Quand la Constitution est chérie…
La Constitution demeure la norme suprême en matière de lois. Cependant, s’en servir comme prétexte pour contourner le Code électoral ivoirien, sous le fallacieux argument qu’il ne saurait primer sur elle, relève d’un juridisme vide de sens.
Il est aisé de comprendre l’empressement de certains à vouloir figurer sur la liste définitive des candidats que le Conseil constitutionnel établira prochainement. Pourtant, les opportunistes constitutionnels choisissent de ne mettre en avant qu’une partie du texte constitutionnel, omettant de rappeler à ceux qui les prennent au sérieux que cette même Constitution ivoirienne confie au Code électoral la tâche de préciser les critères d’éligibilité à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.
Parmi ces critères figure l’exigence d’être inscrit sur la liste électorale pour pouvoir se porter candidat. Il est donc inacceptable de galvaniser de nouveaux partisans en leur faisant croire qu’il serait injuste de rejeter les candidatures de personnes absentes de cette liste.
Ce qui serait véritablement anormal, ce serait que le Conseil constitutionnel viole le Code électoral en déclarant éligibles des individus qui savent pertinemment qu’ils ne remplissent pas les conditions requises par les textes régissant les élections dans notre pays. La démocratie repose également sur le fair-play et l’honnêteté des leaders politiques.
Nul besoin d’être juriste ou expert en droit constitutionnel pour comprendre que ceux qui ne remplissent aucun des critères d’éligibilité à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire devront patienter jusqu’à une prochaine occasion. Car l’élection du 25 octobre 2025 se tiendra sans eux. Cessons d’abuser de la crédulité de certains Ivoiriens !