Opposition, majorité, société civile, chefferie traditionnelle, personnalités administratives, membres du gouvernement et le Président Alassane Ouattara, accompagné de la Première dame, ils étaient tous là. La célébration du 14 juillet  à la résidence de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire a attiré toute la République, Unie, derrière le peuple français pour célébrer la liberté.

L’ami traditionnel qu’est la France veille à ne pas lâcher son pré-carré de cœur en Afrique de l’Ouest. A preuve, et l’Ambassadeur Georges Serre, visiblement heureux, l’a souligné, les français aiment la Côte d’Ivoire qu’ils soutiennent politiquement et  économiquement.
« Nos 850 entreprises adhérentes à la Chambre de commerce française et aux autres structures patronales participent à 30 % de la formation du PIB et contribuent à la moitié des recettes fiscales et douanières » a indiqué dans son allocution Georges Serre.
Poursuivant, il a estimé que «  Dans ce contexte, nous souhaitons améliorer encore nos performances et mettre en valeur ce qui nous rapproche. Beaucoup d’entreprises participent à la formation des jeunes et à la recherche dans leurs secteurs d’activité pour créer de l’excellence ivoirienne » a-t-il soutenu.

L’Ambassadeur français, axant son discours sur la cohésion sociale, a assuré que « Les entreprises françaises sont décidées à jouer le jeu de la Côte d’Ivoire gagnante car c’est notre intérêt commun ».
Georges Serre s’est même fait l’avocat des PME ivoiriennes, plaidant pour un cadre d’exercice équitable. « Mais il faut entretenir encore et encore la cohésion sociale par un traitement égal des entreprises et permettre, notamment aux petites  structures ivoiriennes, y compris artisanales, de trouver leur place dans la croissance. Nous sommes prêts à participer aux efforts qui viseront à disposer de règles claires pour que le secteur informel diminue, pour éviter que des dispositions trop nombreuses suscitent des comportements déviants de corruption » a-t-il recommandé.

M. Serre a révélé que 19000 français vivent en Côte d’Ivoire, retrouvant le même nombre qu’en 1999, avant le déclenchement de la crise socio-politique.
Il a salué dans son adresse, les efforts consentis par le gouvernement pour l’atteinte d’un climat apaisé et propice à l’exercice des droits légaux, signe de la vitalité d’une démocratie viable.
Selon lui, « Nous vivons aujourd’hui dans une démocratie ouverte où chacun peut prendre la parole ». Ce climat apaisé a permis, toujours selon l’ambassadeur de France des résultats probants, après la crise postélectorale de 2010.
« La Côte d’Ivoire, grâce à des politiques macroéconomiques saines, affiche des résultats de croissance sans équivalents ailleurs. Par son poids économique, la diversité de ses ressources et son appartenance à une zone monétaire forte, elle constitue un ancrage régional majeur. Il existe à nouveau un « modèle économique et social » ivoirien comme dans les trois décennies glorieuses, mais assez différent car le monde a lui-même aujourd’hui profondément changé » a reconnu Georges Serre.
Il a salué, et ce, à l’endroit de la classe politique ivoirienne, le triptyque qui favorise  l’émergence véritable. « Finalement, à l’image de la marmite qui a besoin de trois pieds pour rester stable, la cohésion sociale en Côte d’Ivoire a permis de consolider le « pied » de la stabilité et de la sécurité, celui de la croissance économique qui donne foi en l’avenir et enfin celui d’un environnement politique apaisé qui donne confiance » a estimé Georges Serre.

La cérémonie se déroulait à Abidjan comme dans l’ensemble des représentations diplomatiques françaises au monde, sans que nul ne songe qu’un kamikaze franco-tunisien, se préparait à replonger la France et avec elle, ses amis, dans l’horreur, à Nice, le soir même.

Adam’s Régis SOUAGA politikafrique