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L’enseignement islamique dans les écoles franco-arabes, devenues écoles confessionnelles islamiques, s’intègre de mieux en mieux dans le système éducatif national. Les salaires sont cependant discriminatoires.

« Notre objectif est de promouvoir les écoles islamiques, améliorer l’environnement de l’enseignement islamique, unifier les programmes et accompagner nos élèves dans l’insertion socioéconomique », déclare Sangaré Ibrahim, directeur national de la Ligue des Établissements confessionnels islamiques et Médersa (LECIM). Un lobbying est fait en ce sens par les autorités religieuses musulmanes à travers le Conseil supérieur des Imams (Cosim) et les organisations d’éducation islamique. Il s’agit notamment du Réseau des Écoles Médersa de Côte d’Ivoire (REMCI), de l’Organisation des Établissements d’Enseignement confessionnel islamique (OEECI) et la Ligue des Établissements confessionnels islamiques et Médersa (LECIM).

Auparavant, chaque organisation avait ses propres ambitions. Certaines luttaient pour adapter leur programme à celui d’un pays arabe et avoir des bourses d’étude, et d’autres cherchaient des financements pour construire leurs écoles. Pendant ce temps, chacune d’elles délivre aux apprenants des diplômes arabes non reconnus par l’Etat ivoirien. Ces diplômes sont le CEPE islamique, BEPC islamique et le BAC islamique.

En 2011, le ministère de l’éducation nationale, dirigé alors par Kandia Camara, veut booster le taux de scolarisation de 70% à 100 %. Une enquête indique que l’objectif peut être atteint avec l’intégration des élèves de l’enseignement islamique. Sur 900 établissements primaires et secondaires, 320 seront reconnus par le ministère en 2012, au regard de la qualité des infrastructures, de l’administration, du programme pédagogique et du niveau d’étude des enseignants du système français.

Les enseignants du système français : c’est sur eux que repose l’application du programme éducatif national de ces écoles. C’est la priorité. L’enseignement de la religion est désormais facultatif. Les élèves des écoles reconnues peuvent passer les examens nationaux officiels. Une Plateforme des Structures d’Éducation islamiques (PSIE) sera créée pour regrouper tous les acteurs en vue de faciliter l’intégration des écoles confessionnelles dans le système éducatif ivoirien.

Le ministère déploie alors une stratégie nationale d’intégration des enfants des structures islamiques d’éducation. Selon des statistiques officielles, en 2022, il y a plus de 429 000 élèves qui fréquentent les structures d’éducation islamique, au nombre de 3 500. « C’est bon pour nous d’intégrer le système éducatif national. Nos élèves ne seront plus marginalisés. A côté, on pourra continuer à enseigner l’Islam. C’est mieux, sinon nos écoles risquent de disparaître », explique Youssouf Sidibé, maître coranique diplômé en étude islamique.

Moussa I. Koné

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