« Kadhafi » : c’est le nom donné à une drogue, obtenue par le mélange de comprimés Tramadol et d’une boisson énergisante, appelée Vody. Kadhafi est aujourd’hui prisée par une frange de la jeunesse ivoirienne. Dans les maquis, boîtes de nuit ou tout autre lieu de loisirs, la consommation de cette substance nocive à la santé fait rage. Et les trafiquants de cette boisson énergisante et de ces comprimés, ne manquent pas d’ingéniosité, pour écouler leurs produits.

Les actions menées par les Forces de l’ordre contre la vente et la consommation de cette drogue Kadhafi, témoignent de l’ampleur du phénomène au sein de la jeunesse.

En effet dans une publication du 10 septembre 2023, la Gendarmerie nationale a fait cas de l’interpellation, par ses services, d’un individu en possession de 3 600 comprimés de Tramadol au poste de contrôle de Kanawolo, dans le département de Niakara au Nord de la Côte d’Ivoire. La substance était dissimulée dans le coffre à bagages d’un car de transport, en provenance de Korhogo, pour Abidjan. La Cellule antidrogue de Bouaké a ouvert une enquête à la suite de cette découverte.

Il y a de cela quelques jours, les éléments de la Direction de la police des stupéfiants et des drogues (Dpsd) ont mené une vaste opération de lutte contre la vente et la consommation de cette drogue Kadhafi, dans les communes d’Abidjan. Au cours de ladite opération, les policiers ont découvert dans la commune d’Abobo précisément au quartier Sogefiha, un conteneur transformé en une cave de vente et de consommation de Kadafi. Les policiers ont interpellé ses occupants qui étaient tous de jeunes gens. Au total 8 individus dont deux vendeurs de la boisson Vody, quatre fabricants et vendeurs de la substance Kadafi. Ainsi que deux consommateurs de ladite drogue. 200 canettes de Vody et une cinquantaine de plaquettes de Tramadol ont été saisies par les éléments de la Dpsd. Des interpellations et saisies qui inquiètent beaucoup sur l’ampleur du phénomène.

Des parents en détresse

Face à ce phénomène qui n’a que des effets dévastateurs sur la jeunesse, des parents sont dans une situation de détresse. Certains interpellent l’État sur le fléau comme cette mère de famille. « Nos enfants meurent. La drogue est en train de détruire nos enfants. On ne sait pas à qui s’adresser. Pitié. Kadhafi est en train de tuer nos enfants. Ils meurent par milliers. On ne sait plus quoi faire », se lamente-t-elle dans une vidéo qu’elle a publiée sur le net. Elle dénonce aussi l’utilisation des écoles comme lieu de vente des substances illicites. Et demande aux Autorités compétentes de réagir face à la situation. « Qui seront les cadres de demain ? Des drogués ? », interroge-t-elle. Comme elle, de nombreux autres s’en remettent aux Autorités pour combattre la consommation de cette drogue, qui est une véritable menace pour la jeunesse.

Pour certains, les parents doivent également jouer leur rôle en s’impliquant dans l’éducation de leurs enfants. Ils doivent beaucoup surveiller leurs fréquentations.

Diomandé Karamoko

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