Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina

Le rapport du panel des experts indépendants tombé finalement ce lundi 27 juillet blanchit le président Akinwumi Adesina de la Banque Africaine de Développement (BAD) des 16 allégations des lanceurs d’alerte tout en rappelant que «l’absence de preuve n’est pas une preuve de l’absence», appelant en outre à faire la distinction entre une défaillance institutionnelle alléguée à la Banque et la conduite du président.

Sur les 16 allégations des lanceurs à l’encontre du président Akinwumi Adesina, voici les conclusions de l’équipe des trois experts conduits par l’ancienne présidente irlandaise, Mary Robinson, en compagnie du juge Hassan Jallow de Gambie et du sud-africain Leonard McCarthy.


Allégation numéro 1: non –respect des règles et règlements internes en matière de recrutement

Les lanceurs d’alerte ont accusé le président de la Banque d’avoir joué un rôle très actif dans le recrutement à tous les postes de direction, agissant de facto en tant que directeur des ressources humaines; d’avoir exclu les candidats les mieux notés des listes restreintes et d’avoir avoir annulé les listes restreintes établies par des comités de recrutement indépendants.

Dans sa réponse, le rapport des experts a conclu que l’allégation était dénuée de fondement et devait être rejetée au motif que le règlement du personnel confère autorité au président à l’égard de tout le personnel, lui donne le pouvoir de nomination et de promotion du personnel. Les experts se sont basés sur l’avis du conseiller juridique général.

Allégation numéro 2: nomination d’un membre du staff

Les pétitionnaires allèguent que ce membre du personnel avait été nommé à la Banque alors qu’il avait été licencié de la Commission nationale des pensions du Nigeria à la suite d’allégations de conduite inappropriée et que le président de la Banque devait être au courant de ces circonstances. Il est également déclaré que ce membre du personnel avait été nommé consultant à la demande du Président pour un montant considérablement plus élevé que la norme applicable et que, pour protester, le responsable des ressources humaines avait démissionné. “Les plaignants ont refusé de fournir des preuves à l’appui de l’une de ces allégations”, lit-on dans le rapport Mary Robinson. Le comité a conclu que l’allégation n’était pas fondée et l’a rejetée. “La conclusion du Comité est donc raisonnable et correcte”, lit-on dans le rapport Mary Robinson.

Allégation 3: nomination et promotion d’un beau-frère

Le membre du personnel en question est prétendu être le beau-frère du président, nommé expert principal auprès du vice-président de l’agriculture à la demande du président et promu conseiller dans les deux cas sans concours, puis à un autre poste supérieur, alors que le titulaire était toujours en place, ce qui a entraîné le versement de deux salaires pour le même poste par la Banque en violation du Manuel de recrutement de la Banque. Cette allégation a été à juste titre rejetée par le comité au motif que les lanceurs d’alerte n’ont pas fourni de preuves.


Allégation 4: mauvaise gestion alléguée d’un programme de technologie agricole

Les plaignants allèguent qu’une subvention de 40 millions de dollars a été versée par la Banque à un bénéficiaire désigné “seulement après que le président ait personnellement utilisé tout son poids…La suite sur financialafrik