La dette publique a considérablement augmenté ces 10 dernières années en Afrique subsaharienne.

Les programmes budgétaires et d’investissements publics menés par les pays pour répondre aux besoins de développement, les dérapages budgétaires et les chocs successifs, notamment la pandémie de COVID-19, les phénomènes climatiques et les catastrophes naturelles, ainsi que la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires, des carburants et des engrais après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ont fait augmenter la dette.

Plus récemment, le financement sur le marché s’est tari ou considérablement renchéri pour de nombreux pays de la région, car les pays avancés ont relevé les taux d’intérêt afin de lutter contre l’inflation et les investisseurs internationaux sont devenus moins enclins à prendre des risques. Les flux de financement public ont également tendance à diminuer par rapport à la taille des économies et aux besoins de financement des pays. Les possibilités de refinancer la dette arrivant à échéance se sont nettement réduites, plaçant les pays devant des choix stratégiques difficiles.

Dans ce contexte, l’éventualité d’une restructuration de la dette a concentré l’attention de certains pays confrontés à la gestion de la vulnérabilité de leur dette et aux risques qui pèsent sur sa viabilité. La présente note retrace l’augmentation de la dette et l’évolution de ses caractéristiques avant d’expliquer les défis et les arbitrages liés au processus de restructuration.

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