Dans un long échange avec la presse sur des thématiques variées ce mardi 22 août 2023, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a décortiqué l’actualité nationale et internationale.

il s’est prononcé entre autres sujets sur la gestion du coup d’état survenu au Niger le 26 juillet 2023, par la Cedeao. Il a critiqué l’option du président ivoirien Alassane Ouattara qui s’est aligné sur l’option de l’intervention militaire au Niger en vue de déloger les auteurs du putsch.

Laurent Gbagbo a estimé que cette posture est à haut risque et n’est pas la.meilleure voie de sortie de crise. Il se veut réaliste jusqu’à ce que l’option militaire envisagée vienne le contrarier.  » Bazoum est renversé. Il faut se mettre en discussion pour qu’il soit libéré.

Mais lui faire croire qu’on va le réinstaurer (dans ses fonctions), on lui ment. Le coup d’état est consommé », a étayé Laurent Gbagbo. Lequel n’a pas manqué sur sa lancée, de décocher des flèches contre la Cedeao. L’ancien numéro un ivoirien quiétude en mémoire les agissements de l’organisation sous-régionale contre son régime pense qu’à part sa création, la Cedeao n’a pas d’autre mérite d’exister. « La Cedeao, il faut la remplacer, il faut la changer », a-t-il chargé estimant que l’organisation ne jouit pas d’une totale indépendance et que quelqu’un agit toujours en amont d’elle comme un piston.

Sans nommer qui est ce piston, il a invité les analystes à remarquer que c’est en Afrique francophone que les coups d’état sont encore un mode d’accession au pouvoir. Très incisif sur le sujet, il a même moqué le président ivoirien qui compte contribuer à la force en attente de la Cedeao avec seulement un bataillon. « Un bataillon ce n’est rien du tout. .. un bataillon ne peut même pas occuper Bobodioulasso », s’est il esclafé en insistant sur la solution négociée.

SD à Abidjan

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