Auteur/autrice : iciabidjan

  • Quatre questions pour comprendre le bras de fer autour de l’uranium entre Niamey et le Français Orano

    Quatre questions pour comprendre le bras de fer autour de l’uranium entre Niamey et le Français Orano

    LU POUR VOUS

    Depuis plusieurs semaines, le secteur sensible de l’uranium ouest-africain est secoué par une onde de choc venue du Niger. Au cœur de la tempête : la décision des autorités militaires de Niamey de nationaliser la Somaïr, une mine emblématique exploitée depuis plus de cinquante ans par le groupe français Orano, héritier d’Areva. Ce geste s’inscrit dans une escalade des tensions entre Niamey et Paris, déjà fragilisée par le coup d’État militaire de juillet 2023 et la détérioration rapide des relations bilatérales.

    Que s’est-il passé à la Somaïr ?

    La Société des mines de l’Aïr (Somaïr), située à Arlit dans le nord du Niger, est un pilier historique de l’économie nigérienne. Exploitée depuis 1971, elle produit environ 2 500 tonnes d’uranium par an, soit près de 10 % de la production mondiale. Orano y détient 63,4 % des parts, tandis que l’État nigérien en possède 36,6 %. Ce minerai constitue près de 70 % des exportations minières du pays, qui tire environ 10 % de son PIB de cette ressource.

    La junte qui a pris le pouvoir en renversant le président Bazoum accuse le groupe français d’avoir dévoyé ce partenariat, en s’appropriant une part disproportionnée des profits et en freinant les investissements locaux. Selon un communiqué officiel nigérien, « Orano a stoppé la production unilatéralement, évacué ses expatriés et coupé les accès aux systèmes informatiques de la mine, mettant en péril l’économie locale ». La décision de nationaliser la Somaïr est ainsi présentée comme une « mesure de souveraineté nécessaire ».

    Pourquoi maintenant ?

    Le contexte est explosif depuis le coup d’État de juillet 2023, qui a porté au pouvoir une junte militaire fermement opposée à l’influence française dans la région. « Cette nationalisation s’inscrit dans une volonté claire de rupture avec l’ancien système de dépendance », analyse dans The New York Times Emmanuel Dupont, expert des ressources africaines. La rupture avec Orano est symptomatique du glissement géopolitique en Afrique de l’Ouest.

    Selon Reuters, la suspension des activités par Orano a entraîné une chute de 15 % des revenus miniers du Niger au premier trimestre 2025, fragilisant davantage une économie déjà en difficulté, avec une inflation estimée à 12 %. Par ailleurs, la région d’Arlit, où la mine est implantée, dépend majoritairement des revenus générés par l’uranium.

    Que dit Orano ?

    Orano dénonce une « nationalisation illégale et injustifiée », et a annoncé son intention de porter l’affaire devant les tribunaux internationaux. Le groupe réclame une compensation à hauteur de 350 millions d’euros pour pertes d’exploitation et dommages matériels. « Ce type d’action unilatérale nuit à la sécurité des investissements en Afrique », avertit Jean-Marc Leroux, porte-parole d’Orano (Reuters).

    Un point sensible est le stock d’uranium valorisé à environ 250 millions d’euros, que Niamey réclame comme faisant partie intégrante de la nationalisation. Cette réserve stratégique alimente les débats sur la maîtrise des ressources naturelles dans un contexte où la demande mondiale d’uranium, notamment pour la production d’énergie nucléaire, est en forte hausse.

    Le Niger affiche sa volonté de s’aligner sur des modèles de gestion plus souverains, à l’instar de ses voisins maliens et burkinabés. Pour le journaliste nigérien Abdoul Karim Issoufou, dans Le Sahel : « Le gouvernement actuel entend briser les chaînes de la dépendance, mais doit assurer un cadre stable pour attirer de nouveaux partenaires, sans quoi les retombées économiques seront compromises. »

    Reste à savoir vers quels marchés le Niger se tournera désormais pour écouler son uranium. La Russie, la Chine, mais aussi des pays du Golfe, tels que l’Iran, sont évoqués comme de possibles nouveaux partenaires. Ces choix auront un impact majeur sur l’équilibre géopolitique régional.

  • IRAN-Reza Pahlavi, le fils du Shah, appelle au soulèvement

    IRAN-Reza Pahlavi, le fils du Shah, appelle au soulèvement

    Alors que l’Iran vacille sous les frappes israéliennes et les tensions internes, une voix oubliée s’élève avec force : celle de Reza Pahlavi. Le fils de l’ancien shah d’Iran appelle au soulèvement national. L’opposition exilée n’a jamais été aussi crédible.

    Le 17 juin 2025, une vidéo est diffusée en direct sur plusieurs chaînes satellitaires, depuis Londres, Paris et Washington. On y voit Reza Pahlavi, en costume sobre, calme, déterminé. D’un ton clair, il lance cet appel : « Il suffit maintenant d’un soulèvement national pour mettre fin à ce cauchemar.»

    Dans un contexte de guerre ouverte entre l’Iran et Israël, cette intervention surprend autant qu’elle frappe. Car pour la première fois depuis 45 ans, une figure monarchiste appelle à la chute du régime des mollahs non depuis l’exil symbolique, mais dans une optique de transition organisée.

    Un appel structuré, inédit depuis 1979

    Reza Pahlavi ne se contente pas de lancer un cri de ralliement. Il développe un plan :

    • Il appelle à des manifestations coordonnées à Chiraz, Tabriz, Bandar Abbas et Zahedan, quatre villes à haute charge symbolique.
    • Il invite les fonctionnaires, policiers et militaires à se désolidariser du régime.
    • Il affirme que « les groupes d’opposition ont préparé un plan de transition » pour les 100 premiers jours après la chute du régime.

    Et surtout, il promet : « Il n’y aura pas de guerre civile. »

    C’est la première fois que l’opposition monarchiste adopte un ton aussi opérationnel. Ce n’est plus une nostalgie. C’est une proposition politique active.

    Un timing de crise, une occasion stratégique

    Ce discours ne tombe pas dans le vide. Il survient dans un moment de fragilité extrême du pouvoir iranien :

    • Khamenei est peut-être désinformé, comme l’ont montré les incohérences de ses discours.
    • La hiérarchie militaire est décapitée.
    • Le réseau régional d’alliés (Hezbollah, milices chiites) est désorganisé.
    • La peur s’installe à Téhéran, où les sirènes d’alerte retentissent parfois plusieurs fois par jour.

    En parallèle, le mécontentement populaire explose. Des coupures d’électricité prolongées, la fermeture d’écoles, la disparition d’essence et de médicaments. Et dans les grandes villes, la rumeur d’un changement de régime devient audible. C’est dans ce vide stratégique que s’engouffre la voix de Reza Pahlavi.

    Le régime désorienté, la société sous tension

    Depuis le début du conflit, les autorités iraniennes ont suspendu partiellement internet. L’application WhatsApp est dénoncée par le pouvoir comme « outil d’espionnage israélien », et plusieurs journaux indépendants ont été fermés.

    Mais le régime peine à contrôler la rue. Des rassemblements spontanés ont été signalés à Ispahan et à Mashhad, réprimés dans le silence. Et surtout, plusieurs chaînes de télévision iraniennes ont été piratées.

    Selon Iran International, seul le signal satellite a été affecté – un indice fort d’une opération extérieure coordonnée. Les messages diffusés appelaient à la révolte :
    « Descendez dans la rue. Reprenez votre pays. »
    Ce sabotage informationnel, couplé à l’appel de Pahlavi, forme une offensive psychologique inédite.

    Même au sein de l’armée, des fissures apparaissent. Des officiers supérieurs, liés aux unités désormais décapitées, font part de leur mécontentement face au commandement central. Certains évoquent l’idée qu’une guerre mal préparée les a jetés dans l’abîme.

    Des fuites sur les réseaux sociaux laissent entendre que des unités régionales refusent d’exécuter certaines mobilisations, notamment dans les zones kurdes et baloutches. Loin d’un soulèvement organisé, mais assez pour affaiblir le pilier de la répression.

    Le facteur Reza Pahlavi : une légitimité ambivalente

    Pendant des décennies, Reza Pahlavi a incarné une figure de l’exil nostalgique, davantage symbolique qu’opérationnelle. Mais en 2022, lors du mouvement « Femme, Vie, Liberté », sa posture a évolué. Il s’est présenté non comme roi, mais comme passeur de transition, plaidant pour une démocratie parlementaire.

    Aujourd’hui, en 2025, il capitalise sur :

    • Le vide d’alternative crédible à l’intérieur du pays.
    • La défiance envers l’opposition islamiste en exil.
    • L’usure radicale du pouvoir clérical.

    Dans plusieurs villes iraniennes, des slogans pro-Pahlavi réapparaissent sur les murs. À Zahedan, des vidéos montrent des jeunes brandissant son portrait. Le mouvement reste marginal, mais il gagne en visibilité.

    Washington observe. Téhéran tremble.

    Les États-Unis, eux, n’ont pas réagi officiellement. Mais selon Politico, plusieurs think tanks proches de l’administration Trump recommandent désormais d’« intégrer l’opposition monarchiste à toute hypothèse de transition ». Pour la première fois, le nom de Reza Pahlavi est évoqué dans des cercles de décision.

    À Téhéran, en revanche, les officiels dénoncent une tentative de « restauration impérialiste ». Les Gardiens de la Révolution publient un communiqué alarmiste :
    « Toute insurrection sera traitée comme une invasion. »

    Mais l’usage du mot « insurrection » en dit long. Car il traduit une peur réelle.

    Vers une opposition organisée ?

    L’enjeu désormais est de savoir si cette effervescence peut se transformer en mouvement. Trois éléments pourraient faire basculer la situation :

    1. Un appel ouvert de l’intérieur (universitaires, artistes, religieux) à rejoindre le mouvement.
    2. Un appui discret de certaines branches de l’armée, notamment les forces régulières non idéologisées.
    3. Un soutien occidental coordonné, sans interférence brutale.

    Pour l’instant, aucun de ces trois facteurs n’est atteint. Mais tous sont en gestation.

    La monarchie, ou simplement la République post-islamique ?

    Reza Pahlavi n’appelle pas à restaurer la monarchie absolue. Il évoque une République libre, où la mémoire de son père ne serait pas un modèle, mais un point de départ. Il dit vouloir « servir », non « régner ».

    Ce discours fait mouche auprès d’une génération née après 1979, qui n’a connu que les mollahs. Pour eux, la monarchie n’est pas un souvenir : c’est une projection d’avenir plus que de passé.

    Reza Pahlavi n’est pas encore un acteur déterminant. Mais il n’est plus un fantôme politique. Il est désormais une voix crédible, structurée, visible, capable d’incarner l’après.

    Le fait qu’il parle aujourd’hui de logistique, de transition, de garanties pour les institutions — et non plus de vengeance ou de revanche — change tout.

    Face à un régime en guerre, désorganisé et peut-être désinformé, l’alternative monarchiste n’est plus marginale. Elle entre dans le champ des possibles. Et dans un pays où le réel est devenu insupportable, le possible, parfois, devient réel.

  • RCI/Présidentielle 2025 : le RHDP plébiscite Alassane Ouattara

    RCI/Présidentielle 2025 : le RHDP plébiscite Alassane Ouattara

    Les militants du RHDP (pouvoir) ont approuvé, ce samedi 21 juin 2025, la gestion d’Alassane Ouattara, à la tête du parti après son premier mandat, lors du 2e congrès électif qui se tient les 21 et 22 juin 2025.

    A l’occasion de son 2e congrès électif, ouvert ce samedi à Abidjan, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir) a unanimement validé la candidature du président Alassane Ouattara pour l’élection présidentielle d’octobre 2025, affirmant ainsi son rôle central et incontournable au sein du parti.

    « À quatre mois de l’échéance présidentielle de 2025, une chose est certaine : le RHDP est prêt, mobilisé et déterminé à assurer une victoire éclatante et sans équivoque de notre champion, notre candidat naturel, Alassane Ouattara », a lancé le président du Directoire du RHDP, M. Gilbert Kafana Koné, devant les milliers de congressistes réunis à Abidjan pour deux jours.

    Cette mobilisation fait suite à une série de pré-congrès organisés dans toutes les régions du pays, où les comités de base, dans un élan unanime, ont appelé Alassane Ouattara à se représenter, saluant son bilan et sa stature de garant de la stabilité et du développement.

    Dans son rapport présenté en plénière, la ministre de l’Éducation nationale, Mariatou Koné, a souligné les performances réalisées sous la direction du président Ouattara à la tête du parti. « Nous exprimons toute notre reconnaissance à la direction pour avoir fait du RHDP le premier parti politique national et pour avoir conduit avec succès les missions issues du premier congrès de 2019 », a-t-elle déclaré.

    Elle a rappelé que sous son leadership, le RHDP a connu une implantation territoriale exceptionnelle avec 47 coordinations régionales et plus d’un million de militants identifiés. Le parti s’est aussi illustré dans les urnes, remportant 27 conseils régionaux sur 31, 165 sièges à l’Assemblée nationale, 58 sièges au Sénat et 147 mairies.

    La dynamique de structuration interne et les victoires électorales enregistrées sont perçues comme les fruits de la vision d’Alassane Ouattara, que la base appelle désormais à prolonger à la tête de l’État.

    Avec ce large soutien exprimé dès la première journée du congrès, la candidature d’Alassane Ouattara apparaît comme une formalité, et les militants entendent faire de l’échéance d’octobre 2025 une démonstration de force du RHDP.

    AP/ac/Sf/APA

  • Uranium : le Niger nationalise une société française

    Uranium : le Niger nationalise une société française

    Pendant des années, la coopération entre le Niger et le groupe français Orano s’est articulée autour de l’exploitation de l’uranium, ressource cruciale pour l’approvisionnement énergétique de la France. Mais depuis la prise du pouvoir par les militaires à Niamey en 2023, les relations se sont considérablement détériorées. Les autorités nigériennes ont multiplié les critiques envers leur partenaire français, l’accusant de comportements contraires aux intérêts du pays. La société Somaïr, implantée à Arlit, est vite devenue l’un des points de friction majeurs. Alors que Paris et Niamey entraient dans une période de fortes tensions diplomatiques, le contrôle effectif des opérations minières a progressivement échappé à Orano. Ce climat conflictuel s’est cristallisé jusqu’à aboutir à une décision radicale.

    Le Niger récupère entièrement la Somaïr

    Réuni en conseil des ministres, le gouvernement nigérien a décidé de reprendre la main sur la Société des mines de l’Aïr (Somaïr), co-exploitée jusqu’ici avec le groupe français OranoC’est ce qu’a rapporté la télévision nationale RTN. Cette entreprise, active depuis plusieurs décennies dans la région d’Arlit, figure parmi les principaux acteurs de l’exploitation de l’uranium dans le pays. Par cette décision, l’ensemble des parts détenues par la société française, ainsi que ses installations et actifs, sont transférés à l’État nigérien. Une indemnisation serait prévue pour les anciens actionnaires, mais les modalités précises restent encore inconnues. En adoptant cette mesure, les autorités militaires marquent une rupture nette avec un modèle de coopération qu’elles estiment désormais désavantageux pour le Niger.

    Les autorités accusent Orano d’avoir bloqué les projets de relance du site et d’avoir maintenu une attitude jugée obstructive. Cette rupture formelle suit une série de décisions marquant l’éloignement croissant entre Niamey et Paris depuis plusieurs mois. Ce n’est pas seulement la structure juridique de l’entreprise qui change, mais la philosophie même de la gouvernance des ressources stratégiques du pays.

  • Côte d’Ivoire. Le gouvernement institue le Certificat de nationalité numérique

    Côte d’Ivoire. Le gouvernement institue le Certificat de nationalité numérique

    Les Ivoiriens pourront recevoir leur Certificat de nationalité sous forme électronique. Et il aura la même validité que celui délivré sous forme papier. Cette information a été donnée à l’issue du conseil des ministres du 18 juin 2025.

    « Le Conseil a adopté un décret instituant le Certificat de nationalité numérique et l’Attestation recognitive de nationalité. Ce décret vise à alléger la procédure de délivrance du Certificat de nationalité », a indiqué Amadou Coulibaly ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement lors du point de presse qu’il a animé à la suite du Conseil des ministres.

    Le décret, a-t-il poursuivi, introduit à cet effet, l’Attestation recognitive de nationalité et la délivrance sous forme électronique du Certificat de nationalité.

    L’Attestation recognitive de nationalité, a expliqué le porte-parole du gouvernement, est délivrée, « sur simple production d’une copie du Certificat de nationalité existant, par un dépositaire central à qui seront transmises par les juridictions, pour conservation, les copies de tous les Certificats de nationalité délivrés sur l’ensemble du territoire national ».

    Avec cette procédure, l’Ivoirien n’aura plus besoin de recourir à un nouveau Certificat de nationalité en cas de besoin.

    Diomandé Karamoko

  • PRÉSIDENTIELLE 2025 : ALASSANE OUATTARA TEMPORISE, LE RHDP EN ORDRE DE BATAILLE

    PRÉSIDENTIELLE 2025 : ALASSANE OUATTARA TEMPORISE, LE RHDP EN ORDRE DE BATAILLE

    À l’approche du deuxième congrès ordinaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), prévu les 21 et 22 juin 2025, la question de la candidature d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat reste en suspens.

    Alors que la pression monte au sein du parti présidentiel, le chef de l’État temporise, préférant repousser l’annonce officielle à une date ultérieure, probablement en août, comme il l’avait fait en 2020, informe Africa Intelligence dans un article publié récemment.

    Stratégie de maîtrise du tempo politique

    Depuis plusieurs mois, des personnalités de premier plan du RHDP s’activent discrètement pour obtenir une candidature d’Alassane Ouattara. Plusieurs motions en ce sens devraient être portées lors du congrès, appelant formellement le président à se représenter. Mais pour l’heure, le principal intéressé a choisi de garder le silence, dans une stratégie de maîtrise du tempo politique.

    En attendant, Alassane Ouattara continue de manœuvrer en interne. Selon le média français, des nominations clés sont attendues au sein du parti dans les prochaines semaines, destinées à renforcer l’appareil du RHDP et à affermir son autorité dans la perspective de l’échéance électorale d’octobre. Notre source révèle que ces ajustements sont également censés apaiser les tensions internes entre les différentes tendances qui traversent le parti.

    Le président Alassane Ouattara devrait être à l’occasion reconduit président du parti et désigné candidat pour le scrutin du 25 octobre prochain, comme souhaité à l’unanimité par les militants à l’occasion des pré-congrès éclatés organisés à travers le pays

    Le congrès lui-même a été minutieusement préparé par Patrick Achi, ancien Premier ministre, que le président a personnellement désigné pour présider les travaux. Ce choix inattendu, normalement réservé au président du directoire ou au secrétaire exécutif du parti, viserait à neutraliser les rivalités persistantes entre Gilbert Kafana Koné, président du directoire, et Ibrahim Bacongo, secrétaire exécutif. Une manière pour Alassane Ouattara d’imposer une figure de consensus, même affaiblie politiquement.

    Patrick Achi, bien qu’il fasse partie du présidium du RHDP, ne dispose que d’un pouvoir limité dans ses nouvelles fonctions. Prévu les 21 et 22 juin prochain à Abidjan, le 2e congrès ordinaire du RHDP s’annonce ainsi comme une démonstration de force, destinée à affirmer la suprématie du parti face à une opposition en recomposition.  

    À ces assises dont la clôture aura lieu stade Ebimbé, ce sont plus de 60 000 militants qui sont attendues. Le président Alassane Ouattara devrait être à l’occasion reconduit président du parti et désigné candidat pour le scrutin du 25 octobre prochain, comme souhaité à l’unanimité par les militants à l’occasion des pré-congrès éclatés organisés à travers le pays.

    Foncièrement divisés

    À quelque quatre mois de la tenue de la présidentielle, pouvoir et opposition demeurent foncièrement divisés sur la question de l’inclusivité de l’élection et la crédibilité de la CEI, l’organe en charge de la conduite du processus électoral et sur un 4e mandat président du président Ouattara.

    Jeudi 19 juin 2025, le PPA-CI et le PDCI-RDA, les deux principaux partis d’opposition dont les leaders sont exclus du jeu électoral en raison de décision de justice ont acté la création d’un front commun. Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ambitionnent d’unir leurs forces pour obtenir du pouvoir, leur réintégration dans la course à la magistrature suprême, le réforme de la CEI, l’audit de la liste électorale et bien d’autres sujets touchant à la crédibilité du scrutin et au respect de la constitution.


  • CONGRÈS DU RHDP, LE PARTI D’ALASSANE OUATTARA FAIT LE PLEIN DU PARC DES EXPOSITIONS 

    CONGRÈS DU RHDP, LE PARTI D’ALASSANE OUATTARA FAIT LE PLEIN DU PARC DES EXPOSITIONS 

    T-shirts, affiches, pagnes, casquettes a l’effigie de son leader, le chef de l’État Alassane Ouattara : le parti au pouvoir a battu le rappel de ses troupes militantes à l’ouverture du 2e congrès du RHDP ce samedi 21 juin 2025.

    Pres de 7 000 personnes étaient rassemblées dans le centre de conférence du parc des expositions d’Abidjan Port-Bouët.

    L’espace affiche comble tandis que plusieurs centaines de militants assistent à la cérémonie, sur des écrans géants, dans des salles annexes.

    À un peu moins de cinq mois de l’élection présidentielle, le RHDP s’est livre a une démonstration de force au plan de la mobilisation.

    Les discours ont invariablement souligné le « leadership », « le sens élevé du devoir » et « le dévouement » de Alassane Ouattara, le « champion » de ce parti.

    Le vice-président de la République Tiémoko Meyliet et plusieurs ambassadeurs dont ceux de la Russie et Etats-Unis assistent à l’ouverture de ce congrès du RHDP.

    Dans son allocution, le PCO, le ministre des infrastructures économiques, Amédée Kouakou assure que par cette mobilisation, le RHDP envoyait ainsi « un message fort à la nation ».

    « Le RHDP est prêt à continuer son œuvre de paix », ajoute-t-il.

    Présenté comme l’un des favoris a la succession d’Alassane Ouattara, Tiémoko Meyliet se réjouit d’une « mobilisation extraordinaire ».

    Avant de déclarer officiellement l’ouverture des travaux du congrès du RHDP, il souhaite que ce rendez-vous soit « un moment de débat fructueux » et de « réflexion sur la gouvernance du parti ».

    A sa suite, le président du congrès, l’ancien Premier ministre Patrick Achi a présenté quelques membres de son bureau.

    Il a à ses côtés Téné Birahima Ouattara (1er VP), Kobenan Adjoumani (2e VP), Anne Ouloto (3e VP), Amadou Koné (4e VP), Mariatou Kone est le rapporteur général.

    Serge Koffi Alain 

  • Venance Konan, la haine comme idéologie: Une lecture du tribalisme masqué en Côte-d’Ivoire

    Venance Konan, la haine comme idéologie: Une lecture du tribalisme masqué en Côte-d’Ivoire

    Il y a quatre jours, un billet publié sur la page Facebook « Venance Konan pour un développement durable » a suscité l’indignation de nombre d’observateurs attentifs à la vie politique ivoirienne. Dans ce billet, l’auteur, chassé en août 2021 de la direction de « Fraternité Matin », le journal gouvernemental ruiné par sa gestion calamiteuse et connu pour son ton donneur de leçons, se livre à une attaque à peine voilée contre l’ancien président Laurent Gbagbo. En associant ce dernier au général Robert Gueï dans une phrase cynique — « Qui pouvait imaginer Robert Gueï et toi un jour dans le fauteuil d’Houphouët-Boigny ? » — Venance Konan laisse entrevoir ce qui anime réellement sa plume: une rancœur tribale profondément enracinée et un mépris structurel pour les Ivoiriens de l’Ouest.

    Un tribalisme ordinaire sous des habits de modernité

    Le billet de Venance Konan montre que, malgré les habits de la modernité et les discours policés sur le « développement durable », certains individus comme Venance Konan restent prisonniers d’une idéologie ethno-régionaliste héritée de l’époque houphouétiste. Car il faut le dire clairement: cette vision selon laquelle seuls certains groupes seraient aptes à diriger est non seulement contraire à l’idéal républicain, mais elle est aussi dangereusement rétrograde.

    En associant Robert Gueï et Laurent Gbagbo — deux fils de l’Ouest — dans une phrase destinée à dénigrer leur légitimité présidentielle, Venance Konan ne fait pas que rappeler les rivalités politiques d’un autre âge. Il tente de graver dans les consciences une ligne de fracture: celle qui oppose les Ivoiriens « gouvernants » à ceux qui seraient « gouvernés ». Pour lui, ceux qui n’appartiennent pas à l’ethnie baoulée seraient des intrus dans l’histoire nationale, des corps étrangers dans le récit officiel du pouvoir.

    Or, le poste de président de la République n’est pas un héritage dynastique. Il ne se transmet pas par le sang ou par l’origine géographique. Il se conquiert démocratiquement, par les urnes, sur la base d’un projet de société. Toute autre approche est une forme déguisée d’apartheid politique.

    Le legs ambigu d’Houphouët-Boigny

    Il faut le reconnaître: ce tribalisme politique plonge ses racines dans la manière même dont Félix Houphouët-Boigny a exercé le pouvoir. Homme d’État autoritaire mais habile, le premier président de la Côte d’Ivoire a longtemps gouverné en s’appuyant sur son groupe ethnique, écartant souvent les cadres issus d’autres régions au nom de l’unité nationale… et du pragmatisme politique.

    Pascal Dago Kokora rapporte dans l’un de ses ouvrages un épisode révélateur: Houphouët, sur le point de nommer Émile Bombet — un homme de l’Ouest — ministre de l’Intérieur, aurait cédé aux pressions d’un groupe de Baoulés mené par Léon Konan Koffi, venu lui demander de réserver ce ministère « stratégique » à un membre de leur ethnie (cf. « Le Front populaire ivoirien. De la clandestinité à la légalité. Le vécu d’un fondateur », Paris, L’Harmattan, 2000). Un fait troublant, qui montre que la logique de clan a souvent primé sur celle de la compétence ou de la cohésion nationale.

    Venance Konan, en héritier de cette mentalité, ne fait donc que prolonger une culture politique viciée. L’ironie de l’histoire, c’est qu’il est aujourd’hui un fervent soutien du président Alassane Ouattara, non pas par conviction sincère, mais par opportunisme, car l’on se souvient encore de ses propos passés, très critiques à l’égard de ce dernier. Le ralliement à Ouattara n’est donc pas une alliance idéologique, mais une stratégie de survie politique dans un système où le pouvoir s’achète, se loue, se prête… mais ne se partage pas.

    Haine, exclusion et déclin moral

    Face à cette posture, il ne suffit plus de répondre par des arguments politiques. Comme le disait Sénèque, « se tromper est humain, persévérer est diabolique ». Venance Konan ne semble plus capable de s’extraire de la haine tribale qui gangrène sa pensée. Ce n’est plus de conseils qu’il a besoin, mais d’une véritable délivrance — d’un exorcisme politique et moral. Car il n’y a rien de plus dangereux qu’un intellectuel prisonnier de ses démons.
    L’Afrique, et particulièrement la Côte d’Ivoire, ne pourra jamais bâtir une démocratie solide si ses élites continuent de promouvoir, parfois inconsciemment, une hiérarchie ethnique du pouvoir. Le fauteuil présidentiel ne peut être la chasse gardée d’un groupe. Il doit incarner l’unité nationale, dans la diversité des régions, des langues, des confessions et des appartenances sociales.

    Le propos de Venance Konan, qui aurait pu être une réflexion sur l’évolution politique du pays, révèle une pensée étriquée, fondée sur le mépris de l’autre et la nostalgie d’un ordre ancien. Mais ce temps-là est révolu. La Côte d’Ivoire mérite mieux que des chroniqueurs figés dans le ressentiment. Elle a besoin de voix lucides, honnêtes, ouvertes à la pluralité et capables de panser les blessures du passé. La haine, même bien écrite, ne construit pas une nation.

    Jean-Claude DJEREKE

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    Les publications de Venance Konan

    Venance Konan pour un développement durable

    Mon vieux Laurent (sur un air de Moustaki, pour les anciens)

    Voila ce que c’est, mon vieux Laurent, que d’avoir pris, la plus jolie, des filles Mahouka, celle qu’on appelle Nady. Tu aurais pu, mon vieux Laurent, prendre Léocadie, ou Anastasie de Guibéroua, mais tu as préféré Nady.

    Tu aurais pu, mon vieux Laurent, rester chez toi, tailler ton bois, écrire tes histoires et planter tes tomates, plutôt que de menacer et d’appeler encore une fois les gens à manifester.

    Tu aurais pu mon vieux Laurent, faire d’autres petits à Nady, et leur apprendre ton métier d’historien, comme l’université te l’avait appris.

    Pourquoi a-t-il fallu Laurent, que ta chérie, cette innocente, ait eu ces étranges idées de te faire croire que tu peux encore devenir président de la Côte d’Ivoire ? Toi-même tu crois vraiment à ça ?

    Mon cher Laurent, je pense à toi tous les jours, toi qui, j’en suis sûr, ne demande qu’à vivre heureux à Mama avec ta Nady chérie.

    Vois-tu, mon cher Laurent, je crois que tu es mal entouré. Ce sont les gens comme les Katinan, Assoa Adou et autres Dano Djédjé qui te poussent à faire tout ce que tu fais. Sinon je sais que toi, tout ton rêve, c’est d’aller t’asseoir à Mama, écrire des livres et jouer au vieux sage qui rassemblerait autour de lui tous les déçus de Ouattara, distribuerait les bons et mauvais points, donnerait des conseils à qui en voudrait.

    Au lieu de cela, tu en es à menacer le pouvoir, à vouloir bagarrer, à faire la guerre à tes proches, à bêcher publiquement la vieille mère Simone, à ignorer Blé l’ancienne machette, ton bon petit, jusqu’à avoir mal à la bouche à dire son nom, et Affi, parce qu’il avait voulu partager le pouvoir du FPI déchu avec toi. Tu dis que c’est Nady qui tient absolument à devenir aussi première dame parce que Simone le fut ? Mais vois-toi-même, mon pauvre Laurent, où cela t-a-t-il conduit ? Tu as l’habitude de dire qu’on peut sortir de prison pour aller à la présidence et tes détracteurs te répondent qu’on peut aussi quitter la présidence pour aller en prison. Ce qui t’est arrivé dans les deux sens. Mais bon, tu ne vas quand même pas passer le reste de ta vie à faire des allers et retours entre la prison et la présidence. Visiblement, tu aimes la posture du martyr. De l’éternel persécuté, de celui qui lutte en permanence. Nous, non. Nous voulons lutter, oui, mais pour faire avancer notre pays. Et nous avec. Et puis, bon. Tu te vois vraiment encore à la présidence ? Il est vrai que dans ce pays, c’est souvent l’impossible qui se réalise. Sinon, qui pouvait imaginer Robert Guéï et toi un jour dans le fauteuil d’Houphouët-Boigny ? Qui pouvait imaginer Guillaume Soro ton premier ministre ? Et le même Guillaume Soro ennemi mortel d’Alassane Ouattara aujourd’hui ?

    Pourquoi n’expliques-tu pas à ta bien aimée que Mandela est devenu plus puissant et plus respecté lorsqu’il a renoncé au pouvoir ? Tu me diras que tu n’es pas Mandela. Cela, on l’avait compris. Mais tu pourrais essayer de le copier. Tu aurais pu te dire par exemple : « j’ai exercé le pouvoir pendant dix ans. Je l’ai perdu. J’ai passé presque dix ans en prison et en exil en Europe. Je suis rentré, blanchi par la justice internationale. Mais la justice de mon pays me cherche des poux dans les cheveux. Pourquoi, vu que mes droits financiers me sont versés, je ne créerais pas une fondation ou quelque chose comme ça, qui œuvrerait par exemple pour la réconciliation ou pour le pardon ? Moi, j’en ai fini avec la politique, et je pardonne à tout le monde. Surtout à mes adversaires. Je choisis telle personne comme mon héritier politique. » Je suis sûr que si tu avais fait quelque chose de ce genre, tu serais devenu un héros dans toute l’Afrique et même dans le monde. Tu me demandes pourquoi je ne donne pas ce genre de conseil à Alassane Ouattara ? C’est parce que vous n’avez pas le même destin, mon pauvre Laurent. On t’a donné ce pays et nous avons vu ce que tu en as fait en dix ans. Le sang n’a fait que couler. Tu n’as rien construit à part de vilaines statues. On t’aurait pardonné si tu avais fait ce que je te conseille de faire. Mais si tu t’entêtes, je ne peux plus rien te garantir. On a donné le même pays à Alassane Ouattara et il l’a projeté au rang de première puissance économique de l’UEMOA et de seconde puissance économique au sein de la CEDEAO. Depuis quinze ans notre pays est en paix malgré les menaces djihadistes à ses frontières nord. Ouattara, lui, on a envie qu’il continue de faire ce qu’il est en train de faire. Même si lui-même n’en a plus envie. On lui demande de ne pas arrêter de travailler. Toi, on veut que tu te reposes. Et c’est parce qu’on t’aime bien, crois-moi.

    Venance Konan


    Les deux prétendants (1)

    Nous avons donc deux prétendants au trône qui ont été recalés et qui ne sont pas du tout contents. Je les comprends un peu. Mais qu’ils soient tout de même un peu réalistes.
    Prenons le premier, Tidjane Thiam. Il était ministre ici, dans le gouvernement de Bédié. En 1999, un coup d’Etat renverse leur pouvoir. Il cherche alors à se faire nommer directeur du Port autonome d’Abidjan par les nouveaux maîtres du pays. Il ne l’obtient pas et quitte le pays, pour rejoindre la France dont il avait la nationalité depuis 1987. Il y fait une belle carrière dans le monde des affaires, en dirigeant principalement deux grosses entreprises, l’une d’assurance, l’autre de banque. Et pendant 23 ans, il se présente partout comme Français. Lorsqu’il commence à être connu sur la scène internationale et que les journalistes le présentent comme « franco-ivoirien », lui, se désigne comme exclusivement Français. Il écrit même une lettre dans laquelle il exprime toute son émotion à être Français. Je comprends parfaitement qu’avec les violences qui ont marqué l’histoire politique de notre pays après le coup d’Etat de 1999, surtout avec la façon chaotique dont Laurent Gbagbo a dirigé le pays, certains de nos compatriotes n’aient plus eu envie de revenir vivre ici. Cependant, ils sont nombreux, ceux qui sont restés ici malgré tout, et qui ont porté ce pays à bout de bras pour qu’il ne s’effondre pas. Mais on peut vivre loin d’ici et rester Ivoirien. Or M. Thiam, lui, a visiblement décidé de ne plus se sentir Ivoirien.
    Aucune de nos souffrances ou de nos joies n’avait plus semblé le concerner. Que n’avons-nous pas connu pendant ces 23 ans d’absence ! La gestion calamiteuse du pays par Robert Guéï et ses « jeunes gens », l’élection tout aussi calamiteuse de Laurent Gbagbo, la rébellion de Guillaume Soro, le sang qui a coulé sur tout le territoire, les gens enfermés dans des conteneurs exposés au soleil, la répression sanglante des opposants par Laurent Gbagbo en 2004, la guerre avec la France, les morts au stade, l’élection de 2010 et la crise post-électorale avec ses 3000 morts…A aucun moment on n’a vu, ni entendu Tidjane Thiam. Ni pour compatir, ni pour dénoncer, ni pour proposer des solutions, rien.
    Alassane Ouattara a pris les rênes de la Côte d’Ivoire en 2011. On a commencé à nettoyer le pays de ses cadavres et ordures, à le réparer, à le reconstruire. La situation a commencé à s’améliorer. En 2015 on a même gagné la Coupe d’Afrique des Nations. On n’a pas entendu Tidjane Thiam féliciter les Eléphants. Il n’était plus concerné par nos joies et nos peines, j’ai dit.
    Puis il perdit son job au Crédit Suisse. Il se dit alors que président de la Côte d’Ivoire, ça lui irait comme un gant. Surtout que le pays s’était relevé et avait repris sa place de leader économique de l’UEMOA. Oui, le pays était redevenu intéressant. Juteux même. Et puis, comme par hasard, Bédié, le président du PDCI et candidat naturel de ce parti mourut. Thiam se souvint alors qu’il était aussi Ivoirien. On le vit donc déparquer ici en jet privé, courir partout, aller tenir compagnie aux athlètes ivoiriens lors des jeux olympiques de Paris, se faire voir partout lors de la CAN, aller aux funérailles, danser sur des podiums…N’est-ce pas un peu gros ? N’est-ce pas de la haute arrogance que de l’entendre dire que rien n’a été fait dans ce pays, de l’entendre nous parler constamment de l’Indice du développement humain (IDH) ou de l’espérance de vie qui seraient moins élevés qu’au Sénégal ? Sait-il à quelle profondeur ce pays était tombé à la suite de la politique d’exclusion menée par le gouvernement dont il était membre entre 1994 et 1999 ? Sait-il que ce pays était en lambeaux lorsqu’Alassane Ouattara le prenait en main ? Où était-il ? Qu’a-t-il apporté comme contribution à ce pays depuis 1999 ?
    Nous qui avons vécu ici tout ce temps, depuis sa fuite, nous savons le travail qui a été fait pour hisser le pays à ce niveau. Et même si nous savons qu’il reste encore beaucoup à faire, nous ne pouvons pas accepter que quelqu’un qui s’est comporté comme un déserteur vienne nous dire : « Je suis le meilleur, le premier de la classe. Donnez-moi ce pays, et vous verrez ce que j’en ferai, bande d’incompétents ! » Même les militants du PDCI, eux qui ont versé leur sang ici pendant qu’il faisait sa belle carrière internationale, ne devraient pas non plus l’accepter.
    Venance Konan

  • 2e congrès ordinaire du Rhdp/Patrick Achi (président du congrès) : « Nous sommes prêts »

    2e congrès ordinaire du Rhdp/Patrick Achi (président du congrès) : « Nous sommes prêts »

    Plusieurs cadres du Rhdp ont effectué une visite de prospection des différents sites qui vont accueillir le 2è congrès du Rhdp.

    Tout est fin prêt. Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) peut valablement organiser son deuxième congrès ordinaire, le samedi 21 juin 2025. Le comité d’organisation de ce grand rassemblement, présidé par le ministre Amedé Kouakou, a mis tout en œuvre pour que les houphouëtistes puissent communier avec leur champion, le Chef de l’État, Alassane Ouattara.

    Le vendredi 20 juin 2025, plusieurs cadres du parti au pouvoir ont effectué une visite de prospection au Parc des expositions de Port-Bouët et au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, les deux sites qui vont accueillir l’événement. Sept mille personnes sont attendues au Parc des expositions de Port-Bouët et 70 000 au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé.

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    Au terme de cette visite de terrain, le président du congrès, Patrick Achi, s’est montré confiant quant à la mobilisation des militants du Rhdp. « Nous sommes prêts, extrêmement satisfaits des différents sites qui nous ont été présentés, des dispositions qui sont prises, de l’organisation de l’événement, ainsi que des personnes mobilisées. Il reste encore quelques ajustements, mais je pense que d’ici à demain (samedi 21 juin 2025), tout sera finalisé », a-t-il rassuré.

    Entouré des différents responsables des comités d’organisation, Patrick Achi s’est également prononcé sur les dispositions prises pour assurer la sécurité et la fluidité du trafic autour des lieux du congrès : « Des dispositions ont été prises avec le comité d’organisation, les services techniques concernés et l’administration, notamment pour gérer les zones où la circulation est habituellement dense, comme Port-Bouët, le boulevard de l’aéroport, et bien sûr, pour le dimanche 22 juin 2025 dans la zone de N’Dotré, aux alentours du stade d’Ebimpé. Les mesures ont été convenablement arrêtées. Tout devrait se dérouler dans les règles. »

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    Concernant la gestion du flux des participants (60 000 attendus dans les tribunes et 10 000 sur la pelouse couverte du stade d’Ebimpé), Patrick Achi a précisé : « Des aménagements, notamment des écrans géants, ont été mis en place pour permettre à ceux qui ne pourront pas accéder à l’intérieur du stade de suivre le rassemblement à distance ou en ligne. » Et de se réjouir d’avance de la mobilisation : « Nous espérons, quoi qu’il en soit, accueillir le plus grand nombre possible et vivre ensemble ce moment dans la paix. »

    Satisfait de l’organisation, le président du congrès a lancé un appel aux militants. « Depuis la période des pré-congrès, des appels ont été lancés aux militants. Nous sommes, à ce stade, relativement satisfaits de l’enthousiasme et de la mobilisation. Nous ne doutons pas que nous aurons du mal à accueillir du monde », a-t-il avancé.

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    Étaient présents lors de cette visite, le président du directoire du Rhdp, Koné Kafana ; les ministres d’État Téné Brahima Ouattara et Anne Désirée Ouloto ; la ministre Mariatou Koné, présidente du comité scientifique du 2ᵉ congrès ordinaire, ainsi que des membres du directoire du Rhdp et des militants du parti au pouvoir.

  • PRÉSIDENTIELLE : GBAGBO “JE N’ABANDONNERAI PAS LE COMBAT CONTRE LE 4E MANDAT’’

    PRÉSIDENTIELLE : GBAGBO “JE N’ABANDONNERAI PAS LE COMBAT CONTRE LE 4E MANDAT’’

    Le président du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition), Laurent Gbagbo, a réaffirmé ce jeudi 19 juin 2025 sa détermination a s’opposer à la candidature du chef de l’Etat Alassane Ouattara à l’élection présidentielle d’octobre.

    “Je ne peux pas accepter ça. Si c’est pour ça qu’on nous enleve, on va voir (…) Je n’abandonnerai pas le combat contre le 4e mandat’’, a affirmé Laurent Gbagbo, à la double cérémonie de signature de l’alliance entre son parti et le PDCI et la présentation de son mouvement citoyen “trop, c’est trop’’.

    Radié de la liste électorale avec d’autres leaders de l’opposition comme le leader du PDCI, Tidjane Thiam, l’ancien chef de l’Etat continue d’exiger leur réinscription à quelques mois du scrutin.

    “Si on ne laisse pas aux autres, la capacité de se battre pour être au pouvoir aussi, ce n’est plus de la démocratie. Il faut que les gens le comprennent’’, a jugé Laurent Gbagbo.

    Pointant “des dérives’’ dans la gouvernance du parti au pouvoir, Laurent Gbagbo a expliqué qu’il ne pouvait pas “resté silencieux’’ face à ce qu’il qualifie de tentative de “retour déguisé au parti unique’’.

    “Je ne peux accepter cela’’, a-t-il averti.

    Selon lui, “supprimer toutes les candidatures’’ est une “position (qui) n’est pas tenable’’ pour le parti présidentiel.

    Pour terminer, Laurent Gbagbo a rappelé “que personne n’est suffisamment fort pour rester fort tout le temps’’

    Ces propos de l’ancien chef de l’Etat interviennent quelques jours avant le congrès du parti présidentiel au cours duquel le chef de l’Etat devrait dire s’il accepte ou pas de briguer un 4e quinquennat à la tête du pays.

    Serge Alain Koffi

  • Poutine et Xi discutent des tensions au Moyen-Orient et condamnent les attaques israéliennes en Iran

    Poutine et Xi discutent des tensions au Moyen-Orient et condamnent les attaques israéliennes en Iran

    a Russie et la Chine vont renforcer leur coordination, Vladimir Poutine et Xi Jinping s’accordant sur le fait que les solutions militaires ne permettront pas de résoudre la crise régionale.

    Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont discuté jeudi de la situation au Moyen-Orient, condamnant fermement les actions d’Israël comme des violations de la Charte des Nations unies, selon le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov.

    Ouchakov a déclaré aux journalistes que lors de leurs conversations téléphoniques, les deux dirigeants ont partagé des « approches identiques » du conflit régional et estimaient que la crise ne pouvait être résolue par une action militaire.

    « La Russie et la Chine sont tout à fait d’accord sur le fait que la situation au Moyen-Orient nécessite une solution politique », a-t-il déclaré.

    Vladimir Poutine a également réaffirmé la volonté de la Russie d’agir en tant que médiateur dans le conflit si nécessaire, et les deux dirigeants ont convenu de demander à leurs départements respectifs de partager des informations et de se coordonner dans les jours à venir.

    La conversation a également porté sur le sommet du G7, les deux dirigeants ayant apparemment noté des tensions entre les participants.

    Selon Ouchakov, Poutine et Xi ont considéré que le sommet avait été un échec pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

    Les deux dirigeants ont également passé en revue les relations bilatérales entre la Russie et la Chine et ont convenu de tenir des pourparlers à grande échelle en Chine le 2 septembre.

  • Le Burkina Faso et la Russie signent un accord pour la construction d’une centrale nucléaire.

    Le Burkina Faso et la Russie signent un accord pour la construction d’une centrale nucléaire.

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    Le ministre de l’Energie des mines et des carrières du Burkina Faso, Yacouba Zabré Gouba, a signé jeudi à Saint Pétersbourg, un accord intergouvernemental pour l’installation d’une centrale électronucléaire au Burkina Faso, a annoncé le ministère burkinabè en charge de l’énergie dans un communiqué.

    Du côté de la Fédération de Russie, c’est le directeur général de ROSATOM, Aleksey Likhachev qui a paraphé le document, en marge du Forum économique international de Saint Pétersbourg, indique la même source.

    Le ministre burkinabè en charge de l’énergie a expliqué que cette signature est une étape très importante dans le processus administratif préalable à la construction de la centrale nucléaire.

    Il a précisé qu’après la signature de l’accord, il est attendu de la partie russe notamment de ROSATOM, présente une offre technique et financière qui sera examinée par le Burkina Faso.

    Cette phase, selon le ministre burkinabè va ouvrir, ainsi, les discussions sur les aspects techniques du processus de construction de la centrale et des moyens pour y parvenir.

    Pour rappel, c’est depuis le 29 juillet 2023 que le Président du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a affirmé sa volonté de disposer d’une centrale nucléaire civile en partenariat avec la Russie.

  • Propos « diffamatoires contre la Justice » : L’ex-ministre N’Guessan poursuivi par le Parquet d’Abidjan

    Propos « diffamatoires contre la Justice » : L’ex-ministre N’Guessan poursuivi par le Parquet d’Abidjan

    L’ancien ministre ivoirien des Droits de l’Homme, Joël N’Guessan, fait désormais l’objet de poursuites judiciaires. Dans un communiqué rendu public le 19 juin 2025, le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de l’ex-membre du gouvernement, assortie d’un mandat de dépôt.

    À l’origine de cette procédure, une interview accordée par Joël N’Guessan à un média en ligne, diffusée le 18 juin 2025, dans laquelle il accuse ouvertement certains magistrats d’être responsables des crises traversées par la Côte d’Ivoire. Il y déclare notamment : « Ce sont certains Magistrats qui sont à la base de tous les problèmes que nous avons connus », avant d’ajouter que « si demain, il y a des troubles dans le pays, les premiers responsables, ce sont les Magistrats. Ce ne sont pas les hommes politiques ».

    Ces propos, jugés diffamatoires, ont été repris par plusieurs médias et sont considérés par le parquet comme attentatoires à l’honneur et à la crédibilité de l’institution judiciaire. Selon le communiqué, les déclarations de Joël N’Guessan sont constitutives d’infractions prévues et punies par les articles 179-1, 190, 273 et 275 du Code pénal.

    Le Procureur de la République a tenu à rappeler que les magistrats, dans l’exercice de leurs fonctions, ne font qu’appliquer la loi, en toute impartialité. Il met également en garde contre toute tentative de jeter le discrédit sur la justice, en soulignant que de tels actes ne resteront pas impunis.

    Par cette démarche, le parquet d’Abidjan entend réaffirmer l’autorité de la justice et la nécessité de respecter les institutions de la République.

    Abidjan, le 19 juin 2025 – 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐨𝐜𝐮𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞 𝐓𝐫𝐢𝐛𝐮𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐈𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝’𝐀𝐛𝐢𝐝𝐣𝐚𝐧.


  • RCI : « Front commun » du parti de Gbagbo avec le PDCI

    RCI : « Front commun » du parti de Gbagbo avec le PDCI

    Ce front commun vise à favoriser la concertation, la coopération et l’unité d’actions entre le PPA-CI et le PDCI, les deux principaux partis de l’opposition, pour relever les défis liés au processus électoral, à quatre mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025.   

    La création du « front commun » entre le PPA-CI et le PDCI, à l’initiative des présidents Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, a été matérialisée par une signature, ce jeudi 19 juin 2025, au Cabinet de l’ex-président ivoirien, à Abidjan.

    La partie du PPA-CI, parti fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo, a été signée par le professeur Danon Djédjé, tandis que celle du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a été signée par Akossi Bendjo, vice-président de la formation politique.

    Le porte-parole du PDCI, Dr Bredoumy Soumaila, désigné par MM. Gbagbo et Thiam, a lu la déclaration commune du PPA-CI et du PDCI. Visant à « mutualiser leur force pour relever les défis liés au processus électoral ».

    Les deux partis appellent, dans leur déclaration commune, qu’on remette sur la liste électorale le président du PPA-CI Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, leader du PDCI et l’ex-Premier ministre Guillaume Soro, ainsi que Charles Blé Goudé et Noël Akossi Bendjo.

    Le front commun appelle également la Commission électorale indépendante (CEI) à « procéder avant l’élection présidentielle d’octobre 2025 à la Révision de la liste électorale, au titre de l’année 2025, tel que prévu par le Code électoral et inscrit au budget 2025 (de l’Etat). »

    Ces deux partis souhaitent aussi « un audit de la liste électorale qui présente de nombreuses anomalies mises en évidence par tous les partis politiques majeurs, dont le PPA-CI et le PDCI », ainsi que la « refonte » de la Commission électorale indépendante.

    Ils demandent, par ailleurs, une proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote, et appellent le gouvernement ivoirien à « ouvrir de manière diligente le dialogue politique avec l’ensemble des partis politiques et des organisations de la société ».

    « Un Comité paritaire entre le PPA-CI et le PDCI sera mis en place pour préparer les actes constitutifs du front commun dont la signature interviendra dans les jours à venir », a annoncé le député Soumaila Bredoumy.

    « Le PPA-CI et le PDCI ont aujourd’hui un accord », a déclaré Laurent Gbagbo, qui a dit « merci » à Tidjane Thiam pour avoir accepté cette « alliance ». Pour l’ex-président ivoirien promet continuer la lutte car « aucune lutte n’est désespérée ».

    Par visio-conférence, le président du PDCI, Tidjane Thiam, s’est également félicité de ce front commun pour une élection présidentielle inclusive et transparente. Il a remercié Gbagbo d’avoir pris le lead de cette initiative.

    Tidjane Thiam, radé de la liste électorale, a depuis la France, a soutenu que ces joutes électorales doivent une « opportunité pour choisir librement, de façon apaisée, transparente et démocratique celui ou celle qui aura l’immense privilège de présider la destinée du pays »

    Un Comité de pilote du mouvement « Trop c’est trop » a été mis en place ors de cette cérémonie, ainsi qu’un Comité opérationnel qui a pour rôle de mettre en œuvre les décisions et coordonner les structures locales.

    AP/APA

  • Côte d’Ivoire /Présidentielle 2025: le parti au pouvoir veut des élections inclusives avec des candidats éligibles (porte-parole)

    Côte d’Ivoire /Présidentielle 2025: le parti au pouvoir veut des élections inclusives avec des candidats éligibles (porte-parole)

    « Nous voulons des élections inclusives avec des candidats qui remplissent les conditions pour candidater. » a déclaré le porte-parole du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, Kobenan Kouassi Adjoumani. Il s’exprimait à l’occasion d’une tribune dénommée « Les rendez-vous du Rhdp » tenue ce mercredi 18 juin 2025 à Abidjan-Cocody.

    Selon M. Adjoumani « personne ne va exclure personne. Mais de grâce, que ceux qui ne sont pas éligibles et qui veulent faire un forcing, s’abstiennent, parce que cela ne marchera pas. », prévient-il. Et d’ajouter « cela ne peut plus marcher en Côte d’Ivoire. »

    Poursuivant, le porte-parole du régime RHDP a confié que ce que souhaite son parti c’est que tous comprennent la nécessité d’aller à des élections dans le calme. Pour le reste, « on peut se parler et s’accorder sur l’essentiel. »

    Pour lui, ce que refuse le parti au pouvoir « c’est la dictature de la minorité. C’est que l’on fasse du viol de nos textes de loi, une règle, c’est le fait de considérer comme la victime, celui qui veut que l’on torde le cou à la loi, juste pour lui tailler un costume qui le rendra présidentiable. »

    « Que cela soit bien clair, ce n’est pas dans la rue ou dans les bagarres que l’on transforme un candidat inéligible vis-à-vis de la loi, en candidat éligible. », a-t-il ajouté.

    Il a par ailleurs rappelé que l’éligibilité est conférée par la loi qui est l’émanation du peuple souverain de Côte d’Ivoire. « Refuser de se soumettre à la loi de la République, est une défiance à la souveraineté du peuple, c’est vouloir se placer au-dessus du peuple. Et cela ne peut prospérer dans un Etat de droit. », a lancé M. Adjoumani.

    Cyprien K.

  • RCI: vers un plébiscite de Ouattara au 2e Congrès du RHDP

    RCI: vers un plébiscite de Ouattara au 2e Congrès du RHDP

    Le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti présidé par Alassane Ouattara, promet une démonstration de force lors du 2e congrès électif de la formation politique, prévu les 21 et 22 juin 2025.

    Le porte-parole principal du RHDP, le ministre d’Etat Adjoumani Kouassi, a annoncé, ce mercredi 18 juin 2025, lors de la tribune « Les Rendez-vous du RHDP », la mobilisation de 7 000 congressistes pour la première journée, et jusqu’à 100 000 participants pour la seconde.

    Le second congrès ordinaire du RHDP se tiendra les 21 et 22 juin 2025, devrait permettre l’élection du président du RHDP. Lors de précongrès éclatés, les militants de base ont appelé Alassane Ouattara à rempiler.

    La première journée du 2e Congrès électif du RHDP est prévue au Parc des expositions d’Abidjan, tandis que la deuxième journée se tiendra au stade Olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé, sous le thème : « Le RHDP pour une Côte d’Ivoire en paix, prospère et solidaire ».

    À 72 heures de cet événement, le porte-parole principal du RHDP, M. Kobenan Kouassi Adjoumani, a souligné que ce rassemblement marque une étape importante dans la vie du parti. Il intervient après une série de précongrès dans les 47 régions politiques du pays et les 17 communes du District d’Abidjan.

    « Cet exercice démocratique nous a permis de mesurer la vitalité et le dynamisme du RHDP aux quatre coins du territoire national, durant plusieurs semaines », a-t-il déclaré, saluant une mobilisation « remarquable » partout où les délégations du parti ont sillonné.

    Selon lui, le RHDP est une « machine électorale qui se porte très bien ». Il soutiendra que les Ivoiriens, dans leur « écrasante majorité », ont réaffirmé leur volonté de vivre dans une Côte d’Ivoire en paix, solidaire et moderne.

    De façon unanime, les pré-congressistes ont « plébiscité » dans toutes les régions du pays le président Alassane Ouattara, qui a « déjà fait la preuve de son savoir-faire en matière de gouvernance, avec un bilan qui impressionne tous les observateurs avertis », a-t-il dit.

    Au regard de la mobilisation observée lors de ces précongrès, M. Adjoumani a affirmé que le RHDP s’apprête à faire une « véritable démonstration de force », afin de montrer à la face du monde que le parti reste de façon « incontestable » la première force politique en Côte d’Ivoire.

    « La machine est lancée. Le RHDP est en marche et ne s’arrêtera plus jusqu’à la victoire finale, au soir du 25 octobre 2025 », date de la prochaine élection du président de la République de Côte d’Ivoire, a-t-il confié.

    Pour garantir la réussite et la sécurité de cet évènement, le président du Comité d’organisation du congrès, M. Amédé Kouakou, a rassuré que toutes les dispositions ont été prises, notamment à travers la mobilisation de 5 000 jeunes en appui aux forces de l’ordre.

    Par ailleurs, M. Adjoumani a appelé les acteurs de l’opposition qui « formulent des négociations, des exigences et qui revendiquent des arrangements politiques » à prendre les bonnes décisions pour, ensemble, aller à des élections apaisées, libres et transparentes.

    Il a insisté que la violence n’est pas autorisée et ne sera pas acceptée, rappelant que le régime RHDP n’est pas dans une posture de « vengeance », mais souhaite que tous comprennent la nécessité d’aller à des élections dans le calme.

    M. Kobenan Adjoumani a insisté sur le fait que le RHDP, comme l’opposition, souhaitent des élections « transparentes, crédibles, démocratiques et inclusives ». Toutefois, il a prévenu ceux qui ne sont pas « éligibles » et qui veulent faire un forcing de s’abstenir, car cela ne marchera pas.

    AP/APA

  • 2e congrès ordinaire du Rhdp: Amedé Koffi Kouakou, Pco, envisage de mobiliser plus de 100 000 personnes

    2e congrès ordinaire du Rhdp: Amedé Koffi Kouakou, Pco, envisage de mobiliser plus de 100 000 personnes

    Amedé Koffi Kouakou, président du comité d’organisation du deuxième congrès ordinaire du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), entend placer la barre haut en termes de mobilisation, le 22 juin, au stade olympique Alassane Ouattara d’Ébimpé.

    Face à la presse, le 18 juin, au Plateau, il a promis de mobiliser plus de 100 000 personnes à ce grand rassemblement. « Ce sera une grande messe avec nos militants, dans une ambiance joviale et disciplinée. Nous comptons sur l’exemplarité habituelle des militants Rhdp », a-t-il déclaré, précisant que cela est possible en raison de l’envergure du parti.

    En effet, le parti est fort de ses 47 régions politiques et ses nombreux élus. en outre, du 24 mai aux 14 et 15 juin, à travers des précongrès, une stratégie de mobilisation a été mise en place. Selon lui, ces différentes rencontres ont permis de booster les différentes bases. « Ce sont ces milliers de militants des précongrès qui se sont mobilisés à Yopougon, Abobo, Anyama… pour exprimer leur fidélité au Rhdp et au Président Ouattara », a-t-il indiqué.

    À en croire le Pco, cette stratégie de mobilisation, marquée par des travaux en commission et des meetings, « fut l’occasion pour les militants et sympathisants, qui sont aussi des Ivoiriens, de réaffirmer leur attachement au Chef de l’État pour les progrès réalisés depuis 2011 ». Notamment le taux national d’électrification qui est passé de 30 à près de 95%, la réalisation de nombreuses structures sanitaires, éducatives et la construction de plusieurs infrastructures routières. « Aujourd’hui, des campements sont électrifiés. Ce qui était impensable il y a 15 ans. C’est cela une Côte d’Ivoire solidaire », a-t-il clamé.

    Deux jours de réflexion et de célébration

    Le congrès se tiendra en deux temps. Avant le meeting du stade olympique Alassane Ouattara d’Ébimpé prévu le 21 juin, plus de

    7 000 congressistes, désignés parmi les cadres du parti, se retrouveront au Parc des expositions d’Abidjan. « Ils plancheront sur le toilettage des textes, la vie du parti, la politique du parti », a précisé Amedé Koffi Kouakou.

    C’est au cours de ces travaux que le président du parti sera désigné. À ce sujet, les précongrès ont exprimé le souhait de voir Alassane Ouattara être reconduit à la tête du Rhdp. « Ce souhait des militants qui sera porté à son appréciation », a-t-il révélé.

    « Le Rhdp pour une Côte d’Ivoire en paix, prospère et solidaire », tel est le thème qui guidera le 2e congrès ordinaire. Un choix qui, pour lui, résume les acquis du Président Ouattara qui sont la paix retrouvée, la stabilité renforcée et le développement équitable. « La transformation d’Abidjan est visible, également celle de toutes les régions, de Bouaké à Bouna, de Korhogo à San Pedro. C’est cela une prospérité partagée », a-t-il souligné.

    Pour des questions logistiques, des kits seront remis aux congressistes. Ils contiennent les informations pratiques et les modalités de participation. Plusieurs partis politiques sont invités à ce rassemblement.

    « Tout est mis en œuvre pour que ce congrès reflète l’unité, la force et l’élan du Rhdp vers l’avenir. Il sera aussi et sans aucun doute une grande reconnaissance au Président Ouattara pour ses actions à la tête de notre pays », a-t-il soutenu.

    Pour conclure, Amédé Koffi Kouakou a remercié le président du parti pour le choix porté sur sa personne, le 30 avril, pour présider le comité d’organisation du deuxième congrès ordinaire du Rhdp.

  • L’Afrique représente plus de la moitié des pays les plus endettés envers la Chine

    L’Afrique représente plus de la moitié des pays les plus endettés envers la Chine

    es données de la Banque mondiale montrent que l’Angola est en tête de liste des 11 pays africains ayant la dette la plus élevée envers la Chine, selon les données de 2023

    Sur les 20 pays les plus endettés envers la Chine, 11 se trouvent en Afrique. La Chine soutient le continent dans ses besoins de développement, notamment en matière d’infrastructures, dans le cadre de son initiative « la Ceinture et la Route ».

    Cette initiative, annoncée en 2013, vise à créer un vaste réseau d’infrastructures reliant la Chine au reste de l’Asie, à l’Europe et à l’Afrique. Elle comprend la mise en œuvre de projets majeurs, tels que des chemins de fer, des autoroutes et des centrales électriques.

    Les pays africains sont devenus une partie importante de l’initiative, recevant des milliards de dollars de la Banque d’exportation et d’importation de Chine et de la Banque de développement de Chine. Toutefois, ces dettes ont suscité divers débats, des experts suggérant que ces pays africains pourraient se retrouver dans une sorte de « piège de la dette ».

    Le manque présumé de transparence et la durabilité de ces projets sont à l’origine de ces préoccupations, et les experts craignent également que certains pays africains n’aient recours au transfert d’actifs d’infrastructures critiques à mesure que le poids de la dette envers la Chine s’alourdit.

    Les données de la Banque mondiale montrent que l’Angola est en tête de liste des 11 pays africains ayant la dette la plus élevée envers la Chine, selon les données de 2023.

    La dette de l’Angola envers la Chine s’élève à 17,8 milliards de dollars, devant celle de l’Éthiopie (6,5 milliards de dollars), de l’Égypte (6,3 milliards de dollars), de la Zambie et du Kenya (6 milliards de dollars chacun), de l’Afrique du Sud et du Cameroun (3,5 milliards de dollars chacun), de la République du Congo (3,2 milliards de dollars) et de la République démocratique du Congo (2,9 milliards de dollars).

    En dehors de l’Afrique, la dette du Pakistan envers la Chine s’élevait à 22,5 milliards de dollars, celle de l’Argentine à 21,2 milliards de dollars, celle du Sri Lanka à 8,6 milliards de dollars, celle du Bangladesh à 6,7 milliards de dollars, celle du Laos à 6 milliards de dollars, celle du Cambodge à 4 milliards de dollars, celle de la Biélorussie à 3,5 milliards de dollars, celle de l’Équateur à 3,3 milliards de dollars et celle du Brésil à 3 milliards de dollars.

    – La Chine est le pays le plus apte à répondre aux besoins de l’Afrique

    Altay Atli, enseignant à l’université Koc basée à Istanbul, a expliqué à Anadolu que, dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route », une banque chinoise fournit le financement et une entreprise chinoise mène le projet.

    « L’État chinois est à la tête de ces opérations — nous parlons d’un système capitaliste d’État : il ne s’agit pas de n’importe quelles entreprises ou banques, mais d’une partie de la politique étrangère de la Chine », a-t-il déclaré.

    Altay Atli a expliqué que ces pays endettés avaient de sérieux besoins en matière d’infrastructures, ce qui explique qu’ils représentent plus de la moitié des pays endettés auprès de la Chine.

    « La Chine se présente comme le pays le plus apte à répondre aux besoins de l’Afrique, offrant de meilleures conditions et des projets plus rapides, et contrairement aux pays occidentaux, la Chine n’impose pas de conditions politiques ou d’autres critères ou exigences supplémentaires », a-t-il noté.

    Altay Atli a souligné la nécessité de faire preuve d’une certaine prudence, suggérant qu’ »aucune entreprise chinoise ne ferait de tels investissements dans la région uniquement en raison des perspectives de profit ».

    « Toutes ces opérations sont menées dans le cadre de la politique de l’État chinois. Nous voyons que la Chine fait des affaires dans la région et qu’elle veut évidemment récupérer son argent, c’est pourquoi nous ne sommes pas d’accord avec l’expression ‘piège de la dette’. Oui, les pays peuvent avoir du mal à rembourser, mais ils contractent également des prêts auprès d’autres pays, ce qui signifie qu’ils ne s’efforcent pas seulement de rembourser la Chine », a-t-il expliqué.

    Il a également noté que la Chine « n’applique pas les normes internationales de transparence dans le financement des projets » et, bien que cet endettement fasse l’objet de débats, il a déclaré qu’il n’y voyait « aucun avantage économique ou politique ».

  • Iran-Israël : la GBU-57, cette bombe américaine qui pourrait changer la donne

    Iran-Israël : la GBU-57, cette bombe américaine qui pourrait changer la donne

    Si la participation directe des États-Unis dans le conflit Israël-Iran ne semble pas à l’ordre du jour, ce mercredi 18 juin, le pays dispose d’une arme pouvant s’avérer cruciale pour Israël : la GBU-57. Cette bombe permettrait d’atteindre la partie souterraine du site nucléaire iranien de Fordo.

    Un atout décisif contre l’Iran. Si Donald Trump décidait d’engager les États-Unis dans le conflit aux côtés d’Israël, ce qui ne semble pas encore à l’ordre du jour ce mercredi 18 juin, un nouveau projectile pourrait être utilisé contre les sites nucléaires iraniens : la GBU-57. Cette puissante bombe américaine manque à l’État hébreu pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique, son but de guerre affiché.

    Depuis le début de son opération Rising Lion, lancée vendredi matin, l’armée israélienne a réussi à décimer le commandement militaire de l’Iran, et à détruire de nombreuses installations. La partie souterraine du site de Natanz, l’un des pôles d’enrichissement d’uranium, a aussi été atteinte, comme l’a confirmé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) mardi 17 juin, sans préciser l’étendue des dégâts.

    Six jours plus tard il reste toutefois « beaucoup de questions sur l’efficacité des frappes israéliennes contre le cœur battant du programme nucléaire iranien », souligne Behnam Ben Taleblu, de la Foundation for Defense of Democracies, un centre de recherche américain néoconservateur. Selon cet expert, « tous les yeux se tournent vers Fordo », fleuron du programme nucléaire de la République islamique.

    Sur cette usine d’enrichissement d’uranium située au sud de Téhéran, « aucun dommage n’a été constaté », d’après l’AIEA. Contrairement aux sites de Natanz ou d’Ispahan, dans le centre de l’Iran, celui-ci est enfoui à flanc de montagne, à une centaine de mètres sous terre, c’est-à-dire hors de portée des bombes israéliennes.

    « Seuls les États-Unis ont la capacité conventionnelle » de détruire un tel site, insiste Mark Schwartz, général américain qui a servi au Moyen-Orient, désormais expert au sein du groupe de réflexion Rand Corporation. Cette « capacité conventionnelle », c’est-à-dire non nucléaire, c’est la GBU-57.

    Plus de 13 tonnes

    La spécificité de cette arme, dont la conception a été lancée au début des années 2000, réside dans sa capacité à s’enfoncer très profondément dans la roche ou le béton. Cette bombe « a été conçue pour pénétrer jusqu’à 200 pieds (plus de 60 mètres) sous terre avant d’exploser », relève l’armée américaine.

    Contrairement à nombre de missiles ou bombes qui font détonner leur charge au moment de l’impact, ces ogives anti-bunker s’enfoncent d’abord dans le sol pour exploser dans l’installation souterraine visée. La GBU-57 comporte « une gaine très épaisse d’acier renforcé » qui l’aide « à traverser les couches de roche », indique Masao Dahlgren, spécialiste de l’armement au centre de recherche CSIS de Washington.

    Cette spécificité explique son poids : plus de 13 tonnes pour 6,6 mètres de long. Son efficacité réside aussi dans son détonateur, qui ne s’active pas au moment de l’impact mais « détecte » les « cavités » pour « se déclencher quand (la bombe) entre dans le bunker », détaille Masao Dahlgren.

    Seuls les avions américains B-2 peuvent larguer la GBU-57, chaque appareil pouvant en emporter deux. Si les États-Unis décident de les utiliser, « ils ne vont pas juste en larguer une seule et puis terminé, ils en utiliseraient plusieurs pour s’assurer d’une probabilité de succès de 100 % », relève Mark Schwartz.

    À défaut de disposer de cette bombe américaine, les Israéliens pourraient aussi attaquer des complexes souterrains comme Fordo en « essayant de frapper les entrées, de faire s’effondrer ce qu’ils peuvent, de couper l’électricité », liste Behnam Ben Taleblu. C’est cette stratégie qui semble avoir été utilisée – avec une certaine réussite – à Natanz.



  • Politique : L’ancien ministre Joël N’Guessan interpellé

    Politique : L’ancien ministre Joël N’Guessan interpellé

    L’ancien ministre des Droits de l’Homme et ex-porte-parole du Rhdp, Joël N’Guessan, a été interpellé et gardé à vue, dans une des cellules du poste de police de la préfecture de police d’Abidjan.

    Il a été convoqué le mercredi 18 juin 2025, à la préfecture de police d’Abidjan pour être entendu sur sa sortie dans la presse.

    Dans une tribune largement relayée par les médias nationaux le mardi 17 juin 2025, Joël N’Guessan a déclaré : « L’exclusion de certains acteurs politiques aboutira à une crise au plan national ».

    Dans ses propos, Joël N’Guessan a interpellé les magistrats, qu’il a accusés d’être à l’origine de certaines décisions d’exclusion : « Ce sont certains magistrats qui sont à la base de tous les problèmes que nous avons connus. Ce n’est pas moi qui ai décidé de ne pas délivrer un certificat de nationalité ivoirienne à Tidjane Thiam. Ce sont eux. »

    Et de renchérir : « Si demain, il y a des troubles, ce seront les magistrats les responsables, pas les hommes politiques ».

    Selon les informations, l’ancien ministre sera présenté ce jeudi 19 juin 2025, devant le procureur de la République d’Abidjan-Plateau pour répondre du chef d’accusation d’outrage à magistrat et bien d’autres chefs d’accusations.

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