En ces temps qui tanguent au Sénégal, je ne peux m’empêcher de penser à l’immense Président Abdou Diouf, exceptionnel à tous égards, qui a contribué à consolider la démocratisation du pays que ses nains successeurs trouvent un malin plaisir à embourber. Je ne peux donc m’empêcher de resusciter cette note biographique de l’Université du Québec en Outaouais  écrite en  Avril 2008 du temps  où il dirigeait l’Organisation de la Francophonie. Rendons-nous hommage vivants, pour reprendre les mots des ivoiriens.

Abdou Diouf est né le 7 septembre 1935 à Louga, au Sénégal. Il fait ses études primaires et secondaires à Saint-Louis. Il débute des études de droit à la Faculté de Dakar et les poursuit à Paris où il devient breveté de l’École Nationale de la France d’Outre-Mer en 1960.
A 25 ans, il commence une carrière de haut fonctionnaire en assumant successivement les
postes de Directeur de la Coopération Technique Internationale, de Secrétaire général du
Ministère de la Défense et de Gouverneur de la région du Sine-Saloum.
Directeur de Cabinet du Président Léopold Sédar Senghor en 1963, il est nommé en 1964
Secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal. Il devient ensuite Ministre du Plan et de l’Industrie de 1968 à 1970. Il est désigné Premier ministre en 1970.
Il devient Président de la République du Sénégal le 1er janvier 1981, à la suite de la démission du Président Senghor. Il est reconduit dans ses fonctions lors des élections de 1983, 1988 et 1993. Il cède sa place à Abdoulaye Wade à la tête de l’État sénégalais lors des élections présidentielles de mars 2000.
Ses différents mandats furent placés sous le signe de la politique d’ouverture au multipartisme, sur la libéralisation progressive de l’économie et sur la décentralisation. Abdou Diouf a contribué à faire entendre la voix du Sénégal dans le monde et a lutté pour une plus grande unité africaine, notamment en assumant les fonctions de président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), de juillet 1985 à juillet 1986 puis en 1992, et de président en exercice de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de juillet 1991 à juillet 1992.
Abdou Diouf est élu Secrétaire général de la Francophonie à l’occasion du IXe
Sommet de la Francophonie, le 20 octobre 2002 à Beyrouth, au Liban, succédant ainsi à Boutros Boutros-Ghali.
Le 29 septembre 2006, il est reconduit à l’unanimité pour un second mandat dans le cadre du XIe Sommet de la Francophonie qui a eu lieu à Bucarest, en Roumanie.
À cette occasion, le président français a salué la qualité d’homme d’État et de grand dirigeant du Secrétaire général de l’OIF qui, selon lui, a réussi, durant son précédent mandat, à doter la Francophonie de moyens nécessaires et à lui donner « une superbe image » dans le monde en jouant un rôle très important dans le domaine de la paix, de la solidarité et dans la résolution des différents conflits qui existent dans le monde d’aujourd’hui.

À titre de Secrétaire général, clé de voûte du dispositif institutionnel de la Francophonie, Abdou Diouf dirige l’Organisation internationale de la Francophonie. Il conduit l’action politique de la Francophonie, dont il est le porte-parole et le représentant officiel au niveau international. Il est également responsable de l’animation de la coopération multilatérale francophone et il préside le Conseil de coopération.

CHEICK IBRAHIM  MALECK

Notes biographiques – Abdou Diouf

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