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La levée des sanctions contre le Niger sauvera-t-elle la Cédéao de la dislocation ?

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Les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) n’ont pas montré de signes de fléchissement depuis l’annonce de leur retrait de la Cédéao. 

C’est un jour important pour l’Afrique de l’Ouest. Le samedi 24 février, Abuja devient le théâtre d’un nouveau sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), marquant un moment crucial pour la région. Les dirigeants ouest-africains seront dans la capitale politique du Nigeria pour discuter de la situation politique au Niger, un pays sahélien en proie à des bouleversements depuis le coup d’État de juillet 2023 contre Mohamed Bazoum.

Depuis ce putsch, la Cédéao a imposé des sanctions économiques à Niamey et l’a suspendu des instances de l’organisation régionale. Initialement, l’idée d’une intervention militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel avait été envisagée, mais lors du sommet de décembre dernier, la Cédéao a préféré privilégier la voie du dialogue. Un comité de haut niveau, composé de chefs d’État de trois pays, le Bénin, la Sierra Leone et le Togo, a été mandaté pour engager des discussions avec le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le général Abdourahamane Tiani.

La Cédéao a conditionné l’allègement des sanctions contre le Niger à la fixation d’une durée raisonnable pour la transition et la libération du président Bazoum. Jusqu’à présent, ces conditions n’ont pas été satisfaites. Malgré la libération de Salem Bazoum, le fils du président déchu, obtenue pour des raisons humanitaires en janvier dernier, les pourparlers stagnent.

La situation a pris une tournure inattendue lorsque le Mali, le Niger et le Niger ont annoncé leur retrait immédiat de la Cédéao, invoquant l’influence de puissances étrangères dans les décisions de l’organisation régionale. Cet acte a pris de court la Cédéao, qui s’est déclarée prête à trouver une solution négociée, mais les trois pays ont maintenu leur décision.

Face à cette impasse, la Cédéao a convoqué un sommet extraordinaire pour le 24 février, où elle devrait lever les sanctions économiques contre le Niger. Cependant, la question cruciale demeure : cette levée des sanctions sera-t-elle suffisante pour faire fléchir les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ?

Dans une tribune adressée aux dirigeants ouest-africains et aux pays « déserteurs », l’ancien président nigérian, Yakuba Gowon, dernier père fondateur vivant de la Cédéao, a lancé un appel poignant à sauver l’institution. « Ni ma génération, ni les générations actuelles ou futures ne comprendront ou ne pardonneront l’éclatement de notre communauté », prévient-il.

AC/APA

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