Donald Trump est visé par de nouveaux chefs d’inculpation dans l’affaire des documents classifiés. Deux employés de l’ancien président américain auraient tenté d’effacer des images de caméras de surveillance dans sa résidence de Mar-a-Lago pour entraver les enquêtes.

Selon l’acte d’accusation, l’un de ces employés, Carlos De Oliveira, a déclaré au directeur de l’informatique de l’établissement que le patron voulait que le serveur soit supprimé.

M. Oliviera fait aussi face à des chefs d’accusation, de même qu’un autre employé, Walt Nauta, qui avait déjà été inculpé dans cette affaire.

Les images de surveillance jouent un rôle central dans l’enquête, car, selon les procureurs, elles montrent M. Nauta déplaçant des boîtes de documents, notamment la veille d’une visite du FBI et de représentants du département de la Justice.

Ces nouvelles accusations, a répondu l’équipe de campagne de M. Trump, ne sont qu’une nouvelle tentative sans fin de l’administration Biden de harceler son prédécesseur. Le procureur spécial chargé de l’affaire, Jack Smith, sait qu’il n’y a rien dans le dossier, ajoute le communiqué.

Des dizaines d’accusations

Donald Trump fait déjà face à 37 chefs d’accusation, dont rétention illégale d’informations portant sur la sécurité nationaleentrave à la justice et faux témoignage, pour avoir conservé des documents confidentiels après son départ de la Maison-Blanche.

De plus, M. Trump a annoncé avoir reçu une lettre de Jack Smith le 18 juillet l’informant qu’il était visé personnellement par l’enquête fédérale sur les tentatives de renverser les résultats de la présidentielle de 2020, et notamment l’assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021.

Selon plusieurs médias américains, M. Smith a fait savoir dans sa lettre à M. Trump qu’il le visait en regard de trois chefs d’accusation : complot à l’encontre de l’État américain, entrave à une procédure officielle et privation de droits.

Mes avocats ont eu une réunion productive avec le ministère de la Justice ce matin, expliquant en détail que je n’ai rien fait de mal, que j’ai été conseillé par beaucoup d’avocats et qu’une inculpation ne ferait que détruire davantage notre pays, a affirmé le milliardaire sur sa plateforme Truth Social.

M. Trump a également assuré que ses avocats n’avaient pas été notifiés d’une inculpation à venir. Ne faites confiance aux fake news sur rien!, a-t-il ajouté, utilisant son expression favorite à propos des médias.

Une accumulation d’actions suspectes

Une inculpation fédérale dans le dossier de la présidentielle de 2020 viendrait donc s’ajouter à celle sur les archives de la Maison-Blanche et celle, par la justice de l’État de New York, pour des paiements suspects à une ancienne actrice de films pornographiques.

Les ennuis risquent de ne pas s’arrêter là pour Donald Trump : une procureure de la Georgie doit par ailleurs annoncer d’ici septembre le résultat de son enquête sur les pressions qu’il a exercées pour tenter d’altérer le résultat de la présidentielle de 2020 dans cet État du Sud américain.

Certaines accusations sont passibles de peines de prison allant jusqu’à 20 ans.

Son procès pour gestion négligente de documents se tiendra en mai 2024.

Avec les informations de CNN, de l’Agence France-Presse et de l’Associated Press

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