Prologue : responsabilité et exposition
« L’homme qui se noie s’accroche à tout, même aux épines », dit un proverbe africain.
Lorsqu’une affaire privée devient publique, chacun tente de reprendre la maîtrise du récit. Mais une règle demeure : lorsqu’on adresse une lettre formelle au Procureur de la République, on pose un acte juridique assumé. Ce document ne relève plus du simple échange confidentiel. Il entre dans un cadre institutionnel.
C’est là que commence la controverse actuelle : non pas sur le fond de la lettre, mais sur sa circulation.
I. Une démarche volontaire
La lettre en question est datée, signée et adressée à une autorité judiciaire. Elle expose des faits, formule des griefs et sollicite l’intervention de la justice.
Il s’agit donc d’une démarche structurée, réfléchie et officielle.
Dans toute démocratie, une procédure judiciaire impliquant des personnalités connues peut susciter un intérêt médiatique. Ce principe n’est ni nouveau ni exceptionnel.
II. La question de la diffusion
Comment un document adressé au Procureur peut-il circuler ?
Plusieurs hypothèses existent :
- transmission par l’une des parties ;
- communication via des conseils juridiques ;
- fuite administrative ;
- obtention par des sources journalistiques.
Aucune de ces hypothèses ne constitue, en soi, une faute professionnelle d’un journaliste, dès lors que l’information est obtenue légalement et traitée dans le respect de la déontologie.
Le rôle d’un journaliste n’est pas de demander l’autorisation préalable de la personne concernée avant d’examiner un document d’intérêt public. Son rôle est d’en vérifier l’authenticité et la pertinence.
III. Entre émotion et logique
Lorsque le débat se déplace vers des soupçons d’intentions cachées ou des accusations sans preuves, on quitte le terrain factuel pour celui de la spéculation.
Or, dans une affaire judiciaire, seule la preuve importe.
Transformer la circulation d’un document en scénario d’hostilité personnelle ou en hypothèse de collusion affaiblit le débat. La crédibilité se construit sur des éléments vérifiables, non sur des insinuations.
IV. Journalisme et cohérenc
Il existe une cohérence fondamentale dans la pratique journalistique :
- on défend la liberté d’informer ;
- on accepte que des actes judiciaires puissent être analysés publiquement ;
- on assume que toute démarche formalisée devant la justice puisse faire l’objet d’un examen critique.
Une lettre adressée au Procureur n’est pas un message privé entre amis. Elle engage son auteur dans un processus institutionnel.
À partir de cet instant, le document peut entrer dans le champ du débat public, sous réserve du respect des règles de prudence.
V. L’enjeu réel : la maîtrise du récit
Dans les controverses médiatisées, la tentation est grande de chercher un responsable extérieur lorsque le récit échappe à son initiateur.
Pourtant, la première responsabilité revient toujours à celui qui pose l’acte initial.
Écrire, signer et transmettre un document officiel implique d’en assumer les conséquences, y compris médiatiques.
Épilogue : le débat doit rester factuel
La justice tranche les faits.
La presse les analyse.
L’opinion observe.
Dans une société ouverte, la solidité d’une position ne se mesure pas à la vigueur des accusations, mais à la cohérence des arguments et à la capacité à produire des preuves.
Le reste relève du bruit.
Jacob Koné Katina
Chroniqueur
Consultant en communication

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Libre opinion :Anicette Konan :Quand la paranoïa remplace la responsabilité
Ou comment transformer sa propre lettre au Procureur en théorie du complot impliquant un « tonton » journaliste
Prologue : Le syndrome du « ce n’est jamais ma faute »
« L’homme qui se noie s’accroche à tout, même aux épines », dit un proverbe africain. Anicette Konan, en pleine noyade médiatique, vient de trouver une nouvelle épine à saisir : Alafé Wakili.
Mes chers lecteurs, installez-vous. Respirez profondément. Car nous assistons à un nouveau chapitre de cette saga interminable : le chapitre où l’auteure de ses propres malheurs cherche désespérément un bouc émissaire.
Après avoir accusé Yaya Touré d’être un « pervers narcissique », après s’être auto-maudite publiquement (« faut pas je vais réussir, faut plus je vais faire d’enfants »), après avoir publié un livre truffé de huit fautes sur la couverture, voilà qu’Anicette découvre le VRAI coupable de tous ses problèmes :
Oui, vous avez bien lu. SA PROPRE LETTRE.
Une lettre qu’ELLE a écrite. Qu’ELLE a signée. Qu’ELLE a envoyée au Procureur de la République.
Et elle accuse quelqu’un d’autre de l’avoir « fuité ».
Analysons ensemble cette nouvelle pirouette victimaire qui défie la logique la plus élémentaire.
Chapitre I : La lettre au Procureur – autopsie d’un document auto-incriminant
Avant de parler de Wakili, parlons du document lui-même.
Une lettre datée du 5 septembre 2025, adressée « À Monsieur le Procureur », signée Anicette Konan.
Lisons-en les passages clés avec l’œil clinique qu’ils méritent.
« Je Suis KONAN N’Goran Anicette Journaliste Présentatrice au Groupe RTI »
Première ligne, première présentation.
Elle se définit par sa fonction professionnelle.
Pas « femme blessée », pas « victime », pas « mère ».
« Journaliste présentatrice. »
Pourquoi est-ce important ?
Parce qu’une journaliste professionnelle est censée comprendre comment fonctionne l’information.
Elle est censée savoir que les lettres envoyées aux autorités publiques dans le cadre d’affaires médiatisées peuvent fuiter.
Elle le sait. Ou elle devrait le savoir.
« J’Entretenais une Liaison Amoureuse avec Monsieur TOURE Gnegneri Yaya »
Notez le temps : « entretenais ». Imparfait. Passé.
La relation est terminée.
Mais elle écrit au Procureur pour parler d’une relation passée.
Pourquoi ?
Continuons.
« Il est étant marié qu’il est musulman et peut avoir jusqu’à 04 épouses »
Phrase syntaxiquement cassée, mais le fond est clair :
Elle SAVAIT qu’il était marié.
Elle SAVAIT qu’elle était la maîtresse.
Elle ACCEPTAIT cette situation.
Du moins jusqu’à ce que ça ne marche plus comme elle voulait.
La chronologie des faits selon sa lettre
28 février 2025 : Vivant en Angleterre, en congés, démarre liaison avec Yaya
1er mars 2025 : Rapports sexuels non protégés → grossesse
26 mars 2025 : Yaya lui annonce au téléphone : « va voir médecin pour gérer cela, attendre encore pour enfant »
Traduction : « avorte, c’est pas le moment ».
Décision d’Anicette : « j’ai pas accepté mais j’ai fini par accepter sous sa pression »
Traduction : « J’ai résisté pour négocier, puis j’ai cédé quand j’ai obtenu ce que je voulais (l’argent). »
« Mais depuis lors lorsque je réclame mon argent de l’avortement… »
STOP.
« MON argent de l’avortement. »
Pas « LES frais d’avortement ».
Pas « LE remboursement des frais médicaux ».
« MON argent. »
Freud appellerait ça un « acte manqué ».
Le subconscient qui révèle la vérité que la bouche essaie de cacher.
Pour Anicette, ce n’est pas une question de santé, de médical, de nécessité.
C’est SON argent. Son dû. Sa récompense.
« Monsieur TOURE Gnegneri Yaya Passe son Temps à me Traiter de Prostituée »
Ah, la victimisation.
« Il me traite de prostituée. »
Question évidente : Est-ce diffamatoire de traiter quelqu’un de « prostituée » quand cette personne réclame de l’argent en échange de services sexuels et d’un avortement ?
N’est-ce pas, littéralement, la définition d’une transaction sexuelle monétisée ?
Je ne dis pas qu’Anicette EST une prostituée.
Je dis que la logique de sa démarche (sexe → grossesse → argent réclamé) ressemble structurellement à une transaction commerciale.
Et Yaya l’a probablement remarqué aussi.
« Il a aussi envoyé un dénommé Monsieur COULIBALY »
Un nouvel acteur apparaît.
Monsieur Coulibaly aurait tenu « des propos discourtois » devant tribunal.
Pour « restauration de ma dignité par des excuses verbales ».
Donc Anicette veut :
De l’argent,
Des excuses,
Pas de paternité établie. Pas de reconnaissance d’enfant. Pas de relation future.
Juste : argent + excuses.
C’est un règlement de comptes, pas une demande de justice.
Chapitre II : Pourquoi Cette Lettre a-t-elle Fuité ? – La Question Idiote
Anicette accuse Wakili d’avoir « publié le courrier ».
Mais posons la vraie question : Comment une lettre adressée au Procureur peut-elle fuiter ?
Les voies possibles de fuite
Voie #1 : Anicette elle-même
Elle a écrit cette lettre. Elle en a probablement des copies. Elle l’a peut-être montrée à des amis, des conseillers, des proches.
N’importe lequel d’entre eux a pu la transmettre.
Voie #2 : Le cabinet du Procureur
Une fuite administrative. Quelqu’un qui travaille au Parquet partage le document.
C’est courant. Ça arrive dans tous les pays.
Voie #3 : Les avocats ou représentants
Si Yaya a été notifié de cette lettre, son avocat a reçu copie. Cet avocat a pu légitimement la transmettre.
Voie #4 : Sources journalistiques
Un journaliste d’investigation (comme Wakili) a des sources dans l’administration, la justice, les cabinets d’avocats.
C’est son métier. C’est légal.
La Question qui Tue
Dans AUCUN de ces scénarios, Wakili n’a fait quelque chose d’illégal ou d’immoral.
Obtenir des documents d’intérêt public par des sources légitimes, c’est du journalisme.
Partager ces documents avec des confrères dans un cadre professionnel, c’est de la vérification collaborative.
C’est exactement ce qu’un journaliste DOIT faire.
Chapitre III : « Tu me connais, je suis ta fille »
– Le chantage affectif comme arme
« J’appelle, puisque je connais tonton Alafé. J’ai dit « tonton tu me connais, je suis ta fille, tu vois un courrier comme ça, tu reçois tu vois mon nom, mon numéro, il faut me demander d’abord avant de publier. »
Disséquons cette manipulation affective niveau amateur.
L’invocation de la filiation fictive
« Tonton… je suis ta fille. »
Non, Anicette.
Tu n’es pas sa fille.
Tu es une consœur.
Au mieux, une jeune collègue qu’il connaît dans le milieu.
Mais invoquer une filiation imaginaire pour créer une obligation morale qui n’existe pas, c’est de la MANIPULATION.
L’exigence absurde de « permission »
« Il faut me demander d’abord avant de publier. »
Sérieusement ?
Un journaliste doit demander la PERMISSION à la personne concernée avant de publier une information qui la concerne ?
Appliquons cette logique :
Un journaliste obtient une lettre d’un politicien corrompu → « Ah non, il faut d’abord lui demander s’il est d’accord pour qu’on publie ! »
Un journaliste découvre un document compromettant → « Attendez, il faut l’autorisation du compromis avant de révéler ! »
C’est le CONTRAIRE du journalisme.
Le journalisme ne demande PAS permission aux sujets de ses enquêtes.
L’ironie cosmique
Anicette Konan, qui a :
Enregistré CLANDESTINEMENT Yaya sans lui demander permission,
Balancé ces enregistrements sans lui demander permission,
Publié un livre sur leur relation sans lui demander permission,
Écrit au Procureur pour l’accuser sans lui demander permission,
Cette même Anicette exige maintenant qu’on lui demande PERMISSION avant de partager SA PROPRE LETTRE qu’ELLE a écrite et envoyée à une autorité publique.
L’hypocrisie est tellement monumentale qu’elle en devient presque comique.
Chapitre IV : « Je doute qu’on lui a remis de l’argent » – La théorie du complot pathétique
« Qu’il m’excuse mais j’ai mal et puis je doute qu’on lui a remis de l’argent pour faire ça parce que c’est un grand de la communication ».
Ah. LA théorie du complot.
Le refuge final de ceux qui n’ont plus d’arguments rationnels.
Décryptage de la rhétorique manipulatrice
« Je doute que X » en manipulation rhétorique signifie « je crois que X » avec deniabilité.
« Je doute qu’on lui a remis de l’argent » = « Je crois qu’on lui a payé, mais je ne peux pas le prouver, alors je formule ça comme un doute. »
C’est une accusation déguisée.
Une diffamation à peine voilée.
La théorie conspirationniste développée
Selon Anicette : Yaya Touré → paie Alafé Wakili → pour partager SA lettre au Procureur → dans un groupe de journalistes → afin de l’humilier.
Problèmes avec cette théorie :
Problème #1 : Pourquoi Yaya paierait-il ?
Il a GAGNÉ son procès. Il est en position de force. Anicette s’humilie toute seule gratuitement chaque jour. Il n’a besoin de payer personne.
Problème #2 : Pourquoi Wakili accepterait-il ?
« Grand de la communication » selon Anicette elle-même. Décennies de carrière. Réputation établie. Pourquoi risquerait-il tout ça pour quelques billets dans une affaire sordide ?
Problème #3 : La lettre est PUBLIQUE par nature
Une lettre adressée au Procureur dans une affaire publique (scandale national) n’est PAS un document privé protégé. C’est de l’intérêt public légitime.
La théorie ne tient pas.
C’est de la paranoïa victimaire pathologique.
Chapitre V : Ce que la lettre révèle vraiment – L’auto-incrimination involontaire
Au-delà de l’accusation contre Wakili, cette lettre au Procureur est un document fascinant.
Pas pour ce qu’Anicette CROIT qu’il dit.
Mais pour ce qu’il révèle MALGRÉ elle.
Révélation #1 : Elle savait qu’il était marié
« Il est étant marié qu’il est musulman et peut avoir jusqu’à 04 épouses. »
Elle SAVAIT.
Elle a CHOISI d’entrer dans cette relation EN CONNAISSANCE DE CAUSE.
Donc toute la victimisation ultérieure (« il m’a utilisée ») est mensongère.
Tu ne peux pas être « utilisée » dans une situation où tu es entrée volontairement et consciemment.
Révélation #2 : Les rapports sexuels non protégés étaient son choix aussi
« Rapports sexuels non protégés. »
Deux personnes participent à un rapport non protégé.
Les deux sont responsables.
Pointer uniquement Yaya comme responsable de la grossesse, c’est nier sa propre responsabilité d’adulte.
Révélation #3 : « MON argent » – Le lapsus révélateur
« Lorsque je réclame MON argent de l’avortement. »
Pas « LES frais ». « MON argent. »
C’est une transaction qu’elle perçoit comme son DÛ.
Pas un remboursement médical.
Une rétribution.
Révélation #4 : Pas de montant précis mentionné
Notez que dans cette lettre au Procureur, elle ne mentionne JAMAIS les histoires de « 20 millions ».
Pourquoi ?
Parce qu’un Procureur aurait immédiatement questionné ce montant astronomique.
Parce que devant la justice, réclamer 20 millions pour un avortement à 100 000 FCFA s’appelle du CHANTAGE.
Alors elle reste vague. « Mon argent de l’avortement. » Sans préciser combien.
C’est révélateur de la conscience qu’elle a que sa demande est illégitime.
Révélation #5 : Elle veut des « excuses verbales »
Pas de dommages et intérêts.
Pas de reconnaissance de paternité.
Pas de pension alimentaire.
« Restauration de ma dignité par des excuses verbales. »
C’est une vengeance personnelle, pas une demande juridique sérieuse.
Chapitre VI : La stratégie du bouc émissaire
– psychologie d’une défaite non assumée
Récapitulons les boucs émissaires successifs d’Anicette :
Bouc Émissaire #1 : Yaya Touré
« Pervers narcissique qui m’a manipulée. »
Problème : Elle l’a enregistré, chanté, perdu en justice.
Bouc Émissaire #2 : La Justice Européenne
« Ils ne m’ont pas comprise. »
Problème : La justice a appliqué le droit. Son dossier ne tenait pas.
Bouc Émissaire #3 : Les Gens
« Ils mettent sur moi, ils me jugent. »
Problème : Ils commentent ce qu’ELLE a rendu public.
Bouc Émissaire #4 : Alafé Wakili
« Il a fuité MA lettre, c’est de la trahison, peut-être payé par Yaya. »
Problème : Wakili a fait son travail de journaliste. La lettre est d’intérêt public.
Le problème : jamais responsable
JAMAIS Anicette n’assume.
Jamais elle ne dit :
« J’ai eu tort de m’engager avec un homme marié. »
« J’ai eu tort d’enregistrer clandestinement. »
« J’ai eu tort de réclamer 20 millions. »
« J’ai eu tort d’écrire au Procureur sans preuves solides. »
« J’ai eu tort de transformer ma vie privée en scandale public. »
C’est TOUJOURS la faute des autres.
C’est la signature psychologique du narcissisme victimaire pathologique.
Chapitre VII : Le contraste cruel – Yaya silencieux, Anicette hystérique
Pendant qu’Anicette :
Écrit au Procureur
Accuse Wakili de complot
S’auto-maudit publiquement
Multiplie les messages incohérents
Publie des livres truffés de fautes
Yaya Touré reste SILENCIEUX.
Il ne dit RIEN.
Il laisse Anicette s’enfoncer toute seule.
La Sagesse du Silence Stratégique
Marc Aurèle : « La meilleure vengeance est de ne pas ressembler à celui qui t’a fait du mal. »
Sun Tzu : « Ne jamais interrompre un ennemi en train de faire une erreur. »
Yaya applique ces sagesses millénaires.
Chaque nouveau geste d’Anicette :
Révèle ses contradictions
Expose sa confusion
Confirme qu’elle est l’agresseur, pas la victime
Fournit des preuves utilisables juridiquement
Pourquoi Yaya interviendrait-il ?
Son adversaire s’autodétruit publiquement, gratuitement, avec enthousiasme.
Chapitre VIII : Ce que Wakili aurait dû faire (rires… c’est exactement ce qu’il a fait)
Mettons-nous à la place d’Alafé Wakili.
Vous êtes un journaliste expérimenté.
Vous obtenez une lettre au Procureur concernant une affaire qui est un scandale national.
Cette lettre contient des informations factuelles sur l’affaire.
Que faites-vous ?
Option A : ignorer le document
NON.
C’est de l’information d’intérêt public.
Votre devoir de journaliste est de vérifier et partager.
Option B : appeler Anicette pour « permission »
NON.
Le journalisme ne demande pas permission aux sujets de ses enquêtes.
C’est contraire à tous les principes déontologiques.
Option C : partager dans un groupe professionnel pour vérification collaborative
OUI.
C’est exactement la bonne pratique journalistique.
Partager avec des confrères permet :
Vérification croisée
Analyse collaborative
Confirmation de l’authenticité
Discussion de l’intérêt public
C’est ce que Wakili a fait.
C’est ce qu’il DEVAIT faire.
Il n’a RIEN à se reprocher.
Chapitre IX : L’ironie suprême – La journaliste qui ne comprend pas le journalisme
Anicette Konan est journaliste.
Master 2 en Journalisme.
Présentatrice de JT.
Elle DEVRAIT comprendre :
La liberté de la presse
Le droit à l’information d’intérêt public
Les principes de l’investigation
La différence entre vie privée et affaire publique
ET POURTANT.
Elle reproche à un confrère d’avoir fait son travail.
C’est comme un médecin qui reproche à un chirurgien d’opérer.
C’est comme un avocat qui accuse un juge de juger.
L’hypocrisie et l’incompétence professionnelle sont sidérantes.
Épilogue : La lettre qui révèle plus qu’elle ne cache
Au final, cette affaire Wakili révèle une vérité simple :
Anicette ne contrôle plus rien.
Pas son image.
Pas le narratif.
Pas les documents.
Elle a écrit une lettre au Procureur pensant contrôler son histoire.
Cette lettre a fuité, révélant ses contradictions.
Et au lieu d’assumer, elle accuse le messager.
C’est pathétique.
C’est prévisible.
Et c’est la confirmation finale qu’elle a perdu.
« Un tonton pour qui j’ai beaucoup de respect. »
Jusqu’à ce qu’il fasse son travail de journaliste, Anicette.
Alors il devient un traître comploteur.
Pratique, n’est-ce pas ?
Rideau.
Jacob Koné Katina