123 pays se sont exprimés, avant-hier, lundi 22 janvier 2024, lors de la présentation du 4ème rapport national périodique au Groupe de travail sur l’examen périodique universel (Epu) du Sénégal.

Pays le mieux élu du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies, il a tenu haut son rang en exposant ses réalisations et défis. Alliant diplomatie et fermeté, Maître Aïssatou Tall Sall, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, et cheffe de la délégation sénégalaise a tenu la dragée haute à certains représentants occidentaux qui ont demandé la légalisation de l’homosexualité, a informé le Soleil.sn.

 » Nous avons été interpellés, dit-elle, par quelques pays sur la question des Lgbt. Sur cette question, notre position est claire et n’a pas varié. Le Sénégal n’est pas pour l’inclusion des questions Lgbt dans l’agenda de ce Conseil ou dans l’agenda des autres organisations comme l’Organisation mondiale de la santé (Oms) ou l’Organisation internationale du travail (Oit). C’est la raison pour laquelle nous votons contre les résolutions et textes qui en font référence », a répondu Me Aïssata Tall Sall.

Poursuivant, elle ajoute.  » De plus, au plan national, nous excluons toute idée de légalisation de la question Lgbt. Par ailleurs, nous n’adhérons pas aux notions controversées telles que « l’éducation sexuelle intégrale » ou « les droits sexuels et reproductifs ».

La garde des Sceaux est revenue dans son discours sur les progrès du Sénégal en matière économique et social grâce au Plan Sénégal émergent (Pse).  » Dans sa volonté de mieux prendre en compte les droits économiques, sociaux et culturels dans les politiques publiques, le Gouvernement du Sénégal, à travers le Plan Sénégal émergent, a initié des actions transversales, portant sur des programmes à vocation structurante et ayant comme finalités, le renforcement de la protection sociale, l’employabilité des jeunes, l’autonomisation des femmes et l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base en milieu urbain et rural », a-t-elle souligné. Et de poursuivre.  » Grâce à cette loi, les Sénégalaises sont représentées à hauteur de 44% à l’Assemblée nationale, 35% au Haut Conseil des Collectivités Territoriales (Hcct), et 22% au Conseil économique social et environnemental (Cese) ».

Selon le Soleil.sn, elle a magnifié le Plan d’actions national sur l’éradication des violences basées sur le genre et la promotion des droits humains, une Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre, une Stratégie nationale pour l’éradication des mutilations génitales féminines, un plan d’actions contre les mariages d’enfants. À ce niveau des délégations ont recommandé la révision du Code de la Famille, le Code de l’Enfant, l’adhésion et la ratification de certaines conventions internationales. Me Aïssata Tall Sall a également démontré que le Sénégal a pris des mesures salutaires pour une meilleure prise en charge de l’enseignement coranique. Au plan du droit à un environnement sain tel qu’inscrit dans la Constitution, le Sénégal a adopté une série de mesures dont un nouveau Code de l’environnement en 2023 etc.

Le Sénégal va examiner les recommandations faites par les pays et, librement, décidera d’accepter certaines, de prendre note sur d’autres et/ou d’y réfléchir. Mais, sur la question Lgbt, le rejet est total et net. Le rapport définitif du Sénégal sera adopté en juillet lors de la 57ème Session du Conseil des droits de l’Homme…

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