Le sommet des dirigeants du pourtour méditerranéen, réunis dimanche à Rome par Giorgia Meloni, a esquissé les contours d’un fonds pour financer les projets d’investissements et le contrôle aux frontières avec l’objectif à moyen terme de mieux réguler les flux migratoires.

À l’origine de cette conférence qui rassemblait les dirigeants d’une vingtaine de pays, Mme Meloni entend promouvoir un nouveau mode de coopération entre pays d’immigration et pays d’émigration sur le modèle de l’accord signé par l’UE avec la Tunisie dans le but de freiner l’arrivée de migrants sur le Vieux Continent.

À l’issue d’une demi-journée de pourparlers, la première ministre italienne d’extrême droite a annoncé la création d’un fonds qui sera abondé par une première conférence des donateurs dont la date n’a pas été arrêtée, initiative à laquelle les Émirats arabes unis ont déjà apporté cent millions d’euros.

Si aucune autre mesure concrète n’a émergé de la conférence, c’est le début d’un long travail avec le lancement du processus de Rome dont elle a fixé les priorités.

Giorgia Meloni parle dans des micros.
La première ministre italienne Giorgia Meloni souhaite que les États méditerranéens en fassent davantage pour freiner le flux des migrants qui se dirigent en Italie. PHOTO : AFP VIA GETTY IMAGES / VALERIA MONGELLI

Lutte contre l’immigration illégale, gestion des flux légaux d’immigration, soutien aux réfugiés et surtout, la chose la plus importante, sinon tout ce que nous ferons sera insuffisant, une vaste coopération pour soutenir le développement de l’Afrique, tout particulièrement des pays de provenance des migrants, a-t-elle détaillé.

Selon elle, les lignes de financement prioritaires doivent avant tout concerner les investissements stratégiques et les infrastructures, car c’est la manière la plus pérenne de faire de la coopération.
Advertisement

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici