Un discours qu’on a entendu hier. Toujours cette rengaine contre le CFA, une monnaie qui a pourtant toujours fait ses preuves quant à la stabilité des prix et la croissance économique des pays francophones.

Si le CFA n’est pas « une bonne monnaie », alors qu’on explique pourquoi les quarante pays africains qui n’utilisent pas le CFA ne sont pas émergents.

Si le CFA n’est pas une « bonne monnaie », alors qu’on nous explique pourquoi le CFA est la seule monnaie africaine acceptée (sous certaines conditions) par la Chine et certains pays occidentaux, dans le cadre du règlement de la dette bilatérale de certains pays africains qui utilisent cette monnaie. Aucune autre monnaie africaine n’a ce privilège, qui témoigne de la confiance que suscite le CFA sur le plan international.

Si le CFA n’est pas une « bonne monnaie », alors qu’on nous explique pourquoi la Guinée Équatoriale, et la Guinée Bissau, deux pays non colonisés par la France, ont abandonné leur monnaie respective pour utiliser cette monnaie.

Si le CFA n’est pas une « bonne monnaie », qu’on nous explique pourquoi plusieurs banques centrales africaines dont la Réserve Fédérale du Nigéria, stockent en catimini le CFA dans leurs paniers de réserves de change.

Si le CFA n’est pas une « bonne monnaie », alors qu’on nous explique pourquoi les pays francophones cartonnent en ce moment sur le plan de la croissance et sont devenus les « chouchou » des marchés. (Côte d’Ivoire, Sénégal, Bénin, Gabon etc…). Pourquoi ces pays qui utilisent une monnaie qui « n’est pas bonne » ne sont pas tout simplement les derniers de la classe en Afrique.

Si le CFA n’est pas n’est pas « bonne monnaie », qu’on nous explique pourquoi la Côte d’Ivoire reste le premier pôle d’immigration en Afrique, devant l’Afrique du Sud selon les Nations Unies.

Si le CFA n’est pas « une bonne monnaie », alors qu’on nous explique pourquoi le Mali qui durant 16 ans (1968-1984) avait sa propre monnaie, le franc malien, est revenu vers le CFA, en faisant la cour aux autres pays pour sa réintégration. Certains pays, notamment le Burkina avait refusé de le voir de nouveau dans la zone, il a fallu le leadership du président Houphouët pour rendre cette réintégration possible.

Ce n’est pas une nouvelle monnaie qui va rendre les pays du sahel plus riches et plus performants. Bien au contraire ce sera source de désordre, parce qu’elle va se mettre à fluctuer dès le lendemain de sa mise en circulation. Ils n’auront pas les reins suffisamment solides pour maintenir sa valeur. Ils vont souffrir des prix qui fluctuent.

La stabilité des prix est une caractéristique fondamentale du CFA du fait de son arrimage à l’euro. Le jour où nous aurons une monnaie propre aux pays de la CEDEAO (Dieu nous en garde), les Ivoiriens et les pays francophones vont expérimenter le goût amer des prix qui fluctuent sans cesse. Le CFA est une monnaie fiable et stable enviée dans tous les pays anglophones, et servant actuellement de monnaie de refuge dans ces pays. Non à l’aventure avec une hypothétique ‘’monnaie ouest africaine’’, Oui au CFA.

Douglas Mountain

Oceanpremier4@gmail.com

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