Dès ce mardi 27 juin, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Kebir, la « grand fête », mais à quoi correspond-elle ?

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Durant quatre jours, les musulmans du monde entier vont célébrer l’Aïd el-Kebir, également appelée Aïd el-Adha, la « fête du sacrifice ». Alors que les dates changent chaque année, en 2023, cette fête se déroulera du mardi 27 juin au samedi 1er juillet. L’Aïd el-Kebir débute à partir du dixième jour du mois lunaire de « dhou al hijja », c’est également la fin du pèlerinage de La Mecque.

Elle commémore, selon la tradition musulmane, le sacrifice que Dieu demanda à Ibrahim (ou Abraham) pour éprouver sa foi. Alors qu’il allait sacrifier son enfant Ismaël, l’ange Jibril (ou Gabriel) a remplacé l’enfant par un bélier. Depuis, chaque année, durant l’Aïd el-Kebir, les musulmans sacrifient un animal, d’où le nom de « fête du sacrifice ». Il s’agit généralement d’un mouton, mais il peut être remplacé par une vache ou une chèvre.

Même si le sacrifice n’est pas obligatoire, selon le ministère de l’Agriculture, plus de 100.000 moutons sont sacrifiés pendant trois jours. Néanmoins, cette pratique est très encadrée. Il est interdit de le faire chez soi, il faut passer par un abattoir agréé, dont Legifrance a fait la liste pour cette année. Les animaux sacrifiés y font l’objet d’un contrôle vétérinaire.

Les ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture ont créé un guide dans lequel ils rappellent les sanctions encourues en cas de non-respect de ces règles : 450 euros pour la détention non déclarée d’animaux vivants, 7.500 euros et six mois de prison pour le transport d’animaux vivants, et jusqu’à 15.000 euros d’amende et six mois de prison pour l’abattage clandestin hors de structures agréées.

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