La restauration de la peine de de mort par la République démocratique du Congo (RDC) constitue une « injustice flagrante » et un « mépris total pour le droit à la vie » selon Amnesty International.

Les réactions se multiplient après les récentes informations selon lesquelles le gouvernement de la République démocratique du Congo envisage de reprendre les exécutions, après une interruption de deux décennies. Dans un communiqué diffusé ce samedi, Amnesty International, organisation de défense des droits humains, a vivement protesté contre la décision de Kinshasa.

« La décision du gouvernement de rétablir les exécutions constitue une injustice flagrante pour les personnes condamnées à mort en République démocratique du Congo et témoigne d’un mépris total pour le droit à la vie », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe.

Faisant part d’une « profonde préoccupation » de son organisation par rapport à cette information, il a ajouté : « Que les personnes condamnées à mort soient dans l’armée ou la police nationale, dans des groupes armés ou aient été impliquées dans des violences de gangs, chacun a droit à la vie et ce droit à la protection. »

Par ailleurs, Chagutah a mis en garde contre les risques encourus par plusieurs personnes condamnées à mort, soulignant que « cette décision cruelle mettra en danger leur vie, notamment celles qui se trouvent dans le couloir de la mort à la suite de procès inéquitables et d’accusations motivées par des considérations politiques. »

En outre, il a indiqué qu’« avec un système judiciaire inefficace et inefficace, que le président Tshisekedi a lui-même qualifié de +malade+, la décision effroyable du gouvernement signifie que de nombreuses personnes innocentes risquent désormais d’être exécutées. »

Amnesty International réaffirme son opposition ferme à la peine de mort dans tous les cas, arguant qu’elle constitue un « châtiment cruel, inhumain et dégradant par excellence. » L’organisation appelle le gouvernement de la RDC à abandonner tout projet de reprise des exécutions et à instaurer un moratoire officiel sur les exécutions en vue de l’abolition de la peine de mort.

L’ONG dit rester « vigilante et engagée » dans la lutte pour les droits fondamentaux et appelle à une action immédiate pour empêcher la reprise des exécutions en RDC.

ARD/ac/APA

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