La Côte d’Ivoire va bientôt enregistrer une forte présence de forces spéciales sur son territoire en 2026. Il s’agit de militaires issus de plusieurs pays. Ils vont se rassembler dans le cadre d’une manœuvre spéciale.
Environ 1 500 militaires, c’est l’effectif de soldats qui devrait arriver en terre ivoirienne. La période prévue est le mois d’avril 2026.
Ces militaires, essentiellement des forces spéciales sont de nationalité différente. Ils viendront pour une manouvre spéciale.
Cette forte présence se fera dans le cadre de l’édition 2026 de la manœuvre multinationale Flintlock, que dirigent les forces spéciales américaines.
Cette manœuvre militaire est le plus grand rendez-vous annuel du Commandement des opérations spéciales des États-Unis pour l’Afrique.
En prélude à cet évènement, un séminaire de planification finale se tient à Abidjan Plateau, apprend 7info ce mardi 24 février 2026.
La rencontre est une initiative des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) et le United States Africa Command (AFRICOM).
À l’entame, il y avait la présence du général de brigade Tibé Bi, Commandant les Forces spéciales ivoiriennes.
Il représentait le général d’armée Lassina Doumbia, chef d’état-major général des armées.
Il y avait aussi Junaid Jay Munir, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire.
Ce dernier a salué la solidité du partenariat entre les forces spéciales ivoiriennes et américaines ainsi que l’engagement des pays participants.
Il a rappelé que cet exercice contribue à bâtir des relations durables, à harmoniser les procédures. Et à préparer également les unités à agir ensemble avec efficacité pour la stabilité du continent.
Le général Tibé Bi a pour sa part, affirmé que les menaces actuelles dépassent les frontières. Et qu’elles imposent une coopération renforcée entre États partenaires.
Il a indiqué que Flintlock 2026 permettra d’évaluer concrètement les dispositifs de collaboration face aux menaces hybrides et numériques.
Cette manœuvre militaire ajoute-il, permettra aussi d’améliorer la circulation du renseignement et de consolider la confiance opérationnelle entre forces engagées.
Selon lui, cet exercice doit avant tout renforcer l’efficacité collective au service de la sécurité des populations et de la stabilité régionale.
Flintlock est financé par Washington. Il vise à renforcer l’interopérabilité des armées, améliorer la coordination des actions.
Cette manœuvre vise surtout à affûter les capacités de réponse face aux menaces transnationales comme le terrorisme et les réseaux criminels.
Elle va se tenir pour la deuxième année consécutive en Côte d’Ivoire après l’édition 2025.
Richard Yasseu
