Étiquette : SIMONE GBAGBO

  • Présidentielle 2025: des cadres du PPA-CI prêts à rejoindre l’ex-Première Dame, Simone Gbagbo !

    Présidentielle 2025: des cadres du PPA-CI prêts à rejoindre l’ex-Première Dame, Simone Gbagbo !

    Alors que la campagne présidentielle s’annonce décisive, plusieurs cadres influents du PPA-CI, issus du premier cercle autour de Laurent Gbagbo, seraient sur le point de rejoindre Simone Ehivet Gbagbo, candidate du Mouvement des Générations Capables (MGC), selon des sources internes concordantes.

    Ces figures du parti fondé par l’ancien président ivoirien justifient ce rapprochement par la nécessité de « préserver l’héritage du combat gbagboïste » et d’éviter, selon leurs mots, « l’éparpillement des forces souverainistes face au RHDP », au moment où Laurent Gbagbo est écarté de la compétition.

    Leur ralliement, s’il se confirmait, pourrait redessiner le paysage électoral de l’opposition et offrir à l’ancienne Première Dame un ancrage politique et territorial renforcé, notamment dans les bastions historiques du FPI. Toute chose qui pourrait favoriser un rapprochement ou un ralliement d’autres candidats de l’opposition, à l’instar de Jean-Louis Billon et Ahoua Don Mello, autour de la candidature de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire.

    Sylvie Kouamé avec Hervé Coulibaly

  • présidentielle d’octobre 2025-Simone Gbagbo: « Le système actuel ne peut pas permettre à un candidat qui n’est pas au pouvoir de gagner »

    présidentielle d’octobre 2025-Simone Gbagbo: « Le système actuel ne peut pas permettre à un candidat qui n’est pas au pouvoir de gagner »

    La campagne pour la présidentielle d’octobre 2025 prend une nouvelle tournure avec une sortie remarquée de Simone Ehivet-Gbagbo, candidate déclarée. L’ancienne Première dame n’a pas mâché ses mots en dénonçant frontalement les règles du jeu électoral en Côte d’Ivoire.

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    « Le système actuel, tel qu’il est organisé, ne peut pas permettre à un candidat qui n’est pas au pouvoir de gagner l’élection présidentielle », a-t-elle lancé, estimant que les conditions de transparence et d’équité ne sont pas réunies.

    Une charge contre le système électoral

    Pour Mme Gbagbo, le déséquilibre structurel entre le parti au pouvoir et l’opposition empêche une compétition loyale. Elle pointe du doigt la mainmise du régime sur les institutions, l’administration territoriale et les organes en charge des élections.

    Cette déclaration intervient dans un climat politique tendu, marqué par le rejet des candidatures, la méfiance envers la Commission électorale indépendante (CEI) et la polarisation autour des figures historiques de la vie politique ivoirienne.

    Une stratégie de rupture

    En adoptant ce ton offensif, Simone Gbagbo entend se positionner comme la voix de ceux qui réclament une réforme en profondeur du système électoral. Ses propos pourraient galvaniser une partie de l’opposition, mais aussi susciter de vives réactions du côté du pouvoir, qui met en avant son bilan et la stabilité retrouvée du pays.

    À un mois du scrutin, cette sortie confirme que la campagne présidentielle s’annonce particulièrement âpre et polarisée.

  • « La bataille démocratique se jouera dans les urnes » : Don Mello confirme sa détermination pour 2025 (Déclaration)

    « La bataille démocratique se jouera dans les urnes » : Don Mello confirme sa détermination pour 2025 (Déclaration)

    Déclaration après la validation de ma candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025

    Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens,

    Le 8 septembre 2025, le Conseil constitutionnel a publié la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre prochain. Sur 60 candidatures déposées, seules cinq ont été validées, dont la mienne.

    Je voudrais, en premier lieu, adresser ma gratitude aux collecteurs de parrainages, aux informaticiens, ainsi qu’aux militantes et militants du PPA-CI, qui ont travaillé sans relâche pour franchir les obstacles d’un processus de parrainage semé d’embûches. Merci également à tous les électeurs qui m’ont accordé leur confiance

    Cependant, il me serait difficile de célébrer cette étape sans évoquer l’injustice qui a frappé de nombreuses candidatures, parmi lesquelles celles du Président Laurent Gbagbo, du Ministre Tidjane Thiam, du Premier Ministre Affi N’Guessan, du député-maire Assalé Tiémoko, du préfet Vincent Toh Bi Irié, et bien d’autres. Leur exclusion, motivée par une instrumentalisation politique de la justice, témoigne d’un recul démocratique inquiétant, où le multipartisme se confond de plus en plus avec un parti-État.

    Une candidature dédiée

    Ma candidature, je la dédie :

    à Laurent Gbagbo, père du multipartisme, dont l’engagement inspire depuis plus de 40 ans la lutte pacifique pour la démocratie ;

    à Tidjane Thiam, bâtisseur visionnaire du BNETD, symbole d’une compétence au service du développement ivoirien et africain ;

    J’associe également à cette candidature les paysans, commerçants, artisans, travailleurs, chômeurs, étudiants, jeunes en quête d’avenir, prisonniers politiques et victimes des crises successives. Elle est aussi portée par les souverainistes et panafricanistes, qui aspirent à une Côte d’Ivoire libre, souveraine et prospère dans une Afrique nouvelle et un monde multipolaire.

    Entre résignation et combat

    Face à la situation actuelle, nous avons le choix entre la résignation ou la bataille démocratique dans les urnes. Pour ma part, j’opte pour la lutte électorale, car notre histoire récente prouve que chaque fois que nous avons affronté le pouvoir par les urnes, le peuple a triomphé. Mais chaque fois que la voie armée, appuyée par l’hégémonie occidentale, a été empruntée, ce peuple a payé le prix fort : en 2002, 2004, 2010 et 2011.

    Aujourd’hui, il nous revient d’empêcher un quatrième mandat d’Alassane Ouattara, qui ne ferait qu’approfondir la fracture nationale et renforcer la dépendance extérieure de notre pays.

    L’urgence d’un dialogue national

    La Côte d’Ivoire est enceinte d’une crise. Nous avons le choix : accoucher d’un chaos aux conséquences imprévisibles, ou avorter cette crise par le dialogue, la concertation et l’unité nationale. Ce choix appartient à la classe politique mais aussi à chaque citoyen, détenteur d’une parcelle de souveraineté.

    Je m’engage, dès mon retour de mission à l’étranger, à initier cette large concertation, pour définir ensemble une stratégie partagée en vue d’une double transition : vers la démocratie véritable et vers une souveraineté retrouvée.

    Un appel au peuple

    Peuple de Côte d’Ivoire, le pays nous appelle. Plus que jamais, nous devons bâtir ensemble une nation réconciliée, fraternelle et prospère. Notre destin commun dépend de notre capacité à rester unis, confiants et déterminés.

    Vive la Côte d’Ivoire libre et souveraine !
    Vive l’Afrique nouvelle dans un monde multipolaire

    Ahoua Don Mello
    Docteur-Ingénieur des Ponts et Chaussées
    Vice-Président de l’Alliance Internationale des BRICS
    Militant du PPA-CI
    Candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025

  • Présidentielle 2025: Laurent Gbagbo en directeur de campagne [DC] d’Ahoua Don Mello ?

    Présidentielle 2025: Laurent Gbagbo en directeur de campagne [DC] d’Ahoua Don Mello ?

    À un mois du premier tour de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le paysage politique ivoirien connaît une recomposition accélérée. Selon plusieurs sources concordantes, Laurent Gbagbo aurait engagé des consultations avec des leaders de l’opposition, qu’ils aient été retenus ou recalés par le Conseil constitutionnel. Objectif : explorer la possibilité d’un rassemblement autour d’une candidature unique, capable de faire face au président sortant, Alassane Ouattara, et à la puissante machine du RHDP.

    Dans ce scénario, un nom s’impose : Ahoua Don Mello. Ingénieur, ancien ministre et ex-directeur du BNETD, il incarne pour beaucoup une figure de compromis. Son profil technique, sa réputation de rigueur et son positionnement souverainiste séduisent au-delà des cercles partisans. Certains observateurs évoquent même une campagne menée en tandem avec Laurent Gbagbo comme directeur de campagne, une alliance qui pourrait rebattre les cartes du scrutin.

    Une présidentielle sous tension

    La validation d’une liste restreinte de candidatures par le Conseil constitutionnel a suscité de vives frustrations. Des figures de l’opposition comme Assalé Tiémoko ont été recalées, renforçant un climat d’exaspération et de défiance.

    Dans ce contexte, l’opposition se trouve face à un dilemme : aller en ordre dispersé et risquer une réélection confortable d’Alassane Ouattara, ou se rassembler derrière un candidat unique. Laurent Gbagbo, figure tutélaire du PPA-CI, semble avoir choisi la seconde option en initiant des discussions transversales. L’idée serait de bâtir un front républicain élargi, rassemblant partis de gauche, mouvements citoyens et personnalités recalées de la présidentielle.

    Ahoua Don Mello, un profil de compromis

    Moins connu du grand public que certains ténors, Ahoua Don Mello présente pourtant un parcours impressionnant :

    Docteur-ingénieur, ancien enseignant à la FAST (Université de Cocody) et à l’INPHB ;

    Directeur général du BNETD pendant dix ans ;

    Ministre de l’Équipement et de l’Assainissement sous Gbagbo ;

    Porte-parole du dernier gouvernement avant la chute du régime en 2011.

    Intellectuel respecté, spécialiste des questions de développement et de souveraineté économique, il s’est illustré par ses plaidoyers en faveur d’une coopération Sud-Sud et d’une indépendance accrue vis-à-vis des puissances étrangères. Ces positions séduisent notamment la jeunesse panafricaniste et la diaspora.

    Son profil non clivant pourrait en faire une alternative crédible aux figures historiques souvent perçues comme trop polarisantes. Contrairement au trio Bédié-Gbagbo-Ouattara qui domine la scène depuis plus de 30 ans, Don Mello incarne une génération de transition : enracinée dans l’histoire récente mais tournée vers l’avenir.

    Les enjeux pour l’opposition

    PPA-CI (Laurent Gbagbo) : en renonçant à être lui-même candidat, Gbagbo envoie un signal fort de maturité politique. Soutenir Don Mello lui permettrait de garder un rôle central tout en contournant les obstacles juridiques.

    PDCI-RDA (Tidjane Thiam) : fragilisé par des divisions internes depuis 2023, le parti d’Houphouët-Boigny doit choisir entre préserver son autonomie ou rejoindre un front uni.

    Les recalés (Assalé Tiémoko et autres indépendants) : un ralliement leur permettrait de rester dans la course politique et d’espérer des postes en cas d’alternance.

    Mouvements citoyens et diaspora : sensibles au discours souverainiste et panafricaniste, ils voient en Don Mello une figure de renouveau face aux « trois grands ».

    Face au RHDP : un pari risqué

    Le RHDP dispose d’un avantage considérable : une machine électorale bien rodée, des ressources financières colossales, une administration électorale perçue comme favorable, et un socle électoral fidèle, particulièrement dans le Nord et dans certaines grandes métropoles.

    Mais le régime souffre d’une usure du pouvoir : accusations de corruption, inégalités persistantes, sentiment d’exclusion dans certaines régions. L’opposition espère capitaliser sur ce mécontentement diffus en présentant Don Mello comme une alternative apaisée et crédible.

    Trois scénarios possibles

    Union totale : toutes les forces d’opposition – avec ou sans Simone Gbagbo – se rangent derrière Don Mello. Avec Laurent Gbagbo comme directeur de campagne, cette alliance pourrait créer une dynamique comparable à celle observée au Sénégal avec Bassirou Diomaye Faye en 2024.

    Union partielle : seuls le PPA-CI et quelques recalés soutiennent Don Mello, tandis que le PDCI se lance seul. L’opposition resterait divisée.

    Échec de l’union : chaque camp part en ordre dispersé, offrant au RHDP une victoire plus aisée, dès le premier ou au second tour.

    Vers un tournant historique ?

    Au-delà de la bataille électorale, l’éventualité d’un soutien commun à Ahoua Don Mello interroge : la Côte d’Ivoire est-elle prête à tourner la page du trio Bédié-Gbagbo-Ouattara ?

    Le choix de l’opposition déterminera non seulement l’issue du scrutin de 2025 mais aussi l’avenir de l’alternance et de la démocratie ivoirienne. Une candidature de Don Mello portée par Gbagbo pourrait marquer un moment charnière de l’histoire politique nationale.

     Alexis Gbanse Douade

  • Elections en Côte d’Ivoire : le compte à rebours a commencé

    Elections en Côte d’Ivoire : le compte à rebours a commencé

    Le 8 septembre, le Conseil constitutionnel a validé ou rejeté les candidatures des prétendants à l’élection présidentielle du 25 octobre. Sans surprise, les deux poids lourds, Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo, ont été recalés. Dès lors, la Côte d’Ivoire entre de plain-pied dans une zone d’incertitude…

    La rédaction de Mondafrique (correspondance)

    Le 8 septembre, avec deux jours d’avance sur la date initialement prévue, le Conseil constitutionnel ivoirien a donc rendu son verdict. Sur les 60 candidatures déposées seules cinq ont obtenu la bénédiction de ce Conseil :

    • Henriette Lagou, présidente d’un micro-parti qui avait obtenu 0,89% à l’élection présidentielle de 2015 ;
    • Jean-Louis Billon, un homme d’affaire, qui n’ayant pas pu être investit par son parti, le PDCI, s’est présenté sous la bannière d’une nouvelle plateforme politique (CODE) créée par ses soins ;
    • Ahoua Don Mello dissident du PPACI le parti de Laurent Gbagbo ;
    • Simone Ehivet, ex-épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo et présidente du parti MGC
    • Alassane Ouattara, actuel chef de l’Etat qui espère se succéder à lui-même pour réaliser un quatrième mandat.

    Tous les autres ont été recalés. Si le rejet des candidatures des dirigeants des deux plus grands partis politiques de Côte d’Ivoire — Laurent Gbagbo pour le PPACI et Tidjane Thiam pour le PDCI — paraissait inéluctable, l’éviction d’Affi Nguessan a, elle, représentée une surprise. Selon le Conseil constitutionnel, les parrainages nécessaires à la validation de sa candidature comportaient « des numéros de cartes d’identité et de cartes d’électeurs faux ou en double ». Il en a été de même pour Laurent Gbagbo, qui lui bénéficie d’une double peine. Non seulement il n’aurait pas atteint le seuil requis de parrainages mais sa candidature est invalidée en raison d’une condamnation passée.

    Dans la foulée de la décision du Conseil constitutionnel, Tidjane Thiam a publié un communiqué dénonçant un « vandalisme démocratique ». Habiba Touré, l’avocate de Laurent Gbagbo, a donné une conférence de presse dans laquelle elle a détaillé méticuleusement les atteintes au droit faites par le Conseil constitutionnel : violations des droits fondamentaux et constitutionnels, dénis des obligations internationales. Concernant les parrainages elle a accusé l’institution d’avoir « travesti les textes pour écarté volontairement son candidat. »

    Cette affaire de parrainages prend de l’ampleur en Côte d’Ivoire, chacun y va de son analyse. Cependant, dans un pays où la liste électorale est truffée d’irrégularités –   comme celle d’une mère qui aurait accouchée de plus de 700 enfants, ou des centaines d’électeurs de plus de 100 ans (Voir ITW Mondafrique Danielle Boni) – ce débat n’a que peu d’intérêt. A quoi bon, en effet, s’attarder sur quelques doublons de cartes d’électeurs ?  Il apparaît assez clairement que  la décision du Conseil n’est pas technique mais politique ce qui n’est pas de nature à calmer les esprits à la veille d’un vote d’une telle importance.

    Une longue période d’incertitude s’annonce…

    Une élection présidentielle est toujours une séquence redoutée par les Ivoiriens. Depuis la fin du parti unique dans les années 1990, seuls deux scrutins se sont déroulés sans trouble grave. En 1995, face au PDCI d’Henri Konan Bédié, le parti de Laurent Gbagbo et celui d’Alassane Ouattara avaient seulement appelé au boycott. En 2015, les électeurs, encore sous le choc de la crise postélectorale de 2010-2011, avaient majoritairement fait le choix de s’abstenir dans le calme.

    A 45 jours du scrutin, tout le monde s’interroge donc sur ce qui pourrait advenir avant le jour fatidique. Quelle pourrait être la stratégie des deux leaders de l’opposition ? Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo sont réunis au sein d’une alliance appelée le Front commun. Depuis le début de la campagne, ils ont pris une position ferme : pas de plan B. Il est hors de question de reporter leurs voix sur une des personnalités validées par le Conseil constitutionnel. On voit mal comment, en effet, ils pourraient appeler à voter pour des dissidents de leur parti respectif. Que leur reste-t-il comme option ? Le boycott n’a pas prouvé son efficacité ni en 1995, ni en 2020. Lors de ce dernier scrutin, l’opposition avait opté pour ce choix dans le but de dénoncer à la fois le troisième mandat d’Alassane Ouattara  et un  Conseil constitutionnel considéré comme partial. Si cette stratégie a eu pour résultat une participation très faible dans certaines régions, elle n’a pas changé le cours des événements. Alassane Ouattara a été réélu au premier tour. Elle n’a surtout pas évité les fortes tensions et la violence. Pendant les crises pré- et postélectorales de 2020, le Conseil national des droits de l’homme avait dénombré 55 morts et 282 blessés. Que reste-t-il comme moyens de contestation à l’opposition ?  Appeler à la désobéissance civile, à manifester pacifiquement, comporte aussi des risques…

    Un pouvoir confiant

    Du côté du parti présidentiel, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), les cadres affichent sérénité et confiance. Ils récitent les éléments de langage qui se résument en deux phrases : «  Y’aura rien, tout va bien se passer » déclarent-ils à l’envi. En coulisses, en revanche, les autorités se préparent à traverser une période de gros temps. Le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, surnommé « Photocopie » pour sa ressemblance avec son frère Alassane Ouattara, a annoncé la couleur le 9 septembre : « L’Etat de Côte d’Ivoire ne reculera devant aucune tentative de déstabilisation. Nous serons là pour mettre fin à toute tentative de désordre. » Entre affichage de certitude et préparation en coulisses, la situation reste imprévisible. L’histoire est en cours d’écriture, et personne ne peut prédire la suite.

  • Côte d’Ivoire: « Déjouer les calculs du RHDP avec un candidat unique de l’opposition dès le 1er tour » (opinion)

    Côte d’Ivoire: « Déjouer les calculs du RHDP avec un candidat unique de l’opposition dès le 1er tour » (opinion)

    Par Christ Levry

    En 2010, le RDR justifiait le recours à la violence en accusant le Conseil constitutionnel d’avoir invalidé, à tort, des milliers de voix en faveur de son candidat. Quinze ans plus tard, l’histoire semble se répéter. Ce même Conseil constitutionnel vient d’invalider, dans l’opacité la plus totale et en violation flagrante du Code électoral, des dizaines de milliers de parrainages, sous prétexte qu’ils seraient frauduleux.

    Le travail des militants balayé d’un revers de main

    S’agissant du FPI, j’ai suivi de près les opérations de collecte et de validation des parrainages. Les militants et sympathisants étaient particulièrement motivés à l’idée de parrainer le président Affi N’Guessan. Nous avons largement dépassé le seuil d’1 % exigé dans plus de la moitié des régions et districts du pays.

    Nos équipes, parfois débordées, avaient anticipé les cas de doublons en constituant une réserve conséquente de parrainages. Nous avions même mobilisé de brillantes étudiantes issues de la meilleure école de TIC du pays pour renforcer le dispositif. Face à un tel travail de fond, être accusés de fraude ne peut susciter qu’un sentiment de révolte légitime.

    Mais la politique impose de dépasser l’émotion. Le pragmatisme doit guider nos choix.

    Le piège du découragement

    Depuis des mois, j’ai encouragé mes amis du PDCI et du PPACI à ne pas céder au découragement après les coups portés à leurs leaders respectifs. Je leur ai rappelé que leur place était dans la bataille électorale, non en marge.

    Aujourd’hui, le Conseil constitutionnel m’a placé dans la même situation qu’eux. Pourtant, ma conviction ne change pas : nous devons participer à cette élection présidentielle et sanctionner le RHDP dans les urnes.

    Fausser les calculs du RHDP

    Les calculs du pouvoir sont limpides :

    Le PDCI ne soutiendra jamais Billon,

    La gauche, le PPACI et les proches de Gbagbo ne soutiendront ni Don Mello ni Simone Gbagbo.

    Mais le RHDP n’imagine pas voir Tidjane Thiam diriger la campagne de Billon. Il n’imagine pas non plus Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, Charles Blé Goudé, Simone Gbagbo et Ahoua Don Mello partager le même podium pour battre campagne ensemble.

    À ce front uni pourraient s’ajouter des leaders comme Assalé Tiémoko ou Vincent Toh Bi, également écartés du jeu politique.

    Le choix historique

    Nous avons deux options : sombrer dans les discours défaitistes ou poser un acte politique majeur en présentant un candidat unique de l’opposition dès le premier tour. C’est la seule stratégie capable de fausser les calculs du RHDP et d’ouvrir la voie à une véritable alternance en octobre 2025.

    La balle est dans notre camp.

  • SIMONE GBAGBO: “LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL A FAIT UN BON TRAVAIL”

    SIMONE GBAGBO: “LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL A FAIT UN BON TRAVAIL”

    « C’est du bon travail », a déclaré Simone Ehivet Gbagbo après la validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel, ce lundi 8 septembre 2025. L’ex-Première Dame, désormais en lice pour la présidentielle d’octobre, a exprimé sa joie et appelé les électeurs à soutenir son projet d’alternance.

    Au quartier général du Mouvement des Générations Capables (MGC), l’ambiance oscillait entre tension et espoir ce lundi après-midi. Simone Ehivet Gbagbo, présidente du parti et figure emblématique de la vie politique ivoirienne, a suivi en direct sur la chaîne 7info la lecture des décisions du Conseil constitutionnel.

    Calmement assise dans son fauteuil, le regard fixé sur l’écran, elle a retenu son souffle jusqu’à l’annonce tant attendue : son nom figurait bel et bien sur la liste définitive des candidats retenus pour le scrutin présidentiel du 25 octobre 2025. Dans ce salon exigü, un soulagement général et des applaudissements ont accueilli la nouvelle.

    Visiblement émue, Simone Gbagbo a livré sa première réaction : « Une très grosse émotion… je ressens beaucoup de joie et je rends grâce à Dieu. Nous sommes en chemin vers quelque part, et cette étape-ci était importante. Nous avons remporté cette victoire au niveau du Conseil constitutionnel. Le plus gros reste à venir devant nous, mais c’est une grande étape franchie et nous en sommes heureux. »

    L’ex-Première Dame a également salué le travail des juges électoraux : « Je remercie le Conseil constitutionnel qui a fait son travail, qui a tenu à donner des détails de ce qui a motivé chacune de ses décisions. C’est du bon travail. Merci au Conseil constitutionnel. »

    Appelant ses partisans et au-delà, l’ensemble des électeurs ivoiriens à se mobiliser, elle a lancé : « Aux militants du MGC, aux alliés, et à tous les Ivoiriens électeurs, je dis que c’est un grand défi qui nous est lancé : le défi de l’alternance. J’appelle tous les électeurs à venir soutenir ma candidature pour que nous allions à la victoire le 25 octobre. »

    Si Simone Gbagbo a préféré savourer en champagne cette étape franchie, ses proches ont interprété cette validation comme un signal fort : la présidente du MGC est bel et bien en lice pour une bataille présidentielle qui s’annonce décisive.

    E. Tristan SAHI 

  • PRÉSIDENTIELLE 2025 : LA CAP-CI APPELLE À UNE PARTICIPATION MASSIVE À LA MARCHE DU PDCI-RDA, CE SAMEDI

    PRÉSIDENTIELLE 2025 : LA CAP-CI APPELLE À UNE PARTICIPATION MASSIVE À LA MARCHE DU PDCI-RDA, CE SAMEDI

    La Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), principale plateforme politique de l’opposition, a, dans une déclaration, exprimé son soutien à Charles Blé Goudé et Tidjane Thiam, des leaders de l’opposition exclus de la liste électorale definitive publiée le 4 juin dernier.  Elle a appellé à une participation massive à la marche de protestation du PDCI-RDA, ce samedi 14 juin 2025. (Déclaration)

    Depuis 2018 et de manière constante, l’opposition ivoirienne n’a eu de cesse d’alerter le Gouvernement et la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur l’impérieuse nécessité d’ouvrir un dialogue politique franc, profond et sincère, seul capable de restaurer un climat de confiance et de préserver la paix sociale dans notre pays.

    « Sourds aux attentes des populations »

    Malgré la légitimité de ces appels et leur portée nationale, le Gouvernement et la CEI sont restés sourds aux attentes des populations et ont choisi la voie du mépris institutionnel. Ce refus obstiné de réformer notre système électoral a conduit, en 2020, à une grave crise postélectorale, dont le lourd bilan – plus de 80 morts, des centaines de blessés et de nombreuses arrestations politiques – demeure encore présent dans les mémoires.

    Face à cette dérive, la CAP-CI a toujours choisi la voie de la responsabilité et de la paix. Elle a poursuivi les démarches de concertation, plaidant pour une Révision de la Liste Électorale (RLE) conforme aux dispositions légales, et exigeant une réforme en profondeur de la CEI afin de garantir l’équité et la transparence du scrutin présidentiel de 2025.

     La CAP-Côte d’Ivoire dénonce vigoureusement ce coup de force du Gouvernement, qui entend choisir les adversaires du RHDP, au mépris du pluralisme politique, de la liberté d’expression et de la souveraineté populaire

    Ces requêtes, fondées sur le droit, ont une fois de plus été ignorées. Pire, elles ont été foulées au pied par le pouvoir en place, qui, au lieu d’y répondre avec sérieux, a préféré instrumentaliser des institutions judiciaires et administratives pour disqualifier certains leaders politiques majeurs, dont le Président Cheick Tidjane Thiam et du Ministre Charles Blé Goudé.

    L’analyse des éléments de cette liste disponibles à ce jour, révèle des faits extrêmement graves :

    Les irrégularités dénoncées par l’opposition n’ont pas été corrigées.

    Le Président Cheick Tidjane Thiam y est exclu sans justification recevable.

    Les leaders politiques Laurent Gbagbo, Soro Guillaume Kigbafori,  Charles Blé Goudé et Noël Akossi Bendjo en sont également absents, confirmant leur inéligibilité dans les conditions actuelles.

    La CAP-Côte d’Ivoire dénonce vigoureusement ce coup de force du Gouvernement, qui entend choisir les adversaires du RHDP, au mépris du pluralisme politique, de la liberté d’expression et de la souveraineté populaire. Cette démarche dangereuse porte atteinte à la paix sociale et ouvre la voie à une nouvelle crise politique aux conséquences incalculables.

    La CAP-CI interpelle solennellement la Nation toute entière, les forces vives, les démocrates, les religieux, les autorités morales, ainsi que la Communauté internationale sur :

    Les dérives autoritaires du régime en place, La violation répétée de la Constitution et des lois de la République, Le projet manifeste d’un quatrième mandat illégal pour le Président sortant, Monsieur Alassane Ouattara.

  • CHARLES BLÉ GOUDÉ ET SIMONE GBAGBO SONT EN CONTACT AVEC LE RHDP – MAMADOU TOURÉ

    CHARLES BLÉ GOUDÉ ET SIMONE GBAGBO SONT EN CONTACT AVEC LE RHDP – MAMADOU TOURÉ

    Entre la CAP-CI et le pouvoir en place, les discussions se poursuivent, loin des caméras. C’est ce qu’a affirmé ce mercredi 4 juin 2025, le ministre Mamadou Touré, lors des Rendez-vous du RHDP.

    Le porte-parole adjoint du parti au pouvoir  a maintenu à levier toute ambiguïté sur les relations entre le RHDP et la Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), qui regroupe plusieurs formations dont le PDCI, le FPI, le MGC et le COJEP.

    « Il faut qu’ils vous disent qu’on se parle », a insisté Mamadou Touré, avant de révéler que certaines figures de cette coalition, bien connue des Ivoiriens, sont déjà dans des discussions informelles avec le parti présidentiel. « Charles Blé Goudé, qui a été à la tête des manifestations, sait qu’on se parle tout le temps. Simone Ehivet Gbagbo parle avec des gens du RHDP », a-t-il indiqué.

    « Il faut qu’on soit transparent. On se parle, donc ce n’est pas la peine de faire croire aux Ivoiriens, qu’on ne se parle pas », a ajouté le ministre Touré.

    Ces propositions interviennent dans un contexte politique tendu — entre candidatures écartées et contestations autour de la CEI — à six mois de la présidentielle. L’annulation, à la dernière minute, d’une rencontre prévue en mai entre la CAP-CI et le RHDP, qui aurait pu marquer une avancée dans les relations entre pouvoir et opposition, a suscité des interrogations. Ce mercredi, Kobenan Kouassi Adjoumani , ministre d’État et porte-parole du RHDP, a apporté des éclaircissements sur les raisons de ce rapport.

    « Nous avons dit que nous étions dans les préparatifs de notre congrès et donc nous avons dû déplacer la date », a déclaré le ministre d’État, pour qui, le RHDP reste fidèle à son engagement d’ouverture. « Lorsqu’une coalition de partis politiques demande un rendez-vous au RHDP, conformément à ce principe-là, nous sommes tenus de la recevoir. Donc après notre congrès, nous allons voir ensemble la possibilité de la rencontre. »

    « Ligne rouge »

    Pour le parti présidentiel, le dialogue est une tradition. Mais il a ses limites. « Le RHDP s’est montré disposé à échanger. Nous sommes un parti de paix et de dialogue », a rappelé Mamadou Touré, tout en posant une condition claire. « Le dialogue ne doit pas avoir pour finalité de remettre en cause nos acquis démocratiques , at-il prévenu. C’est une ligne rouge à ne pas franchir. »

    Faisant référence à la présidentielle de 2020, il a rappelé les efforts du gouvernement à l’époque pour ouvrir la discussion — notamment à travers l’initiative du défunt Premier ministre Hamed Bakayoko.


    « Malgré toute cette volonté de dialoguer, ils ont boycotté les élections. Ils ont été violents pendant ces élections, ils ont tué des gens à travers la CNT (structure mise en place par l’opposition à l’époque) », a-t-il accusé.

    Malgré ce passé récent tendu, le RHDP assure que les canaux de communication restent ouverts. « 
    Les états-majors de la CAP-CI et du RHDP sont en contact pour définir une nouvelle date », a confirmé Mamadou Touré. Et même si les caméras ne sont pas encore braquées sur ces échanges, elles n’en sont pas moins réelles, à entendre le ministre de la Jeunesse.

    Samuel KADIO

  • Côte d’Ivoire/ Démocratie :  » dans le rapport 2025 de V-Dem Institute, notre pays est classé comme une autocratie électorale  » ( Tidjane Thiam)

    Côte d’Ivoire/ Démocratie :  » dans le rapport 2025 de V-Dem Institute, notre pays est classé comme une autocratie électorale  » ( Tidjane Thiam)

    La coalition de l’opposition ivoirienne dénommée  » CAP Côte d’Ivoire  » regroupant vingt-quatre ( 24) partis politiques dont le Parti démocratique de Côte d’Ivoire ( PDCI) de Cheick Tidjane Thiam, le Front populaire ivoirien ( FPI) de Pascal Affi N’Guessan et le Mouvement des générations capables ( MGC) de Simone Gbagbo), a organisé le samedi 31 mai 2025, à la place Ficgayo de Yopougon dans l’ouest d’Abidjan, un « Giga meeting » qui a réuni environ 50 mille personnes, à en croire les organisateurs.

    Lors de cette rencontre, Cheick Tidjane Thiam, le président du PDCI-RDA, par ailleurs, président de la conférence des présidents de CAP-Côte d’Ivoire, a prononcé un discours via visioconférence depuis Paris où il séjourne.

     » Dans le rapport 2025 de V-Dem Institute, notre pays est désormais classé comme une autocratie électorale. Autocratie, ça veut dire dictature. C’est le type de régime qui organise des élections multipartites qui sont entachées d’irrégularités, de restriction des libertés d’expression, de limitation de la compétition politique… Vous voyez la description de ce document. Sur la base de cet indice, notre pays est classé 107è sur 179 pays loin derrière un Ghana classé 50è, un Sénégal classé 69è, un Libéria classé 78è », a révélé M. Thiam dans cette adresse.

    En ce qui concerne, l’indice de développement humain ( IDH), le président du PDCI-RDA a soutenu que la Côte d’Ivoire devrait se comparer à des pays qui ont une géographie et des ressources comparables comme le Ghana.

     » Quand nous avons parlé de l’indice de développement humain, on nous a répondu, on s’en fou. Aujourd’hui avec un peu de progrès, on nous répond que c’est la chose la plus importante. Il faut se comparer à des pays qui ont une géographie et des ressources comparables aux nôtres. Le Ghana qui est comparable à nous est 143è, pas 157è », a dit M. Thiam.

    Par ailleurs, il a invité les autorités ivoiriennes  » à faire preuve de bon sens et de modération ».

     » Je suis très heureux de m’adresser à vous depuis Paris. Nous invitons le pouvoir à faire preuve de bon sens et de modération. Il faut que le maximum d’ivoiriens puissent voter. Il faut une révision de la liste électorale avant l’élection ( présidentielle) », a souhaité M. Thiam invitant les politiques  » à bannir les discours haineux et xénophobes « .

     » (…) Il ne faut pas prendre les ivoiriens pour des idiots. On veut juste annuler mon élection démocratique à la tête du PDCI-RDA « , a également dénoncé le président du PDCI-RDA.

    Avant lui, plusieurs autres présidents des partis membres de la coalition Cap-Côte d’Ivoire dont Charles Blé Goudé ( Cojep), Affi N’Guessan ( FPI) et Simone Gbagbo ( MGC) ont prononcé des discours devant leurs militants.

     » Moi, je ne désespère pas de la Côte d’Ivoire. Ce pays là, personne n’a un ACD ( Arrêté de concession définitive) là-dessus « , a dit M. Blé appelant à son tour au dialogue pouvoir-opposition pour une élection présidentielle apaisée en octobre 2025.

    Quant à Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien ( FPI), il a dénoncé  » une prise d’otage  » de la Commission électorale indépendante ( CEI).

     » Nous exigeons une dissolution de la CEI « , a affirmé M. Affi.

    Pour sa part, Simone Ehivet Gbagbo, la présidente du Mouvement des générations capables ( MGC) et porte-parole de la coalition Cap-Côte d’Ivoire, a souhaité que le RHDP, le parti présidentiel ivoirien, ne choississe pas le président Alassane Ouattara comme son candidat à la présidentielle d’octobre prochain.

     » (…) Le président Alassane Ouattara n’aurait jamais dû être candidat en 2020. Je demande au RHDP de revoir sa copie et de nous proposer un autre candidat », a indiqué le présidente de MGC.

     » Nous voulons une CEI dans laquelle il n’y a aucun représentant de partis politiques. Nous voulons un découpage électoral équitable. Nous ne sommes pas d’accord avec cette histoire de parrainage citoyen « , a entre autres, fait savoir la porte-pA cinq mois de la présidentielle ivoirienne d’octobre 2025, l’opposition s’organise pour affronter le RHDP d’Alassane Ouattara qui entretient jusque-là, le suspense sur son candidat à cette échéance électorale.

    L.Barro

    iciabidjan a retrouvé pour vous le Rapport sur la démocratie 2025 de V-Dem Institute.

  • Cote d’Ivoire : meeting de l’opposition à Abidjan le 31 mai

    Cote d’Ivoire : meeting de l’opposition à Abidjan le 31 mai

    L’ex-Première dame, Simone Ehivet, porte-parole de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), a annoncé ce lundi 5 mai 2025, un grand meeting de l’opposition ivoirienne, le 31 mai 2025, à Abidjan.

    Afin de mettre la pression sur le gouvernement, à l’effet d’engager des discussions, en vue de réformes électorales, à six mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025, CAP Côte d’Ivoire a décidé de « l’organisation le 31 mai prochain d’un grand meeting à Abidjan ».

    « CAP Côte d’Ivoire réclame fortement la convocation d’un dialogue politique dans notre pays afin de faire aboutir ses revendications pour des élections inclusives et sans violence », a déclaré Mme Simone Ehivet, lors d’une conférence de presse au siège du PDCI.

    Selon Mme Simon Ehivet, présidente du parti MGC (opposition), « nous marchons vers l’organisation d’élections présidentielles par un organe qui n’a plus aucune l’égalité », notamment la Commission électorale indépendante (CEI) dont l’opposition qui y a retiré ses membres, exige la « dissolution ».

    Cap Côte d’Ivoire veut « des élections sur la base de discussions consensuelles ». Pour ce faire, « elle demande au pouvoir de créer un environnement politique pour un scrutin apaisé et sans tension en 2025 ». Et ce, à travers un dialogue politique avec l’opposition et la société civile.

    Les partis de l’opposition « réitèrent l’impérieuse nécessité d’opérer des réformes pour des élections transparentes et crédibles », a-t-elle insisté, indiquant qu’ « une dernière lettre de doléances vient d’être envoyée de nouveau au chef du gouvernement » en vue d’un dialogue politique.

    La CAP Côte d’Ivoire exige « l’organisation de la Révision de la liste électorale 2025, la mise en place d’un autre organe véritablement indépendant capable d’organiser des élections crédibles sans la présence de représentants de partis politiques », a-t-elle poursuivi.

    Elle demande également l’audit de la liste électorale, comportant des « irrégularités », et la réintégration de l’ex-président Laurent Gbagbo, de l’ex président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro et de Charles Blé Goudé sur la liste électorale, a-t-elle affirmé.

    Par ailleurs, CAP Côte d’Ivoire « s’oppose à toute tentative de radiation de Tidjane Thiam président du PDCI », a-t-elle ajouté, soulignant que c’est « le premier grand meeting de la CAP-CI sur les questions fondamentales qui, aujourd’hui, risquent de mettre en mal l’organisation d’élections transparentes et crédibles ».

    Elle a annoncé également d’autres actions d’envergure après ce premier meeting à Abidjan. En outre, la CAP Côte d’Ivoire entend faire usage de tout l’arsenal légal et démocratique pour se faire entendre en vue d’un scrutin inclusif.

    Simone Ehivet a annoncé des rencontres d’échanges auprès des chancelleries, des groupes religieux, des chefferies traditionnelles et des organisations syndicales. Mais bien avant, CAP-CI entend « organiser des mini-meetings dans les quartiers pour préparer ce grand meeting du 31 mai 2025 ».

    L’organisation de ce grand meeting a été confiée à Charles Blé Goudé. Pour le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP). L’enjeu est d’appeler à « des élections inclusives et à un cadre de dialogue pour des élections apaisées » en octobre 2025.

    L’espace du meeting sera déterminé avec les partis politiques de l’opposition, a-t-il laissé entendre, avant de lancer que « ce jour-là les barrières politiques » doivent être mises de côté pour une forte mobilisation, parce qu’il s’agît de la vie de la nation.

    Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi N’Guessan, a pour sa part dit que « nous devons être prêts à affronter toutes les résistances et à faire tomber toutes les barrières », dénonçant « une liste électorale qui est une fabrication de nos adversaires politiques ».

    AP/Sf/APA

  • PRÉSIDENTIELLE : LA COALITION DE L’OPPOSITION CAP CI S’OPPOSE À LA CANDIDATURE DE OUATTARA

    PRÉSIDENTIELLE : LA COALITION DE L’OPPOSITION CAP CI S’OPPOSE À LA CANDIDATURE DE OUATTARA

    La Coalition pour l’alternance pacifique (CAP), regroupant plusieurs partis de l’opposition ivoirienne, a affirmé ce jeudi 03 avril 2025 qu’elle s’opposait “fermement à toute candidature’’ du chef de l’Etat Alassane Ouattara, à la présidentielle d’octobre 2025.

    “La CAP-Côte d’Ivoire s’oppose fermement à toute candidature pour un quatrième mandat du Président de la République, ce qui serait anti-institutionnel, tout comme le troisième mandat l’a été’’, écrit la coalition, dans un communiqué.

    Dans le communiqué, lu par sa porte-parole, Simone Gbagbo, la CAP-CI exige également “la réintégration’’ de Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé sur la liste électorale.

    Evoquant une “tentative d’éliminer’’ Tidjane Thiam, la coalition assure qu’elle s’y opposera.

    A six mois de la prochaine élection présidentielle, la CAP CI a de nouveau demandé “la mise à plat de la liste électorale’’ et “une réforme profonde de la CEI’’

    Serge Alain Koffi