Fusillade aux États-Unis : le tireur toujours en fuite - Journal de 20 heures | TF1Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé jeudi que la sécurité a été renforcée à la frontière avec le Maine, où la chasse à l’homme se poursuit pour mettre la main au collet de l’individu qui a abattu au moins 18 personnes dans un restaurant et une salle de quilles de Lewiston, situés dans l’État du Maine.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a lancé jeudi une alerte « armée et danger » aux agents postés le long de la frontière canado-américaine, les avertissant d’être à l’affût de l’homme recherché.

Les fusillades ont été signalées mercredi soir à Lewiston, à environ 260 kilomètres au sud-ouest de la frontière du Nouveau-Brunswick.

Un bulletin de police a identifié le suspect comme étant Robert Card, 40 ans, un instructeur en maniement d’armes à feu qui ferait partie de la réserve de l’armée américaine et a été affecté à un centre de formation à Saco, dans le Maine.

PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau

Je peux vous assurer que notre ministre des Services publics est en contact avec nos homologues aux États-Unis pour s’assurer que tout le monde soit sain et sauf.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Alors que les recherches massives se poursuivaient pour retrouver Card, les habitants du sud du Maine ont été invités à verrouiller leurs portes et à rester à l’intérieur de leur maison.

L’ASFC a indiqué qu’elle travaillait avec ses partenaires d’application de la loi canadiens et américains, notamment les douanes et la protection des frontières des États-Unis et la Gendarmerie royale du Canada (GRC), pour « protéger les frontières du Canada contre toute menace ou tentative d’entrée illégale ».

L’agence frontalière canadienne a déclaré que son alerte « Armé et dangereux — Avis de surveillance des armes à feu » avait été envoyée à tous ses agents via un système interne, et l’agence a ajouté que tous les points d’entrée le long de la frontière canado-américaine restent ouverts.

À Ottawa, le premier ministre Trudeau s’est dit de tout cœur avec les personnes touchées par le drame. « Évidemment, nos pensées sont d’abord avec nos amis au Maine et leur famille qui souffre à un moment affreux, mais nous allons toujours être là pour assurer la protection de tous les Canadiens. »

À Calais, dans le Maine, qui partage trois points d’entrée frontaliers avec Saint-Stephen, dans le sud-ouest du Nouveau-Brunswick et à proximité, des policiers américains ont mis en place des points de contrôle du côté des États-Unis pour contrôler les véhicules avant qu’ils n’entrent au Canada, a fait savoir le maire de Saint-Stephen, Allan MacEachern.

Normalement, les véhicules à destination du Nouveau-Brunswick ne sont pas contrôlés avant d’atteindre le point d’entrée de l’ASFC du côté canadien.

« Nous avons également des agents installés du côté canadien, a déclaré M. MacEachern lors d’une entrevue. Nous avons aussi alerté la communauté via notre système d’application d’alerte […] J’ai déjà été témoin de cette configuration pour d’autres choses. »

Souvenir douloureux en Nouvelle-Écosse

Pendant ce temps, l’horreur de la fusillade résonnait en Nouvelle-Écosse, où les habitants se rappelaient comment l’homme déguisé en gendarme a tué 22 personnes par balle il y a trois ans, la pire fusillade de masse de l’histoire moderne du Canada.

Sur Facebook, Nick Beaton, un résidant de la Nouvelle-Écosse, a publié une image des armoiries du Maine. Kristen, son épouse enceinte de 33 ans a été abattue le 19 avril 2020 alors qu’elle était assise dans sa voiture à Debert, en Nouvelle-Écosse.

En réponse au message de M. Beaton, Jennifer Zahl Bruland a publié des images de trois cœurs brisés. Son père et sa belle-mère, John Zahl et Joanne Thomas, ont été abattus dans leur maison de retraite à Portapique, en Nouvelle-Écosse, dans la nuit du 18 avril 2020.

L’enquête publique qui a enquêté sur les meurtres en Nouvelle-Écosse a déterminé que le tireur, Gabriel Wortman, avait fait passer clandestinement trois armes semi-automatiques du Maine. Deux étaient des armes de poing qu’il avait obtenues d’un ami à Houlton, dans le Maine, et la troisième était un fusil qu’il avait acheté avec l’aide d’un citoyen américain assistant à une exposition d’armes dans le Maine.

Le rapport final de l’enquête publique, publié en mars de cette année, décrit comment les signaux d’alarme concernant le tueur n’ont réussi à arrêter aucune de ses activités illégales lors de ses 21 passages frontaliers entre Woodstock, au Nouveau-Brunswick, et Houlton dans le Maine entre 2016 et 2020.

Au Nouveau-Brunswick, la GRC a publié jeudi une brève déclaration affirmant qu’elle surveillait la situation en collaboration avec des partenaires canadiens et américains.

« Nos pensées vont aux citoyens du Maine et à toutes les personnes touchées par cet évènement », a déclaré le caporal Hans Ouellette dans un communiqué.

Le Maine partage 18 points d’entrée officiels avec le Nouveau-Brunswick et six autres avec le Québec, selon le site Web de l’ASFC.

Advertisement

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici