Patrick Achi élu sans surprise président de l’Assemblée nationale avec 85% des voix

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Son élection était attendue depuis que le Président de la République, Alassane Ouattara, l’avait désigné comme candidat du RHDP au perchoir. Sans surprise donc, Patrick Achi a été élu président de l’Assemblée nationale à l’issue du vote intervenu lors de la première session de la nouvelle législature. Le candidat du parti au pouvoir s’est imposé face à Yao Yao Lazard, député PDCI-RDA de Buyo, dans un scrutin marqué par une forte mobilisation des élus.

Sur les 253 députés que compte l’actuelle législature, les 253 ont pris part au vote, témoignant de l’importance accordée à cette élection inaugurale. Le scrutin s’est déroulé sous la présidence du doyen d’âge, Mamadou Diawara, conformément aux usages parlementaires.

Au terme du dépouillement, Patrick Achi a recueilli 215 voix, soit 85 % des suffrages exprimés, contre 36 voix (14,23 %) pour son adversaire Yao Yao Lazard. Deux bulletins ont été déclarés nuls ou blancs.

Initialement, trois candidatures avaient été annoncées. Toutefois, Gnonka Ange, député indépendant, a finalement retiré sa candidature, laissant en lice deux prétendants officiellement validés : Patrick Achi (RHDP) et Yao Yao Lazard (PDCI-RDA).

Dans son adresse à l’hémicycle, le candidat du PDCI-RDA a défendu une ligne politique claire : faire de l’Assemblée nationale une institution véritablement indépendante, refusant qu’elle soit une « caisse de résonance de l’Exécutif ». Il a également insisté sur la protection de l’immunité parlementaire et le respect des prérogatives des députés.

De son côté, la candidature de Patrick Achi a été officiellement présentée par le ministre Mamadou Touré, qui a mis en avant le parcours  politique et administratif de l’ancien Premier ministre. Ministre à plusieurs reprises depuis 2011, ancien président de conseil régional, Patrick Achi est décrit comme un homme d’expérience, rompu aux exigences de l’action publique.

La séance a également été marquée par la présence remarquée du président sortant, Adama Bictogo, député de Yopougon, symbole de la continuité institutionnelle au sein de l’hémicycle.

Par ailleurs, des observations ont été formulées par certains élus, notamment Blessy, concernant la situation de plusieurs directeurs généraux d’entreprises publiques (Port autonome d’Abidjan, Côte d’Ivoire Énergies, entre autres), estimant qu’une dizaine d’entre eux ne devraient pas siéger, au regard des incompatibilités prévues par la loi.

Selon le doyen d’âge, les députés concernés disposent d’un délai de huit jours pour choisir entre leur fonction administrative et leur mandat parlementaire.

Avec l’élection de Patrick Achi, l’Assemblée nationale ouvre ainsi une nouvelle page de sa vie institutionnelle, dans un contexte où les enjeux d’indépendance, de gouvernance et d’équilibre des pouvoirs demeurent au cœur du débat politique.

Il convient de rappeler que les élections législatives du 27 décembre dernier ont été boycottées par le PPA-CI de Laurent Gbagbo, qui estimait que les conditions d’une élection transparente et équitable n’étaient pas réunies.

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Patrick Achi élu président de l’Assemblée nationale : Un parcours d’État entre expertise technique, gouvernance et engagement politique

L’honorable Patrick Achi a été élu, ce samedi 17 janvier 2026, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

Jusqu’à son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, Patrick Achi occupait les fonctions de ministre d’État, conseiller spécial du Président de la République et ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, poste qu’il a exercé de mars 2021 à octobre 2023.

Avant cette étape majeure de sa carrière, il a été Secrétaire général de la Présidence de la République et Secrétaire exécutif du Conseil national de politique économique de 2017 à 2021. À ce titre, il a activement contribué à l’élaboration du Plan stratégique de développement « Vision 2030 » porté par Son Excellence Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. De 2000 à 2016, Patrick Achi a également servi comme ministre des Infrastructures économiques, avec pour mission le développement des infrastructures essentielles du pays.

Son parcours professionnel débute dans le secteur privé, au sein du département conseil du cabinet international Arthur Andersen, où il a exercé pendant dix ans, dont cinq en France et cinq en Côte d’Ivoire. Il intègre ensuite la fonction publique en 1998 comme conseiller auprès du Premier ministre Seydou Diarra. À ce poste, il pilote la réforme du secteur cacaoyer et intervient, en 1999, comme conseiller du ministre de l’Énergie dans le cadre de la réforme du secteur électrique.

Sur le plan international et académique, Patrick Achi a récemment exercé comme conférencier-enseignant à la Kennedy School of Government de l’Université Harvard. Il a également été désigné membre d’une équipe de trois conseillers externes auprès du Président de la Banque mondiale et de la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de la réforme de ces deux institutions à l’horizon 2050.

Sur le plan politique, il est député au Parlement ivoirien depuis 2011 et Président du Conseil régional de La Mé depuis 2013. Membre du Présidium du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), il a également présidé le congrès du parti en 2025.

Patrick Achi est titulaire d’un master en gestion de l’Université de Stanford, d’un master en génie électrique de l’École supérieure d’électricité de Paris, d’une maîtrise en physique de l’Université de Cocody à Abidjan, ainsi que d’un certificat en économie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est diplômé du baccalauréat scientifique (Bac C) obtenu au lycée classique d’Abidjan.

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