Venezuela : la Cédéao appelle au respect de la souveraineté

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Face aux récents développements au Venezuela, la Cédéao a réitéré samedi l’importance du respect de la souveraineté des États et du dialogue inclusif, rejoignant ainsi les voix africaines qui dénoncent la violation du droit international.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a exprimé samedi sa préoccupation face aux récents développements dans la République bolivarienne du Venezuela, appelant au respect de la souveraineté et du dialogue inclusif.

Dans un communiqué publié à Abuja, l’organisation sous-régionale a suivi « avec préoccupation les récents développements » dans le pays sud-américain.

Tout en reconnaissant le droit des États à lutter contre les crimes internationaux, notamment le terrorisme et le trafic de drogue, la Cédéao a rappelé à la communauté internationale « son obligation de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun », conformément au droit international, en particulier l’article 2(4) de la Charte des Nations Unies.

L’institution ouest-africaine s’est pleinement alignée sur la déclaration de l’Union africaine publiée le 3 janvier 2026, qui appelle à la retenue et au dialogue inclusif entre les Vénézuéliens.

L’institution communautaire a réitéré « sa solidarité avec le peuple vénézuélien » et exhorté tous les États à respecter l’indépendance et l’intégrité territoriale du Venezuela.

L’organisation exprime son soutien au peuple vénézuélien « alors qu’il façonne l’avenir de son pays à travers un processus inclusif ».

Cette position de l’organisation régionale ouest-africaine intervient dans un contexte marqué par l’invasion militaire du Venezuela par les États-Unis et l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores et de leur inculpation, qui ont suscité de vives réactions en Afrique.

Le Tchad et le Ghana ont également dénoncé samedi et dimanche cette opération américaine. N’Djaména a rappelé son « ferme attachement au respect du droit international » lors d’un entretien entre les ministres des Affaires étrangères tchadien et vénézuélien.

Accra a qualifié l’opération d’ « invasion unilatérale » et appelé à « une désescalade immédiate et à la libération du président Maduro », fustigeant des « ambitions coloniales » qui « n’ont pas leur place dans l’ère post-Seconde Guerre mondiale ».

Ces réactions s’ajoutent à celles de l’Union africaine, qui a exprimé sa « grave préoccupation » samedi, et de l’Afrique du Sud, qui a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

AC/APA

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