Auteur/autrice : iciabidjan

  • LE PROCUREUR S’EXPRIME SUR L’ARRESTATION DE DAMANA PICKASS

    LE PROCUREUR S’EXPRIME SUR L’ARRESTATION DE DAMANA PICKASS

    Le procureur de la République a confirmé l’arrestation à Bingerville de Damana Pickass, cadre du PPA-CI, accusé d’appels à l’insurrection après la marche interdite du 11 octobre.

    Le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, Koné Braman Oumar, a confirmé, ce mardi 4 novembre 2025, l’arrestation de Damana Adia Pickass, vice-président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) et proche collaborateur de l’ancien président Laurent Gbagbo. L’interpellation a eu lieu à Bingerville, en périphérie d’Abidjan, selon un communiqué officiel publié tard dans la nuit.

    Pas d’impunité, selon le procureur 

    Le procureur précise que cette arrestation intervient dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite des appels à l’insurrection et au renversement des institutions lancés, selon lui, par certains responsables politiques après l’interdiction d’une marche prévue le 11 octobre 2025.

    « Ces appels, relayés avant et après le scrutin présidentiel du 25 octobre 2025, ont conduit à la formation d’attroupements armés et non armés », indique le communiqué, mentionnant également des « actes de violence, assassinats, vols à main armée, extorsions, destructions et incendies de biens publics et privés ».

    Le contexte politique ivoirien reste tendu depuis le scrutin présidentiel du 25 octobre, marqué par la réélection contestée du président Alassane Ouattara. Le PPA-CI et le PDCI, alliés au sein du Front commun, avaient appelé à « marcher chaque jours en orange » sur toute l’étendue du territoire après l’interdiction de leur marche réprimée du 11 octobre, estimant que le processus électoral était biaisé. Plus de 700 personnes ont été arrêtés dont une centaines déjà jugées et condamnées. 

    Le magistrat, également directeur de la Section antiterroriste du Tribunal de première instance d’Abidjan, a insisté sur la fermeté de la justice ivoirienne face à ces événements.

    « Ces infractions ne resteront pas impunies. Tous leurs auteurs, complices et commanditaires, quelle que soit leur qualité, seront recherchés, interpellés et jugés conformément à la loi », a-t-il averti.

    Cette arrestation marque un nouveau tournant dans le conflit latent entre le pouvoir et le PPA-CI, le parti fondé par Laurent Gbagbo après son retour d’exil. Depuis plusieurs semaines, les autorités judiciaires multiplient les convocations et interpellations de cadres du mouvement.

    Multiples arrestations 

    Le 29 septembre dernier, Damana Pickass avait déjà été entendu par le procureur de la République, en compagnie de plusieurs figures du parti, dont Koua Justin, Nestor Dahi et Blaise Lasm. À la sortie de cette audition, l’ancien président de la Commission électorale indépendante (CEI) de 2010 avait confié à la presse avoir été mis en garde. « Le procureur nous a prévenus que si un quelconque mouvement venait à troubler l’ordre public, il se verrait dans l’obligation de nous interpeller », avait-il déclaré.

    Si Pickass et Justin Koua avaient pu regagner leurs domiciles , Blaise Lasm et Nestor Dahi, deux secrétaires généraux adjoints du parti, avaient été déférés au pôle pénitentiaire d’Abidjan le 30 septembre. Ils sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’État, appel à l’insurrection et troubles à l’ordre public, des chefs d’accusation que le parti a immédiatement qualifiés de « politiques ».

    Ces interpellations s’ajoutent à celles d’onze membres du PPA-CI arrêtés début août, à la suite d’incidents survenus dans la commune de Yopougon, à Abidjan. Ces derniers, parmi lesquels l’ancien ministre de la Défense Moise Lida Kouassi et l’ambassadeur Koné Boubacar, sont poursuivis pour actes terroristes, une qualification pénale que l’opposition juge disproportionnée.

    Dans les rangs du PPA-CI, l’arrestation de Damana Pickass suscite l’inquiétude et l’indignation. Si aucune déclaration officielle du parti n’avait encore été publiée ce mardi soir, le chef de la formation politique Laurent Gbagbo a convoqué une session extraordinaire du Comité Central du parti le jeudi 6 novembre à 15 heures, à son cabinet situé à Attoban, à Abidjan. Cette réunion aura pour ordre du jour la conduite à tenir après l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, apprend-on.

  • Zohran Mamdani, bête noire de Donald Trump, est élu maire de New York

    Zohran Mamdani, bête noire de Donald Trump, est élu maire de New York

    Le socialiste Zohran Mamdani a remporté mardi la mairie de New York au terme d’une soirée d’élections locales dans lesquelles Donald Trump a essuyé plusieurs revers, un message de défiance à un an des élections de mi-mandat.

    L’élu local, 34 ans, opposant résolu au président américain, a largement devancé son principal adversaire, l’ancien gouverneur de l’État, le centriste Andrew Cuomo, selon les projections de plusieurs médias.

    Zohran Mamdani deviendra le 1er janvier le premier maire musulman de la plus grande ville des États-Unis. Il sera aussi le plus jeune à n’avoir jamais occupé ce poste.Des supporters ont célébré la victoire annoncée de Zohran Mamdani à la mairie de New York.

    Des supporters ont célébré la victoire annoncée de Zohran Mamdani à la mairie de New York.

    PHOTO : REUTERS / SHANNON STAPLETON

    Sa victoire a été accueillie par des cris de joie et parfois les larmes de ses partisans réunis dans une grande salle rococo des années 1920 du centre de Brooklyn.

    En cette période d’obscurité politique, New York sera la lumière, leur a lancé le jeune élu, ajoutant que la ville pouvait montrer à une nation trahie par Donald Trump comment le vaincre.

    Dans le camp d’Andrew Cuomo, ses partisans ont dit avoir le cœur brisé et jugé injuste la victoire de Mamdani.

    L’avenir s’annonce un peu meilleur, a commenté l’ancien président Barack Obama, évoquant les différentes victoires démocrates de la soirée.

    Participation record

    Donald Trump, qui a fait de Zohran Mamdani l’une de ses nouvelles bêtes noires, a lui aussi rapidement réagi. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, il a cité des sondeurs anonymes affirmant que les défaites républicaines étaient dues à la paralysie budgétaire — le shutdown — et au fait que son propre nom ne figurait pas sur les bulletins de vote.Zohran Mamdani marche en compagnie de ses partisans sur le trottoir.

    Le jeune démocrate lors d’une tournée de petits commerces de proximité

    PHOTO : RADIO-CANADA / LOUIS BLOUIN

    Plus tôt dans la journée, il avait appelé les électeurs juifs à faire barrage au candidat, militant de la cause palestinienne.

    En réponse, Zohran Mamdani s’est de nouveau engagé, dans son discours de victoire, à bâtir une mairie qui […] ne faiblira pas dans la lutte contre le fléau de l’antisémitisme.

    Vainqueur surprise de la primaire démocrate en juin, l’élu du Queens à l’Assemblée de l’État de New York n’a jamais, depuis lors, quitté la tête des sondages, même après le retrait de la course du maire sortant Eric Adams, qui a également appelé à le battre en ralliant Andrew Cuomo.

    Signe de l’engouement pour le scrutin, avant la fermeture des bureaux de vote à 21 h, plus de deux millions d’électeurs s’étaient rendus aux urnes, la plus importante participation depuis près de 60 ans.

    Né en Ouganda dans une famille d’intellectuels d’origine indienne, arrivé aux États-Unis à sept ans et naturalisé en 2018, Zohran Mamdani a fait de la lutte contre la vie chère le cœur de sa campagne.

    Si Donald Trump l’a qualifié de communiste, ses propositions — encadrement des loyers, bus et crèches gratuits – relèvent plutôt de la social-démocratie.

    Autres victoires démocrates

    Très populaire auprès des jeunes, le futur maire a également ramené à lui de nombreuses personnes qui s’étaient éloignées de la politique, des électeurs frustrés par le statu quo, en quête de nouvelles personnalités, selon le politologue Costas Panagopoulos.Un homme et une femme dans un bureau de vote.

    Le candidat Zohran Mamdani et sa conjointe Rama Duwaji dans un bureau de vote de Queens.

    PHOTO : GETTY IMAGES / ALEXI J. ROSENFELD

    Si Zohran Mamdani devient maire, Trump n’en fera qu’une bouchée, a prédit Andrew Cuomo avant le verdict mardi, insistant, comme il l’a fait durant toute la campagne, sur l’inexpérience de son adversaire.

    Plusieurs fois, le président républicain a promis de mettre des bâtons dans les roues du jeune candidat démocrate s’il était élu, en s’opposant au besoin au versement de certaines subventions fédérales à la ville.

    C’est une victoire locale qui offre un moyen de résister et repousser l’élite politique de Washington, a dit à l’AFP un électeur de 40 ans, Ben Parisi.

    Voisin de New York, l’État du New Jersey a choisi la démocrate Mikie Sherrill contre l’homme d’affaires républicain Jack Ciattarelli. L’État a longtemps été considéré comme un bastion démocrate. Mais à la dernière présidentielle, Donald Trump y avait considérablement réduit l’écart.

    Plus au sud sur la côte est, la Virginie a élu la première femme à sa tête, la démocrate Abigail Spanberger, battant la républicaine Winsome Earle-Sears.

    Enfin, les Californiens ont approuvé un texte visant à redécouper leur carte électorale en faveur des démocrates, qui cherchent à compenser ce qu’ont fait au Texas les républicains sous la pression de Donald Trump.

  • Zuma salue la « remarquable » lutte de Traoré

    Zuma salue la « remarquable » lutte de Traoré

    Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu ce lundi l’ancien Président sud-africain Jacob Zuma qui a lancé un appel fort à la souveraineté.

    Placée sous le signe du panafricanisme, la rencontre eu Palais de Koulouba a permis des échanges approfondis sur la « véritable libération de l’Afrique ».

    Accompagné du Ministre des Affaires étrangères, Jean-Marie Traoré, Jacob Zuma, ancien compagnon de Nelson Mandela, a exprimé son soutien à la dynamique en cours au Burkina Faso.

    « Je pense que ce pays accomplit quelque chose de remarquable. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu rencontrer le Président, pour discuter avec lui et envisager ce que nous pouvons faire ensemble afin de poursuivre la lutte pour la libération de l’Afrique », a déclaré l’ancien chef d’État à l’issue de l’audience.

    Dénonçant la persistance d’une mentalité coloniale selon laquelle les richesses africaines appartiendraient encore aux anciens colonisateurs, Jacob Zuma a affirmé : « Maintenant, trop c’est trop, c’est fini ». Il a lancé un appel fort à la souveraineté, invitant les Africains à « prendre leur destin en main ».

    Pour lui, le Burkina Faso constitue aujourd’hui un exemple inspirant pour l’ensemble du continent. Il a encouragé les Africains et la diaspora à soutenir pleinement le processus engagé par le Capitaine Traoré.

    HO/te/Sf/APA

  • Législatives 2025 : Le ministère de la Justice recadre la procédure pour le casier judiciaire

    Législatives 2025 : Le ministère de la Justice recadre la procédure pour le casier judiciaire

    À l’approche des élections législatives de 2025, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a tenu à clarifier les procédures de délivrance de certaines pièces administratives exigées dans la constitution des dossiers de candidature. Dans un communiqué publié le 3 novembre 2025, le Cabinet du Garde des Sceaux a rappelé aux candidats les dispositions légales relatives à l’obtention du certificat de nationalité et de l’extrait du casier judiciaire, deux documents essentiels au processus électoral.

    Selon le communiqué, le certificat de nationalité ivoirienne peut être obtenu auprès du tribunal du lieu de naissance ou de résidence du demandeur. Cette démarche peut également s’effectuer en ligne pour les juridictions déjà connectées à la plateforme numérique e-justice, une innovation mise en place par le ministère pour faciliter les démarches administratives et réduire les délais.

    En revanche, la délivrance de l’extrait du casier judiciaire obéit à des règles spécifiques. Le ministère précise que pour les personnes ivoiriennes nées en Côte d’Ivoire, ce document ne peut être sollicité qu’auprès du tribunal du lieu de naissance. En conséquence, la Direction des Affaires Civiles et Pénales (DACP) du ministère ne délivre d’extraits de casiers judiciaires qu’aux personnes nées hors du territoire ivoirien, qu’elles soient ivoiriennes ou étrangères.

    Ainsi, les candidats aux législatives nés sur le sol ivoirien et ayant obtenu un extrait de casier judiciaire auprès de la DACP sont invités à s’adresser aux juridictions compétentes de leurs lieux de naissance afin de se faire délivrer un document valide pour la constitution de leurs dossiers.

    Le communiqué précise par ailleurs que les services de la Direction des Affaires Civiles et Pénales se tiennent à la disposition des intéressés pour procéder au remboursement des frais d’actes engagés par erreur dans le cadre de cette démarche.

    Par cette mise au point, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme entend garantir la transparence administrative et la régularité juridique du processus électoral, en veillant à ce que chaque candidat se conforme strictement aux procédures établies par la loi.

  • PDCI-RDA : EMMOU SYLVESTRE DÉBARQUÉ DU SECRÉTARIAT EXÉCUTIF ET REMPLACÉ PAR YAPO CALICE

    PDCI-RDA : EMMOU SYLVESTRE DÉBARQUÉ DU SECRÉTARIAT EXÉCUTIF ET REMPLACÉ PAR YAPO CALICE

    Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Tidjane Thiam, a procédé à un important réaménagement au sein de l’appareil dirigeant du parti, à moins de deux mois des élections législatives prévues pour le 27 décembre 2025.

    Tidjane Thiam nomme Calice Yapo Yapo secrétaire exécutif, chef du secrétariat exécutif du PDCI

    Selon un communiqué officiel publié le 31 octobre, Yapo Yapo Calice a été nommé secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA, en remplacement du vice-président Emmou Sylvestre, désormais appelé à de nouvelles fonctions. Ce dernier a été promu conseiller spécial du président du parti.

    Réaménagement stratégique

    Le réaménagement, décrit par plusieurs observateurs comme « stratégique », intervient dans un contexte de mobilisation accumulée du parti pour reconquérir le terrain politique après la non-participation du parti à la présidentielle du 25 octobre dernier. Avec d’autres figures de l’opposition dont l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, candidat désigné du parti a été exclu de la course suite à une décision de justice controversée.

    « Il s’agit d’un ajustement technique destiné à renforcer la cohésion et à optimiser l’efficacité du parti en vue des prochaines échéances électorales », indique une source proche de la direction. Outre la nomination de Yapo Calice, plusieurs autres changements ont été retenus au sein du Secrétariat exécutif.

    Madame Kabran Gnankon Estelle Gisèle prend la tête du secrétariat chargé des nouvelles adhésions, en remplacement de Kouamé Yao Séraphin.  Monsieur Yavo François est promu haut-représentant du président du PDCI-RDA pour le District des Lagunes, fonction précédemment occupée par Yapo Yapo Calice.

    Bamba Joseph Youssoufou devient directeur de cabinet adjoint du président, tandis qu’Amankou Jean-Michel est nommé secrétaire exécutif chargé de la formation et de l’Institut politique du parti. Enfin, Djedri Ngoran accède au poste de vice-président et secrétaire exécutif en chef adjoint, chargé de l’administration et du développement des réseaux de cadres.

    Je vous demande à toutes et à tous de vous mobiliser pour les elections législatives. Nous avons toutes nos chances si nous arrivons à empêcher fraudes et tricheries (…) Nous devons nous mobiliser pour l’emporter partout où nous aurons des candidats

    Ces nominations, selon le communiqué, visent à « renforcer la coordination interne et dynamiser les structures du parti à tous les niveaux ». Elles marquent également la volonté de Tidjane Thiam de s’appuyer sur une équipe resserrée et expérimentée pour aborder la nouvelle phase politique qui s’ouvre. Vendredi, dans une lettre ouverte adressée aux militants du parti, le président du PDCI-RDA a appelé à se mobiliser pleinement pour garantir la victoire du parti aux prochaines législatives.

    « Je vous demande à toutes et à tous de vous mobiliser pour les elections législatives. Nous avons toutes nos chances si nous arrivons à empêcher fraudes et tricheries (…) Nous devons nous mobiliser pour l’emporter partout où nous aurons des candidats et soutenir partout ailleurs, les candidats de l’opposition (…) », a-t-il exhorté, insistant sur la discipline, la cohésion et le travail de terrain.

    Ce réaménagement, perçu comme une étape clé dans la stratégie électorale de Tidjane Thiam, intervient alors que le parti prépare activement la sélection de ses candidats pour les législatives, avec pour objectif affiché de reconquérir une majorité significative à l’Assemblée nationale.

    Jean Kelly KOUASSI

  • Cameroun – Côte d’Ivoire: Biya et Ouattara, deux élections «gagnées d’avance», analyse de François Soudan

    Cameroun – Côte d’Ivoire: Biya et Ouattara, deux élections «gagnées d’avance», analyse de François Soudan

    Gbagbo et Tidjane Thiam écartés en Côte d’Ivoire, Kamto écarté au Cameroun : dans les deux pays, les principaux opposants ont été tenus à l’écart du scrutin, laissant le champ libre à deux présidents vieillissants, solidement installés au pouvoir depuis des années. Sauf qu’à Yaoundé, Paul Biya a vu surgir une surprise de dernière minute avec la candidature inattendue de son ancien ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, qui a réussi à capter une partie de l’électorat contestataire.

    Deux élections jugées peu démocratiques, car, comme le rappelle un politologue camerounais, « une élection véritablement démocratique se définit par la possibilité réelle d’alternance ». Entre Yaoundé et Abidjan, les similitudes sont frappantes : d’un côté, Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies ; de l’autre, Alassane Ouattara, à la tête de la Côte d’Ivoire depuis 2011. Deux présidents qui ont verrouillé leur système, contrôlant à la fois l’administration électorale, les médias et les institutions.

    Selon François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, invité au micro de RFI, ces scrutins présidentiels étaient « joués d’avance ». En Côte d’Ivoire, les manifestations ont éclaté avant le scrutin, pour dénoncer une élection sans véritable concurrence. Au Cameroun, c’est après les résultats que la rue s’est enflammée, contestant un vote « arrangé » en faveur du président sortant.

    Pour François Soudan, ces deux contextes illustrent « la même mécanique d’un pouvoir qui ne veut pas mourir et d’une opposition privée d’espace politique réel ». Deux élections où les jeux étaient faits avant même l’ouverture des urnes.

  • Église évangélique Côte-d’Ivoire: Le ‘Révérend’ Gauzé Blé annonce l’excommunication du ‘Prophète’ Élie Padah

    Église évangélique Côte-d’Ivoire: Le ‘Révérend’ Gauzé Blé annonce l’excommunication du ‘Prophète’ Élie Padah

    Une décision historique se prépare au sein de l’Église évangélique ivoirienne. Le Révérend Dr Gauzé Blé Isidore, président du Conseil National des Églises Évangéliques de Côte d’Ivoire (CNECI) et fondateur des Églises Évangéliques des “Enfants de Dieu”, a annoncé l’excommunication prochaine du Prophète Élie Padah, de son vrai nom Djedje Cyril, ainsi que de trois autres pasteurs.

    Cette mesure disciplinaire interviendrait à la suite d’une prophétie jugée erronée concernant l’élection présidentielle ivoirienne de 2025.

    Le Conseil fédéral des Églises, instance supérieure des fédérations protestantes évangéliques, doit entériner cette décision ce samedi à Cocody, lors d’une session extraordinaire réunissant les principaux responsables ecclésiastiques du pays.

    Le Révérend Dr Gauzé Blé Isidore, connu pour son attachement à la discipline doctrinale et à la rigueur spirituelle, a rappelé que l’Église évangélique « ne saurait tolérer des dérives prophétiques susceptibles de semer la confusion dans le corps du Christ ».

    Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des leaders religieux face à leurs déclarations publiques, surtout en période électorale, et sur la frontière entre liberté prophétique, liberté d’expression et manipulation spirituelle.

    (Source : IGOSPEL Magazine)

  • Le mandat des finitions(par Venance Konan)

    Le mandat des finitions(par Venance Konan)

    Les prétendus prophètes et autres oiseaux de malheur en ont été pour leurs frais. Ce qu’ils appelaient « message de Dieu » n’était rien d’autre que leurs propres souhaits pour la Côte d’Ivoire, et surtout pour le Président de la République que visiblement ils haïssent profondément. D’aucuns pourraient penser que cette déculottée leur fermera la bouche à jamais. Que nenni ! Ils trouveront toujours des gogos pour croire en leurs bobards et qu’ils continueront tranquillement de plumer.

    L’élection présidentielle s’est donc bien tenue le 25 octobre comme prévu et il n’y eut aucun bain de sang. Il y eut certes des incidents ici et là, mais ils n’eurent rien à voir avec ce que nous avions connu en 2020. Et les résultats ne peuvent surprendre, lorsque les partis politiques auxquels appartiennent Jean-Louis Billon et Ahoua Don Mello n’ont pas appelé à les voter, lorsque les partis de Simone Ehivet et Henriette Lagou font juste de la figuration sur la scène politique ivoirienne et qu’elles n’ont bénéficié du soutien d’aucun parti significatif. Dans certaines régions du pays, ces candidats n’avaient même pas de représentants dans les bureaux de vote. Bien entendu, les détracteurs du président Ouattara se gausseront de ce résultat « soviétique », mais il reflète la réalité politique ivoirienne. Et à ceux qui diront que les vrais adversaires de M. Ouattara avaient été éliminés avant la compétition, il faudrait expliquer que dans ce pays, lorsque l’on veut compétir à une épreuve, on respecte tout simplement les règles qui la régissent. M. Thiam s’était inscrit sur la liste électorale ivoirienne alors qu’il portait la nationalité française. Or on ne peut pas porter la nationalité ivoirienne lorsque l’on a pris celle de la France à sa majorité. Et M. Thiam a reconnu publiquement qu’il ne connaissait ni la loi ivoirienne sur la nationalité, ni la constitution. Quant à M. Gbagbo, en 2011, il avait refusé de reconnaitre sa défaite pourtant certifiée par l’ONU, et était allé prendre de force de l’argent dans les caisses de la BCEAO en prétendant être le président de la Côte d’Ivoire. Il a été jugé pour cela et condamné. Fermons donc définitivement ce débat et avançons.

    M. Ouattara va donc exercer un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Côte d’Ivoire et tout Ivoirien qui aime son pays ne peut que lui souhaiter du succès. Le candidat Ouattara avait déroulé son programme qu’il va s’efforcer d’appliquer. Mais ce que je souhaiterais est que ce mandat soit aussi celui de ce que j’appellerais les finitions. Lorsque l’on construit une maison, il y a le gros-œuvre et les finitions. Ce sont elles qui donnent sa forme définitive et sa valeur à la maison. Cela va du rattrapage des imperfections causées par les travaux de construction à la pose des carreaux, du toit, des placards, des luminaires, des sanitaires, à l’électrification ou la peinture, etc. C’est généralement ce qui coûte le plus cher dans la construction d’une maison. Lors de ses précédents mandats, le chef de l’Etat a doté la Côte d’Ivoire de nombreuses infrastructures telles que les routes, les ponts, les barrages hydro-électriques, les hôpitaux, les universités, les stades et autres. C’est ce que j’appelle le gros-œuvre. Les finitions, c’est par exemple la moralisation de notre société, la salubrité, l’esthétique de nos cités, ou la mise en valeur de nos trésors touristiques et culturels entre autres.

    Prenons la question de la salubrité. Tant que nous aurons des villes où la première chose que l’on aperçoit lorsque l’on y entre est le tas d’ordure, il ne servira à rien de dépenser des milliards pour essayer d’attirer des touristes. Soyons réalistes et cessons de rêver. Et puis, il s’agit surtout d’une question de santé publique. Ensuite, tant que nous aurons ces villes moches, sans originalité, sans monument, construites dans le désordre, sans plan d’urbanisme, elles n’intéresseront personne. Surtout pas les touristes. Soyons réalistes là aussi et cessons de rêver. Enfin, nous avons des trésors inestimables en monuments historiques, lieux de mémoires, sites pittoresques qui pourraient nous attirer ces milliers de touristes auxquels nous faisons la danse du ventre depuis des décennies afin des attirer chez nous. Nous ne faisons malheureusement strictement rien pour les entretenir, les mettre en valeur et les faire connaître. Qu’avons-nous fait pour Grand-Bassam pour laquelle nous nous sommes battus comme de beaux diables pour qu’elle soit inscrite sur la liste du patrimoine de l’UNESCO. Et l’Attiéké, le Zaouli, les vieilles mosquées du nord ? Pour ce qui est de la moralisation de notre société, il y a tant à dire dessus que j’y consacrerai plusieurs autres chroniques.

    En vérité en vérité je vous le dis, si nous ne terminons pas les finitions de notre pays, nous n’aurons rien fait du tout.

    Venance Konan

  • Législatives 2025 : Un guichet spécial ouvert pour les demandes de mise en disponibilité des fonctionnaires

    Législatives 2025 : Un guichet spécial ouvert pour les demandes de mise en disponibilité des fonctionnaires

    En vue des élections législatives prévues pour le 27 décembre 2025, le Ministère d’État, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, a annoncé, dans un communiqué publié le 29 octobre 2025, l’ouverture d’un guichet exclusivement dédié à la réception des demandes de mise en disponibilité des fonctionnaires souhaitant faire acte de candidature.

    Selon le document signé par le Directeur de Cabinet, M. Natsiré Kaba, ce guichet est installé dans le hall de l’immeuble principal du ministère, au Plateau. Il a pour objectif de faciliter et d’encadrer les démarches administratives des agents publics désireux de se porter candidats, soit en qualité de titulaires, soit comme suppléants, aux prochaines législatives.

    Les fonctionnaires concernés devront fournir un dossier comprenant trois pièces essentielles : une demande manuscrite adressée à Madame la Ministre d’État, Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration, le dernier acte de nomination ou de promotion, ainsi qu’une photocopie de la Carte Nationale d’Identité.

    Le communiqué précise par ailleurs que la mise en disponibilité ne deviendra effective qu’en cas d’élection du fonctionnaire concerné, conformément aux dispositions légales en vigueur. Cette mesure vise à garantir la continuité du service public tout en permettant aux agents de l’État d’exercer leurs droits civiques dans un cadre réglementé.

    En instaurant ce guichet spécial, le ministère entend assurer la transparence et l’efficacité du traitement des demandes, tout en réaffirmant son attachement au respect de la législation encadrant la participation des fonctionnaires à la vie politique nationale.

  • PRÉSIDENTIELLE 2025 : LE PARTI DE GBAGBO REJETTE LES RÉSULTATS ET APPELLE À UNE MARCHE NATIONALE LE 8 NOVEMBRE

    PRÉSIDENTIELLE 2025 : LE PARTI DE GBAGBO REJETTE LES RÉSULTATS ET APPELLE À UNE MARCHE NATIONALE LE 8 NOVEMBRE

    Le PPA-CI rejette les résultats de la présidentielle du 25 octobre 2025, qualifiée de “braquage électoral” et appelle à une marche nationale le 8 novembre contre le 4ᵉ mandat d’Alassane Ouattara.

    Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a annoncé, à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue mardi 28 octobre 2025, qu’il ne reconnaît pas la légitimité de l’élection présidentielle du 25 octobre. Le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo dénonce un « braquage électoral » orchestré, selon lui, par le chef de l’État sortant Alassane Ouattara, candidat à un quatrième mandat jugé anticonstitutionnel.

    Le président ivoirien Alassane Ouattara a été réélu lundi pour un quatrième mandat, obtenant 89,77 % des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI), en attendant leur validation par le Conseil constitutionnel.

    Mais dans son communiqué final, le parti de Laurent Gbagbo affirme que le scrutin présidentiel, prévu par la Constitution pour le 25 octobre, « s’est transformé en un coup d’État civil », imputé au pouvoir en place.

    Un 4ᵉ mandat dénoncé comme “anticonstitutionnel”

    Le PPA-CI accuse Alassane Ouattara d’avoir « militarisé » le processus électoral en déployant près de 44 000 éléments des forces armées sur l’ensemble du territoire. Ce dispositif aurait, selon le parti, permis de « tenir en joue et de réprimer dans le sang » les manifestations d’opposition à sa candidature. Le bilan provisoire communiqué par le PPA-CI fait état de 23 morts, de centaines de blessés et de milliers d’arrestations.

    Le parti cite notamment des violences à Nahio, dans la sous-préfecture de Saïoua, où il affirme que des civils ont été « brûlés vifs » et des villages incendiés. Ces accusations s’ajoutent à un climat déjà marqué par des affrontements dans plusieurs localités de l’Ouest et du Centre pendant la période électorale.

    Une “grande marche pacifique” le 8 novembre

    Face à cette situation, le PPA-CI dit vouloir « se dresser contre le 4ᵉ mandat anticonstitutionnel de M. Ouattara » et appelle à une mobilisation nationale. Le communiqué annonce l’organisation d’une “grande marche pacifique” le samedi 8 novembre 2025 à Abidjan et dans plusieurs villes du pays.

    Cette marche vise, selon le texte, à protester contre les “massacres de civils” et exiger la libération de tous les prisonniers politiques.

    Le Secrétariat général invite à cette manifestation « toutes les structures du parti, les organisations de la société civile et les Ivoiriens épris de paix, de justice et de démocratie ». Le PPA-CI réaffirme par ailleurs son engagement à « poursuivre le combat » contre ce qu’il qualifie de « coup d’État civil ».

    Un rejet catégorique du scrutin présidentiel

    Le parti de Laurent Gbagbo déclare qu’il ne reconnaîtra pas le résultat du scrutin du 25 octobre, qualifié de « simulacre d’élection ». Cette position radicale intervient alors que la Commission électorale indépendante (CEI) a proclamé Alassane Ouattara vainqueur dès le premier tour avec une large avance sur ses concurrents.

    Aucune réaction officielle du gouvernement n’a encore été enregistrée à la suite du communiqué du PPA-CI.


  • Présidentielle 2025 : Le Conseil constitutionnel ouvre le contentieux électoral jusqu’au 3 novembre

    Présidentielle 2025 : Le Conseil constitutionnel ouvre le contentieux électoral jusqu’au 3 novembre

    Le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire a annoncé, dans un communiqué publié ce mardi 28 octobre 2025, l’ouverture du contentieux relatif à l’élection du Président de la République tenue le 25 octobre dernier.

    Selon le communiqué signé par la présidente de l’institution, Mme Chantal Nanaba Camara, les candidats à cette élection disposent d’un délai de cinq (05) jours, soit jusqu’au lundi 3 novembre 2025 à 20 heures, pour déposer leurs réclamations ou observations concernant les résultats provisoires proclamés par la Commission Électorale Indépendante (CEI) le 27 octobre.

  • CÔTE D’IVOIRE : APRÈS LE PDCI-RDA, 13 CADRES DU PPA-CI CONVOQUÉS À LA POLICE CRIMINELLE

    CÔTE D’IVOIRE : APRÈS LE PDCI-RDA, 13 CADRES DU PPA-CI CONVOQUÉS À LA POLICE CRIMINELLE

    Treize cadres du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation fondée par l’ancien président Laurent Gbagbo, ont été convoqués à la Police criminelle pour audition, ont indiqué mardi des sources proches du parti.

    Selon les informations recueillies, les personnalités visées sont toutes des figures de premier plan du PPA-CI.

    Parmi elles figurent Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du parti, Justin Koné Katinan, président du Conseil stratégique et politique, Michel Gbagbo, député d’Abobo, Me Habiba Touré, porte-parole du parti, Assoa Adou, secrétaire général, Damana Pickass, vice-président chargé de la jeunesse, ainsi que Demba Traoré, Kassoum Fadiga, Zéréhoué Yoro Édouard, Sam Etiassé, Hubert Oulaï et Séhi Gaspard et Jean Gervais Tchéidé, secrétaire général.

    Ces convocations, qui interviennent au lendemain de celles adressées à sept hauts responsables du PDCI-RDA, alimentent les inquiétudes d’une nouvelle vague de pression politique à la suite de la présidentielle du 25 octobre.   D’après les convocations individuelles reçues mardi 28 octobre, ces cadres sont priés de se présenter aux services des enquêtes générales de la Préfecture de police d’Abidjan.

    Les motifs précis de ces auditions n’ont pas été communiqués officiellement, mais plusieurs observateurs y voient un prolongement des enquêtes liées aux manifestations du 11 octobre, organisées conjointement par le PPA-CI et le PDCI-RDA pour protester contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara.

    Ces nouvelles convocations interviennent dans un climat politique déjà tendu.  Dans un communiqué publié, mardi, le procureur Koné Braman a révélé que plusieurs personnes, interpellées lors de la marche du mardi 11 octobre dernier, étaient en possession d’armes de guerre.  

    Alors que la Commission électorale indépendante (CEI) a proclamé la réélection d’Alassane Ouattara avec 89,77 % des suffrages exprimés, l’opposition dénonce un scrutin « peu crédible » « verrouillé » et « entaché d’irrégularités ». Depuis le début des contestations, plus de 700 personnes ont été interpellées, selon des sources judiciaires.

    Avant la convocation de ces dignitaires du parti, plusieurs hauts responsables du parti de Laurent Gbagbo, engagé dans la contestation contre le 4e mandat qu’ils estiment « illégal » du président Alassane Ouattara, font déjà l’objet de procédures judiciaires.

    Au sein du PPA-CI, ces séries d’auditions sont perçues comme une tentative d’intimidation politique. « On cherche à réduire au silence les principaux responsables du parti, alors même que nous appelons à un dialogue pacifique », confie un cadre sous couvert d’anonymat.

  • CÔTE D’IVOIRE : SEPT HAUTS CADRES DU PDCI-RDA CONVOQUÉS À LA POLICE CRIMINELLE

    CÔTE D’IVOIRE : SEPT HAUTS CADRES DU PDCI-RDA CONVOQUÉS À LA POLICE CRIMINELLE

    Sept hauts responsables du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) ont été convoqués par la Direction de la police criminelle pour des “auditions”, selon une source interne au parti.

    Lundi 27 octobre en fin d’après-midi, une convocation officielle a été déposée au siège du PDCI à Cocody, apprend-on de sources proches du parti.

    Des figures de premier plan

    Les personnalités visées sont toutes des figures de premier plan de la formation dirigée par Tidjane Thiam. Parmi elles figurent Noël Akossi Bendjo, vice-président du parti et ancien maire du Plateau ; Sylvestre Emmou, secrétaire exécutif en chef ; Georges Philippe Ezaley, vice-président ; Augustin Dia Houphouët Yohou, également vice-président, Alain Cocauthrey, directeur de cabinet du président Tidjane Thiam ; Roger M’Bia et Jean Kouakou Gnrangbé.

    Selon des proches du parti, ces cadres jouent un rôle central dans la coordination des activités du PDCI sur le terrain, assurant la liaison entre les structures locales et la direction nationale.

    Les motifs ne sont pas clairement indiqués, mais tout laisse penser qu’il s’agit d’une manœuvre politique destinée à intimider et à neutraliser les cadres influents du part

    Leur convocation simultanée est perçue comme une tentative de “désorganisation méthodique” du dispositif militant, dans un contexte post-électoral déjà marqué par la contestation et la méfiance. 

    “Les motifs ne sont pas clairement indiqués, mais tout laisse penser qu’il s’agit d’une manœuvre politique destinée à intimider et à neutraliser les cadres influents du parti”, confie un membre du Bureau politique. 

    24 h après la réélection d’Alassane Ouattara

    La convocation de ces hauts dignitaires du PDCI-RDA, principales d’opposition aux côtés du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, intervient à peine 24 heures après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle donnant Alassane Ouattara vainqueur avec 89,77 % des suffrages.

    Ces élections, boycottées par le PDCI-RDA, le PPA-CI et leurs alliés du Front commun, se sont déroulées dans une atmosphère particulièrement tendue et furent émaillées de violences dans plusieurs localités du pays, selon plusieurs observateurs

    Ces élections, boycottées par le PDCI-RDA, le PPA-CI et leurs alliés du Front commun, se sont déroulées dans une atmosphère particulièrement tendue et furent émaillées de violences dans plusieurs localités du pays, selon plusieurs observateurs. 

     Répondant à l’appel de leurs responsables, des militants de l’opposition qui contestaient l’exclusion des principaux leaders de l’opposition dont Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam ou encoree Pascal Affi N’guessan du Front populaire ivoirien, de la compétition électorale, ont tenté à certains endroits d’empêcher le bon déroulement du scrutin, suscitant des affrontements parfois entre populations ou des heurts avec des forces de l’ordre dans plusieurs localités du pays. 

    L’opposition dite significative, opposé au 4ᵉ mandat du président Alassane Ouattara, conteste la réélection de ce dernier, au pouvoir depuis 2011 et dénonce un “scrutin verrouillé”. Elle évoque également « un processus entaché d’irrégularités » et réclament « un dialogue national pour apaiser la situation politique ». Face à ces accusations, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée du côté des autorités.

  • Korhogo : Un hélicoptère MI-24D de l’armée ivoirienne s’écrase sans faire de victime

    Korhogo : Un hélicoptère MI-24D de l’armée ivoirienne s’écrase sans faire de victime

    Plus de peur que de mal à l’aéroport de Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Un hélicoptère de combat MI-24D appartenant aux Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) a été victime d’un accident ce lundi 27 octobre 2025, alors qu’il s’apprêtait à décoller pour Abidjan.

    Mi-24D (Ph: Sodexam)

    Mi-24D (Ph: Sodexam)


    Selon un communiqué de presse de l’Etat-major général des armées, l’appareil aurait rencontré une panne technique au moment de la phase de décollage. Cette défaillance a contraint le pilote à effectuer un posé d’urgence sur la piste de l’aéroport. Grâce à la réactivité de l’équipage et du personnel au sol, l’hélicoptère a pu être immobilisé sans explosion ni incendie.

    Heureusement, aucune victime n’est à déplorer. Les membres de l’équipage ont été rapidement évacués et pris en charge par les services médicaux de la base aérienne. Ils se portent bien, selon une source militaire contactée à Korhogo.

    Dès l’annonce de l’incident, le commandement de l’armée de l’air a dépêché une équipe technique spécialisée sur les lieux afin de sécuriser la zone, évaluer les dommages et engager les procédures d’enquête nécessaires pour déterminer les causes exactes de la panne.

    Dans le communiqué, l’État-major général des armées a salué le sang-froid et le professionnalisme des pilotes et du personnel de l’aéroport, dont la promptitude a permis d’éviter un drame. Signalons que l’intervention rapide des équipes a permis de maîtriser la situation sans conséquence humaine ni matérielle majeure. Une enquête est ouverte pour établir les circonstances exactes de l’incident, précise le communiqué.

    Cet accident survient dans un contexte de vigilance accrue pour les forces ivoiriennes, particulièrement mobilisées dans la région du Poro et le nord du pays pour contrer les menaces sécuritaires transfrontalières. Notons que l’armée ivoirienne mène depuis plusieurs mois des opérations de reconnaissance et de surveillance aérienne destinées à sécuriser les frontières et protéger les populations.

  • RCI/Présidentielle : les résultats connus dimanche ou lundi (CEI)

    RCI/Présidentielle : les résultats connus dimanche ou lundi (CEI)

    Le taux de participation de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 est actuellement estimé à « plus de 30% » et devrait « avoisiner les 50% », a indiqué samedi soir M. Ibrahime Kuibiert-Coulibaly, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), sur la RTI 1, la télévision publique.   

    « Les résultats seront proclamés le plus tôt possible (…). Déjà, avec les moyens que nous avons mis en place, nous pouvons dire que nous allons proclamer les résultats au plus tard le lundi (27 octobre 2025) ou au plus tôt le dimanche soir (26 octobre 2025 2025) », a annoncé M. Kuibiert-Coulibaly , président de la Commission électorale indépendante de Côte d’Ivoire.

    Il a fait savoir que le Code électoral donne à la Commission électorale indépendante un délai de « cinq jours pour la faire, mais les Ivoiriens ont besoin de savoir. Donc, nous allons nous y atteler, faire en sorte de pouvoir satisfaire ce vœu-là. »

    Le président de la CEI a rappelé qu’il y a quatre niveaux de proclamation des résultats. Le premier se fait dans les bureaux de vote, le second dans la circonscription administrative, ensuite à la commission centrale pour les résultats provisoires et enfin la proclamation définitive faite par le Conseil constitutionnel.

    « Je peux vous dire que nous sommes à plus de 30% des résultats qui nous reviennent du terrain. Et le taux va avoisiner les 50%. (Mais, déjà), nous sommes satisfaits parce que les Ivoiriens sont sortis pour voter », a-t-il déclaré, aux environs de 21 heures (GMT, heure locale).

    Il a, d’ailleurs, mentionné que « depuis 2020 une jurisprudence est introduite qui fait que, lorsque les citoyens n’ont pas pu exprimer leur vote dans un espace donné, la zone est sortie du taux de participation. Mais, pour l’heure, nous n’en sommes pas à ce stade-là ».

    Pour ce scrutin présidentiel, « les Ivoiriens sont sortis et à un moment donné, on a dû recruter des agents de bureau supplémentaires, aussi bien dans la diaspora que sur toute l’étendue du territoire (national) pour permettre à nos parents de voter », a-t-il poursuivi.

    Ces joutes électorales se déroulent dans un contexte d’invalidation des candidatures de leaders de l’opposition. Les candidatures de l’ex-président Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, qui s’étaient associés en juin pour réclamer une alternance politique, ont été rejetées.

    Plusieurs leaders de l’opposition ont appelé à ne pas voter, dénonçant une « exclusion » à ces joutes électorales. Dans une interview accordée au journaliste Alain Foka, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a qualifié cette élection « de coup d’Etat » et de « braquage » électoral.

    Le 8 septembre 2025, le Conseil constitutionnel ivoirien a publié la liste définitive des cinq candidats retenus pour l’élection du 25 octobre, parmi lesquels figure le président Ouattara, qui brigue un quatrième quinquennat, jugé anticonstitutionnel par l’opposition.

    AP/Sf/APA

    Le taux de participation de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 est actuellement estimé à « plus de 30% » et devrait « avoisiner les 50% », a indiqué samedi soir M. Ibrahime Kuibiert-Coulibaly, le président de la Commission électorale indépendante (CEI), sur la RTI 1, la télévision publique.   

    « Les résultats seront proclamés le plus tôt possible (…). Déjà, avec les moyens que nous avons mis en place, nous pouvons dire que nous allons proclamer les résultats au plus tard le lundi (27 octobre 2025) ou au plus tôt le dimanche soir (26 octobre 2025 2025) », a annoncé M. Kuibiert-Coulibaly , président de la Commission électorale indépendante de Côte d’Ivoire.

    Il a fait savoir que le Code électoral donne à la Commission électorale indépendante un délai de « cinq jours pour la faire, mais les Ivoiriens ont besoin de savoir. Donc, nous allons nous y atteler, faire en sorte de pouvoir satisfaire ce vœu-là. »

    Le président de la CEI a rappelé qu’il y a quatre niveaux de proclamation des résultats. Le premier se fait dans les bureaux de vote, le second dans la circonscription administrative, ensuite à la commission centrale pour les résultats provisoires et enfin la proclamation définitive faite par le Conseil constitutionnel.

    « Je peux vous dire que nous sommes à plus de 30% des résultats qui nous reviennent du terrain. Et le taux va avoisiner les 50%. (Mais, déjà), nous sommes satisfaits parce que les Ivoiriens sont sortis pour voter », a-t-il déclaré, aux environs de 21 heures (GMT, heure locale).

    Il a, d’ailleurs, mentionné que « depuis 2020 une jurisprudence est introduite qui fait que, lorsque les citoyens n’ont pas pu exprimer leur vote dans un espace donné, la zone est sortie du taux de participation. Mais, pour l’heure, nous n’en sommes pas à ce stade-là ».

    Pour ce scrutin présidentiel, « les Ivoiriens sont sortis et à un moment donné, on a dû recruter des agents de bureau supplémentaires, aussi bien dans la diaspora que sur toute l’étendue du territoire (national) pour permettre à nos parents de voter », a-t-il poursuivi.

    Ces joutes électorales se déroulent dans un contexte d’invalidation des candidatures de leaders de l’opposition. Les candidatures de l’ex-président Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, qui s’étaient associés en juin pour réclamer une alternance politique, ont été rejetées.

    Plusieurs leaders de l’opposition ont appelé à ne pas voter, dénonçant une « exclusion » à ces joutes électorales. Dans une interview accordée au journaliste Alain Foka, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a qualifié cette élection « de coup d’Etat » et de « braquage » électoral.

    Le 8 septembre 2025, le Conseil constitutionnel ivoirien a publié la liste définitive des cinq candidats retenus pour l’élection du 25 octobre, parmi lesquels figure le président Ouattara, qui brigue un quatrième quinquennat, jugé anticonstitutionnel par l’opposition.

    AP/Sf/APA

  • RCI/Présidentielle : début du dépouillement des votes

    RCI/Présidentielle : début du dépouillement des votes

    Le début du processus de dépouillement des bulletins de vote, étape cruciale pour connaître les résultats de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, a commencé peu après 18 heures (GMT, heure locale) à travers le pays, à constaté APA.

    A l’École publique primaire (EPP) Boulevard du Gabon, à Marcory, une commune dans le Sud d’Abidjan, les bureaux de vote ont fermé peu après 18h. Enfermés, les agents de la Commission électorale indépendante (CEI) chargés du décompte nous ont refusé l’accès aux différentes salles.

    Cependant, à l’EPP Méa Kouadio, dans la même commune, nous avons pu assister au décompte des voix. Dans les différents bureaux, le candidat du RHDP, Alassane Ouattara, était largement en tête. Au niveau du bureau 2, sur 408 inscrits, l’on dénombre 84 votants.

    Les leaders de l’opposition ont appelé à ne pas voter, dénonçant une « exclusion » à ces joutes électorales. Dans une interview accordée au journaliste Alain Foka, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a qualifié cette élection « de coup d’Etat » et de « braquage » électoral.

    Le 8 septembre 2025, le Conseil constitutionnel ivoirien a publié la liste définitive des cinq candidats retenus pour l’élection du 25 octobre, parmi lesquels figure le président Ouattara, qui brigue un quatrième quinquennat, jugé anticonstitutionnel par l’opposition.

    Les candidatures de deux opposants, notamment l’ex-président Laurent Gbagbo et l’ex-CEO de Crédit Suisse Tidjane Thiam, qui s’étaient associés en juin pour réclamer une alternance politique ont été rejetées, à la suite d’une décision judiciaire.

    Le scrutin pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 a débuté à 8 heures pour s’achever à 18 heures selon le temps réglementaire. Cinq candidats sont en lice, notamment Alassane Ouattara, Jean-Louis Billon, Simone Ehivet, Henriette Lagou et Ahoua Don Mello.

    Plus de 8,7 millions d’électeurs ivoiriens étaient appelés aux urnes, ce samedi 25 octobre 2025, pour élire le président de la République parmi cinq candidats en lice, dont le chef d’Etat sortant, Alassane Ouattara, qui espère remporter le scrutin dès le 1er tour.

    La Commission électorale indépendante (CEI) a cinq jours pour transmettre les résultats provisoires au Conseil constitutionnel, le juge des élections présidentielles, qui proclame les résultats définitifs. Le président Ouattara a souhaité après son vote que les résultats soient donnés au plus tard dimanche.

    AP/APA

  • Présidentielle 2025 : Alassane Ouattara invite les Ivoiriens à voter massivement le jour du scrutin

    Présidentielle 2025 : Alassane Ouattara invite les Ivoiriens à voter massivement le jour du scrutin

    Devant une marée humaine rassemblée à la place de la République d’Abidjan-Plateau, ce jeudi 23 octobre 2025, le chef de l’État sortant a invité les Ivoiriens à se rendre massivement aux urnes le samedi 25 octobre.

    « Je vous demande de renouveler vos forces et d’aller voter massivement le samedi 25 octobre 2025 », a déclaré le candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), sous les ovations de ses partisans, lors du meeting de clôture de sa campagne électorale.

    Alassane Ouattara, en lice pour un nouveau mandat, a exhorté les électeurs à ne pas accomplir leur devoir civique isolément. « N’allez pas voter seuls. Allez voter avec vos frères, vos sœurs, vos parents, vos grands-parents, toute la famille. Chacune et chacun de vous doit se mobiliser pour faire triompher la paix, la stabilité, le développement et la solidarité », a-t-il insisté.

    Le président-candidat a réaffirmé que sa démarche politique s’inscrit dans la continuité de son ambition de bâtir une Côte d’Ivoire forte et unie. « Ma candidature traduit une seule ambition : bâtir une grande nation, ambitieuse, solidaire, une nation de paix, de travail et de fraternité, afin que vous, les jeunes, puissiez profiter de cette prospérité », a-t-il soutenu.

    Dans une atmosphère empreinte de ferveur patriotique, Alassane Ouattara a également appelé ses sympathisants à la vigilance, les invitant à préserver le climat de paix qui règne dans le pays. « Je vous demande d’être vigilants, de bien surveiller vos différents quartiers, car certains peuvent toujours chercher à troubler la sérénité. Nous devons être prêts à protéger notre belle Côte d’Ivoire », a-t-il conclu, sous les applaudissements nourris de la foule.

    Ce sont 8 727 431 électeurs ivoiriens qui sont appelés à se rendre aux urnes pour choisir parmi cinq candidats en lice le nouveau président du pays le samedi 25 octobre 2025. Pour garantir le bon déroulement du vote sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, la Commission électorale indépendante (CEI) a prévu 25 678 bureaux de vote, dont 25 370 répartis à travers le pays et 308 à l’extérieur, dans les représentations diplomatiques et consulaires.

  • Présidentielle : Laurent Gbagbo dénonce un “coup d’État civil” et annonce son retrait de la vie politique active

    Présidentielle : Laurent Gbagbo dénonce un “coup d’État civil” et annonce son retrait de la vie politique active

    À trois jours de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, l’ancien président Laurent Gbagbo est sorti de son silence. Dans une interview exclusive accordée à AFO Média, le fondateur du PPA-CI a dénoncé ce qu’il qualifie de “coup d’État civil”, après le rejet de sa candidature par le Conseil constitutionnel.

    “Ce qui se prépare, ce n’est pas une élection, c’est un coup d’État civil”, a lancé l’ancien chef de l’État, visiblement amer, estimant que le scrutin est verrouillé pour empêcher toute véritable alternance démocratique.

    Une sortie au goût d’adieu politique

    Laurent Gbagbo a également profité de cet entretien pour évoquer son avenir politique. Contre toute attente, il a annoncé son intention de quitter la présidence du PPA-CI après les législatives.

    “Après les législatives, je vais démissionner de la tête du parti. Je vais prendre du temps pour moi-même… Je vais enfin vivre”, a-t-il confié.

    L’ex-président a ajouté qu’il ne prendra plus part à la compétition politique, tout en précisant qu’il ne se retirait pas totalement de la sphère publique :

    “Je n’irai pas à la retraite, mais je m’interdirai d’occuper des fonctions politiques, que ce soit à l’intérieur de mon parti ou ailleurs. On n’a pas besoin d’un titre pour faire de la politique.”

    “Je voulais un match retour de 2010”

    Revenant sur sa motivation à briguer à nouveau la magistrature suprême, Laurent Gbagbo a reconnu que sa candidature était en partie symbolique :

    “Je ne voulais pas être candidat en 2025. Mais j’ai voulu un match retour, pour solder l’histoire de 2010.”

    Cette déclaration résonne comme une confession et une mise au point. Alors que la scène politique ivoirienne reste polarisée autour des figures historiques, Gbagbo semble désormais vouloir passer le flambeau, tout en gardant un œil attentif sur l’avenir du pays.

    Quelles consignes pour le 25 octobre ?

    Interrogé sur ses consignes de vote après sa disqualification, l’ancien président a préféré rester évasif, laissant planer le doute sur la stratégie du PPA-CI dans les urnes. Mais son ton, empreint de gravité, traduit une conviction : pour lui, l’élection présidentielle d’octobre 2025 se déroule dans un cadre déjà biaisé.

  • Yamoussoukro / Une enquête ouverte après le décès d’un manifestant touché par un jet de pierre (communiqué du procureur)

    Yamoussoukro / Une enquête ouverte après le décès d’un manifestant touché par un jet de pierre (communiqué du procureur)

    Un incident malheureux est survenu dans le village de Kami près de Yamoussoukro mardi, au cours d’une opération de démantèlement des barricades sur la voie publique. Un individu qui aidait les gendarmes dans leur opération est décédé quelques temps après avoir reçu une pierre à la tête selon un communiqué du procureur dont la teneur suit.

    COMMUNIQUÉ DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE DE TOUMODI

    Dans la matinée du mardi 21 octobre 2025, des individus, participant à un attroupement sur la voie publique, obstruaient les accès au village de Kami, situé dans la commune de Yamoussoukro, en érigeant des barricades. Alors que les éléments de la Gendarmerie Nationale, déployés pour rétablir l’ordre, procédaient au démantèlement desdites barricades, aidé par une personne, cette dernière reçut une pierre à la tête. Evacuée d’urgence au centre de santé des armées de la 6e légion de Gendarmerie territoriale, cette personne identifiée comme étant KONAN Paul Kacou, 46 ans, sans autre précision, succombait à ses blessures.Le Médecin-chef dudit centre constatait une mort violente par traumatisme crânien dû à un objet contondant.Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce décès et appréhender les auteurs de cet acte.

    Fait à Toumodi, le 22 octobre 2025

    Le Procureur de la République