Le gouvernement accuse le leader du parti socialiste sans frontière (PSF) Yaya Dillo et ses éléments d’être derrière cette attaque.

Tout est parti d’une attaque armée sur la personne d’Abakar Torabi, secrétaire national adjoint aux Finances du Parti socialiste sans frontières (PSF). Dans la soirée du 27 février, son président Yaya Dillo donne l’alerte. « Les services des renseignements viennent d’abattre Abakar Torabi », a-t-il écrit sur son compte Facebook.

Plusieurs médias ont rapporté que l’attaque a eu lieu devant une grillade au quartier Sabangali dans le 3e arrondissement de la ville de N’Djamena, capitale politique du Tchad. Ces mêmes médias ont indiqué que le cadre du PSF a été tuée et son cadavre emporté par ses agresseurs.

Ce que dément le porte-parole du gouvernement, Abderamane Koulamallah. Dans un communiqué publié au petit matin du 28 février, le gouvernement parle plutôt d’une interpellation de ce membre du bureau exécutif du PSF. Selon le gouvernement, ce dernier a « fomenté une tentative d’assassinat du président de la Cour suprême, Samir Adam Annour ».

Cependant, poursuit le communiqué, l’interpellation a pris une tournure dramatique avec une attaque délibérée contre la direction générale de l’Agence nationale de sécurité de l’Etat (ANSE), le service de renseignement et contre-espionnage logé dans le 2e arrondissement de N’Djamena.

« L’attaque a occasionné plusieurs morts », rapporte le porte-parole du gouvernement, promettant de donner ultérieurement les détails. Toutefois, assure-t-il, certains auteurs de cette attaque sont arrêtés, d’autres sont recherchés. Pendant ce temps, le leader du PSF donne une nouvelle alerte : « des militaires nous encerclent au siège à Klemat. »

Les échanges des tirs ont provoqué une psychose au sein des populations du centre-ville. L’intervention des forces de défense et de sécurité a permis de reprendre le contrôle de la situation. Ce matin, le centre-ville est en alerte maximale.

D’après le porte-parole du gouvernement, « toute personne cherchant à perturber le processus démocratique en cours dans le pays sera poursuivie et traduite en justice. »

Début février, la tension est montée d’un cran au sein du PSF lorsque l’ancien président Dinamou Daram s’est autoproclamé président du parti. Pour le camp de Yaya Dillo, actuel président, c’est une manœuvre du régime au pouvoir dirigé par Mahamat Idriss Déby Itno. Yaya Dillo n’a pas manqué d’accuser, au cours d’une communication faite à la presse, le ministre de l’Administration du territoire, les présidents de la Cour suprême et du Conseil constitutionnel de vouloir déstabiliser son parti afin de l’empêcher de se présenter à la présidentielle du 6 mai 2024.

Le lundi 19 février, l’opinion publique a été alertée par une tentative d’assassinat du président de la Cour suprême par des inconnus.

CA/ac/APA

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