Henri Konan Bédié, président du PDCI

Le Président Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, bien que retenu par le Conseil constitutionnel comme candidat à la présidentielle, entend rester à la tête de l’opposition ivoirienne pour combattre l’arbitraire et le non-droit par lesquels le Conseil Constitutionnel a rejeté les candidatures des leaders politiques de poids, tout en validant celle anticonstitutionnelle de Ouattara. Mais aussi pour la mise en place d’une Commission électorale consensuelle, l’audit de la liste électorale et la réintégration des candidats exclus.

« Nous n’irons pas aux élections avec le candidat de la Haute Trahison et du parjure. Nous ne le reconnaissons pas comme un candidat légal et légitime ». C’est par ces mots, parlant du président sortant Alassane Ouattara que le président Bédié plante le décor des concertations entre les différents partis et groupements politiques dans le but de conjuguer les efforts pour atteindre ensemble les objectifs fixés. En effet, depuis la décision du Conseil Constitutionnel du lundi 14 septembre et surtout face à ce qui est qualifié de parjure, le président Bédié, président du PDCI-RDA, accorde audience sur audience et multiplie les rencontre avec les leaders et responsables des partis et groupements politiques qui ne se reconnaissent guère dans la démarche exclusionniste illégale du pouvoir qui a utilisé le Conseil Constitutionnel.

Il a engagé de larges consultations avec toute l’opposition. Ainsi, il a reçu hier la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix (CDRP) ; ce vendredi, il recevra et échangera avec Dr Albert Toikeusse Mabri, président et candidat (recalé) de l’UDPCI et Pascal Affi Nguessan, président et candidat (validé) du FPI. Demain, il recevra encore d’autres leaders de l’opposition, dont sans doute le GPS, EDS, Lider, URD et bien d’autres. Les consultations se poursuivront jusqu’au dimanche. Et c’est après avoir échangé avec tous qu’une stratégie commune sera dégagée, sur la base de la position d’ensemble adoptée. Après quoi, des directives claires seront données.

D’ici là, l’opposition, sous la houlette du président Bédié, n’entend guère baisser les bras et surtout se serre les coudes devant la situation que d’aucuns qualifient de « dérive dictatoriale du pouvoir RHDP ». D’ailleurs, il a été décidé, hier, que jusqu’à nouvel ordre, « Le PDCI-RDA ne fera entrer aucun représentant à la CEI actuelle, encore moins le faire prêter serment ».

C’est-à-dire que tant que la CEI n’est pas réformée comme le demande la Cour Africaine des Droits de l’homme, tant qu’elle n’est pas consensuelle, le PDCI-RDA n’y fera pas entrer son représentant. L’opposition entend rester soudée jusqu’à la victoire finale.

EDDY PEHE

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