Au lendemain de la reconduction de Robert Beugré Mambé au poste de Premier ministre, le nouveau gouvernement ivoirien a été rendu public vendredi 24 janvier.
S’il s’agit probablement d’un remaniement à minima, la nouvelle équipe marque néanmoins des changements notables par rapport à la configuration précédente, avec plusieurs départs, des permutations stratégiques et l’arrivée de nouveaux visages à des postes clés.
Ceux qui conserve leur poste
Dans ce nouvel attelage, plusieurs figures conservent leurs portefeuilles. Téné Birahima Ouattara, frère cadet du chef de l’État, est promu vice-Premier ministre tout en restant à la tête du ministère de la Défense. Pierre N’Gou Dimba demeure ministre de la Santé, tandis qu’Anne Désirée Ouloto conserve son rang de ministre d’État en charge de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration.
La continuité est également de mise au ministère de la Jeunesse, dirigé par Mamadou Touré, ainsi qu’aux Ressources halieutiques avec Sidi Touré. Amadou Koné est reconduit aux Transports, Jean Sansan Kambilé reste à la Justice et Vagondo Diomandé conserve le portefeuille de l’Intérieur et de la Sécurité.
Profonds bouleversements
En parallèle, le remaniement se distingue par de profonds bouleversements. Bruno Koné, jusque-là ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, prend désormais les rênes du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, en remplacement de Kobé Kouassi Adjoumani, écarté du gouvernement. Amédée Kouakou quitte le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier pour celui de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité. Il cède son ancien poste à Hien Sié, jusque-là directeur général du Port autonome d’Abidjan.
Autre changement majeur : Mariétou Koné le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation pour prendre la tête du ministère du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques
Autre changement majeur : Mariétou Koné le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation pour prendre la tête du ministère du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques. Le secteur de l’éducation nationale et de l’enseignement technique est désormais confié à N’Guessan Koffi. De son côté, Souleymane Diarrasouba quitte le Commerce et l’Industrie pour être nommé ministre du Plan et du Développement.
La nouvelle équipe gouvernementale compte par ailleurs quatre ministres délégués. Ce sont Jean-Louis Moulot, ministre délégué à l’Enseignement technique, Bernard Comoé, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, Adama Dosso, délégué auprès du ministre des Affaires étrangère, Celestin Serey Doh, délégué auprès du ministre des Transport.
Au chapitre des Affaires étrangères, Kaba Nialé atterri à ce poste stratégique, en remplacement d’Adom Kacou Houadja, qui quitte le gouvernement. Parmi les autres ministres sortants figurent Laurent Tchagba, précédemment aux Eaux et Forêts, et Bouaké Fofana, en charge de l’Hydraulique et de l’Assainissement.
6 femmes
Sur le plan de la représentation féminine, le nouveau gouvernement reste marqué par une faible présence des femmes. Sur la trentaine de portefeuilles ministériels, seuls six sont confiés à des femmes, dont Nassénéba Touré, placée au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Miss Belmonde Dogo, à la Cohésion nationale et à la lutte contre la Pauvrété et Anne Désirée Ouloto à la Fonction publique, Françoise Remarck, ministère de la Culture, Nialé Kaba et Mariétou Koné.
Ce remaniement intervient après la décision du président Alassane Ouattara, le 8 janvier dernier, de mettre fin aux fonctions du Premier ministre et de l’ensemble des membres du gouvernement, ouvrant ainsi la voie à une recomposition destinée à répondre aux nouveaux enjeux politiques, économiques et sociaux du pays.
