Cette grève pourrait se dérouler sur l’ensemble du territoire national.

Depuis l’annonce de la dissolution du gouvernement dirigé par Dr Bernard Goumou, une tension croissante enveloppait la Guinée, et cette tension a maintenant atteint un point d’ébullition.  Jeudi 22 février, le Mouvement Syndical de Guinée a confirmé ses avertissements antérieurs en proclamant une grève générale illimitée dans tous les secteurs d’activités à partir du 26 février 2024. Cette grève se déroulera sur l’ensemble du territoire national.

Dans une déclaration conjointe faite jeudi 22 février, les 13 centrales syndicales ont annoncé leur intention de déposer un avis de grève au ministère du Travail et de la Fonction Publique.

La libération du Secrétaire Général du SPPG, Sékou Jamal Pendessa, reste la principale revendication du Mouvement Syndical Guinéen. Ce journaliste syndicaliste, jugé le 21 février, attend toujours son verdict qui sera rendu ce vendredi 23 février 2024, au tribunal de première instance de Dixinn. Il est accusé de plusieurs charges, dont la participation à une réunion non autorisée et des accusations liées à la sécurité publique.

En plus de la libération de Pendessa, les syndicats exigent la levée des restrictions sur Internet et le brouillage des médias, la réduction des prix des denrées alimentaires de première nécessité, ainsi que le respect de l’accord du 15 novembre 2023 visant à améliorer les conditions de vie et de travail des fonctionnaires guinéens.

Malgré la dissolution du gouvernement le 19 février 2024, l’exécutif guinéen n’a pas encore répondu aux revendications syndicales. Toutes les tentatives de contact avec les autorités sont restées sans réponse jusqu’à présent.

ASD/ac/APA

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