifier la situation et de rassurer les députés ainsi que les citoyens sur la suite du processus parlementaire.

    En attendant une éventuelle nouvelle date, les députés élus sont invités à se tenir informés des prochaines décisions des autorités compétentes de l’Assemblée nationale. Cette institution, pilier de la démocratie ivoirienne, reste attendue sur la poursuite normale de ses activités dans le respect des textes et des procédures en vigueur.