L’auteur Kouakou kirekouao Rigobert dans son premier livre intitulé  »Migration Sénoufo en pays Koulango sur les traces d’Ardjouman Fondateur de Pala » a relaté une partie de l’histoire du peuple Sénoufo migrant vers le territoire du peuple Koulango. Il a expliqué en quelques mots les paramètres de cette aventure au cours de la dédicace de son livre qui a lieu le mercredi 15 Mai 2024, dans le cadre de la 14e édition du Salon international du livre d’Abidjan (SILA2024) qui se déroule du 14 au 18 Mai prochain au Parc d’exposition d’Abidjan (aéroport).

Un livre de 202 pages préfacé par Nanan Bouaki et édité par l’harmattan Côte d’Ivoire.

Comme on peut le découvrir sur la quatrième de couverture  »Le texte nous parle de la migration vers le milieu du 17e siècle d’un groupe de Djimini, parti de son village Panangana situé dans la région de Dabakala. Ce petit groupe constitué d’une centaine de personnes est conduit par son chef du nom d’Ardjouman. Si nous ne savons pas les réelles causes de ce déplacement, nous pouvons l’attribuer à l’insécurité dans cette region où régnaient l’anarchie et les razzias (Ndlr une incursion rapide en territoire ennemi, dans le but de prendre du butin)  ».

 » À travers ce livre, j’explique la migration de mes ancêtres. Comme l’indique le titre de l’œuvre, Ardjouman le fondateur de Pala. Ardjouman qui est un Sénoufo qui est venu de Dabakala, comme un Djimini, qui est un sous groupe des Senoufo et qui a migré de Dabakala pour venir fonder son village. Donc j’ai cherché à savoir d’où nous venons? Pourquoi nous avons quitté notre habitat naturel? Quel a été l’itinéraire? Quels sont les obstacles? Que s’est-il passé ? Pourquoi on a choisi d’être là où nous sommes aujourd’hui ?Toutes ces questions là, j’ai essayé de les poser et de rencontrer les anciens et les sachant », a dit l’auteur Kouakou Rigobert.

Poursuivant, il a révélé que  »les Agni qui avaient fuit la guerre, sont venus sur le même territoire et le village qu’ils ont trouvé était est le seul village dans ce secteur là. Le seul village dans ce secteur là était Pala, c’était autour de 1692. Après ils furent placés, installés derrière la rivière qui était à côté du village. C’est à partir de cela qu’ils ont créé toute la grande région », a-t-il relaté.

Outre ces aspects, et n’étant pas historien, l’ancien officier des Eaux et Forêts à la retraite a depuis 1995 usé de ses capacités d’homme autodidacte en réunissant bon nombre de faits historiques.

En dehors de ses découvertes, il a fait savoir que le peuple Sénoufo à participer à l’identification de la région, subissant des tracasseries depuis belle lurette.

 »Dans ma stratégie je voudrais faire un rappel pour les anciennes générations et dans un deuxième temps je veux exhorter d’une manière générale la jeunesse ivoirienne à la lecture, à s’intéresser aux choses culturelles. Parce qu’un peuple qui perd sa culture est un peuple perdu. J’ai écrit ce livre car je cherchais à savoir qui je suis, et ensuite mes origines? J’invite donc les gens à s’intéresser à la lecture et à l’histoire. Je remercie le gouvernement. Mais il faut créer une nation. Il faut donc rappeler les liens historiques qui existent entre les peuples (…) », a-t-il voulu.

EA

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