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CAN 2025: Égypte-Côte d’Ivoire, une affiche aux allures du cauchemar de 2006

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Avant le match de ce samedi soir (20h), la Côte d’Ivoire a croisé 11 fois la route de l’Égypte à la CAN pour une petite victoire et 10 défaites. Dont certaines extrêmement marquantes, comme celle de la finale 2006. À l’époque, sur la feuille de match, apparaissaient des certains Émerse Faé et Hossam Hassan.

La Côte d’Ivoire s’était inclinée en finale de la CAN 2006 contre l’Égypte. AFP – ISSOUF SANOGO

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« ​​Depuis mardi, je reçois beaucoup de photos et de vidéos où on me voit vingt ans en arrière, quand j’étais joueur et que j’ai affronté l’Égypte… contre le sélectionneur de l’Égypte. » Émerse Faé se serait sûrement passé de cette piqûre de rappel, bien plus douloureuse qu’un petit coup de seringue. En 2006, au Caire, les Éléphants s’étaient heurtés aux Pharaons en finale de la CAN : une défaite aux tirs au but après un 0-0 dans un match à très haute tension. Faé, aligné au milieu ce jour-là, avait alors croisé la route d’Hossam Hassan, resté sur le banc des remplaçants.

À l’époque, Didier Drogba avait sous-entendu que l’arbitre serait du côté égyptien, puisque la Côte d’Ivoire est une équipe qui « dérange ». Les Ivoiriens avaient effectivement été sanctionnés d’un penalty imaginaire en fin de match, raté par Ahmed Hassan qui avait catapulté le ballon sur le poteau, avant de soulever la coupe en tant que capitaine quelques minutes plus tard. Vingt ans après, l’atmosphère de cette affiche ressemble drôlement à celle qui entourait la finale qui s’est déroulée au Stade international du Caire.

2006, 2008… de nombreux souvenirs douloureux

D’abord parce que le match se déroulera presque à domicile pour les Égyptiens, qui bénéficient d’un soutien massif des tribunes à Agadir depuis le début de cette CAN au Maroc. « Depuis le premier match, les gens étaient jaloux, car les fans marocains étaient derrière nous », s’est permis Hossam Hassan en conférence de presse. Pour ajouter à la similitude, une polémique sur l’arbitrage s’est invitée à la table des discussions. Le corps arbitral 100% algérien mené par Mustapha Ghorbal a fait tiquer pas mal d’internautes ivoiriens, supposant qu’il favoriserait une sélection d’un pays arabe. Alors qu’une fausse information de la désignation d’un arbitre marocain pour la rencontre circulait déjà depuis jeudi.

Faé, en homme de terrain, a balayé le sujet d’un revers de la main. Mais n’a pas pu s’empêcher de relever que l’Égypte joue « exactement pareil », qu’en 2006. Un style défensif, dur, face auquel vous êtes malgré tout sous la menace permanente d’encaisser un but sorti de nulle part. Et parfois même quatre buts sortis de nulle part. En 2008, autre date d’une élimination des Éléphants vécue par Faé, qui n’était pas entré en jeu, cette fois-là, l’Égypte s’était imposée 4-1 en quarts de finale de la CAN au Ghana. Un résultat invraisemblable au vu de la physionomie d’un match dominé par la Côte d’Ivoire. Mais lors duquel le gardien Essam El Hadary avait dégoûté Didier Drogba, tandis que ses partenaires ont profité d’une réussite maximale en attaque.

Le genre de match qui marque une génération et qui crée un besoin de revanche. D’autant que c’est un peu à cause des Pharaons qu’une partie de la génération dorée menée par Drogba a été privée de sacre continental. Même les plus jeunes de la sélection ivoirienne, comme Amad Diallo par exemple, sont conscients du poids de cette affiche qui les attend. « On sait que dans l’histoire, l’Égypte, c’est la bête noire de la Côte d’Ivoire », a glissé l’attaquant de Manchester United. Le jeune homme avait cinq ans en 2008, et a regardé l’élimination de la CAN 2021 aux tirs au but contre l’Égypte depuis son canapé.

Le bilan global à la CAN est lourd : 10 victoires égyptiennes, dont trois aux tirs au but, contre une seule ivoirienne… en 1990. « Avec l’Égypte à la CAN, nous sommes en ballottage défavorable. On essaie en tout cas de ne pas trop regarder ce qui s’est passé avant », glisse Faé. Samedi, il s’agira de faire table rase du passé, à grands renforts de jeunes, comme Yan Diomandé ou Christ Inao Oulaï, 19 ans tous les deux, qui arrivent avec de la fraîcheur et sur qui l’héritage de la défaite pèse moins lourd.

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