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Côte d’Ivoire : un taux de pression fiscale de 14,4% attendu en 2024 et 15,4% en 2026

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L’administration fiscale ivoirienne évalue ses performances pour le 1er trimestre 2024

Le programme économique et financier conclu avec le FMI, sur la période 2023-2026, prévoit de relever le taux de pression fiscale de 0,5 point de pourcentage du PIB par an, entre 2024 et 2026.

« Ainsi, le taux de pression fiscale est attendu à 14,4% du PIB en 2024 et à 15,4% du PIB en 2026 », a indiqué ce vendredi 19 avril 2024 le directeur de cabinet adjoint du ministère des Finances et du budget, Bamba Vassogbo, lors d’un séminaire bilan de la Direction générale des impôts (DGI).

Selon M. Bamba Vassogbo, représentant le ministre des Finances et du budget, « pour relever ce défi, des progrès continus devront être réalisés en termes de stratégies et d’innovations, en adaptant notre structure fiscale aux évolutions et aux mutations enregistrées dans notre économie ».

Le taux de pression fiscale de la Côte d’Ivoire s’est établi à 13,9% du PIB en 2023, alors que le pacte de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) fixe un niveau plancher de 20%.

Le directeur général des impôts, Abou Sié Ouattara, a fait savoir qu’au premier trimestre 2024, les services des impôts ont collecté 913,1 milliards Fcfa sur un montant prévisionnel de 932,2 milliards Fcfa, soit un écart négatif de 18,1 milliards Fcfa pour un taux de recouvrement de 98,1%.

Il a noté qu’en comparaison avec les réalisations du premier trimestre de 2023, les recettes sont toutefois en hausse de 102 milliards de Fcfa, soit un taux de croissance de 12,6%. Cette contre-performance du 1er trimestre 2024 est due à plusieurs facteurs.

Abou Sié Ouattara a relevé que cet écart négatif peut s’expliquer, entre autres, par l’impact de la réforme des impôts sur les traitements et salaires (ITS) dont les « effets pervers » ont commencé à se faire sentir dès le mois de janvier 2024.

Il a également relevé la « baisse du niveau des droits d’enregistrement du café-cacao, le retard dans l’implémentation de certaines dispositions de l’Annexe fiscale 2024, le retard dans la mise en œuvre du dispositif de contrôle des flux de télécommunication et l’instabilité du réseau informatique (de la DGI) ».

Les projections de recettes brutes attendues pour le second trimestre 2024 sont de 1314,7 milliards Fcfa, en progression de 17,8% par rapport aux recettes de la même période en 2023. Pour atteindre ses objectifs, l’administration fiscale compte adopter des stratégies plus efficientes.

AP/APA

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