Le premier ministre nigérien nommé par les militaires au pouvoir avait affirmé début septembre que des «échanges » étaient en cours pour obtenir un départ rapide des soldats français.

À l’issue du sommet du G20 réuni ce week-end à New Delhi, le président Macron a réaffiché sa fermeté vis-à-vis de la junte qui a pris le pouvoir au Niger. «Si nous redéployons quoi que ce soit, je ne le ferai qu’à la demande du président Bazoum et en coordination avec lui», a déclaré le chef d’État au sujet de la présence militaire française, qui compte environ 1500 soldats dans le pays dans le cadre de la lutte antijihadiste au Sahel. «Pas avec des responsables qui aujourd’hui prennent en otage un président», a-t-il continué, alors que le président Bazoum est toujours otage des putschistes.

Le régime militaire nigérien, issu du coup d’État du 26 juillet, avait accusé samedi Paris de «déployer ses forces» dans plusieurs pays ouest-africains en vue d’une «agression» contre le Niger. «Nous ne reconnaissons aucune légitimité aux déclarations des putschistes», a répondu Emmanuel Macron, demandant «la libération du président Bazoum et la restauration de l’ordre constitutionnel».

Après le renversement du chef de l’État nigérien, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a brandi la menace d’une intervention militaire dans le pays, visant notamment à restaurer Mohamed Bazoum dans ses fonctions. Une décision soutenue par la France.

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