Plusieurs dizaines de jihadistes qui s’apprêtaient à attaquer les localités de Banibangou et d’Abala, dans la région de Tillabéri, près de la frontière malienne, ont été neutralisés diverses opérations de l’armée a annoncé dans un communiqué publié vendredi, le ministère de la défense nationale. 

Selon le communiqué, les faits se sont déroulés le mardi 22 août dernier aux environs de 13h00, lorsque plusieurs dizaines de jihadistes, qui s’apprêtaient à s’attaquer aux localités de Banibangou et d’Abala (ouest), avaient été neutralisés par les Forces de défense et de sécurité (FDS).

« C’est ainsi que par la prompte et vigoureuse intervention des forces aériennes et terrestres à travers des frappes simultanées sur différentes positions a permis de mettre l’ennemi en déroute », a indiqué le communiqué lu à la télévision publique par le porte-parole du gouvernement, le colonel-major Amadou Abdramane. Selon la même source, à la suite de cette intervention rapide, le bilan établi fait état « d’aucune perte en vie humaine », dans les rangs des soldats nigériens. Côté terroriste, indiquent les autorités, « plus de deux cents motos et cinq véhicules détruits, plusieurs terroristes neutralisés dont des chefs importants ».

Il s’agit entre autres, a précisé le communiqué, de l’Emir Moussa Damoudou dit Moussa MNLA, émir de l’Etat islamique au Sahel (EIS) dans la zone d’Aderamboukane (nord-est du Mali), d’Amadou Bissaw, chef jihadiste de l’EIS, de Mahamadou Diallo, chef jihadiste de l’EIS, d’Ali SAP, chef jihadiste à Inaraban (nord-est du Mali), de Bi Bobal et Bi Djého et Abou Chaibou, marabout natif de Macina (centre du Mali).

Depuis quelques jours, l’armée nigérienne mène des opérations de ratissage de grande envergure dans la zone dite des trois frontières où sévit principalement l’EIS. Des opérations qui ont fait suite à la série d’attaques terroristes qui se sont amplifiées ces derniers temps dans la zone a confié à APA une source sécuritaire qui confirme qu’elles vont se poursuivre et s’intensifier en coordination avec les armées des pays voisins notamment le Burkina et le Mali.

La dernière attaque en date a été enregistrée le dimanche 20 août 2023 dans l’après-midi avec la mort de douze soldats de la garde nationale du Niger (GNN), dans une embuscade terroriste à Dougou-Saraou, dans la commune d’Anzourou. L’Etat islamique a revendiqué l’assaut.

Le 15 août dernier, une attaque perpétrée par des jihadistes présumés a coûté la vie à 17 soldats nigériens et en a blessé 20 autres, entre Boni et Torodi, près de la frontière burkinabé. Le 13 août, au moins six soldats ont été tués et plusieurs autres blessés, dans une nouvelle attaque menée par des groupes terroristes, à Sanam, vers la frontière du Mali. Le 7 août 2023, aux premières heures de la journée, la position de la Garde nationale de Bourkou-Bourkou, à une trentaine de kilomètres du site aurifère de Samira, toujours dans la région de Tillabéri, a fait l’objet d’une attaque terroriste qui s’est soldée par la mort de cinq soldats et quatre autres blessés.

Ces attaques interviennent dans un contexte d’instabilité institutionnelle marquée par la prise du pouvoir le 26 juillet par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, dirigé par l’ancien chef de la garde présidentielle, le général Abdourahamane Tiani.

AYB/ac/APA

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