Un conflit de civilisation et de religion, c’est ainsi qu’Eric Zemmour analyse la guerre que se livrent au Proche-Orient Israël et le Hamas. Le président du parti Reconquête ! était l’invité de l’émission politique Le Grand Rendez-Vous Europe 1 – CNews – « Les Echos » le dimanche 29 octobre, quelques heures seulement avant son départ pour Israël.

Opposé à la demande de trêve humanitaire parce qu’elle interdirait à Israël de se défendre, Eric Zemmour justifie la réplique militaire par « la barbarie [des attaques du Hamas] jamais atteinte depuis la Seconde Guerre mondiale », le 7 octobre dernier. Israël se doit de « rétablir un rapport de force » dans la région.

Interdire tout signe d’islamisation

Sur les répercussions du conflit en Occident, il réaffirme sa vision : « Je veux que l’Occident vive et survive. Aujourd’hui, il est en danger de mort à cause d’une islamisation de tous nos pays. » Le risque est bien réel, selon lui de troubles en France. « Nous avons des enclaves étrangères en France, relais de pression de gouvernements étrangers. »

Le candidat à la dernière présidentielle rappelle ses positions : « l’islam n’est pas compatible avec la République et la France ». Et de réaffirmer que l’expression de la religion est affaire de discrétion. L’Etat doit tout faire pour « interdire toute islamisation dans l’espace public », citant en exemple le port du voile et les mosquées avec minaret, appelant également les musulmans de France à prendre de la distance avec la charia et le djihad.

Méfiant, Eric Zemmour voit aussi de la « dissimulation » dans les propos de Chems-Eddine Hafiz. Invité sur BFMTV, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait déclaré qu’« il est anormal qu’un musulman soit antisémite ».

Un vote de conviction

Autre cible du leader de Reconquête ! : « l’émergence d’un peuple islamo-gauchiste » sous la férule du leader Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, qu’il désigne comme « l’adversaire ». Selon lui, « les mosquées, les Frères musulmans ont fait voter Jean-Luc Mélenchon » à la dernière présidentielle. Poussant plus loin l’analyse, il assure que « la gauche républicaine n’existe plus électoralement sans la Nupes » et que la politique migratoire d’Elisabeth Borne « prépare la victoire de Jean-Luc Mélenchon ».

Pour contrer cette gauche, Eric Zemmour appelle toujours à l’union des droites, mais pas pour les prochaines européennes de juin 2024. Cette élection à un tour et à la proportionnelle n’est pas un vote utile, contrairement à ce qu’affirme le candidat RN Jordan Bardella. « C’est un vote de conviction », rétorque le président de Reconquête ! dont la liste sera menée par Marion Maréchal.

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