Condamné à plusieurs reprises, Evgueni Prigojine a fait fortune à sa sortie de prison dans le domaine de la restauration. Ici, en septembre 2010, il faisait visiter son usine de production de repas scolaires au président russe Vladimir Poutine.Le mercredi 23 août dernier, un avion explosait en plein vol avec à son bord une dizaine de personnes dont le chef du groupe Wagner Evguéni Prigojine. Aucun des passagers ne survit au crash. A Moscou, on dément toute implication dans cet accident.

 
En octobre dernier, Poutine a même laissé entendre que Prigojine et ses hommes ivres se sont tués en dégoupillant une grenade à bord de l’avion.  Dans une enquête publiée hier vendredi 22 décembre, le Wall Street Journal (WSJ) évoque la responsabilité du pouvoir russe dans le crash.
 
Le directeur du FSB aurait donné l’ordre de l’éliminer
 
Selon un ex-officier russe cité par le célèbre média américain, c’est le patron du FSB (les services secrets russes), Nikolai Patrouchev, qui aurait ordonné l’élimination de Prigojine.
 
M. Patrouchev est présenté comme le bras droit du locataire du Kremlin et le secrétaire du Conseil national de sécurité. L’homme aurait ordonné l’élimination de l’ex-allié de Poutine, début août 2023, deux mois après la mutinerie de Wagner contre Moscou. Son assistant a été chargé de planifier « l’attentat » dans lequel le patron du puissant groupe paramilitaire et neuf de ses hommes ont trouvé la mort fin août .
 
Poutine n’aurait pas émis d’objection
 
D’après les responsables des services secrets occidentaux cités par le WSJ dans son enquête, Poutine n’a pas émis d’objection quand on lui a présenté les plans pour éliminer Prigojine. Les services secrets russes auraient donc décidé de  passer à l’action en plaçant une « petite bombe sous une aile de l’avion » que le natif de Léningrad s’apprêtait à prendre à l’aéroport de Moscou, ce jour-là.
 
L’appareil explose en plein vol quelques dizaines de minutes plus tard. A Moscou, un membre de l’administration aurait confié à un responsable du renseignement européen que Prigojine a bien « été supprimé ». Interrogé il y a quelques heures sur le sujet, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a comparé l’enquête du Wall Street Journal à un « roman de gare ».
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