Les autorités nigériennes n’ont encore fait aucune déclaration à ce sujet

Près d’une semaine après la levée des sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), prises à son encontre suite au coup d’État du 26 juillet dernier, le Niger maintient toujours sa frontière avec le Bénin fermée, a appris Anadolu de sources concordantes.

« Le blocus est toujours en place jusqu’à ce que nous ayons l’ordre de le lever », a déclaré à Anadolu une source sécuritaire à Gaya la principale ville nigérienne frontalière avec le Bénin.

« Je confirme que notre frontière avec le Bénin reste toujours fermée », a indiqué Maikoul Zodi, président du « Front pour la Sauvegarde de la Patrie (FSP) », la principale organisation de la société civile soutenant la transition militaire, dans une déclaration à Anadolu.

Il estime que cette décision se justifie par le « comportement non amical » du président béninois Patrice Talon vis-à-vis des autorités nigériennes issues du coup d’État et le fait que le Bénin abrite « des bases militaires françaises » sur sa frontière avec le Niger.

Lors d’un sommet extraordinaire tenu dimanche dernier à Abuja, la CEDEAO a annoncé la levée des principales sanctions prises contre le Niger après le coup d’État du 26 juillet dernier, dont la fermeture des frontières terrestres et aériennes.

Aucune déclaration officielle n’a encore été enregistrée de la part du gouvernement nigérien à propos de la levée de ces sanctions et du maintien de la frontière avec le Bénin fermée.

Selon la presse béninoise, trois membres du gouvernement béninois s’étaient rendus mercredi à la frontière avec le Niger où ils ont constaté le maintien du blocus de la partie nigérienne.

En septembre dernier, alors que la CEDEAO menaçait d’envoyer sa force militaire au Niger pour rétablir l’ordre constitutionnel, les nouvelles autorités nigériennes ont dénoncé l’accord militaire entre le Niger et le Bénin. « La République du Bénin a autorisé le stationnement des militaires mercenaires et matériels de guerre dans la perspective d’une agression voulue par la France en collaboration avec certains pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) », avait indiqué un communiqué du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), l’organe militaire au pouvoir.

Un imposant dispositif de sécurité avait été déployé à Gaya pour bloquer toute circulation entre le Niger et le Bénin, à travers le principal pont qui sert de voie de passage.

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