Validité, Régularité et Légalité

Des militants du Pdci-Rda (dont le nombre et l’identité restent inconnus pour l’heure) avaient saisi la justice via une procédure dite de référé avec effet immédiat de la décision du justice. Ils ont obtenu gain de cause ce 15 décembre 2023 – Le juge a donc décidé .La suspension et le report du congrès extraordinaire prévu le 16 décembre 2023. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la direction du parti dirigé par Cowppli Boni a revu la notification de suspension de la justice en ce début de soirée ce vendredi 15 décembre 2023, à Abidjan.

(…)

Outre ces militants plaignants qui ont mis en avant les anomalies dans l’organisation du congrès extraordinaire, ainsi que le risque de trouble à l’ordre public, Jean Louis Billon sans toutefois saisir la justice, avait lui aussi plaidé en faveur d’un report.

Des militants du Pdci Rda joints ont dit espérer un retour à la sagesse assurant qu’une tentative de défier la justice ou les forces de sécurité pour la tenue effective du congrès , ne résoudra pas la question de fond de la validité, de la régularité et de la légalité de la conduite du congrès extraordinaire posée par la décision de report.

« Organiser coûte que coûte le congrès ne résoudra rien, car ce qui en sortira se retrouvera encore devant la justice et il faudra le refaire comme avait été refaite l’élection du président de la fédération de Tae Kwondo. Jean Marc Yacé qui a été lui-même à l’époque , et qui est candidat maintenant, sait ce que cela lui avait coûté, de n’avoir pas accepté le report », a déclaré un militant qui estime qu’il était possible d’éviter cette situation dans le parti du dialogue, qu’est le Pdci.

 

Par #AGD avec https://x.com/lintelligenttv/status/1735808236522029533?s=12&t=niwi08-pwSZWRAt8hFhbUQ

#CIV225 #CIV225 #PdciRda

Plus d’infos suivront


L’ancien ministre ivoirien et candidat à la présidence du PDCI, Tidjane Thiam (au c.), lors d’une conférence de presse à l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, le 9 décembre 2023. © Sia KAMBOU / AFP.En Côte d’Ivoire, le congrès du PDCI suspendu par la justice

Deux militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire demandaient la suspension du congrès devant désigner son nouveau président, prévu ce 16 décembre à Abidjan.

Tôt ce samedi matin, des militants qui se trouvaient à l’hôtel Ivoire, où devait se tenir le congrès pour l’élection du nouveau président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ont été sommés de quitter les lieux par les forces de l’ordre.

Certains ont convergé vers la maison du parti, à quelques centaines de mètres de là, où un important dispositif sécuritaire a également été déployé. Sur place, quelques incidents ont éclaté.

À l’issue d’une audience qui s’est tenue tard la veille, le 15 décembre, le tribunal de première instance d’Abidjan a ordonné la suspension immédiate du congrès, estimant que ce dernier pourrait engendrer des troubles à l’ordre public. Dans les rangs des congressistes, c’est l’incompréhension. Et pour cause : la nouvelle est tombée trop tard pour pouvoir prévenir les quelque 6 000 personnes qui étaient attendues.

À l’origine de la saisine du tribunal, deux militants : Christophe Blesson et Mathieu Affroumou Ourah, tous deux secrétaires de la section de Yopougon. Au juge, ils ont exposé de nombreux griefs quant à l’organisation du congrès et ont exprimé leurs inquiétudes sur des troubles qui pourraient en résulter.

Plusieurs irrégularités

Dans l’ordonnance qui a été rendue publique, Christophe Blesson et Mathieu Affroumou Ourah estiment que la liste publiée le 10 décembre par le PDCI « ne contient pas les noms de nombreux congressistes qui remplissent pourtant toutes les conditions statutaires pour participer au congrès ». Ils en veulent pour preuve que l’un d’entre eux deux, bien que secrétaire de section et membre du bureau politique, n’y figure pas.

Pour les deux militants, plusieurs congressistes auraient été délibérément écartés au vu de leur proximité avec certains leaders qualifiés d’« indésirables ». Ils dénoncent également des doublons et estiment que le corps électoral n’aurait pas été convoqué trente jours avant le congrès comme le stipule, selon eux, les statuts du parti.

Blesson et Affroumou Ourah déplorent aussi la non-publication de la liste définitive des candidats retenus. Et reviennent notamment sur la mise à l’écart du secrétaire exécutif en chef, Maurice Kakou Guikahué, qu’ils estiment injuste. En définitive, accusent-ils, il y aurait « une véritable opacité dans la tenue du congrès du PDCI ».

Lors d’une conférence de presse, le 7 décembre, ils avaient déjà appelé à la démission du président par intérim, Alphonse Cowppli-Bony Kwassy, en dénonçant les conditions d’organisation du congrès.

Tidjane Thiam appelle au calme

D’autres voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer l’« opacité » régnant autour de ce congrès. Dans un communiqué conjoint rendu public le 12 décembre, Jean-Louis Billon et Thierry Tanoh avaient ainsi critiqué ce manque de transparence.

« Comment est-il concevable qu’à quelques jours dudit congrès, le rapport du comité électoral ne soit toujours pas rendu public, ce qui permettrait ainsi à tous les militants d’apprécier les candidats au regard des éléments, publiquement demandés dans leurs dossiers de candidature ? » avaient-ils regretté. Et de souligner qu’« une telle transparence aurait permis une meilleure compréhension des décisions prises par le comité électoral ».

Pour l’heure, la direction du PDCI ne s’est pas encore exprimée et le siège du parti était encore inaccessible. Dans un communiqué publié dans la matinée de samedi, Tidjane Thiam, l’un des candidats à l’élection, conseille aux militants « d’attendre dans le calme les instructions de la direction du parti en s’abstenant de tout déplacement vers le site prévu pour le congrès ».

  • Aïssatou Diallo, JA
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  • Le congrès électif pour la succession de Bédié suspendu

  • Deux congressistes statutaires du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition), issus de la section de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan, ont saisi en urgence le juge des référés.

    Le parti devrait tenir, ce samedi 16 décembre 2023, son 8e Congrès électif devant consacrer la succession de Henri Konan Bédié, décédé le 1er août 2023 à la suite d’une courte maladie, à Abidjan.

    « Nous avons appris la mauvaise nouvelle que deux congressistes ont saisi la justice pour faire reporter le congrès », a dit Anicet Kouassi Kouma, délégué départemental du Pdci Bondoukou 3 (Est), membre du Bureau politique, qui ignore les motifs.

    Dans une décision de justice, consultée auprès de certains militants, deux membres du Bureau politique du Pdci, Mathieu Ourah de la section de Yopougon Gesco-manutention et Christophe Blesson de la section Yopougon Saint-Pierre, s’opposent au processus électoral, conduit par le président intérimaire du Pdci, Philippe Cowppli-Boni.

    Le siège du Pdci, sis à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, a été placé sous une haute surveillance des forces de l’ordre. Des militants, visiblement en colère, étaient interdits d’accéder à la Maison du parti.

    Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, le réceptif qui devait accueillir le 8e Congrès extraordinaire du parti était également sous contrôle des forces de l’ordre. Les salles étaient aménagées, mais vides.

    Selon des militants, la décision de suspension du 8è congrès extraordinaire « est tombée à deux heures du matin ». Plusieurs délégations venues de l’intérieur du pays ont dû retourner dans leurs localités respectives.

    Le porte-parole et le Conseil de Kakou Guikahué, vice-président et secrétaire exécutif en chef du Pdci, ont dénoncé il y a quelques jours le processus électoral soutenant qu’il ne respecte pas les statuts du parti.

    « On ne peut pas dire qu’on fait un processus électoral, on écrit les règles de départ, on dit qu’on recense les candidatures et à la fin on dit qu’on va afficher la liste définitive des candidats », mais sans liste officielle des candidats « on a ouvert la campagne électorale », a déploré Marius Konan, son porte-parole.

    « On ouvre une campagne électorale sans connaître les candidats (…) effectivement, ils ont signifié au professeur Maurice Kakou Guikahué qu’il était éliminé. Pour nous, c’est fini, il a dit qu’il prend acte de son élimination », s-est-il insurgé.

    « Il nous revient de sources bien introduites et de façon récurrente que le nom et l’image du professeur Kakou Guikahué, seraient déjà inscrits sur les bulletins de vote ; nous les mettons en garde », s’ils l’utilisent « nous serons donc obligés de nous pourvoir en justice, ce qu’on ne voulait pas faire », a prévenu Me Honoré Atabi, le Conseil de Guikahué.

    Cinq candidats sont en lice dont le banquier international, Tidjane Thiam, qui bénéficie du soutien de Akossi Bendjo, l’un des candidats qui l’a rejoint. Le Cabinet de Tidjane Thiam a dénoncé la suspension du 8e Congrès extraordinaire du parti « par une décision de justice », invitant les militants au calme.

    L’intérim du président actuel du Pdci, Cowppli-Boni, qui dure sur six mois s’achève en février 2024. Le Pdci risque d’être sans président intérimaire. Une situation qui pourrait rendre difficile le fonctionnement de l’ex-parti unique, à près de deux ans de l’élection présidentielle ivoirienne de 2025. AP/APA

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