Auteur/autrice : iciabidjan

  • Congrès du parti d’Alassane Ouattara en juin

    Congrès du parti d’Alassane Ouattara en juin

    Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti d’Alassane Ouattara, annonce la tenue de son congrès en juin, à environ quatre mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025.

    Le directoire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a tenu, ce mercredi 30 avril 2025, sa 27e séance de travail, au siège du parti, à Abidjan, sous la direction de son président, M. Gilbert Koné Kafana, Haut représentant du président de la République.

    « Après de très larges consultations, et après avoir pris les orientations du président du parti, Alassane Ouattara, le RHDP tiendra son deuxième Congrès ordinaire les 20 et 21 juin 2025, au Parc des expositions d’Abidjan », renseigne une note de la réunion.

    Le directoire a recommandé au secrétariat exécutif, d’organiser, en prélude au deuxième Congrès ordinaire, des pré-congrès régionaux avec pour objectif de renforcer la mobilisation et d’assurer une large participation des militants et de l’encadrement politique local à ce congrès.

    Ces pré-congrès régionaux se tiendront selon un calendrier établi du 17 mai au 15 juin 2025, dans les 47 coordinations régionales de l’intérieur du pays, puis au sein des coordinations du Grand Abidjan.

    Au regard de l’évolution du parti et les exigences du contexte politique en Côte d’Ivoire, le directoire du RHDP a souligné la nécessité d’opérer des ajustements organisationnels et statutaires du parti en vue des joutes électorales à venir.

    Pour ce faire, dans la droite ligne de la vision du président du parti, Alassane Ouattara, la direction a lancé l’important chantier de la restructuration du parti, au cours du Conseil politique décisif qui s’est réuni le 28 février 2022, à Abidjan.

    Des réformes structurelles majeures ont été engagées dans ce sens. Cette restructuration de l’appareil politique, en cours d’exécution, repose sur l’impérieuse nécessité de consolider le pouvoir des militants de base, dans une approche marquée par la décentralisation et de l’action au plan local.

    Le directoire prévoit un atelier de renforcement de capacités qui sera assuré par les experts de l’Institut politique Oliver Tambo de l’ANC au profit de l’encadrement politique du RHDP du 25 au 30 mai 2025 prochain à Abidjan.

    Cette formation, qui se déroulera en lien avec l’Institut politique du RHDP, devrait permettre de renforcer les compétences humaines et sera l’opportunité d’un partage d’expériences entre l’ANC et le parti au pouvoir.

    Une Assemblée générale de l’International démocrate centriste (IDC), réseau de partis européens partenaires du RHDP, se tiendra à Abidjan du 2 au 3 juin 2025. Ces deux activités majeures s’inscrivent dans un cadre de coopération internationale renforcée entre le RHDP et les partis frères africains et européens.

    Le premier Congrès ordinaire du RHDP a eu lieu les 25 et 26 janvier 2019, au cours duquel M. Alassane Ouattara, le chef de l’Etat, a été élu président du parti, pour un mandat de cinq ans, conformément à l’article 19 des statuts du RHDP.

    AP/Sf/APA

  • Pourquoi le nationalisme économique? par Jean Louis BILLON.

    Pourquoi le nationalisme économique? par Jean Louis BILLON.

    Dans les années 90, la Côte d’Ivoire a privatisé plusieurs entreprises stratégiques. Notre groupe, SIFCOM, a pris 10% des parts de CI Télécom. Alors que je m’y opposais afin d’investir autrement, mon père nous a alors conseillé de prendre des parts, même minoritaires, plus importantes dans les secteurs clés de notre économie.

    Aujourd’hui, près de 80% des secteurs clés (télécoms, énergie, agro-industrie) sont contrôlés par des capitaux étrangers. 90% du secteur bancaire est détenu par des groupes internationaux. Résultat : les décisions économiques majeures échappent aux nationaux et les richesses quittent le pays.

    Le nationalisme économique, ce n’est pas rejeter les investisseurs étrangers. C’est garantir une place centrale aux nationaux pour que l’économie profite d’abord aux Ivoiriens. – Privilégier les entreprises locales – Encourager des champions nationaux – Favoriser le transfert de compétences

    JLB via x

  • De la radiation de M. THIAM Cheick Tidjane de la liste électorale en Côte d’Ivoire : décision juridique ou politique ?

    De la radiation de M. THIAM Cheick Tidjane de la liste électorale en Côte d’Ivoire : décision juridique ou politique ?

    Le droit a-t-il saisi le politique ou le politique s’est-il emparé du droit en le revêtant de ses plis comme un manteau ?

    Par Dr. GUIBESSONGUI N’Datien Séverin
    Docteur en Droit & Avocat

    Selon un broquard populaire, « nul n’est au-dessus de la loi ». Ce principe élémentaire sacré et consacré par nos textes fondamentaux fonde « l’Etat de droit », concept selon lequel la Loi, lato sensu, s’applique à tous, gouvernants comme gouvernés. Ceux-ci devant respecter celle-là, la Loi. Nul ne peut ou ne doit prétendre s’y soustraire.
    Si le politique peut défaire la Loi en la faisant abroger ou amender, le politique ne peut se défaire de l’application de la Loi. Mais, force est de constater que lorsque l’application de la Loi lui fait grief ou écorche ses ambitions politiques, il a tendance à crier et à se lamenter en dénonçant une décision politique. A contrario, lorsque le juge dans sa fonction de juridictio, celle de dire le droit et de rendre la justice, rend une décision qui soigne ses intérêts, le politique loue les mérites de la justice qu’il présente comme étant indépendance et impartiale. L’indépendance de la justice est donc regardée par le politique avec une lorgnette au gré de ses intérêts.
    Quelle relation phallique tumultueuse entre le politique qui veut posséder de façon jouissive la justice et la justice qui se débat pour éviter une telle possession ?

    Dans l’affaire de la décision de radiation du 22 avril 2025 de Monsieur THIAM Cheick Tidjane de la liste électorale provisoire, le cri assourdissant de ce dernier qui, voulant tromper par des manœuvres dolosives le juge, a été frappé par l’application rigoureuse de la loi. Celui-ci ayant échappé à la tentative de possession jouissive de celui-là, voit sa décision qualifiée prétendument d’injuste et de politique.

    Qu’en est-il et que faut-il retenir? Il convient de relever qu’aux termes de l’article 12 alinéa 2 de l’Ordonnance n°2020-356 portant révision du code électoral, « Tout électeur a le droit de réclamer la radiation d’une personne décédée, de celle qui a perdu sa qualité d’électeur, de celle dont la radiation a été ordonnée par décision de l’autorité compétente ou d’une personne indument inscrite. »

    Par application de cette disposition légale, plusieurs électeurs ont saisi le Président du tribunal d’un recours en radiation de l’inscription de Monsieur THIAM Cheick Tidjane sur la liste électorale provisoire. En effet, conformément à l’alinéa 6 de l’article 12 sus cité, « la décision de la Commission chargée des élections est susceptible de recours devant le président du tribunal territorialement compétent sans frais, par déclaration au greffe dans le délai de trois jours à compter de son prononcé ». Ce qui fonde la compétence du juge judiciaire pour connaitre du contentieux de la liste électorale.

    Ce recours juridictionnel est fondé sur les dispositions des articles 48 de la Loi n°61-415 du 14 décembre 1961 portant Code de la nationalité ivoirienne (I) et 3 de l’Ordonnance n°2020-356 portant révision du code électoral (II).

    I-Sur le fondement de l’article 48 du code de la nationalité

    L’article 48 alinéa 1 du code de la nationalité dispose que : « Perd la nationalité ivoirienne, l’Ivoirien majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère, ou qui déclare reconnaître une telle nationalité. »

    En l’espèce, Monsieur THIAM Cheick Tidjane de nationalité d’origine ivoirienne, né le 29 juillet 1962 à Abidjan, a été naturalisé français par décret en date du 24 février 1987, soit à l’âge de 25 ans ( Décret de naturalisation du 24 février 1987, JORF N° 51 du 1er mars 1987 page 2347). Dans ce décret de naturalisation, il convient de préciser que l’indicatif figurant à la suite de l’identité de l’intéressé THIAM Cheick Tidjane est NAT qui signifie naturalisé français et non EFF signifiant enfant susceptible d’être saisi par l’effet collectif attaché à l’acquisition de la nationalité française par ses parents.

    Or, il ressort très clairement de cette disposition légale que la personne majeure qui volontairement acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement, à savoir, de plein droit, la nationalité ivoirienne. Il n’est pas nécessaire qu’une formalité soit accomplie ou qu’une quelconque autre mesure soit prise.

    Dès lors, la Juridiction saisie ne fait que constater que, par l’effet immédiat de l’acquisition d’une nationalité étrangère, Monsieur THIAM Cheick Tidjane a perdu la nationalité ivoirienne après avoir acquis la nationalité française le 24 février 1987, volontairement à sa majorité. Et, qu’au moment de son inscription sur la liste électorale, il était exclusivement de nationalité française. En conséquence, ayant perdu la nationalité ivoirienne depuis le 24 février 1987, il s’est fait inscrire en fraude sur la liste électorale en Côte d’Ivoire.

    Nemo auditur propriam turpitudinem allegans « Nul peut se prévaloir de sa propre turpitude »

    Monsieur THIAM Cheick Tidjane qui, par négligence, n’a pas pris les mesures nécessaires pour renoncer à la nationalité française et se faire réintégrer dans la nationalité ivoirienne avant son enrôlement le 19 décembre 2022 sur la liste électorale, ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.

    Il n’est pas vain de rappeler que, contrairement à certaines allégations, l’article 48 alinéa 1 du code électoral a déjà été appliqué à un cas d’espèce en novembre 2011. En effet, par la Décision n° CI-2011-EL-054/17-11/CC/SG du Conseil Constitutionnel rendue le 11 novembre 2011, Monsieur TIOTE Souhaluo a été jugé inéligible, au motif que : « les dispositions de l’article 48 alinéa 1 du Code de la nationalité ivoirienne ne lui permettaient pas de conserver la nationalité ivoirienne alors même qu’il reconnaissait, bien après sa majorité (quarante ans révolus) à la date de sa naturalisation en l’an 2007, avoir acquis volontairement la nationalité française ».

    De cette même décision, il ressort que : « Les autorités ivoiriennes ont à tort délivré à l’intéressé ayant perdu désormais la nationalité ivoirienne par l’effet d’acquisition de la nationalité française, les cartes nationales d’identité ivoirienne et d’électeur, exclusivement sont réservées aux ivoiriens, conformément à l’article 3 du code électoral ».

    Les juges de la haute Juridiction ont aussi jugé que : « C’est à mauvais droit que la Commission électorale indépendante a enregistré et validé sa candidature alors qu’il n’a pas la qualité d’électeur pour prétendre être candidat à l’élection de député en Côte d’Ivoire ».

    Il s’en déduit que Monsieur THIAM Cheick Tidjane ne peut se prévaloir de sa propre turpitude car étant majeur au moment de l’acquisition volontaire de la nationalité française il a, par application de l’article 48 précité, perdu immédiatement la nationalité ivoirienne dès la date de sa naturalisation le 24 février 1987.

    II-Sur le fondement de l’article 3 du code électoral

    L’article 3 du code électoral dispose : « Sont électeurs les ivoiriens des deux sexes et les personnes ayant acquis la nationalité ivoirienne soit par naturalisation soit par mariage, âgés de dix-huit ans accomplis, inscrits sur une liste électorale, jouissant de leurs droits civils et politiques et ne se trouvant dans aucun des cas d’incapacité prévus par la loi ».

    Il ressort de cette disposition légale que ne peuvent être électeurs que les personnes de nationalité ivoirienne. N’étant plus ivoirien depuis le 24 février 1987, Monsieur THIAM Cheick Tidjane a, en conséquence, perdu sa qualité d’électeur. C’est donc à tort que la Commission Electorale Indépendante l’a inscrit sur la liste électorale provisoire.

    En ce sens, le Juge Constitutionnel dans sa décision n° CI-2011-EL-054/17-11/CC/SG du 11 novembre 2011, a jugé que la Commission électorale indépendante a enregistré et validé la candidature de Monsieur TIOTE Souhaluo alors que ce dernier n’a pas la qualité d’électeur pour prétendre être candidat à l’élection de député en Côte d’Ivoire.

    Il en résulte que, Monsieur THIAM Cheick Tidjane qui a perdu la nationalité ivoirienne après avoir acquis la nationalité française le 24 février 1987, volontairement à sa majorité, est dépourvu de la qualité d’électeur. Or, l’inscription sur la liste électoral sans avoir la qualité d’électeur est une fraude à la loi, qui a pour conséquence la radiation par le juge.

    Au regard de ces deux dispositions légales sus évoquées et analysées (article 48 du code de la nationalité et article 3 du code électoral), le juge ne pouvait que prononcer la radiation de Monsieur THIAM Cheick Tidjane de la liste électorale provisoire publiée le 17 mars 2025. Cette décision du président du tribunal « ne fait l’objet d’aucun recours », conformément à l’article 12 alinéa 8 du Code électoral.
    En somme, la décision de radiation du sieur THIAM Cheick Tidjane revêt un caractère juridique et non politique. Elle a des conséquences sur la vie politique, c’est certain, mais cela ne saurait entacher sa nature juridique. La construction de l’Etat de droit ne peut continuer à s’accommoder avec des arrangements politiques qui l’affaiblissent et empêchent son éclosion ou son épanouissement. Ainsi soit-il !

    Dr. GUIBESSONGUI N’Datien Séverin
    Docteur en Droit & Avocat

  • Dura lex, sed lex : Le rêve brisé (par Le Patriote)

    Dura lex, sed lex : Le rêve brisé (par Le Patriote)

    À six mois de l’élection présidentielle prévue, selon la Constitution, le 25 octobre prochain, le président et candidat désigné du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, se retrouve déjà hors course. Une plainte déposée par huit requérants parmi lesquels figurent des militants de son propre parti  a conduit le président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan à ordonner, au terme d’un procès relatif au contentieux électoral, la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale. Le motif ? Lors de son enrôlement, il était citoyen français. L’article 48 du Code de la nationalité énonce clairement : « Perd la nationalité ivoirienne, tout Ivoirien qui acquiert volontairement une autre nationalité ou déclare la reconnaître… ».

    Entré en politique par opportunisme, Tidjane Thiam découvre à ses dépens que la Côte d’Ivoire a changé, et cette transformation marque une étape cruciale dans son histoire politique. Elle n’est plus cette nation où les intérêts partisans dominaient les institutions judiciaires, où le PDCI, autrefois au pouvoir, manipulait juges et lois pour écarter des candidats de la course présidentielle. Aujourd’hui, la séparation des pouvoirs est devenue une réalité tangible, et ni le chef de l’État ni son parti ne s’immiscent dans la gestion des contentieux électoraux.

    Cette évolution témoigne de la maturité démocratique du pays, où les institutions fonctionnent désormais de manière autonome, garantissant une justice impartiale et équitable. Les tribunaux appliquent la loi avec rigueur, sans favoritisme ni influence politique, affirmant ainsi la primauté du droit sur les intérêts individuels ou partisans. Ce progrès est le fruit d’une volonté collective de bâtir un État de droit solide, où la transparence et l’équité sont les piliers de la gouvernance. Il reflète également l’engagement des citoyens à protéger les acquis démocratiques et à promouvoir une culture politique basée sur le respect des règles et des institutions.

    Loin de comprendre cette réalité tangible, Tidjane Thiam accuse la justice d’être soumise au politique. Mais, il paie plutôt pour ses propres turpitudes. Visiblement, l’ingénieur, qui prétendait apporter des « solutions concrètes », n’a pas préparé son entrée dans l’arène politique. Ses maladresses, son narcissisme outrancier et outrageant trahissent une ambition démesurée : devenir président de la République de Côte d’Ivoire à tous les coups. Après avoir quitté la tête de Crédit Suisse, il s’est lancé dans une conquête précipitée du pouvoir, croyant que la prise en main du PDCI-RDA, suite au décès soudain du Président Henri Konan Bédié en août 2023, suffirait à garantir son succès. Cependant, cette stratégie a suscité des résistances au sein même de son parti, où certains militants rejettent son leadership.

    Face à ce revers, Tidjane Thiam apparaît comme un boxeur groggy, seul face à son destin. Les cadres irréductibles qui l’ont poussé dans cette aventure – motivés par leur opposition au Président Alassane Ouattara – voient en lui un challenger idéal, grâce à son parcours dans la finance internationale et son supposé carnet d’adresses. Mais la réalité politique ivoirienne rattrape le polytechnicien. Que fera-t-il désormais ? S’engagera-t-il dans une bataille judiciaire ? Rien n’est moins sûr. En 1999, il avait fui le pays au moindre coup de feu. Devant les caméras de la presse internationale, il avait clairement indiqué être échaudé par le situation politique créée par le coup d’Etat et qu’il ne souhaitait plus s’y engager. Aujourd’hui, il pourrait bien se contenter de dénoncer la loi ivoirienne depuis l’étranger, qualifiant le Code de la nationalité de « sombre loi que personne ne connaît ».

    Cependant, les Ivoiriens, dans leur écrasante majorité, protégeront leur pays contre toute tentative de déstabilisation. Ils se mobiliseront pour préserver la paix et poursuivre la marche vers le progrès et l’enracinement de la démocratie. Avec des institutions solides et crédibles, la Côte d’Ivoire avancera inexorablement, refusant les arrangements politiques au profit de l’État de droit. Dura lex, sed lex – « La loi est dure, mais c’est la loi ». Cette maxime rappelle l’importance du respect des règles, même lorsqu’elles semblent sévères ou injustes. Ainsi va la démocratie.

    Charles SANGA

  • Côte d’Ivoire : le destin présidentiel contrarié de Tidjane Thiam

    Côte d’Ivoire : le destin présidentiel contrarié de Tidjane Thiam

    Au pays de Félix Houhouët-Boigny, la guerre de succession est relancée à la faveur de l’immixtion dans l’arène politique de l’ancien patron du Crédit Suisse.

    Les faits – 

    A six mois du scrutin, le candidat du principal parti d’opposition en Côte d’Ivoire, Tidjane Thiam, a été écarté de la course à la présidentielle. Sur la base d’un vieux texte de loi, la justice a estimé qu’il avait perdu la nationalité ivoirienne en acquérant la nationalité française en 1987. Radié de la liste électorale, l’ancien banquier poursuit son combat.

    Un peu plus d’un an après son retour en Côte d’Ivoire, Tidjane Thiam est en train de faire l’apprentissage de la dure réalité de la politique locale. La présidente du tribunal de première instance d’Abidjan Plateau, Aminata Touré, a ordonné, le 22 avril, le retrait de la liste électorale du nom du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, parti de l’indépendance). Une décision sans recours d’après la loi électorale. La suite sur l’Opinion.fr

  • Assalé TIEMOKO: « J’exercerai un recours pour que Komé Bakary explique au peuple de Côte d’Ivoire comment il a pu naître dans deux pays différents à deux dates differentes » ?

    Assalé TIEMOKO: « J’exercerai un recours pour que Komé Bakary explique au peuple de Côte d’Ivoire comment il a pu naître dans deux pays différents à deux dates differentes » ?

    Le député Assalé Tiémoko répond au Parquet de Bingerville !

    Deux plaintes différentes.

    Le parquet de Bingerville que je n’ai pas saisi initialement dit avoir classé ma plainte contre Komé Bakary, au motif que deux personnes avant moi, avaient porté plainte pour les mêmes faits. Je prends acte de cette décision. Je voudrais cependant dire ici que ma plainte est différente de celle des deux membres de la famille Mambo. La famille Mambo à la disposition de qui j’ai mis un avocat, a porté plainte pour accaparemment de leurs terres par Komé Bakary, sur la base d’un faux document.

    Ma plainte contre Komé porte sur: -l’utilisation frauduleuse des Sceaux de la République à des fins délictuelles et induction de l’administration publique en erreur. -présomption de fraude sur la nationalité ivoirienne : deux dates de naissance differentes, deux lieux de naissance differents, deux pièces d’identité de deux pays différents.

    A mon retour au pays, j’exercerai un recours contre cette décision de classement sans suite pour que Komé Bakary explique au peuple de Côte d’Ivoire au nom de qui la justice est rendue, comment, jusqu’en 2019, il a pu faire des procédures judiciaires devant le tribunal d’Abidjan en utilisant des documents d’identité maliens alors que depuis 2009, il détient la carte nationale d’identité ivoirienne, puis une nouvelle depuis 2015 ?

    Comment il a pu naître dans deux pays différents à deux dates differentes ? Comment il a pu avoir la nationalité ivoirienne sans décret de naturalisation (qu’il n’a pas pu ou voulu produire depuis trois mois) alors que son grand frère de même père et même mère est lui devenu ivoirien par décret de naturalisation ?

    Comment il a pu s’inscrire sur la liste électorale en possédant deux nationalités différentes ?

    ASSALE TIÉMOKO ANTOINE DÉPUTÉ DE LA NATION.

  • Affaire Bredoumy Kouassi Soumaïla Traoré : Adama Bictogo clarifie la position de l’Assemblée nationale

    Affaire Bredoumy Kouassi Soumaïla Traoré : Adama Bictogo clarifie la position de l’Assemblée nationale

    Dans un contexte marqué par une vive attention médiatique et politique autour de la convocation du député Bredoumy Kouassi Soumaïla, porte-parole du PDCI-RDA, le Président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, a tenu à faire une mise au point importante ce mercredi 30 avril 2025.

    Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook officielle, le président du Parlement a indiqué avoir reçu, la veille, mardi 29 avril à 19 heures, le président du groupe parlementaire PDCI-RDA, à la demande de ce dernier. L’entretien a porté sur la convocation du député Bredoumy Kouassi par la préfecture de police.

    Le même jour, dans une note signée par le député Simon Doho, président du groupe parlementaire PDCI-RDA, le parti a informé les populations ivoiriennes, ainsi que ses militantes, militants et sympathisants, que la convocation initialement adressée à l’honorable Bredoumy Kouassi Soumaïla Traoré a été annulée. Cette annonce a été l’occasion de remercier le président de l’Assemblée nationale, S.E.M. Adama Bictogo, ainsi que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le Général Vagondo Diomandé, pour leur sens du dialogue et leur implication dans la résolution apaisée de cette situation.

    Soucieux de préserver les principes républicains, Adama Bictogo a rappelé que « tout parlementaire est tenu de répondre à toute convocation émanant des autorités compétentes ». Il a invité l’ensemble des groupes parlementaires et des députés à faire preuve de responsabilité, en soulignant que l’Assemblée nationale ne saurait être utilisée comme un refuge face aux obligations légales qui incombent à tout citoyen.

    Dans un message à la fois ferme et respectueux des institutions, le Président de l’Assemblée nationale a réaffirmé l’attachement de son institution au principe fondamental de la séparation des pouvoirs. Une manière de rappeler que le statut de député, aussi important soit-il, ne confère aucun privilège au-dessus des lois de la République.

    Cette déclaration intervient alors que l’affaire Bredoumy Kouassi continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique.https://www.facebook.com/plugins/post.php?

  • Côte d’Ivoire. Précision : « Tidjane Thiam est Ivoirien d’origine » (ministère de la Justice)

    Côte d’Ivoire. Précision : « Tidjane Thiam est Ivoirien d’origine » (ministère de la Justice)

    « Tidjane Thiam n’est pas apatride. Il est Ivoirien d’origine. Il a été radié de la liste électorale car il n’avait pas encore renoncé à sa nationalité française au moment de son inscription, selon la décision rendue par la présidente du tribunal de première instance du Plateau, le 22 avril 2025 ». C’est en substance ce qui ressort de la conférence de presse qu’a animée Augustin Kouamé, directeur des Affaires civiles et pénales (DACP) du ministère de la Justice et des Droits de l’homme, le 28 avril 2025 au palais de justice du Plateau.

    En effet, le ministère de la justice ivoirienne à travers son DACP a bien voulu éclairer la lanterne des Ivoiriens sur cette décision rendue par le tribunal du Plateau, à l’égard du candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) Tidjane Thiam, dans le cadre du contentieux sur la liste électorale.

    Le conférencier a dans un premier temps présenté les différents cas de figure par lesquelles un individu peut être ivoirien. Il s’agit notamment de la nationalité par attribution ou par acquisition. Pour ce qui concerne Tidjane Thiam, il est ivoirien par attribution. C’est la nationalité par filiation, c’est-à-dire par le sang. Il est né de parents ivoiriens. Il est donc un ivoirien d’origine.

    Selon les propos du DACP, le candidat du PDCI-RDA n’est pas frappé d’apatridie. Il est bien ivoirien d’origine comme la présidente du tribunal de première instance du Plateau a pu le démontrer. Pourtant, il a été radié de la liste électorale. Comment cela est-il possible ? Conformément au code de la nationalité de 1961, « La nationalité ivoirienne s’acquiert ou se perd après la naissance par l’effet de la loi ou par l’effet d’une décision d’une autorité publique prise dans les conditions fixées par la loi », a expliqué le conférencier.

    Depuis le 24 février 1987 Thiam a volontairement acquis la nationalité française à la suite de sa naturalisation alors qu’il était majeur, selon l’ordonnance de la présidence du tribunal. Il a ainsi automatiquement perdu la nationalité ivoirienne, par l’effet de l’article 48 du code de la nationalité.

    « Dans le cas d’espèce, Thiam a perdu la nationalité ivoirienne d’origine non par décision de l’autorité publique, mais par l’effet de la loi elle-même », a précisé Augustin Kouamé. C’est dans ces circonstances que Tidjane Thiam s’est inscrit sur la liste électorale pour les élections de 2025.

    La justice a été donc saisie par des personnes opposées à son inscription sur la liste électorale. Suite à ce contentieux, le juge a ordonné la radiation de Thiam, conformément au code de la nationalité de 1961. Et cela bien que le 19 mars 2025, il ait abandonné la nationalité française par décret signé par le Premier ministre français. Et est redevenu donc automatiquement ivoirien, car étant ivoirien par filiation, selon le même code de la nationalité. « Thiam est Ivoirien d’origine, Ivoirien par filiation. C’est la filiation qui fait de Thiam un Ivoirien. Donc sa naturalisation en tant que français ne remet pas en cause sa filiation. Alors s’il renonce à la nationalité française, il devient automatiquement Ivoirien », a précisé le conférencier. Pourquoi la justice a-t-elle alors ordonné sa radiation de la liste électorale ? A cette question des journalistes, il a répondu : « le juge dit au moment où M. Thiam s’inscrivait sur la liste électorale, il n’avait pas la qualité d’ivoirien. Et cette qualité s’apprécie au moment de l’inscription. Au moment où il s’inscrivait, il n’avait pas encore renoncé à son allégeance à l’État français ».

    Diomandé Karamoko

  • Rompre le cercle vicieux de la dette africaine(par Olusegun Obasanjo, président de l’Initiative d’allégement de la dette des dirigeants africains).

    Rompre le cercle vicieux de la dette africaine(par Olusegun Obasanjo, président de l’Initiative d’allégement de la dette des dirigeants africains).

    Par Olusegun Obasanjo, président de l’Initiative d’allégement de la dette des dirigeants africains, est un ancien président du Nigéria.African Leaders Debt Relief Initiative, is a former president of Nigeria.

    Nous entrons dans une nouvelle ère, marquée par de profonds changements géopolitiques, la réduction de l’aide au développement, le renforcement des barrières commerciales et l’escalade des conflits mondiaux. Dans ce contexte de défis, une opportunité unique existe néanmoins de favoriser des partenariats mondiaux innovants, fondés sur des investissements mutuellement bénéfiques et des valeurs partagées.

    1. sherwin15_Andrew HarnikGettyImages_donald_trump_rose_garden_tariffsCulture6Trump’s Tariffs and the Will to PowerRICHARD K. SHERWIN thinks those who question the rationality of recent US trade policy are missing the point.

    L’Afrique doit figurer au cœur de ces efforts. Abritant plusieurs des économies les plus rapidement croissantes au monde, le continent africain possède d’importantes ressources en énergies renouvelables, notamment éoliennes, solaires, géothermiques et hydroélectriques, ainsi que plus d’un cinquième des minéraux critiques de la planète, essentiels à la transition écologique. Un terrain équitable doit cependant être mis en place pour permettre à l’Afrique d’exprimer son plein potentiel. Il est pour cela indispensable de s’attaquer à une crise de la dette qui s’accélère, et qui menace d’anéantir plusieurs décennies d’avancées durement acquises en matière de développement.

    L’ampleur de la crise est vertigineuse. Rien qu’en 2023, les pays à revenu faible et intermédiaire ont consacré 1,4 milliard $ au service de la dette extérieure, les pays africains payant souvent les pénalités et les taux d’intérêt les plus élevés. Résultat, ces pays n’ont guère d’autre choix que de détourner des ressources essentielles de priorités telles que l’éducation, la santé et la résilience climatique, afin d’assurer le service de prêts aux coûts exorbitants.

    Aujourd’hui, plus de la moitié des pays africains allouent davantage de fonds au service de la dette qu’à la santé. Au Malawi, le service de la dette représente deux fois les dépenses consacrées à l’éducation, de plus en plus de jeunes se retrouvant ainsi condamnés à un avenir fait d’ignorance, d’inaptitude au travail et de pauvreté.

    Les gouvernements africains doivent certes s’engager pour une gestion budgétaire saine et pour l’obligation de rendre des comptes, mais le dilemme de la dette du continent ne résulte pas uniquement d’une mauvaise gestion budgétaire ou d’emprunts inconsidérés. Il s’ancre également profondément dans les inégalités structurelles qui caractérisent le système financier mondial, les emprunteurs souverains africains étant en effet confrontés à des taux d’intérêt extrêmement élevés sur les marchés internationaux des capitaux – encore plus élevés que les taux imposés à des États aux antécédents de crédit comparables voire plus mauvais. Cette « prime africaine » persiste malgré les taux de défaut de paiement relativement peu élevés du continent.

    Par ailleurs, les pays africains n’ont pas la possibilité de s’abstenir d’emprunter, dans la mesure où nombre d’entre eux se situent en première ligne d’une crise climatique qu’ils n’ont pas provoquée. Plusieurs États tels que le Kenya, le Malawi ou le Mozambique ont dû contracter des dettes considérables pour se relever de catastrophes naturelles de plus en plus graves et fréquentes. Les petits États insulaires en voie de développement tels que l’île Maurice empruntent pour survivre à l’élévation du niveau des mers. La pandémie de COVID-19, l’inflation mondiale ainsi que la flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie n’ont fait qu’accentuer ces vulnérabilités.

    Et voici que les États-Unis annoncent l’imposition de droits de douane très élevés sur les importations en provenance des pays africains qui enregistrent des excédents commerciaux vis-à-vis de Washington – et qui comptent sur les exportations pour financer le remboursement de leur dette. Bien que la mise en œuvre de ces droits de douane ait été suspendue pendant 90 jours, leur impact se fait déjà sentir sur les économies fragiles du continent. Pire encore, la réduction des programmes américains d’aide à l’étranger est vouée à peser sur les services essentiels, à ralentir les progrès vers la reprise économique, ainsi qu’à exacerber l’insécurité politique et sociale, avec pour premières victimes les communautés les plus vulnérables d’Afrique.

    Au sein d’une économie mondiale profondément interconnectée, les conséquences de ces décisions politiques ne resteront pas confinées à l’Afrique. En perturbant les chaînes d’approvisionnement, en déstabilisant les économies, ainsi qu’en entravant la transition énergétique, ces mesures nuiront aux consommateurs et aux entreprises du monde entier, réduiront les possibilités d’investissement, et étoufferont la croissance économique potentielle.

    Toute solution à la crise de la dette africaine doit s’attaquer aux injustices systémiques ancrées dans l’architecture financière mondiale, qui ne laissent aux États pas d’autre choix que d’emprunter à des taux prohibitifs pour répondre à des crises dont ils ne sont pas à l’origine. C’est la raison pour laquelle je me suis joint à sept autres anciens chefs d’État et de gouvernement africains dans la mise en place de l’Initiative des dirigeants africains pour l’allègement de la dette, dans le cadre de laquelle nous œuvrons pour une refonte du système mondial des prêts, afin d’obtenir un allègement de la dette, et d’améliorer les conditions d’emprunt pour les économies en voie de développement.

    Dans notre récente Déclaration du Cap, nous appelons à une initiative d’allègement de la dette à grande échelle, fondée sur l’équité et la transparence. Il est nécessaire que cette démarche inclue une restructuration complète de la dette, faisant intervenir tous les créanciers – privés, bilatéraux et multilatéraux – dans le cadre d’un processus prévisible et inclusif. Taux d’intérêt moins élevés et délais de remboursement prolongés sont indispensables pour conférer une marge de manœuvre budgétaire aux États concernés.

    Nous appelons également à des réformes du système financier mondial, axées sur l’élimination de la « prime africaine » ainsi que sur des investissements stratégiques dans la santé, l’éducation, les efforts de paix et la résilience face au climat, afin de progresser sur la voie des Objectifs de développement durable des Nations unies pour 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le prochain sommet du G20, qui se tiendra à Johannesburg au mois de novembre, offre une opportunité idéale de progresser vers ces objectifs. La viabilité de la dette figure d’ores et déjà au plus haut de son ordre du jour.

    L’allégement de la dette de l’Afrique n’est pas un acte de charité, mais une question de justice. Nous méritons une chance équitable de remettre de l’ordre dans nos comptes, d’investir dans nos populations, ainsi que de contribuer à la croissance économique, à la sécurité et à la résilience au niveau mondial – et pas seulement de rembourser des prêts qui perpétuent la dépendance et la pénurie. Qu’il s’agisse des réformes économiques au Nigeria ou des réponses apportées à l’échelle du continent aux anciens programmes d’allégement de la dette tels que l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE), nous avons prouvé notre volonté et notre capacité à tirer le meilleur parti des opportunités de ce type.

    Les demi-mesures ne suffiront pas. Ce n’est qu’en brisant le cercle vicieux de la dette – en faisant en sorte que les créanciers nous traitent équitablement, que les institutions multilatérales amplifient nos voix, et que les pays à revenu élevé respectent leurs engagements en matière de financement de la lutte contre le changement climatique – que nous pourrons atteindre notre plein potentiel. Il en va de l’intérêt du monde entier. Une Afrique forte, affichant une croissance rapide, peut en effet jouer un rôle crucial dans le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement mondiales, dans la stimulation de l’innovation, ainsi que dans la transition vers des énergies propres.

    OLUSEGUN OBASANJO

    (Olusegun Obasanjo, président de l’Initiative d’allégement de la dette des dirigeants africains, est un ancien président du Nigéria.

    )

  • BRÉDOUMY SOUMAÏLA : SA CONVOCATION ANNULÉE APRÈS L’INTERVENTION DE DEUX POIDS LOURDS DU POUVOIR

    BRÉDOUMY SOUMAÏLA : SA CONVOCATION ANNULÉE APRÈS L’INTERVENTION DE DEUX POIDS LOURDS DU POUVOIR

    La convocation du porte-parole du PDCI-RDA a été annulée. Une décision attribuée à l’intervention d’Adama Bictogo et du général Vagondo, selon le député Simon Doho.

    Initialement convoqué ce mercredi 30 avril 2025 à la Préfecture de police d’Abidjan, Brédoumy Soumaïla Kouassi, porte-parole du PDCI-RDA, ne sera finalement pas auditionné. La convocation a été annulée, comme l’a annoncé l’honorable Simon Doho, président du groupe parlementaire du parti à l’Assemblée nationale.

    Bictogo et Vagondo à la manœuvre

    Brédoumy Soumaïla devait être entendu par le service des enquêtes générales de la Préfecture de police d’Abidjan ce jour à partir de 11h, selon une convocation dont Linfodrome a obtenu copie. 

    Le document, signé du commissaire de police Coulibaly Yao, précisait que l’audition aurait lieu dans les locaux situés sur la route d’Abobo, à proximité de FILTISAC et MOTORAGRI, après le carrefour MACACI. 

    Il y était également mentionné que le député devait se présenter accompagné de son conseil, conformément à l’article 90 du nouveau Code de procédure pénale.

    Mais tard dans la nuit du 29 avril, le député Simon Doho a annoncé l’annulation pure et simple de ce rendez-vous à la police.

    « La convocation initialement remise à l’honorable Brédoumy Kouassi Soumaïla Traoré, député de la Nation et porte-parole du PDCI-RDA, est annulée », a-t-il indiqué dans une note d’information.

    Cette décision, révèle M. Doho, est le fruit de l’intervention de deux hautes personnalités proches du pouvoir.

    « C’est l’occasion de remercier le président de l’Assemblée nationale, SEM Adama Bictogo, ainsi que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, pour leur hauteur de vue et leur engagement en faveur d’un règlement apaisé de cette situation », a-t-il déclaré.

    « Mobilisation à compter du 2 mai »

    Cependant, le chef des députés du PDCI n’a pas précisé les motifs de la convocation, qui est intervenue au lendemain d’une déclaration controversée prononcée publiquement par Brédoumy Soumaïla, au nom de la haute direction de son parti.

    Dans cette déclaration, le porte-parole a dénoncé la  décision de la présidente du tribunal d’Abidjan visant, selon lui, à priver Tidjane Thiam de sa nationalité ivoirienne. Il a annoncé que le PDCI-RDA avait introduit un recours juridique et lancé un appel national à la mobilisation à compter du 2 mai, si cette décision n’était pas annulée.

    Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas réagi à cet appel à descendre dans les rues. Toutefois , le 23 avril dernier, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, avait averti que « le désordre ne sera pas toléré ».

    Samuel KADIO

  • Côte d’Ivoire . Idriss Diallo intègre le Comité Exécutif de la CAF

    Côte d’Ivoire . Idriss Diallo intègre le Comité Exécutif de la CAF

    Le président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), Yacine Idriss Diallo fait désormais partie des membres du Comité Exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) depuis le samedi 26 avril 2025.

    L’annonce a été faite par le président de la CAF, M. Patrice Motsepe, en marge de la première réunion du Comité, qui s’est tenue à Accra au Ghana, révèle une note d’information de la FIF.

    « Il a plu à Allah SWT de faire de moi, en ce jour, un membre du Comité Exécutif de la Confédération Africaine de Football. Je remercie infiniment le Dr Patrice Motsepe, président de la Confédération Africaine de Football, pour la grande confiance placée en ma modeste personne », a exprimé Idriss Diallo après cette annonce.

    Il n’a surtout pas manqué d’adresser des remerciements au Président de la République, SEM Alassane Ouattara, ainsi qu’à tous les Ivoiriens. « Je tiens à exprimer toute ma gratitude au peuple de Côte d’Ivoire en général et à l’écosystème du football ivoirien en particulier », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

    C’est une nouvelle page qui s’écrit pour le dirigeant ivoirien, qui ne s’est pas découragé après avoir échoué à intégrer le Conseil de la FIFA récemment. Il a continué ses actions en faveur du développement du football avec dévotion et passion. Cette nomination vient donc récompenser ses efforts. Désormais, il aura son mot à dire pour les grandes orientations du football africain.

    Yacine Idriss Diallo est à la tête de la FIF depuis avril 2022. Sous son mandat, la Côte d’Ivoire a organisé et remporté la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, considérée comme la meilleure CAN de l’histoire du football africain.

    Marie-Claude N’da

  • Mali : les forces vives réclament l’élévation d’Assimi Goïta au rang de président de la République- Et la dissolution de tous les partis politiques

    Mali : les forces vives réclament l’élévation d’Assimi Goïta au rang de président de la République- Et la dissolution de tous les partis politiques

    Les forces vives de la nation ont réclamé, mardi, l’élévation du général d’armée, Assimi Goïta au rang du Président de la République du Mali avec un mandat de 5 ans renouvelable et la dissolution de tous les partis politiques.

    C’est ce qui ressort des recommandations de la phase nationale de la consultation des forces vives de la nation sur la relecture de la charte des partis politiques.

    La méthodologie de ces consultations consistait à procéder à la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement, la relecture de la charte des partis politiques avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition et le nomadisme politique en cours de mandat.

    Concernant le nombre de partis politiques, les participants ont recommandé à l’issue de deux jours de travaux de dissoudre tous les partis politiques, de durcir les conditions de création en fixant une caution de cent millions (100 000 000) de francs CFA soit plus de 170.000 dollars pour la création d’un parti politique de fixer l’âge pour être dirigeant d’un parti politique à 25 ans au moins et 75 ans au plus.

    Il a été aussi recommandé d’obliger les partis à avoir des représentations significatives dans les régions, les cercles et le district de Bamako, d’instaurer plus de rigueur dans le fonctionnement des partis, d’interdire aux chefs de village, de fraction ou de quartier, aux leaders religieux et aux organisations de la société civile d’être candidats à une élection ou de participer à une campagne électorale.
    Les participants ont aussi demander de supprimer le financement public des partis politiques, d’exiger une existence juridique à tout regroupement politique.

    Sur la 2ème thématique liée à la relecture de la charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition il a été question de supprimer le statut de chef de file de l’opposition, tout en maintenant le statut d’opposition politique dans la charte d’estimer que le poste de chef de file n’est pas indispensable, d’orienter les ressources allouées à ce poste vers les projets de développement et de faire l’audit des fonds déjà alloués.

    Sur le nomadisme politique en cours de mandat. La rencontre de deux jours à recommandé d’interdire le nomadisme politique, d’élargir l’article 106 de la Constitution à tous les élus et représentants de partis aux postes nominatifs, de prendre toutes les dispositions pour une interdiction totale d’appliquer des mesures disciplinaires contre tout parti qui accueille un élu nomade, telles que l’inéligibilité de tout candidat ou membre de ce parti aux postes nominatifs et électifs.

    Les participants ont en outre recommandé de réviser la charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq ans à partir de 2025, renouvelable, à l’instar de ses pairs de l’AES (Alliance des Etats du Sahel), de donner le temps nécessaire aux dirigeants actuels pour poursuivre la gestion de l’État, de maintenir les organes actuels jusqu’à la pacification du pays, de suspendre toutes les questions électorales jusqu’à cette pacification, de faire l’audit du fichier électoral par une structure indépendante après la dissolution des partis et de maintenir l’autorisation préalable pour toute manifestation politique.

  • Le roaming gratuit se concrétise progressivement en Afrique de l’Ouest

    Le roaming gratuit se concrétise progressivement en Afrique de l’Ouest

    La mise en œuvre du roaming gratuit en Afrique de l’Ouest est encadrée par une directive de la Communauté économique des Etats de l’Afrique l’Ouest (CEDEAO) adoptée en 2017. Le Ghana et la Côte d’Ivoire ont été les premiers à s’y conformer, en juin 2023.

    Le Togo et le Burkina Faso ont récemment signé un protocole d’accord pour supprimer à partir du 30 mai prochain les frais supplémentaires appliqués à leurs ressortissants respectifs pour la réception d’appel sur le territoire de l’autre. Avant eux, en Afrique de l’Ouest, plusieurs pays ont conclu ou travaillent à conclure ce type d’accord alors que la CEDEAO pousse depuis plusieurs années pour la mise en œuvre du free roaming, présenté comme un levier d’intégration économique et numérique.

    « La mise en œuvre de ce protocole se traduira par une baisse importante des tarifs des services voix, sms et internet pour les voyageurs togolais en visite au Burkina Faso et vice versa. Ainsi, pour un Togolais en situation de free roaming au Burkina Faso : la réception d’appel devient dorénavant gratuite durant les trente (30) premiers jours consécutifs de son séjour ; l’émission d’appel vers un réseau du Burkina Faso sera facturée à un tarif ne dépassant pas celui appliqué par le réseau visité pour les appels nationaux », a déclaré l’ARCEP Togo.

    Plusieurs accords conclus en quelques mois

    Outre le Togo et le Burkina Faso, plusieurs pays ouest-africains s’activent pour mettre en œuvre l’itinérance communautaire. Le 14 juin 2023, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont été les premiers à la concrétiser. « Cette initiative entre les deux pays se traduit également par des baisses notables sur les prix des communications voix, sms et Internet allant jusqu’à 90% au profit des abonnés ivoiriens, en déplacement au Ghana », avait alors déclaré l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI).

    L’itinérance gratuite est devenue effective entre le Ghana et le Bénin d’une part, et entre le Ghana et le Togo d’autre part, à partir d’octobre 2024. « En permettant une communication abordable et fluide au-delà de nos frontières, nous améliorons non seulement la commodité des voyages et des affaires, mais nous renforçons également le tissu social et économique de nos nations », avait déclaré Charles Acheampong, alors vice-ministre de la Communication, lors de la cérémonie de lancement.

    Le 18 octobre 2023, le Bénin et le Togo, de leur côté, étaient convenus d’une mise en œuvre à compter du 1er janvier 2024. Ainsi, pour un Togolais en situation de roaming, une minute d’appel vers le Togo revient à 90 FCFA, alors qu’elle coûtait jusqu’à 1393 FCFA. Pour l’Internet mobile, le mégaoctet passe à 2,2 FCFA alors qu’il pouvait aller jusqu’à 8000 FCFA.

    Pour un Béninois en terre togolaise, le coût maximum d’une minute d’appel vers un réseau local passe de 79 FCFA à un maximum de 60 FCFA, tandis que celui des appels vers le Bénin passera de 200 F CFA à 90 FCFA. Le Mo d’Internet mobile passe de 5 FCFA à 2,2 FCFA. En plus, le prix des SMS internationaux passe de 90 F CFA à 70 F CFA maximum. La minute d’appel international est également plafonnée à 90 FCFA alors qu’elle pouvait atteindre 225 FCFA.

    Entre le Ghana et la Gambie, un protocole d’accord signé le 19 novembre 2024 prévoit la mise en œuvre pour la première moitié de 2025. « Nous jetons les bases d’un renforcement des liens économiques, des échanges culturels et de la compréhension mutuelle. Le rôle du Ghana dans cette initiative contribuera à la croissance d’une Afrique plus interconnectée et plus prospère », avait déclaré Njogou Bah, directeur général de l’Autorité gambienne de régulation des services publics (PURA). En janvier 2025, le Liberia a signé des accords avec la Sierra Leone et la Gambie pour un lancement respectif du free roaming à partir du 2 mai et du 1er juillet. 

    Par ailleurs, les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), anciennement membres de la CEDEAO, ont signé en novembre 2024 une convention prévoyant la mise en œuvre du free roaming au plus tard le 31 décembre de la même année. « L’adoption de ce protocole offrira à nos concitoyens la possibilité de communiquer [appel, SMS et Internet, Ndlr] sans le poids du surcoût d’itinérance qui freine la mobilité et les liens entre les peuples », avait déclaré Wenlassida Patrice Compaoré, secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) du Burkina Faso au cours de la cérémonie. Jusque-là, aucune mise à jour n’a été donnée sur l’entrée en vigueur effective de cette convention.

    En dehors du Burkina Faso, le Mali avait déjà engagé des démarches en décembre 2023 en se rapprochant du Bénin et du Togo, avec une échéance fixée au 29 février 2024. Le Togo explore également plusieurs axes de coopération avec le Niger, incluant le free roaming. De leur côté, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso avaient signé en octobre 2023 un protocole d’accord pour une mise en œuvre effective au plus tard le 15 décembre 2023.

    Pour que les frontières ne soient plus des obstacles aux communications

    Ces différents accords traduisent la vision d’une « Afrique de l’Ouest où les frontières ne constituent pas un obstacle aux communications, aux affaires ou aux interactions sociales », selon l’Autorité nationale des communications du Ghana (NCA). Toutefois, la plupart des avancées jusque-là reposent sur des accords bilatéraux ou tripartites, et non sur une approche pleinement régionale. Cette mise en œuvre fragmentée se heurte à plusieurs obstacles, notamment l’absence de liaisons directes entre opérateurs, le niveau élevé des tarifs de terminaison d’appel et la persistance de la fraude.

    Pourtant, en 2017, la CEDEAO avait adopté un règlement communautaire visant à instaurer un espace de roaming libre ou à faible coût au sein de la région, afin de faciliter les communications transfrontalières et soutenir la libre circulation des personnes et des biens. L’ambition est de construire un marché unique intégré de télécommunications, harmonisé entre tous les États membres. L’organisation estime que la cherté des communications depuis l’international constitue un frein aux échanges et au développement d’un marché harmonieux.

    Si ces accords bilatéraux et tripartites constituent des étapes importantes, leur concrétisation effective et leur multiplication à l’échelle sous-régionale pourraient permettre à l’Afrique de l’Ouest de se rapprocher de cet objectif. À terme, cela contribuerait à rendre les communications plus accessibles, à dynamiser les échanges commerciaux et sociaux et à renforcer l’intégration économique de la région.

    Isaac K. Kassouwi

  • L’Afrique subsaharienne paiera 20 milliards $ d’intérêts sur l’encours de sa dette extérieure en 2025

    L’Afrique subsaharienne paiera 20 milliards $ d’intérêts sur l’encours de sa dette extérieure en 2025

     Le rapport souligne que le service total de la dette publique au Sud du Sahara pourrait commencer à diminuer dès cette année, grâce notamment aux efforts de restructuration de la dette déployés par plusieurs pays.

    Les pays d’Afrique subsaharienne devraient payer environ 20 milliards de dollars d’intérêts sur l’encours de la dette extérieure contractée ou garantie par le secteur public (PPG), selon un rapport publié le mercredi 23 avril 2025 par la Banque mondiale.

    Intitulé « Africa’s Pulse spring 2025 : improving governance and delivering for people in Africa », le rapport précise que l’évolution de la composition des créanciers extérieurs a entraîné une augmentation des paiements d’intérêts et des remboursements du capital dans la région. En effet, près de 75% des paiements d’intérêts sur l’encours de la dette extérieure prévus cette année sont dus à des détenteurs d’obligations, au gouvernement chinois et à des prêteurs privés.

    Au total, les paiements d’intérêts devraient représenter 3,4% du PIB cumulé des pays de la région en moyenne au cours de la période 2025-2027.

    Le service total de la dette publique (intérieure et extérieure) a plus que doublé avant la pandémie (passant de 16% des recettes publiques en 2012 à 39% en 2019) et semble s’être stabilisé à un niveau record d’environ 50% des recettes publiques en 2024.

    Grâce aux efforts de restructuration et de réaménagement de la dette, le service total de la dette publique pourrait commencer à diminuer cette année, même si sa trajectoire future reste incertaine. Les gouvernements doivent cependant continuer à mener des opérations de gestion des passifs, améliorer les soldes budgétaires et mettre en œuvre des réformes structurelles propices à la croissance afin de réduire les niveaux d’endettement et les vulnérabilités y afférentes. 

    Le ratio dette publique/ PIB a atteint 63,2% à fin 2024

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    L’augmentation du service de la dette extérieure publique et garantie par l’Etat est attribuée à un environnement en expansion de créanciers qui comprend des gouvernements n’appartenant pas au Club de Paris et des créanciers privés, en particulier des détenteurs d’obligations. Les gouvernements africains empruntent à des taux sensiblement différents auprès de ces différents groupes de créanciers. Par exemple, le taux d’intérêt moyen sur les obligations souveraines extérieures est environ six fois plus élevé que celui des prêts multilatéraux.  

    Conséquence : les gouvernements sont contraints de ponctionner les fonds de services publics essentiels. Sur 48 pays d’Afrique subsaharienne, 20 ont consacré davantage de fonds au service de la dette qu’aux soins de santé et à l’éducation réunis, en 2024.

    La Banque mondiale indique également que les remboursements du capital de la dette extérieure contractée ou garantie par le secteur public ont augmenté plus rapidement que les décaissements depuis 2016, entraînant ainsi une forte baisse des flux financiers nets dans la région. Les flux nets de la dette extérieure vers l’Afrique subsaharienne ont chuté de façon spectaculaire, passant d’un montant annuel moyen de 37,7 milliards de dollars durant la période 2016-2019 à 18,4 milliards en 2023. Alors que les flux financiers nets en provenance de la Chine et des détenteurs d’obligations ont diminué, se transformant en sorties nettes au début des années 2020, les prêts multilatéraux ont fortement augmenté, représentant 80% des flux de financement dans la région depuis la pandémie.

    Le rapport souligne par ailleurs que la dette publique a suivi une trajectoire ascendante soutenue au cours de la dernière décennie en Afrique subsaharienne. Elle a doublé depuis 2012 pour atteindre le niveau de 63,2% du PIB, fin 2024. L’allègement considérable de la dette obtenu dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale, associé à des conditions financières mondiales favorables et à un plus grand appétit pour le risque et le rendement, a facilité l’octroi de financements supplémentaires aux pays de la région.

    L’alourdissement de la dette publique est en partie attribué à des augmentations significatives de la dette intérieure. Des données récentes issues de la base de données du Cadre de viabilité de la dette des pays à faible revenu de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) révèlent que le ratio médian dette publique intérieure/PIB dans les pays d’Afrique subsaharienne couvert par ce cadre a bondi de 8,2% en 2012 à 21,6% en 2022, avant de redescendre à 19,6 % en 2024.

    Walid Kéfi 

  • BURKINA: le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo dénonce une « prise en otage » du peuple ivoirien

    BURKINA: le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo dénonce une « prise en otage » du peuple ivoirien

    Lors d’une intervention télévisée ce lundi soir sur la chaîne nationale burkinabè, le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo s’est exprimé sur les relations tendues entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, évoquant notamment le récent complot présumé contre le pouvoir burkinabè.

    Selon lui, les cerveaux de cette tentative de déstabilisation, tout comme ceux des précédentes, se trouvent actuellement en Côte d’Ivoire. « Tous les instigateurs sont aujourd’hui installés à Abidjan, qui leur fournit le gîte et le couvert », a affirmé le chef du gouvernement. Il s’agirait de ressortissants burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, accusés de collusion avec les groupes terroristes et d’œuvrer à affaiblir le moral des forces de sécurité burkinabè.

    Malgré ces accusations, Jean Emmanuel Ouédraogo a tenu à souligner qu’aucune animosité n’existe entre les peuples des deux pays : « Il n’y a aucun problème entre les peuples burkinabè et ivoirien. Le peuple ivoirien n’est pas au courant de ce qui se trame contre nous. Il est lui aussi victime d’un impérialisme que nous combattons. »

    Le Premier ministre a plaidé pour une solidarité régionale face à ces enjeux : « Ce combat pour une indépendance véritable devrait rassembler les peuples burkinabè, ivoirien, malien, nigérien… C’est regrettable de voir aujourd’hui le peuple ivoirien pris en otage. »

    Abordant le cas d’Alain Traoré, alias Alino Faso — citoyen burkinabè arrêté en Côte d’Ivoire pour subversion —, Jean Emmanuel Ouédraogo a exprimé sa surprise : « C’est un homme qui incarnait le lien entre nos deux peuples. Il vit en Côte d’Ivoire avec sa famille ivoirienne et a toujours œuvré pour l’entente entre nos nations. »

    Le Premier ministre voit dans cette arrestation une tentative de jeter le discrédit sur le Burkina : « Nous attendons toujours des explications. Mais j’ai le sentiment qu’il s’agit d’un écran de fumée visant à diaboliser notre pays. »

    HO/te/Sf/APA

  • RCI/Affaire Thiam: le PDCI attaque une décision de justice

    RCI/Affaire Thiam: le PDCI attaque une décision de justice

    L’ex-bâtonnier, Luc Adjé, l’un des avocats de la défense du (PDCI), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, a pointé des vices dans le contentieux sur la nationalité de Tidjane Thiam. Il a annoncé une requête auprès du Tribunal d’Abidjan-Plateau, visant l’ordonnance en radiation du président du PDCI de la liste électorale.

    FNL/CRK/AF

  • ABOBO : LE MARCHÉ BOTOU RASÉ, LA RAISON

    ABOBO : LE MARCHÉ BOTOU RASÉ, LA RAISON

    Le marché Botou dans la commune d’Abobo à Abidjan n’existera plus. La mairie locale a entamé une opération de déguerpissement de ce lieu de commerce.

    Le marché Botou dans à Abobo est en cours de déguerpissement.

    Tôt dans la matinée de ce mardi 29 avril 2025, des bulldozers et autres engins poids lourds sont à pied d’œuvre pour sa destruction.

    L’opération est une initiative de la mairie d’Abobo, commune du nord d’Abidjan. Selon l’information, elle vise à assainir ce site essentiellement composé d’installations anarchiques.

    Une fois achevée, cette opération en cours devrait mettre fin aux inondations et l’insalubrité généralement constatées dans cette partie de la commune.

    Le marché Botou est un espace de 2 hectares. Il est situé à proximité du rond-point de la brigade de gendarmerie d’Abobo.

    Pour la conduite de cette opération de déguerpissement, les autorités municipales ont aménagé un site de réinstallation des commerçants au quartier Sagbé Céleste d’Abobo.

    Richard Yasseu

  • Pdci-Rda : Dr Brédoumy Soumaïla Kouassi convoqué à la Préfecture de police d’Abidjan

    Pdci-Rda : Dr Brédoumy Soumaïla Kouassi convoqué à la Préfecture de police d’Abidjan

    Le porte-parole du Pdci-Rda, le député Dr Brédoumy Soumaïla Kouassi, est convoqué à la Préfecture de police d’Abidjan, le mercredi 30 avril 2025. « Vous êtes prié de vous présenter au service des enquêtes générales de la préfecture de police d’Abidjan (…) avec votre conseil conformément aux dispositions de l’article 90 du nouveau code de procédure pénale », indique le communiqué signé du Commissaire de police, Coulibaly Yao.

    Pour l’heure, les motifs de cette convocation n’ont pas été officiellement précisés.

  • Côte d’Ivoire :  »Les droits humains sous pression » (Amnesty International)

    Côte d’Ivoire :  »Les droits humains sous pression » (Amnesty International)

    En 2024, la Côte d’Ivoire a continué de faire face à des défis notables en matière de droits humains. C’est ce que révèle le rapport annuel d’Amnesty International consulté par Abidjan.net ce mardi 29 avril 2025. Ce rapport pointe du doigt des restrictions persistantes à la liberté d’expression, de réunion et d’association, ainsi que des atteintes aux droits économiques et sociaux de nombreux citoyens.

    Selon Amnesty International, le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique reste entravé tant dans les textes que dans la pratique. Des manifestations ont été interdites ou réprimées, et des voix critiques réduites au silence. Ce rapport indique également qu’une nouvelle ordonnance, récemment introduite, menace de restreindre davantage le droit à la liberté d’association, mettant en péril l’action des organisations de la société civile. Cette mesure soulève des inquiétudes quant à la vitalité du débat démocratique et à l’indépendance des contre-pouvoirs.

    Malgré ces différentes astreintes, Amnesty International relève un registre plus positif. Le rapport évoque une modification du Code pénal adoptée pour renforcer les sanctions en cas de torture.  »Cette évolution, bien qu’encourageante sur le plan législatif, nécessite un suivi rigoureux pour s’assurer de son application effective et de la lutte contre l’impunité. », préconise ce rapport. 

    Le rapport 2024 met également en lumière les conséquences dramatiques des expulsions forcées à Abidjan. Selon Amnesty International, des milliers de familles, souvent sans alternative de relogement, ont vu leurs habitations détruites dans le cadre d’opérations de déguerpissement menées par les autorités.  »Ces actions ont été menées sans consultation adéquate ni indemnisation suffisante, en violation des normes internationales. », affirme ce mouvement mondial qui défend les droits humains.  

    Selon les lignes de ce rapport, la situation des femmes demeure préoccupante. Des dispositions juridiques continuent de bafouer leurs droits fondamentaux, notamment en matière d’héritage et de statut familial. Le travail des enfants, quant à lui, reste une réalité quotidienne dans plusieurs secteurs, en particulier dans l’agriculture et les petits métiers urbains. Malgré les engagements répétés de l’État, les efforts restent insuffisants pour éradiquer ce fléau.

    Enfin, Amnesty mentionne l’octroi par le Fonds monétaire international (FMI) d’un prêt destiné à soutenir la transition énergétique de la Côte d’Ivoire. Cette initiative représente une opportunité pour un développement plus durable, à condition que les projets soient transparents, inclusifs et respectueux des droits des populations affectées.

    Face à ces constats, Amnesty International appelle les autorités ivoiriennes à respecter les engagements pris en matière de droits humains et à garantir un espace civique libre et sécurisé pour tous les citoyens.  »Il est essentiel que les réformes législatives servent à protéger les droits, et non à les restreindre. », souligne Amnesty International.

    Cyprien K.

  • Le Sénateur Jean Baptiste Pany s’interroge: « Quelle loi donne le pouvoir à un Juge du Contentieux électoral de juger aussi et concomitamment la contestation de la nationalité (procédure de plein contentieux) « ?

    Le Sénateur Jean Baptiste Pany s’interroge: « Quelle loi donne le pouvoir à un Juge du Contentieux électoral de juger aussi et concomitamment la contestation de la nationalité (procédure de plein contentieux) « ?

    Deux préoccupations majeures battent en brèche la témérité de ceux qui ont décidé de lutter contre la compréhension de cette affaire politique qui se retrouve dans l’arène judiciaire par le fait d’une décision rocambolesque : – 1ere : Quelle loi donne le pouvoir à un Juge du Contentieux électoral de juger aussi et concomitamment la contestation de la nationalité (procédure de plein contentieux) ? Aucune, sauf à le prouver. Car jusqu’à preuve du contraire, une action en contestation de la nationalité appartient exclusivement aux prérogatives du Procureur de la République. – 2ème : la Juge a-t-elle le droit de juger rétroactivement la perte de la nationalité (supposant que ce fut le cas /ce qui est aussi erroné)? Ici aussi au moment où la Juge Superwoman décide de déchoir #Tidjane_Thiam (le 22/04/2025) de sa nationalité à l’effet de le faire radier de la liste électorale, #Thiam était pleinement et exclusivement ivoirien, selon votre logique. C’est dire que la juge a décidé de retirer ce 22/04/2025 un ivoirien plein et exclusif de la liste électorale où seuls les ivoiriens sont admis, au motif que 2 ans en arrière il avait perdu sa nationalité, retrouvée au moment où la juge décide de l’en exclure. Que juge-t-on, la déchéance de la nationalité ou la régularité de la liste électorale? Prenons nous au sérieux en Côte d’Ivoire. La

    @macei_ci a vu juste au départ en maintenant les noms et prénoms d’un ivoirien plein et exclusif appelé Tidjane Thiam sur la liste de 2025 à servir le 25 octobre 2025. La Juge Superwoman a au contraire usé de détournement de procédure en tombant dans l’excès et même le zèle vu sous un autre angle. Selon la loi, afin de protéger les droits du mis en cause, deux juges au moins, et non un, étaient requis dans cette affaire quitte à faire de multiples procès. Évitons donc de chercher des cheveux sur la tête d’un chauve. La déclaration du Ministère de la Justice, du 28/04/2025, quoi qu’encore insuffisante, désavoue d’une certaine manière ce jugement #pernicieux. Avant celle-ci, la réponse attribuée au Ministre de la Justice éclaire également l’usage de l’article 48 du Code de la nationalité.

    Jean-Baptiste PANY(sur x)