Aujourd’hui, 30 novembre 2023, s’ouvre à Dubaï aux Emirats arabes unis, la 28ème Conférence des parties de l’ONU sur le climat (COP28).  Cent quarante chefs d’Etat et de gouvernements venus des quatre coins du monde, prennent part à cette 28ème réunion annuelle de l’ONU sur le climat, qui se tient jusqu’au 12 décembre prochain dans la monarchie pétrolière du Golfe.

Cette année encore, l’Afrique n’a pas marchandé sa participation à ce rendez-vous mondial sur les changements climatiques. A ce titre, plusieurs chefs d’Etat africains dont le Sénégalais Macky Sall, le Kényan William Ruto, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, le Comorien Azali Assoumani par ailleurs président en exercice de l’Union africaine, pour ne citer que ceux-là, sont annoncés à Dubaï pour porter les préoccupations du continent noir qui subit de plein fouet les effets du changement climatique. Une forte représentativité des dirigeants africains à ce sommet mondial sur le climat, qui traduit toutes les attentes d’un continent qui, avec 4% des émissions de gaz à effet de serre, est de loin le continent le moins pollueur de la planète.

 

Le continent noir a souvent été à la remorque du monde

 

Paradoxalement, il reste le plus vulnérable aux effets du changement climatique parce qu’il n’est pas suffisamment armé pour y faire face. C’est dire si en faisant le déplacement de Dubaï, l’Afrique a son mot à dire à cette 28ème rencontre mondiale de haut niveau sur le climat, qui se veut une sorte de réunion-bilan des COP passées, assortie d’objectifs pour les années à venir. La question qui se pose est de savoir si la voix de l’Afrique sera entendue. La question est d’autant plus fondée que le continent noir a souvent été à la remorque du monde au point que sa voix peine souvent à être audible lors des grandes rencontres internationales. Et dans le cas d’espèce de la lutte contre le réchauffement climatique, les enjeux sont énormes au point de toucher aux intérêts des grandes puissances qui ne sont pas toujours prêtes à consentir les sacrifices nécessaires à la préservation de la planète. Et pour ne pas arranger sa situation, l’Afrique reste victime des promesses non tenues de financement des grandes puissances qui sont aussi les plus grands pollueurs. A titre d’exemple, en 2009, les pays développés s’étaient engagés à verser 100 milliards de dollars par an, jusqu’en 2020, aux pays en développement en guise d’aide à la réduction des émissions et à la préparation aux changements climatiques. Un engagement qui reste aujourd’hui encore un vœu pieu. Plus près, lors de la COP27 de Char-el-Cheick en Egypte, tenue l’année dernière sur les bords de la Mer rouge, un fonds « pertes et dommages » a été créé à l’effet de soutenir les pays pauvres confrontés aux effets des changements climatiques. Mais son fonctionnement reste encore à définir au point que l’on est porté à croire que ce n’est pas demain la veille, son opérationnalisation. Autant de faits qui amènent à douter de la volonté des grandes puissances qui ne sont pas par hasard les plus grands pollueurs, d’assumer leurs responsabilités.

 

Les grandes puissances ne semblent pas prêtes à payer le prix de l’adaptation du continent noir aux changements climatiques

 

C’est pourquoi après 27 éditions, une halte s’avérait nécessaire pour faire l’évaluation du chemin parcouru et des mesures prises pour amener les parties à respecter leurs engagements, à l’effet de rectifier le tir. Car, vu d’Afrique, les COP se suivent et se ressemblent, avec des résolutions qui peinent à être mises en application, malgré l’urgence de l’heure. Pourtant, entre sécheresses, famines et autres inondations, les effets du changement climatique sont très visibles. Mais malgré l’insignifiance, à l’échelle mondiale, des émissions de gaz à effet de serre de l’Afrique, les grandes puissances ne semblent pas prêtes à payer le prix de l’adaptation du continent noir aux changements climatiques. C’est pourquoi l’on se demande si l’Afrique pourra saisir l’occasion de ce sommet de Dubaï pour renverser la tendance. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Surtout qu’en prélude à ce sommet de Dubaï, s’est tenu en septembre dernier, à Naïrobi au Kénya, le premier sommet africain du climat visant à permettre à l’Afrique de parler d’une seule voix et dont la déclaration finale, signée par les cinquante-quatre pays réunis, devait « servir de base à la position commune de l’Afrique dans le processus mondial sur le changement climatique jusqu’à la COP28 et au-delà ». Une déclaration qui résume les préoccupations des dirigeants africains présents au sommet de Dubaï et qui tournent, entre autres, autour de « l’augmentation de la capacité de production d’énergies renouvelables de l’Afrique (…) d’ici à 2030 (…) pour lutter contre la précarité énergétique …», l’établissement d’ « une nouvelle architecture de financement adaptée aux besoins de l’Afrique y compris la restructuration et l’allègement de la dette », qui pèse lourdement sur les économies, tout en appelant à la mise en place d’une large taxation mondiale du carbone, parmi les sources de financement nécessaires à la transition.

 

 « Le Pays »

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3 Commentaires

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