Adolphe pensait pouvoir passer l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan Port-Bouet pour se rendre sans difficulté en France, avec son visa falsifié. Mais c’était ignorer la vigilance des agents en charge du contrôle. Il a été interpellé et mis à la disposition de la justice ivoirienne pour faux et usage de faux, dans des documents administratifs.

Lors de son procès le 18 juillet 2023 Adolphe, qui est de nationalité ghanéenne et résidant au Ghana, a déclaré à la barre du Tribunal des flagrants délits du Plateau, que c’est au Ghana qu’il a fait établir le visa français. « Dans quel service établit-on les visas au Ghana ? », l’a interrogé le juge. Il a répondu que c’est à l’ambassade. « Dans votre cas, est-ce que vous vous êtes rendu à l’ambassade ? », a poursuivi le juge. Le prévenu a répondu qu’on l’a conduit vers quelqu’un qui a promis de l’aider à avoir le visa. « Il a pris mon passeport et il est parti à l’ambassade », a précisé Adolphe. Une fois le visa ainsi établi, il a donc emprunté l’avion selon lui pour se rendre à Abidjan. Et c’est à partir d’Abidjan qu’il a voulu se rendre en France. Malheureusement pour lui, les contrôleurs ont pu détecter son faux visa à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan. Son voyage a donc pris fin là.

La procureure estimant qu’Adolphe a effectivement fait du faux et en a fait usage, a demandé au juge de le déclarer coupable de faux et d’usage de faux dans des documents administratifs et de le condamner à 12 mois de prison ferme et 500 000 FCFA d’amende. « Je ne savais pas que c’était du faux », a déclaré Adolphe en implorant la clémence du juge. Sa plaidoirie a été certainement entendue par le juge. Puisqu’il a finalement écopé de 6 mois de prison ferme, assortis d’une amende de 200 000 FCFA.

Diomandé Karamoko

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