Depuis le putsch ayant renversé Mohamed Bazoum, les relations entre le Niger et la France se sont dégradées. Bien que les nouvelles autorités militaires de Niamey poussent Paris vers la sortie, l’Elysée a toujours indiqué qu’elle ne reconnaissait pas le nouveau gouvernement.

La France aurait entamé des discussions sur le retrait d’une partie de ses forces engagées sur le territoire nigérien, selon une information rapportée par le quotidien français Le Monde.

« Le ministère des Armées et plusieurs sources concordantes ont admis, mardi 5 septembre, au Monde avoir ouvert une discussion sur les modalités du retrait de certains éléments militaires », a indiqué le média français.

L’information survient dans un contexte d’escalade entre le Niger et la France, poussée vers la sortie par la junte au pouvoir et les soulèvements populaires.

Depuis fin août, les autorités militaires du Niger exigent le départ de l’ambassadeur français, à qui ils ont délivré un ultimatum de deux jours, non respecté. Depuis le coup d’État du 26 juillet, qui a renversé Mohamed Bazoum, les manifestations contre la présence militaire française se sont multipliées.

Dans le même sillage, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a donné, début août, un mois à la France pour se retirer du territoire nigérien, après avoir dénoncé cinq accords de coopération militaire historiques. Lundi 4 septembre, le Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, a déclaré en conférence de presse que des « échanges sont en cours » pour un retrait rapide des forces armées françaises.

« Il est normal d’en discuter [du retrait français], dans la mesure où la coopération antiterroriste est interrompue », a par la suite justifié, mardi, une source au sein de l’exécutif, selon Le Monde.

Si le principe d’un retrait semble donc acquis, ni le nombre de soldats concernés ni les modalités de ce départ n’ont été officiellement précisés.

Pour rappel, quelque 1 500 soldats français sont déployés au Niger sur trois bases partagées avec d’autres détachements étrangers, notamment américains : à Niamey, à Ouallam, au nord de la capitale, et à Ayorou, près de la frontière avec le Mali.

Avant le Niger, le Mali puis récemment le Burkina Faso, ont déjà rompu leur coopération avec la France, l’ancienne puissance coloniale.

Victoria Sedji

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