L'ancien président des États-Unis Barack Obama a estimé que la gestion de la pandémie par son successeur Donald Trump était un «désastre chaotique absolu», ont rapporté samedi des médias américains.

Barack Obama sort de sa réserve et fustige la gestion de la pandémie par Donald Trump

Un « désastre chaotique absolu »; c’est en ces termes que l’ancien président des États-Unis Barack Obama a qualifié la gestion de la pandémie par son successeur Donald Trump, lors d’une conversation téléphonique dont Yahoo News s’est procuré un enregistrement.

Au cours de cet échange d’une demi-heure auquel assistaient quelque 3000 membres de la Obama Alumni Association, vendredi soir, l’ancien président est sorti de sa réserve en analysant sans détour la réponse américaine à la crise sanitaire.

Il a appelé à faire bloc contre la réélection de Donald Trump en encourageant ses interlocuteurs à s’investir davantage derrière le candidat démocrate Joe Biden.

L’élection qui arrive, à tous les niveaux, est tellement importante, car nous n’affronterons pas seulement un individu ou un parti politique, a-t-il alerté pour justifier la nécessité de choisir de bons dirigeants, selon ses propos rapportés par plusieurs médias américains.

Barack Obama estime que le véritable adversaire, ce sont des tendances à long terme comme être tribal, être divisés, voir les autres comme des ennemis, qui risquent de caractériser la vie américaine.

Soutien réaffirmé à Joe Biden

Après s’être pourtant rallié tardivement aux partisans de Joe Biden, Barack Obama encourage désormais ses partisans à s’investir en bloc dans la campagne de Joe Biden, son ancien vice-président et candidat démocrate à la présidentielle de novembre face à Donald Trump.

Dans l’enregistrement téléphonique qui a fuité, Barack Obama affirme qu’il ne ménagera ni ses efforts, ni son temps, pour soutenir le candidat démocrate aux prochaines élections présidentielles afin de faire barrage à Donald Trump, accusé par ses détracteurs d’avoir d’abord minimisé la menace, puis d’avoir donné des consignes contradictoires et confuses, entre les appels à la prudence et la hâte de voir l’économie redémarrer.

Barack Obama avait déjà laissé entendre que le milliardaire républicain avait rejeté les avertissements sur les risques de pandémie.

Critique acerbe de la disculpation de Michael Flynn

Dans la conversation de vendredi, l’ancien président des États-Unis (2009-2017) est aussi revenu sur la décision controversée du ministère américain de la Justice de retirer le dossier d’accusation contre Michael Flynn, un ex-conseiller de Donald Trump poursuivi pour avoir menti sur ses contacts avec un diplomate russe.

Il n’y a aucun précédent que l’on puisse trouver sur une personne inculpée de parjure qui s’en tire impunément, a-t-il dit. C’est le genre de situation où l’on peut commencer à redouter que […] notre lecture basique de l’État de droit soit menacée, a-t-il prévenu.

Quand on prend ce chemin, cela peut aller très vite, comme on l’a vu ailleurs, a-t-il ajouté, appelant à ne pas sous-estimer cet événement.

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