Le Maroc n’a pas appelé à l’aide internationale après le séisme meurtrier du vendredi 8 septembre. L’ambassadeur de France au Maroc et le président des pompiers de l’urgence internationale ont expliqué cette situation sur RTL.

Le Maroc continue d’évaluer les dégâts du puissant séisme qui a frappé le pays, vendredi 8 septembre au soir. Plusieurs centaines de victimes ont d’ores et déjà été dénombrés et les dégâts sont considérables, notamment dans les zones montagneuses et reculées du sud de Marrakech. Certains villages de ces régions pauvres n’ont toujours pas reçu la moindre aide, comme l’a constaté l’envoyé spécial de RTL. Le Maroc n’a pourtant pas encore demandé l’aide internationale, alors que les besoins en tentes, nourriture et eau sont gigantesques. Une situation qui peut étonner au premier abord mais qu’ont expliqué Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, et Philippe Besson, président des pompiers de l’urgence internationale.

« On a été en contact samedi avec les autorités marocaines qui procédaient à une évaluation de la situation, parce que les régions du sud sont très enclavées et loin des centres urbains », explique Christophe Lecourtier, dimanche 10 septembre sur RTL. « Ils ont envoyé des hélicoptères pour avoir une vision plus claire de la situation. Ils ont assuré qu’ils reviendraient assez vite dès qu’ils auraient procédé à cette évaluation, pour mobiliser les secours étrangers », assure l’ambassadeur de France au Maroc.

« La vision globale de la situation n’est pas claire »

« À part l’équipe du Qatar et celle de la Jordanie, il faut l’accord du gouvernement marocain pour se rendre dans les zones sinistrées. Mon collègue sur place m’a dit que le gouvernement marocain a déployé beaucoup de moyens, mais que beaucoup d’accès sont impossibles parce que ces zones sont inaccessibles. Il faut rétablir les ponts pour accéder sur place. La vision globale de la situation n’est pas claire », appuie Philippe Besson, président des pompiers de l’urgence internationale. « Aujourd’hui il y a des moyens considérables mobilisés par les forces armées marocaines et la protection civile, il faut que l’aide étrangère soit en pleine coordination sinon cela aggraverait la situation« , enchaîne l’ambassadeur de France au Maroc.

Selon la Croix-Rouge internationale, les besoins d’aide du Maroc sont immenses. « Ce ne sera pas l’affaire d’une semaine ou deux (…) Nous tablons sur des mois, voire des années de réponse », a averti dans un communiqué la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

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