Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, qui annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2025, au sein de son parti, dévoile sa vision pour une « nation démocratique ».

« Nous porterons en 2025 la voix du peuple de Côte d’Ivoire, ce peuple qui se sent peu respecté, peu considéré. Nous porterons son combat pour la justice et la dignité, face aux héritiers d’un système à bout de souffle, l’alternance sera une rupture et un nouveau départ », a dit ce samedi 4 avril 2024 M. Affi face à la presse.

Selon le leader du FPI, « 2025 verra l’ouverture d’une nouvelle phase dans l’histoire de notre pays. Nos compatriotes éprouvent une envie de changement, une envie profonde de changement » et il faut « l’alternance » pour donner un nouveau souffle à la démocratie.

« En 2025, nous n’allons pas à l’élection pour participer. Nous y allons pour gagner. Ensemble, avec et pour le peuple de Côte d’Ivoire », a déclaré l’ancien Premier ministre Affi N’Guessan, lors d’une conférence de presse au siège de son parti.

Pour lui, réussir l’alternance, impose au parti de se mettre en ordre de bataille et cela passe par la décentralisation. Il partagera qu’ « avec l’opération Marée Bleue, nous ambitionnons de recruter 648.000 adhérents d’ici à la fin de l’année 2024 ».

En outre, « avec l’opération N’Zrama, nous disposerons d’un maillage territorial composé de 10.000 sections qui seront autant d’agents électoraux pour la victoire en 2025 », a-t-il fait savoir, insinuant ainsi la participation du FPI à la présidentielle d’octobre 2025.

Se prononçant sur le bilan du RHDP, le parti au pouvoir, Affi N’Guessan a déploré « des résultats macro-économiques flatteurs, un taux d’endettement alarmant, un niveau de corruption écœurant, une misère révoltante et un indice de développement humain en régression ».

« Les Ivoiriens vivent mal et moins longtemps. Ces résultats disqualifient tout discours sur la réussite économique de la Côte d’Ivoire. Notre vie politique est aujourd’hui rythmée par des scandales de corruption à répétition qui mettent à mal la confiance envers nos dirigeants et nos institutions », a-t-il martelé.

Il a assuré que le FPI est aux côtés des producteurs de cacao, « victimes d’un système inique de fixation du prix qui les maintient dans une situation de pauvreté endémique » et « c’est pour défendre leurs intérêts que nous avons demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire ».

Concernant la Fête de la liberté édition 2024, il a indiqué que son parti a « décidé de privilégier cette année la réflexion autour de trois grandes questions : la liberté, la réconciliation et l’indispensable alternance que nous avons l’ambition d’incarner en 2025 ».

Pour fonder une nation démocratique, il promet une « rupture au niveau de l’Etat et de la pratique du pouvoir ; une rupture des choix sécuritaires et diplomatiques ; une rupture du modèle de développement et au niveau des priorités sociales et culturelles ».

Le FPI, parti fondé par l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, cédé à Affi N’Guessan qui en préside la destinée, a signé le 2 mai 2023 un « partenariat » avec le RHDP, formation politique dirigée par le chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Pour ceux qui disent que le FPI est une « enveloppe vide » en raison du départ de M. Gbagbo et d’autres militants, Affi N’Guessan a répondu qu’il « travaille à les confondre », ajoutant qu’ « en ce moment nous sommes en train de construire un vrai parti politique ».

Sur ses relations avec l’ex-président ivoirien, Affi N’Guessan a confié qu’« entre le président Laurent Gbagbo, en tant que personne et moi, il n’y a pas de rapport. Néanmoins, il peut avoir des activités auxquelles nos deux partis peuvent participer ».

Le FPI a signé le 2 mai 2023 un « partenariat » avec le RHDP. Affi a relevé que ce partenariat dédié à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et à la démocratie, n’est évidemment pas un partage de postes et de gâteaux ».

« Ce n’est pas avec nous que le RHDP gouverne la Côte d’Ivoire, le RHDP défend son pouvoir et dans l’opposition, nous défendons nos idées », a fait observer l’ancien Premier ministre ivoirien, Pascal Affi N’Guessan.

AP/APA

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