Dominique Strauss-Kahn, une odeur de soufre |

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En 2011, un homme faisait figure de favori pour la primaire socialiste : Dominique Strauss-Kahn. Le directeur général du Fonds Monétaire International devait être le candidat de la gauche à la présidentielle.

Mais ce ne sera jamais le cas. En mai 2011, une image en provenance de New York fait le tour du monde : celle de DSK avançant courbé et menotté, le regard hagard, encadré par des policiers à sa sortie du commissariat de Harlem.

Il est soupçonné de tentative de vl0l sur une femme de chambre de l’hôtel Sofitel où il venait de séjourner. Les Américains connaissent son visage et les Français, qui suivent depuis des années son ascension politique, découvrent ce jour-là, stupéfaits, sa chute en direct.

Grâce aux témoignages de ses proches, appuyés par des images d’archives exceptionnelles, le documentaire propose de comprendre comment cet homme, en qui certains voyaient déjà le prochain président de la République française en 2012, en est arrivé à cette journée de mai 2011 qui ressemble à une mauvaise séquence de série américaine.

Dominique Strauss-Kahn a toujours aimé flirter avec le danger, lui qui a commencé sa vie comme survivant, rescapé du tremblement de terre de février 1960 à Agadir, où il a passé son enfance.

Le destin de DSK est un véritable thriller, aux rebondissements nombreux. Un destin qui sent le souffre. Lorsqu’on parle de lui, c’est à propos d’argent et de femmes. Il est jalousé, envié, et devient parfois, souvent, persona non grata au sein de son propre parti. Jusqu’à ce jour de mai 2011. Le seul qu’il n’avait pas anticipé dans la vie qu’il conçoit comme un jeu d’échecs, le seul dont il ne se relèvera peut-être pas.

Un film de SARAH BRIAND ET JEAN-BAPTISTE ARNAUD

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