Didier Raoult

Coronavirus : «L’épidémie est en train de se terminer», estime Didier Raoult

Si les chiffres de l’épidémie se révèlent désormais moins alarmants, l’OMS a rappelé qu’une « extrême vigilance restait nécessaire ».

« L’épidémie est en train de se terminer ». C’est la conclusion optimiste qu’a rendue, mardi, le professeur Didier Raoult dans son dernier bulletin d’information publié sur son compte Twitter. Invité à décrire la situation à Marseille, l’infectiologue assure que l’épidémie de Covid-19 « est en train de disparaître » dans la cité phocéenne avec « un seul cas détecté hier [NDLR; lundi] malgré le fait qu’on ait testé plus de 1 200 personnes ».

« On voit donc bien que les choses sont en train de s’arrêter », insiste-t-il. Selon lui, ce ralentissement de l’épidémie s’explique à Marseille par le fait d’avoir « systématiquement diagnostiqué et traité » les patients. Car « on sait que le traitement diminue la durée du portage viral », précise le spécialiste.

Le professeur se montre tout aussi optimiste lorsqu’il évoque l’épidémie dans le reste de la France. « Cet épisode est en train de se résoudre. Il n’y a nulle part de deuxième vague, c’est la courbe banale », insiste-t-il.

« Cela ne traduit plus une dynamique épidémique »

« Quelques cas sporadiques apparaîtront ici ou là éventuellement s’il y a quelqu’un de super contagieux, mais tout cela ne traduit plus une dynamique épidémique. L’épidémie est en train de se terminer », poursuit le médecin.

Pour rappel, plusieurs foyers épidémiques ont été signalés ces derniers jours en France, notamment en Dordogne, à Clamart dans les Hauts-de-Seine, et en Vendée.

Si les chiffres de l’épidémie se révèlent désormais moins alarmants en Europe, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a rappelé lundi qu’une « extrême vigilance restait nécessaire ».

« Le risque existe toujours que la maladie reparte », estime l’OMS

Le responsable des questions d’urgence sanitaire de l’organisation, Michael Ryan, a regretté que « certains pays », qu’il n’a pas nommés, aient choisi de « fermer les yeux et avancer en aveugle » vers le déconfinement. « Si la maladie persiste à un faible niveau dans des pays qui n’ont pas la capacité d’étudier les foyers, de les identifier, le risque existe toujours que la maladie reparte », a-t-il prévenu.

LEPARISIEN