Cueilli à froid par la crise politique en cours au Sénégal, jadis l’une des démocraties les plus stables de la région, la Commission de la CEDEAO durcit le ton dans un communiqué publié, ce mardi 6 février, après une première réaction jugée trop molle.

« Préoccupée » par la situation en cours au pays de la Téranga, la Commission qui craint que cette oasis de stabilité ne sombre dans le chaos, a tenu à « déconseiller toute action ou déclaration qui pourrait aller à l’encontre des dispositions de la Constitution du pays ». Tout en rappelant à la population et à la classe politique « leur responsabilité dans le maintien de la paix et de la stabilité du pays ».
 
Elle a, en outre, encouragé « la classe politique à prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour rétablir le calendrier électoral (le calendrier initial du 25 février) conformément aux dispositions de la Constitution du Sénégal ». Celles-ci interdisent formellement toute réduction de même que tout rallongement du mandat présidentiel. Par conséquent, le report, décidé par le président Sall et entériné par l’Assemblée nationale, va à l’encontre de ces dispositions constitutionnelles.
 
En ces temps difficiles pour le pays et la région, la Commission de la CEDEAO « lance un appel à toutes les parties prenantes pour qu’elles renoncent à la violence et à toute action susceptible de troubler davantage la paix et la stabilité du pays ». Elle a également exhorté « les forces de l’ordre à faire preuve de la plus grande retenue et à protéger les droits fondamentaux de tous les citoyens ».
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